[Expatriation] Vivre dans une grande ville polluée

La pollution était une de mes principales craintes quand nous avons emménagé à Shanghai. Je vous en avais parlé dès le mois de mars avant notre départ, mais aussi peu de temps après notre arrivée alors que nous n’avions pas encore vécu de réels pics de pollution.

Alors il faut tout de même le dire, mais depuis que nous sommes arrivés à Shanghai, la situation ne fait que s’améliorer. Nous avons eu le dernier grand pic de pollution l’hiver où nous sommes arrivés: trois semaines à près de 500. Heureusement, c’était les vacances de Noël, nous les avons passé en France et nous n’avons eu à vivre que les quelques derniers jours de ce pic. Depuis, nous avons eu un pic à 500 durant deux jours en janvier dernier et sinon des pics à 250 maximum mais juste sur une journée de temps à autre.

Cet hiver, avec le froid, la pollution stagne au-dessus de Shanghai. Depuis début janvier les taux étaient assez élevés (régulièrement 180), mais depuis près d’une semaine la pollution est vraiment élevée, les taux sont montés à 280 et même la nuit rien n’a changé. Après trois jours au-delà de 250, je commence vraiment à en sentir les effets. 

Les effets de la pollution ne sont pas très agréable: je me sens fatiguée, las, je n’ai envie de rien, j’ai les membres lourds, j’ai mal à la tête, j’ai la tête qui tourne quand les taux sont vraiment élevés et que je dois faire un effort (escaliers, ménage, vélo) même avec un masque, je me sens nauséeuse. Dès que le taux baisse en-dessous de 100, je me sens tout de suite mieux. Le souci est vraiment qu’on ne connaît pas les effets de cette pollution à long terme, ou plutôt qu’on s’en doute compte tenu du taux de cancer respiratoire dans des pays comme la Chine…

Protéger les enfants est une de mes priorités. Quand j’étais encore maman au foyer, j’ai toujours gardé Little Miss Sunshine à la maison les jours de forte pollution. Chez nous, nous avons un purificateur dans chaque pièce qui tourne 24h/24 365 jours par an. Les jours de forte pollution, je les pousse au maximum pour abaisser les taux le plus rapidement possible en-dessous de 100 à l’intérieur de la maison. Le problème est que l’isolation en Chine est vraiment extrêmement mauvaise. On sent l’air qui passe partout au niveau des portes et des fenêtres et c’est partout pareil. Donc dès qu’une porte ou une fenêtre est mal fermée, les taux montent extrêmement rapidement et tardent à redescendre. Je me bats quotidiennement avec Ayi dans ces cas-là pour qu’elle n’ouvre pas les fenêtres, n’accroche pas mon linge à l’extérieur, ferme les portes le plus rapidement possible. Mais malheureusement les Chinois ne se soucient que peu de la pollution. Ils sont relativement défaitistes et pensent que c’est ainsi et qu’ils doivent vivre avec…

Chez nous, la routine est relativement bien réglée en cas de pollution. Nous avons un moniteur qui calcule en temps réel le taux de particules dans la pièce principale. Nous savons donc toujours exactement quel niveau de pollution nous atteignons à l’intérieur de la maison.

Nous allumons les purificateurs à fond, nous évitons au maximum les sorties et nous croisons les doigts pour que les taux baissent rapidement. Le souci étant que depuis septembre je travaille. Je ne peux donc plus simplement garder les enfants à la maison à surveiller les taux de pollution.

Personnellement, je suis obligée d’aller à l’école en vélo pour arriver à l’heure. Je suis donc contrainte de mettre un masque qui filtre les particules fines (ce qui n’est pas le cas de tous les masques) et de rouler dans la pollution et la circulation shanghaienne. J’ai choisi un masque de la marque vogmask, mais nous utilisons également régulièrement les masques avec filtres à particules jetables de 3M. Ces masques sont pour la plupart équipé d’un filtre à charbon et doivent être changé plus ou moins régulièrement en fonction des marques et des modèles. Je dois bien avouer que je n’aime pas porter ce type de masque. Je trouve qu’il est difficile de respirer à l’intérieur, puisque le masque va venir se plaquer contre le visage au moment de l’inspiration ce qui rend plus difficile le remplissage des poumons et se décoller légèrement au moment de l’expiration. Je suis très facilement en hyper-ventilation avec ce type de chose sur le nez…

J’ai les même types de masque pour les enfants. Et ils n’aiment pas les porter. Tout comme moi, je ne vais donc pas leur en vouloir. Et les enfants passent chaque matin et chaque soir 1h10 dans le bus scolaire au milieu de la circulation et donc de la pollution. Et rien n’est fait de la part de l’école dans le bus. Ils ont donc régulièrement un masque (qu’ils perdent ou ne portent pas ou abîment…) ce qui me semble totalement inefficace. Tant que la pollution n’atteint pas des sommets, j’essaie de ne pas trop y penser. Mais depuis quelques jours, ce n’est juste pas possible. J’ai donc apporté mes enfants en taxi (quinze minutes) pour leur éviter ce temps dans le bus. Et nous leur avons acheté un modèle de purificateur d’air portatif qui se porte autour du cou. Il s’agit d’un filtre à charbon et/ou un ionisateur suivant les marques qui va éliminer les particules fines aux alentours des voies respiratoires. J’imagine bien que ce n’est pas magique, mais j’espère que les effets sont assez importants pour au moins abaisser légèrement le taux de pollution. Nous avons acheté une marque chinoise, air angel. Nous attendons de voir si les enfants les portent vraiment et s’ils ne les abîment pas trop rapidement avant d’investir dans quelque chose de plus cher.

A l’école, les normes sont claires, mais parfois difficilement applicables avec le personnel chinois. Ils ne comprennent pas toujours l’intérêt de fermer une porte ou alors sont persuadés que quoi qu’il arrive l’air extérieur est toujours meilleur que l’air intérieur… Nous avons des purificateurs dans tous les salles qui sont allumés dès que la pollution est supérieure à 150. Quand la pollution est supérieure à 180, nous ne sortons plus à l’extérieur, nous avons un espace de jeu souterrain avec de nombreux purificateurs. Mais il n’empêche, les taux de pollution dû au va-et-vient du personnel entre l’intérieur et l’extérieur, à la mauvaise isolation voire à l’absence de portes ou de fenêtres dans certains espaces, demeurent trop élevés à mon sens. Et c’est quelque chose qui m’inquiète parce que j’ai réussi à protéger Little Miss Sunshine jusqu’à présent en la gardant systématiquement à la maison, mais que je ne pourrai pas faire pareil avec Little Smiling Buddha. Et c’est donc un réel combat que je vais essayer de mener de l’intérieur avec les parents d’élèves.

Si vous avez les mêmes problématiques, n’hésitez pas à me donner votre avis, vos idées! 

[DIY] Nos nouvelles bouteilles sensorielles 

Il y a quelques mois de ceci, je vous avais montré les premières bouteilles sensorielles que j’avais créé pour Little Smiling Buddha. Il s’avère qu’elles ont eu un énorme succès auprès de Little Smiling Buddha, mais aussi auprès de Little Miss Sunshine.

C’est donc avec grand plaisir, qu’au gré de mon inspiration, nous avons créé de nouvelles bouteilles sensorielles, certaines éphémères – dont les bouteilles autour de l’automne, dont les marrons et les haricots ont fini par moisir – et d’autres non.

Voici deux autres bouteilles qui ont eu un énorme succès.

  • La bouteille aux perles d’eau

Après notre jolie activité de manipulation et transvasement de perles d’eau, nous avons récupéré une partie des perles que nous avons mis à l’intérieur d’une petite bouteille en plastique transparente. Puis je l’ai rempli d’eau avant de sceller le bouchon à l’aide de mon pistolet à colle. Les perles d’eau sont superbes dans la bouteilles. Les couleurs pastels plaisent aussi bien aux enfants qu’à moi et la lenteur avec laquelle les perles se déplacent est très reposante.

  • La bouteille d’hiver

Pour réaliser cette bouteille, j’ai découpé des cylindres de polystyrène – qu’il me restait suite à cette activité – en tranche, j’y ai dessiné des flocons de chaque côté au feutre indélébile bleu. Pendant ce temps, Little Smiling Buddha a glissé de jolies perles bleu et argent et blanche et argent, ainsi que des pompons blanc et bleu.

On commence à avoir une jolie collection de bouteilles sensorielles de toutes sortes, qui sont renouvelées ou pas au fur et à mesure qu’elles s’abîment. Les enfants jouent énormément avec. Little Smiling Buddha aime qu’elles fassent du bruit. Little Miss Sunshine préfère les observer. Little Smiling Buddha essaie actuellement de faire des constructions avec. Little Miss Sunshine préfère les utiliser comme biberon pour ses poupées. Chacun son utilisation…

Ces jouets réalisés avec presque uniquement du matériel récupéré sont vraiment très intéressant pour les enfants. Si vous n’avez pas déja essayé, je vous invite à le faire!

[Promenade] Qibao, ville d’eau dans Shanghai 

Par une pluvieuse journée du début avril, alors que mes parents étaient en vacances à Shanghai, nous avons choisi d’aller nous promener dans une petite ville d’eau, à l’intérieur de Shanghai, que nous n’avions encore jamais pris le temps d’aller visiter…

img_0425

C’était le week-end de QingMing, l’équivalent de notre Toussaint, et il y avait donc beaucoup de monde, comme à chaque fois que l’on se promène lors d’un week-end de trois jours en Chine!

Nous avons pris le taxi à quatre adultes et deux enfants, et nous avons roulés vers l’ouest de Shanghai, jusqu’à l’entrée de cette jolie petite ville d’eau. Et malgré le temps maussade, la promenade a été agréable.

A l’entrée, une jolie petite pagode.

Dans les rues commerçantes, il y avait du monde. On a croisé de jolies petites boutiques…

img_0398

img_0413

img_0439

Avec de jolies gourmandises aussi… Des cailles entières grillées et marinées dans la sauce soja. Des raviolis aux formes toutes plus mignonnes les unes que les autres…

img_0399

Le canal, les ponts et les bords de l’eau sont agréables pour se promener. Il faut dire qu’il ne faisait pas trop chaud et que l’air était donc largement respirable. L’année précédente, au mois de mai, à Zhujiajiao, c’était beaucoup moins le cas!

img_0403 img_0405

On peut observer toutes sortes de petits bateaux qui voguent sur les canaux.

img_0410 img_0411

img_0412

img_0415

Et en avril, les fleurs étaient magnifiques. Malgré le ciel gris.

J’y retournerai volontiers au cours de cet automne pour voir cette jolie petite ville d’eau sous le soleil!

 

[Roadtrip] Fujian – Jour 7: les Tulou et Xiamen

Voici déja arriver notre dernier jour dans le Fujian. Nous nous sommes réveillés tôt pour profiter de la vue magnifique de l’hôtel sur les Tulou, maisons rondes traditionnelles, avoisinantes.

IMG_8526 IMG_8528 IMG_8530

L’hôtel en lui-même, le Hakka Earth Building Prince Hotel de Yongding, n’était pas extraordinaire. C’est un énorme bâtiment moderne comme tous les grands hôtels chinois. Mais la vue des chambres était magnifique. Et il y avait même des terrasses pour profiter de cette vue. Par contre, en arrivant, j’ai été choqué par cet immense bâtiment qui défigure totalement le décor à mon sens…

Nous avons fait le choix de dormir dans un grand hôtel, et non dans un Tulou, à cause des enfants. Voyager avec des enfants en bas-âge contraint parfois à des choix… A quatre, nous n’aurions pas pu rentrer dans une petite chambre d’un Tulou, et nos enfants étant encore trop jeune pour dormir dans une chambre séparée, le choix a été vite fait… Mais si nous y avions été en amoureux, c’est sûr qu enotre choix aurait été différent!

Pour cette dernière matinée dans le Fujian, nous avions prévu de prendre un peu de hauteur pour observer certains Tulou de haut avant d’aller les visiter.

IMG_8537

Nous avons donc commencé notre matinée par une belle promenade, agrémentée de nombreuses marches, dans la montagne. Et ce jour-là, Little Miss Sunshine était vraiment motivé pour marcher!

IMG_8555

Vous vous en souvenez certainement, mais c’était la période du Nouvel An Chinois. Et cette période de l’année, les Chinois ont pour habitude d’honorer leurs ancêtres. Ils se rendent alors sur les lieux des tombes, toujours situées dans les montagnes, pour claquer des tonnes de pétards et éloigner les mauvais esprits. Durant cette fameuse promenade, nous avons rencontré de nombreuses familles qui rejoignaient les tombes de leurs ancêtres, des paniers pleins de pétards et de nourriture…

IMG_8553

Voici une tombe, avant l’explosion des tonnes de pétards…

IMG_8538

Et puis après… Le sol est rouge des éclats des pétards…

IMG_8543 IMG_8540

Dans cette ville, il y avait de nombreux Tulou. Nous avons largement pu les observer, les compter et les photographier de haut, avant d’aller en visiter certains.

IMG_8556 IMG_8557

Les Tulou sont construit sur quatre ou cinq étages. Chaque famille possédant une pièce à chaque étage: une cuisine en bas, un garde-manger au dessus et puis ensuite des chambres à coucher. Certains, très touristiques, sont payant et les pièces du bas sont devenus des petites boutiques. D’autres sont beaucoup moins touristiques, ils sont gratuits et on peut encore mieux observer la structure traditionnelle des bâtiments…

IMG_8558

IMG_8624 IMG_8565 IMG_8582 IMG_8583

IMG_8602

Au centre de chaque Tulou, il y a le temple des ancêtres de la famille.

IMG_8585

IMG_8584

Les Tulou peuvent être rond ou carré, plus ou moins grands, mais il s’agit toujours de construction communautaire en terre, en pierre et en bois. Ce sont ces drôles de maisons que les Américains ont pris pour des réacteurs nucléaires suite à leur surveillance par satellite de la Chine il y a quelques années…

IMG_8599  IMG_8590

IMG_8596 IMG_8597 IMG_8598

Après ces dernières visites, nous nous sommes encore un peu promener dans la ville, et puis nous avons repris la route…

IMG_8610

IMG_8613

Comme souvent, nous avons déjeuner dans un petit restaurant de route…

Milieu de l’après-midi, nous étions de retour à Xiamen pour aller visiter le quartier universitaire de Jimei: les bâtiements des écoles, le jardin, la plage…

IMG_8628 IMG_8629 IMG_8630 IMG_8631 IMG_8633

IMG_8655

IMG_8649

Et on a pu observer le soleil qui se couchait sur la mer

IMG_8652

Pour terminer ce beau voyage, nous sommes retourné dans une des rues très animée de Xiamen.

IMG_8657

Nous avons dîner de streetfood, avant de prendre le chemin de l’aéroport

IMG_8660

La surprise a été l’annulation de notre avion. Alors même que nous avions choisi le dernier avion de la journée. Nous nous voyions déja devoir passer une nuit supplémentaire à l’hôtel, la dame du service client de notre compagnie aérienne faisait semblant de ne pas comprendre notre chinois, on a finalement dû s’énerver et demander à voir quelqu’un qui parle anglais. Heureusement, une solution a été trouvé, nous avons pu monter dans un avion qui était même censé partir avant le nôtre. On nous a prévenu que l’on avait que dix minutes pour rejoindre notre porte d’embarquement! Et on a réussi! Sauf que finalement l’avion a eu plusieurs heures de retard…

Nous sommes rentrés à Shanghai au milieu de la nuit, fatigués mais heureux de ce magnifique voyage! 


Et pour revoir l’ensemble de ce voyage:

[Roadtrip] Fujian – Jour 6: les Tulou des Hakka

Après notre belle journée à Xiamen et sur la GulangYu, nous avons repris la route le lendemain pour un des autres temps forts de ce Roadtrip dans le Fujian, la visite des Tulou, maisons rondes traditionnelles de cette région.

Le temps de prendre un rapide petit-déjeuner, de rassembler nos affaires et de refermer notre valise, et notre guide et notre chauffeur sont venus nous chercher à l’hôtel vers 9h pour prendre la route…

IMG_8379.JPG

La route a été relativement longue. Trois heures avant d’y arriver. Mais les paysages, notamment les paysages de montagnes, juste avant d’arriver dans la région où se concentrent les Tulou – maisons rondes collectives traditionnelles -, sont magnifiques. On en prend plein les yeux…

Nous avons déjeuner dans une sorte de restaurant de route à la chinoise. Il y en a des dizaines qui bordent les routes de lieux touristiques.

Notre première visite n’en fut pas vraiment une. En effet, un des Tulous les plus connus, n’est pas visitable. Les familles qui y vivent veulent garder leur tranquillité, ce qui ce comprend tout à fait et il n’est donc que photographiable de loin.

IMG_8385.JPG

Il s’agit en fait d’un groupement de maison. Quatre maisons rondes où vivent à chaque fois une centaines de personnes, et une maison carré au centre. Sans compter sur les côté, plusieurs maisons rectangulaires plus petites. C’est une des vues les plus connues de cette région.

IMG_8397.JPG

Il y a d’ailleurs deux points de vue, un au-dessus des Tulous et un en-dessous…

Puis nous sommes allés visité un grand et beau Tulou rond où vivent encore 150 personnes.

IMG_8445.JPG

Il va sans dire que dans tous ces Tulous visitables, les familles encore présentent vivent totalement du tourisme pour la plupart. On y trouve donc des tonnes de petites échoppes tout autour de la cour centrale…

 IMG_8443.JPG  IMG_8429.JPG

IMG_8425.JPG  IMG_8421.JPG

Enfin, nous sommes allés visiter le joli village de TaXia, où il y a de nombreux Tulou plus petit.

IMG_8452 P1130461

IMG_8453

IMG_8466

IMG_8469

IMG_8475

Dans ce village, il y avait une vingtaine de petits Tulou, rond et carré et même un demi-Tulou. Il y a avait aussi un joli temple destiné aux familles dont les enfants – très nombreux – sont devenus fonctionnaires.

IMG_8461

Chacune de ses familles avaient fait construire une sorte d’énorme poteau sculpté avec le nom de ceux qui ont réussi gravé dessus.

IMG_8464

Dois-je le rappelé, mais nous étions dans le Fujian au temps des fêtes du Nouvel An. Nous croisions donc régulièrement ce genre de petits tas encore fumant…

IMG_8460

Les pétards se pètent par milliers dans chaque famille en Chine à l’époque du Nouvel An et chaque nouvelle journée est propice à en claquer encore plus! C’est une coutume assourdissante qui éloigne les mauvais esprits…

Dans la soirée, nous sommes allés dîner dans un petit restaurant de rue… On a pu observer la préparation de nos plats!

IMG_8523

Et comme c’était Nouvel An, notre gentille guide nous a fait la surprise d’acheter des pétards pour Little Miss Sunshine. Je n’étais pas très chaude pour qu’elle en utilise, mais finalement, elle avait les yeux qui brillaient de voir la guide lui tendre les fontaines, alors j’ai craqué, elle les a tenu et elle a adoré! Ca lui fait finalement un fantastique souvenir, même si je la trouvais un peu petite pour se genre d’exercice…

IMG_8525

Nous avons passé une belle journée à la hauteur de nos attentes! 


Et pour revoir l’ensemble de ce voyage:

[Expatriation] Deux ans à Shanghai

Deux ans. J’ai du mal à réaliser. Je me vois encore trépigner d’impatience de partir enfin pour la Chine et de rejoindre Papa Lou au mois de juillet 2014.

Et puis si je jette vraiment un oeil par-dessus mon épaule, je me rends bien compte de ce temps écoulé. La « surprise » de la grossesse de Little Smiling Buddha, le suivi de la grossesse en Chine, mon accouchement dans un hôpital international, la première année de Little Smiling Buddha, ses premiers pas, plusieurs voyages en Chine et ailleurs, deux rentrées scolaires pour Little Miss Sunshine, un an de vie commune avec Ayi, mon apprentissage du chinois,…

Après deux ans, nous sommes toujours encore en phase de découvertes. C’est avec le même plaisir que je me promène aujourd’hui dans les rues de Shanghai. La seule différence, c’est qu’en arrivant à Shanghai, c’est Little Miss Sunshine qui était lové dans le Boba et qu’aujourd’hui c’est Little Smiling Buddha.

Nos liens familiaux sont toujours aussi serrés. Comme lors de chaque naissance, notre vie de couple a été chamboulé, mais nous espérons que nous allons bientôt pouvoir reprendre un peu de temps pour nous et profiter un peu de Shanghai by night.

Cette deuxième année à Shanghai aura été marqué par:

  • Ma compréhension du chinois qui aujourd’hui change complètement ma manière d’appréhender cette expatriation et la culture chinoise. Je profite beaucoup plus des « spécificités » chinoises, je peux débattre des différences culturelles avec Ayi ou nos amis chinois, je peux poser des questions sur ce qui m’intrigue et avoir des réponses à mes questions.
  • Trois retours en France. Suite à la naissance de Little Smiling Buddha, nous avions passé notre premier été à Shanghai. C’est donc au mois de septembre/octobre que nous avons fait notre premier voyage retour à quatre. Nous sommes ensuite revenu en France pour Noël et enfin à la fin du mois de juin pour les deux mois d’été. Nous avons finalement bien profité de ces moments en France, et nous n’avons pas trop ressenti le manque de la famille, même si ce manque reste évidement présent dans de nombreuses occasions.
  • Nous n’avons pas eu beaucoup de visite cette année. Seuls mes parents sont venus passer deux semaines avec nous au mois d’avril.
  • Trois voyages en Chine. Le premier à l’occasion du Nouvel An chinois à Harbin, pour aller voir le festival de glace. Le deuxième juste après le Nouvel An chinois où nous avons réalisé une semaine de roadtrip dans le Fujian. Le troisième lors du festival des bateaux-dragons à Pékin.
  • Deux journées de visite autour de Shanghai. La première dans la jolie ville d’eau de Qibao. La seconde dans la très belle Suzhou, où nous aurions finalement aimé passer plus de temps.
  • Les premiers pas de Little Smiling Buddha au contact de petits camarades chinois dans le parc de notre résidence.
  • La première fête d’anniversaire de Little Miss Sunshine avec les copains et copines de sa classe…
  • La rencontre de nouveaux amis chinois autour de notre résidence: tout d’abord la jolie amitié qui lie Little Miss Sunshine et LiangLiang, son petit camarade chinois qui a un an de plus qu’elle et qui vient de temps à autre passer la soirée chez nous. Et puis l’amitié qui s’est liée entre Little Miss Sunshine et TianZhen, un petit garçon de 8 ans dont les parents sont chinois, mais qui va au lycée français et qui est ravi de retrouver quelqu’un qui parle français dans la résidence. Et puis plus récemment, la nouvelle amitié qui s’est liée entre Little Miss Sunshine et Eva, une petite taïwanaise de 8 ans qui habite dans la résidence en face de chez nous. De notre côté, nous avons lié une belle amitié avec les responsables et employés de notre petite maison de thé favorite où nous passons quasiment tous les week-ends. Nous y sommes accueillis comme si nous faisions partis de la famille. Nous sommes liés par notre passion du thé, mais également par la joie de voir grandir nos enfants respectifs. Nous nous échangeons régulièrement des « cadeaux » et autres recettes de nos pays respectifs. Ma nouvelle amitié avec Anna, la maman de la petite Eva, taïwanaise expatriée à Shanghai et maman au foyer comme moi. Entre nous, la langue de communication est souvent l’anglais, parce que contrairement à beaucoup de Chinois, elle la maitrise très bien, mais il n’empêche que nous parlons de temps à autre chinois toutes les deux.
  • Notre découverte d’un bain coréen proche de Qibao, où nous aimons passer régulièrement du temps en famille dans des bains brûlants…

Contrairement, à ce que j’ai pu entendre des autres expatriés autour de moi, au bout de deux ans, nous sommes toujours dans une phase de lune de miel avec Shanghai et la Chine. Nous nous sentons bien, nous nous sentons à notre place dans cette grande ville cosmopolite. Nous nous y voyons bien encore quelques années…

Les enfants se sont tout à fait bien habitué à cette vie. Ils ont leurs camarades chinois, leurs camardes français et puis des camarades de tas d’autres nationalités avec lesquels ils communiquent en Chinois ou en Anglais. Ils sont à l’aise avec les voyages, les changements d’horaires, de cultures,… Les observer dans leurs découvertes de l’autre avec toute l’innocence des yeux d’enfants est un vrai bonheur. Little Miss Sunshine est totalement à l’aise avec un planisphère. Elle connaît tous les continents, les pays que nous visitons, sait replacer la Chine, Shanghai, la France, Paris et le Japon, nous parlons très régulièrement différences de cultures ou de conventions sociales. C’est une richesse immense dont nous n’,entr’apercevons pour l’instant qu’une infime partie compte tenu de la jeunesse de nos enfants…

J’ai profité à fond de mon temps avec Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha. Je leur offre du temps en quantité et en qualité grâce à l’aide incommensurable d’Ayi. C’est exactement ce que j’espérais en devenant maman au foyer et en vivant en expatriation.

Cette nouvelle année qui s’ouvre, j’ai envie de faire un peu plus de choses pour moi: j’ai beaucoup de projets en attente que je veux concrétiser ou tout du moins commencer à concrétiser. Je veux aussi réussir à reprendre du temps en couple. Papa Lou est peut être le plus grand perdant dans cette histoire!

C’est avec bonheur que nous entamons cette troisième année d’expatriation à Shanghai…

[Education bienveillante] Respecter son rythme de sommeil

Vous avez déja remarquez comme il est difficile de respecter les besoins et les rythmes de sommeil de chacun? Je parle de vraie écoute des besoins de sommeil de chacun. De ne pas coucher un enfant juste parce qu’il pleurniche un peu, ou de ne pas étirer la soirée au-delà du rythme de sommeil de chacun juste parce qu’on a envie de regarder la fin du film. Et vous avez remarqué comme tout se passe tout de suite beaucoup mieux quand chacun à dormi selon son propre rythme?

IMG_9226.JPG

Chez nous, le rythme de l’année scolaire nous épuise, non pas parce que les journées sont surchargées, au contraire elles correspondent bien au rythme de Little Miss Sunshine, mais parce qu’il faut se coucher à un horaire qui n’est pas celui qui serait adopté naturellement. Il nous a épuisé à la longue parce que le rythme de sommeil de Little Smiling Buddha est rentré en collision avec le coucher de Little Miss Sunshine imposé par l’école durant les derniers mois de l’année et que les deux avaient du coup beaucoup de mal à s’endormir.

Alors un des grands avantages de l’été, et des vacances en règle générale, c’est que le rythme de sommeil de chacun peu à nouveau être respecté sans soucis.

Little Miss Sunshine n’a jamais été une grande dormeuse. Aujourd’hui, à quatre ans et demi, elle dort mieux et plus longtemps. Pourtant, les jours d’école, le coucher s’avère tout de même régulièrement difficile, et en conséquence, le lever également.

Depuis son plus jeune âge, Little Miss Sunshine est une couche tard. Son rythme de sommeil naturel varie entre 21h30 et 22h30 pour le coucher et entre 8h30 et 9h30 pour le lever. Durant les vacances, et même le week-end d’ailleurs, je la laisse respecter ce rythme. Je pense ne l’avoir jamais envoyé au lit avant qu’elle n’en réclame le besoin depuis qu’elle est en âge de parler. Je connais les signes et la plupart du temps, elle en est totalement consciente aussi et le verbalise assez rapidement.

Après le repas, et à la place de l’habituel rituel du coucher des soirs d’école, elle joue calmement jusqu’à ce qu’elle sente la fatigue. Elle vient alors nous voir, réclame son lait – elle boit toujours encore un biberon de lait matin et soir – ensuite, il suffit de l’accompagner dans son lit, de lui faire un bisou et elle s’endort. En maximum trois minutes, elle dort profondément.

Je suis particulièrement fière de la voir ainsi respecter son corps et ses cycles de sommeil. Quand je vois la difficulté avec laquelle, nous, adultes, nous gérons notre sommeil, je me dis qu’au moins, pour ça, nous avons réussi quelque chose! Elle s’écoute.

Mais au-delà du fait de s’écouter, il y a aussi le fait de ne pas avoir l’impression de renoncer à quelque chose en allant se coucher. Là, je pense que c’est un travail de confiance de longue haleine. Si je lui dis que ses jouets restent en place comme elle les a abandonné pour pouvoir continuer de jouer le lendemain, c’est le cas. Si je lui dis qu’elle peut regarder la fin du dessin animé/film le lendemain, c’est le cas. Si c’est une partie de jeu ou une lecture qui s’interrompt, c’est pareil. Little Miss Sunshine nous fait confiance. Elle sait qu’elle peut compter sur nous et que nous ne revenons jamais sur notre parole. C’est donc absolument sereine qu’elle quitte ses jeux ou la télévision, sans regret, avec la promesse de pouvoir continuer le lendemain.

Et pour moi, c’est un réel bonheur de la voir ainsi épanouit et en confiance, dans un moment qui, les jours d’école, est parfois bien difficile à gérer. Vous l’aurez compris, pour se lever à 6h45 les jours d’école, pas moyen de la laisser respecter son rythme de sommeil naturel. C’est là que la lutte commence… Et c’est une situation qui me désole absolument. Malheureusement, je ne vois pas d’alternative.

Evidemment, suivant les périodes et la fatigue de Little Miss Sunshine, les couchers et les réveils sont plus ou moins difficiles les jours d’école. Notre rituel est bien rôdé. Il débute tôt dans la soirée, les étapes se succèdent doucement sans se bousculer. L’apéro, le dessin animé, le dîner, puis arrive le moment calme, avec le biberon de lait, le brossage des dents et les 100 coups de brosse, l’histoire du soir, les câlins, les dernières confidences. Même les rappels sont intégrés au rituel. On n’hésite pas à le modifier pour s’adapter au besoin du moment. On aime notamment remplacer l’histoire du soir par une partie de jeu de société calme de temps à autre, pour remplir les réservoirs affectifs de tout le monde. Et c’est une alternative qui plaît à toute la famille. On aime aussi intégrer un jeu de chahut juste avant le repas en cas de besoin d’évacuer les tensions de la journée. Là encore, ça fonctionne plutôt pas mal.

Mais malgré ça, certains couchers sont plus difficiles que d’autres, puisqu’il s’agit d’aller à l’encontre d’un rythme de sommeil naturel. Alors les vacances font du bien. Même si finalement, avec l’heure tardive du coucher du soleil ici en France, le cycle du sommeil de Little Miss Sunshine a encore tendance à être plus tardif. Il est régulièrement 23h ces derniers temps, et 10h pour l’heure du réveil. Mais c’est les vacances, alors on s’adapte! Tout est possible! 

Little Smiling Buddha, de son côté, n’a pas encore un rythme de sommeil aussi marqué. Il est encore petit. Il commence, quand tout va bien, qu’aucune dent ne le chatouille, qu’il ne fait pas trop chaud, qu’il n’a pas le nez bouché, à faire des nuits relativement bonne, avec un ou deux réveils maximum. Pourtant, je peux déja affirmer que son rythme de sommeil n’a rien à voir avec celui de sa soeur. C’est un très bon dormeur – dans la mesure où rien ne vient le perturber, ce qui est rare à cet âge.

Il se réveille tôt le matin, souvent vers 6h ou 6h30. Il peut se rendormir assez facilement, au bout d’une trentaine de minutes, si rien ne bouge dans la chambre et qu’il peut téter et il ne se réveille alors définitivement que vers 8h ou 8h30.

Le soir, il commence à râler, à tomber, après 20h. Il se frotte les yeux, baille, pleurniche. C’est le signe pour moi qu’il est temps de le coucher. Il s’endort alors au sein, alors que je suis couchée dans son lit à côté de lui. Il se couche donc vers 21h. Actuellement, il commence à tenir un peu plus longtemps quand on sort, alors qu’il y a peu, il était encore impossible de sortir à ses heures de coucher.

Progressivement, son cycle de sommeil se fixe. D’ici quelques mois, nous en saurons plus et nous pourrons alors aussi nous adapter à ses propres besoins. En attendant, nous l’observons, nous faisons notre possible pour répondre à ses besoins de sommeil, même si parfois, avec un bébé qui ne fait quasiment pas de sieste – et quand il en fait c’est 30 minutes maximum dans les bras de maman et au sein – ça n’est pas évident.

J’espère qu’il arrivera un jour à s’écouter comme sa soeur y arrive, même si pour l’instant il me semble qu’il résiste pas mal à l’endormissement. Mais seul l’avenir nous le dira!

Et chez vous, comment se passe le coucher pendant les vacances? 

[DIY] Bouteilles sensorielles

La semaine dernière, j’ai enfin trouvé le temps – dit la mère au foyer! – de créer des bouteilles sensorielles pour Little Smiling Buddha. Et je dois bien dire, que j’aurai dû les réaliser plus tôt au vu de leur succès! Little Smiling Buddha passe son temps à les chercher, les observer, les secouer, les faire tomber et même Little Miss Sunshine, 4 ans et demi, les adore, jouant très facilement avec son frère.

Plusieurs d’entre vous m’ont demandé comment je les ai réalisé, voici donc nos jolies bouteilles sensorielles:

  • La bouteille aux dinosaures

Ces derniers temps, Little Miss Sunshine été  passionné par les dinosaures. Nous avons acheté pas mal de figurines. Bien évidement, Little Smiling Buddha suit les goûts de sa sœur en jouant avec les mêmes jouets qu’elle. Alors j’ai eu l’idée de lui créer cette bouteille.

J’y ai mis du riz coloré – réalisé avec quelques gouttes de colorant alimentaire et quelques gouttes de vinaigre – et des pâtes en forme de dinosaures, achetées pour Little Miss Sunshine.

Le bruit du riz qui cogne contre le plastique de la bouteille plait énormément à Little Smiling Buddha.

  • La bouteille romantique

J’ai réalisé cette bouteille pour apporter un peu de douceur à mes réalisations.

J’y ai glissé quelques plumes colorées, de jolis cœurs roses, de petits papillons colorés et des petits perles de bois de toutes les couleurs.

C’est la bouteille qui fait le moins de bruit quand elle est secouée, mais Little Smiling Buddha aime observer les plumes qui bougent

  • La bouteille de l’espace

Cette bouteille, je voulais la créer depuis longtemps. Je savais qu’elle plairait à Little Smiling Buddha.

J’y ai mis de l’eau et de l’huile – moitié/moitié – des paillettes et quelques gouttes de colorant. Quand on ne la touche pas, l’huile et l’eau coloré se séparent. Les paillettes tombent au fond de la bouteille, c’est très joli à regarder. Et puis quand on la secoue, tout se mélange, les paillettes volètent partout dans la bouteille. Elles brillent si on les regardent au soleil. C’est presque magique!

Little Miss Sunshine aime beaucoup. Little Smiling Buddha quant à lui, n’en est pas encore à ce stade d’observation, mais il aime soupeser la lourdeur de cette bouteille par rapport à la légèreté des autres bouteilles…

  • La bouteilles aux pompons

Cette bouteille aussi récolte un franc succès. C’est d’ailleurs peut être celle que Little Smiling Buddha a le plus souvent en main. C’est définitivement celle qu’il secoue le plus souvent! 

J’y ai mis quelques pompons et quelques perles de bois de la même grosseur et de la même couleur.

Je suis ravie d’avoir réalisé ses bouteilles et j’en ai d’autres en tête! J’ai notamment envie d’utiliser des grelots dans une autre bouteille. Vu le succès qu’elles ont eu auprès de Little Miss Sunshine je pense aussi en créer pour elle avec de tout petits objets cachées à l’intérieur… A la manière d’un cherche et trouve…

Pour que les bouteilles ne s’ouvrent pas, je les ai scellées à l’aide de mon pistolet à colle.   

Voici donc des jouets réalisés avec uniquement ou presque du matériel de récupération, pour un budget quasi nul. Jouet qui ont pourtant un immense succès!

Je vous invite à essayer avec vos enfants si ce n’est déja fait! Vous m’en direz des nouvelles!