[Sortie] Le vaisseau à Strasbourg

La semaine dernière, par une journée pluvieuse, nous sommes allés à Strasbourg avec Nonna et GrandPapa, pour aller visiter un lieu que nous avions envie de visiter depuis longtemps: Le Vaisseau

Le Vaisseau, c’est un chouette endroit totalement dédié aux enfants pour apprendre les sciences en s’amusant. Il y a différents espaces, présentant différents thèmes.

Dans l’espace Être humains, on peut entre autre rechercher quelques unes de nos caractéristiques génétiques avant de les comparer à celles de tout ceux des autres visiteurs qui se sont déja prêtés à l’expérience pour voir à quel point nous sommes tous différents. J’ai trouvé cette expérience vraiment très intéressante.

Dans l’espace Les animaux, on peut entre autre observer une fourmilière, partir à la chasse des traces des petits animaux/bêtes qui peuvent peupler nos maisons ou toucher les plumes, poils ou écailles qui recouvrent les différents animaux.

Dans l’espace Je fabrique, on peut, entre autres, construire un igloo, un escalier avec des cubes ou encore s’amuser sur un chantier à taille d’enfants pour les plus jeunes.

Dans l’espace L’eau, on peut, entre autres, faire des vagues, faire tenir une balle sur un jet d’eau, découvrir comment fonctionne un barrage.

Dans le Lab’Oh, on créé de chouettes oeuvres collectives évolutives au gré des ajouts des visiteurs.

Mais le gros coup de coeur de toute la famille, c’est l’espace Log’Hic. Encore une fois, l’espace est divisé en deux pour les enfants de 3 à 6 ans et pour les + de 7 ans. Nous y avons passé un long moment à nous mettre au défi les uns les autres. Nous avons tenté absolument tous les défis de l’espace. Et même Little Smiling Buddha, 25 mois, a relevé certain défi, dont celui qui était de faire un carré et une croix à base de pièces de toutes formes. Et il l’a réalisé plus vite que moi!

Ce genre de lieu où tout est fait pour les enfants, où tout peut être touché, manipulé, observé de près, où des expériences intéressantes et facilement compréhensibles par tout le monde sont proposées, est juste génial. Nous y avons passé un extraordinaire après-midi, et la prochaine, c’est toute la journée qui nous y irons, c’est certain!

 

[Sortie] Le Musée d’histoire naturelle et d’ethnographie de Colmar 

Hier, nous avons passé une grande partie de notre journée à Colmar. Nous avions quelques petites choses à y faire et nous avons donc décidé de lier l’utile et l’agréable et de faire profiter les enfants, et nous aussi, de ce passage à Colmar.

Nous avons commencé par déjeuner au restaurant. Little Miss Sunshine avait très envie de manger des pâtes, nous avons donc fini par nous arrêter au restaurant La Romantica situé à côté de l’ancienne douane. J’y avais déja dîner il y a bien longtemps, sans en garder un souvenir exceptionnel, mais aujourd’hui j’ai été plutôt agréablement surprise par la qualité des plats. Je me suis régalée de mes tortelini fraîches à la crème de pesto.

Ensuite, nous sommes partis pour une petite promenade vers la Petite Venise. Nous avons croisé de très nombreux touristes, dont pas mal de Chinois, avant de nous arrêter au Musée d’Histoire Naturelle et d’Ethnographie. Little Miss Sunshine a été surpris car le Musée lui semblait minuscule par rapport à celui de Shanghai. Mais finalement, on y a aussi découvert quelques petites perles… 

Le musée n’est effectivement pas très grand, trois petites salles au premier étage – les animaux d’Alsace, les animaux et les oiseaux en général et les animaux marins et les insectes – et sept toutes petites salles au deuxième étage, dont une salle d’exposition temporaire où nous avons découvert l’exposition La nature trompe son monde, avec des insectes prêtés par le Vivarium du Moulin (que nous adorons aller visiter!)

Ce qui nous a vraiment enthousiasmé, c’est de pouvoir voir de nombreux animaux « bizarres » d’Océanie, que nous aimons beaucoup dans la famille Kangourou et qu’on ne trouve pas dans le grand Muséum d’Histoire Naturelle de Shanghai. C’est ainsi que nous avons pu voir pour la première fois un Wombat (que je pensais beaucoup plus petit!). Ou de pouvoir observer de très très près un kiwi, un ornithorinque et un echnidé.

Pour le reste, les animaux ne sont pas très nombreux, mais suffisant pour un Musée d’une petite ville.

Et puis au détour d’une salle, nous avons découvert des momies! Grand coup de coeur de Little Miss Sunshine de la part de qui j’ai eu des tas de questions. Nous avons lu les affichages, parlé de la momification. Je pense que nous allons faire un thème sur l’Egypte quand nous serons de retour à Shanghai…

Autre surprise, une tête réduite! Et j’ai eu la chance de croiser une jeune femme du musée qui m’a expliqué comment les indiens Jivaros réduisaient les têtes de ceux qu’ils avaient tué avant de les accrocher à leur ceinture.

En prime, il y a quelques chouettes espaces pour les enfants, et globalement les enfants peuvent tout voir sans être porté (à part certaines vitrines un peu haute). Au deuxième étage, Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha ont pu apprendre en s’amusant avec quelques jeux mis à disposition.

Nous avons vraiment passé un agréable moment au Musée d’histoire naturelle de Colmar.

[Bac sensoriel] Nourir les oisillons

Cette idée de bac sensoriel, je l’ai eu bien avant de le réaliser, je crois que ça remonte à cet hiver. Mais je le gardais en tête pour une saison qui se prêterait plus à sa création et un moment où les enfants y seraient vraiment sensible. Alors quand j’ai vu qu’à l’école, les enfants s’étaient lancé sur le thème des animaux, qu’en parallèle, j’ai retrouvé des graines de courges, tout s’est enchaîné. J’ai d’abord créé le bac pour Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha. Et puis, comme l’idée collait parfaitement au thème des animaux de l’école, j’ai tenté le même bac, ou presque avec ma classe de TPS.

Avec mes enfants, l’atelier s’est déroulé en deux étapes: la création des oisillons puis la présentation du bac sensoriel. J’avais prévu de faire la même chose avec mes TPS, mais finalement le temps m’a manqué, et c’est finalement mes enfants qui ont également préparé les oisillons pour l’école.

Pour préparer nos oisillons, j’ai donné à chacun des enfants une boule de pâte à modeler auto-durcissante de couleur. Ils ont formé de belles boules pour faire des oiseaux, puis y on placé deux yeux, un bec – découpé dans du papier cartonné orange -, des pattes – découpées dans des pailles de couleurs – et enfin ils ont piqué trois plumes pour faire une belle queue.

Une fois les oisillons prêts, nous les avons laissé sécher deux jours avant de les utiliser dans notre bac sensoriel.

En proposant ce bac sensoriel, j’avais deux idées derrière la tête. Un peu de biologie, en faisant comprendre aux enfants que chez les oiseaux, comme chez tous les animaux, les parents prennent soin de leurs enfants en leur apportant ou donnant à manger le temps qu’ils sont bébés.

Et un peu de motricité fine, en utilisant une pince à linge pour attraper les vers de terre avec lesquels nous allions nourrir les oisillons.

Après leur avoir lu la jolie histoire de l’oiseau de la collection Petite Nature d’Amaterra, je leur ai expliqué qu’ils allaient pouvoir jouer à la maman oiseau qui apporte à manger à ses bébés oisillons. Pour cela, ils pouvaient utiliser la pince à linge, comme un bec, pour aller attraper les vers de terre – des morceaux de filin chenille – et les déposer dans le nid.

Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha ont adoré ce bac sensoriel. C’est le premier bac que je leur ai préparé pour eux deux. D’habitude, je préparai toujours deux bacs pour éviter les disputes et surtout que chacun puisse découvrir à son rythme. Mais compte tenu du succès de ce bac, je vais peut être leur donner un bac commun plus souvent dorénavant. Nous l’avons gardé plusieurs semaines à disposition et pour une fois ils n’y ont rien ajouté. Ils aimaient jouer avec les oiseaux, leur donner des graines ou des vers de terre.  J’ai admiré la façon dont Little Smiling Buddha manipulait sa pince à linge du haut de ses 2 ans.

Le matériel utilisé pour le bac sensoriel de mes enfants:

  • Des graines de courges colorés
  • Des morceaux de filins chenille,
  • Des plumes, 
  • Quatre oiseaux, 
  • Des coquilles d’oeuf vident
  • Deux nids fabriqués avec un sac en carton
  • Deux pinces à linge

Pour poursuivre sur le thème des oiseaux, nous avons lu plusieurs histoires sur le thème. Et puis Little Miss Sunshine a choisi un beau coloriage d’oiseau-mouche pour clore notre thématique.

Quant à Little Smiling Buddha, il a collé des gommettes en toute autonomie pour colorier un oiseau.

Avec ma classe de TPS, le bac sensoriel était moins élaboré. J’avais mis de la paille dans le fond de mon bac et j’ai préparé des nids avec des protections que l’on trouve autour des fruits à Shanghai. Chaque enfant avait son oiseau, son nid et sa pince à linge.

Pour le bac sensoriel mes 7 TPS, j’ai utilisé:

  • 7 oiseaux
  • Des plumes
  • Des morceaux de filins chenille
  • Des protections pour les fruits transformés en nid 
  • 7 pinces à linge

Avant de proposer le bac aux enfants – que j’avais placé dans la cour de récréation pour profiter du beau temps – je leur ai lu l’histoire de l’Oiseau. Comme à mes enfants, je leur ai expliqué l’activité et j’ai précisé à leur maîtresse habituelle que je voulais qu’ils puissent manipuler le matériel sans intervention de notre part.

Malheureusement, ils n’ont pas accroché du tout, ou alors pas du tout de la manière dont je m’imaginais. En cinq minutes, ils avaient détruit tous les nids, tous les oiseaux, ils avaient arrachés tout ce qu’ils pouvaient et étaient entrain de se lancer la paille après. J’ai eu du mal à les faire remettre la paille dans le bac en leur rappelant la règle: « ce qui est dans le bac reste dans le bac ». Et j’ai finalement opté pour aller les défouler au toboggan plutôt que de poursuivre l’activité!

Un succès mitigé donc avec les enfants de la classe, dont il faut bien le dire, la patience est parfois proche de zéro en ce qui concerne une activité! Mais je garde en mémoire la jolie réussite de mon bac de la ferme avec eux Et j’en proposerai rapidement à ma classe l’année prochaine!

[DIY] Une tirelire pour y glisser des pièces

Il y a quelques semaines, je me suis dit que j’allais garder mes chutes de papier plastifié (alors que j’avais découpé des cartes de nomenclature pour Little Miss Sunshine), parce que je leur trouverai bien une utilité. Et puis, un soir, quelques jours avant nos vacances en France, Papa Lou est rentré avec un cadeau offert par un collègue de travail suite à la naissance de son fils. En Chine, à l’occasion d’un mariage ou d’une naissance, ils offrent à toutes leurs connaissances une boite avec des petits gâteaux, des œufs durs et des chocolats. Un peu à la manière de nos bonbonnes de dragées, mais de manière plus étendue. Et là, la boite était une tirelire. Et j’ai tout de suite eu un flash! 

J’ai ressorti mes chutes de papier plastifié, j’ai cherché quelques autocollants et j’ai préparé des pièces à mettre dans la tirelire. 

J’ai donc eu besoin de: 

  • Chutes de papier plastifié 
  • Des autocollants 
  • Un bouchon de bouteille 
  • Un marqueur 
  • Un ciseau

Sur les chutes de papier plastifié, j’ai dessiné des ronds à l’aide du bouchon de bouteille. Ensuite je les ai découpé et j’ai demandé à Little Smiling Buddha de coller un autocollant au centre de chaque pièce ainsi créé. Il a pris son  travail à coeur un certain temps, avant de déclarer forfait et de partir jouer à autre chose…

Et puis est venu le moment de tester. Et il y a passé un long moment. Il a mis toutes les pièces dans la tirelire plusieurs fois d’affilée. Il ne peut pas la vider lui-même, il doit donc me demander de l’ouvrir. Mais je pense qu’avec un peu de dextérité en plus, il devrait progressivement y arriver.

Au retour de l’école, Little Miss Sunshine aussi a aimé manipuler cette tirelire. Et le soir-même Papa Lou rentrait avec une deuxième boîte tirelire. J’ai donc l’intention de créer une seconde tirelire, avec des pièces sur lesquelles je collerai des autocollants chiffrés pour apprendre à Little Miss Sunshine à manipuler de l’argent et à faire des calculs simples.

Un autre projet que je réaliserai à la rentrée…

[Bac sensoriel] La ferme 

Voici le premier bac sensoriel que j’ai proposé à l’école à la classe de TPS dont je m’occupe par alternance durant mon stage de reconversion professionnelle. Je pense que c’est le premier bac sensoriel qui leur était proposé de l’année au vu de leur réaction. C’est aussi la première fois, certainement qu’on les laissait jouer avec de la boue! C’est dingue les enfants de la ville! Rien que pour ça je suis ravie de leur avoir proposé!

Je dois bien avouer que je ne savais pas trop comment ils allaient réagir, à 7 autour d’un bac sensoriel. J’ai plutôt l’habitude de préparer deux bacs distincts pour Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha pour éviter les crises et les disputes. De temps à autre, ils ont un seul et même bac sensoriel, comme ça a été avec le bac sensoriel des engins de chantier, mais ça reste assez rare. Comme ils ne patouillent pas à la même vitesse et de la même manière, je préfère qu’ils aient l’opportunité d’expérimenter chacun à leur rythme.

Le thème du mois de mai à l’école, c’est les animaux et l’agriculture. Mon bac sensoriel était donc tout trouvé. Heureusement, niveau bac de transvasement, ils ont de quoi faire à l’école. J’ai donc emprunté un des bacs à sable pour créer mon bac.

La veille, à la maison, j’avais préparé une jolie ferme à l’américaine en bâtonnet à glace que j’ai préalablement peint puis collé à la colle chaude. Je voulais une ferme reconnaissable entre toute, et j’ai eu beau me creuser les méninges, cette ferme à l’américaine est la seule qui me paraissait facilement reconnaissable par tous. J’avais également trouvé quelques dessins de légumes que j’ai plastifié pour que les enfants puissent créer un jardin potager dans la ferme. Ainsi que des barrières pour séparer les différents animaux, que j’ai réalisé avec des morceaux de bâtons que nous avions ramassé avec Little Smiling Buddha pendant notre promenade et de la colle chaude.

Le matin même en arrivant à l’école, j’ai préparé le bac sensoriel avec les animaux de la ferme dont les enfants de TPS disposaient dans leur classe. J’ai utilisé de la paille qu’il restait de la fête de Pâques, de la terre et des graines qu’ils restaient des plantations réalisées par les enfants les semaines précédentes ainsi qu’une assiette avec un peu d’eau pour créer une mare.

J’ai prévenu leur maîtresse habituelle que le but de l’exercice était vraiment de les laisser manipuler ce qu’il y avait dans le bac à leur convenance. Que ma seule consigne serait de garder dans le bac ce qui est dans le bac. J’ai présenté mon activité au cours de notre rituel d’accueil. J’ai commencé par leur parler de la ferme et des animaux de la ferme au travers d’un petit livre documentaire que j’ai trouvé dans la bibliothèque de l’école. Puis, j’ai sorti les cartes de nomenclatures que j’avais créé pour l’occasion. Nous avons nommé les différents animaux, nous avons fait leur bruit. Puis j’ai distribué les cartes et appelé les différents animaux. Les enfants devaient répondre par le cri de l’animal. Ils ont beaucoup aimé ce jeu. Ensuite je leur ai expliqué que j’avais construit une ferme pour eux avec les animaux, le tracteur, la mare, le jardin potager. Je leur ai dit une première fois que ce qui était dans le bac de la ferme devait rester dans le bac et nous sommes descendu dans la cour pour profiter du bac sensoriel. Je leur ai répété une dernière fois la consigne avant qu’ils ne se ruent sur le bac. Et j’ai été très étonné par le fait qu’ils n’ont rien sorti du bac. Je m’attendais à avoir un sacré bazar!

Les enfants se sont beaucoup amusés. Je pense que c’est la première fois qu’ils avaient le droit de faire de la boue. Ils se sont éclatés à mettre la terre dans l’eau puis à tout verser dans le bac sur la paille. L’un d’entre eux nous a re-demandé de l’eau que je lui ai redonné avec plaisir. Et ils ont recommencé. Dans une belle coopération. Ils en ont oublié leurs habituelles chamailleries. J’étais ravie!

L’ayi de la classe était catastrophée. Elle les rappelait régulièrement pour leur nettoyer les mains. Je crois qu’elle n’avait jamais vu d’enfants jouer avec de la boue de sa vie! Un seul n’a pas voulu participé et a préféré observer de loin.

Nous avons terminé cette jolie activité en allant laver les animaux et le tracteur. Et chacun a remonté quelques animaux dans la classe. C’est la première fois que je les voyait aussi spontanément participer au rangement d’une activité. J’étais très fière d’eux.

Cette première expérience m’a vraiment donné envie de retenter un autre bac sensoriel  avec eux d’ici quelques semaines!

[Outil d’apprentissage] La poutre du temps

C’est à l’époque de la première rentrée scolaire de Little Miss Sunshine, alors qu’elle n’avait que deux ans et demi, que j’ai découvert la poutre du temps. Je n’en avais jamais entendu parlé auparavant.

Pour ceux qui était comme moi, il s’agit d’un long calendrier linéaire. Dans la pédagogie Montessori, il s’agit d’afficher au niveau des yeux de l’enfant, dans un lieu de passage, tous les jours de l’année, afin de faire prendre conscience à l’enfant du temps qui passe.

Je n’avais malheureusement pas la place d’attacher tous les jours de l’année sur un de nos murs (cela nécessite environ 6m de mur). J’ai réfléchi à le couper par saison. Mais au fur et à mesure de notre utilisation, j’ai finalement opté pour la présentation de quatre semaines consécutives (la semaine en cours, la semaine précédente et deux semaines à venir). C’est ainsi que Little Miss Sunshine le comprenait le mieux. Presque trois ans plus tard, nous l’utilisons toujours plus ou moins de cette manière, mais nous avons finalement opté pour la présentation d’un mois après l’autre.

Le but de la poutre du temps est d’avoir une vision linéaire et globale des événements à venir. Ainsi, dans un premier temps, la poutre ne contenait que l’alternance des jours avec la maîtresse chinoise et la maîtresse française (représentée par une lettre chacune), les anniversaires de la famille, les vacances et les grandes fêtes (que ce soit vacances scolaires, jours fériés français et chinois, les voyages ou l’arrivée de la famille chez nous). Noter l’alternance de la maîtresse française et la maîtresse chinoise sur la poutre du temps nous a été très utile la première année. Quand Little Miss Sunshine nous posait la question de savoir si elle allait devoir parler français ou chinois le lendemain, nous la renvoyions vers son calendrier et ça nous a éviter de nombreuses crises (quand je lui disais moi-même « demain, c’est la maîtresse chinoise », j’avais droit à d’interminables crises de larmes les premiers mois). Le rythme ayant changé l’année suivante, nous n’avons plus noté les alternances chinois-français.

L’utilisation de la poutre du temps au quotidien, nous a beaucoup aidé. Little Miss Sunshine n’est pas une enfant qui aime les surprises. Elle aime savoir où elle va et ce qu’on attend d’elle. Et dans ces cas, tout se passe toujours au mieux. Bien sûr, elle a appris à faire avec les imprévus depuis, mais en première année de maternelle, ce n’est pas vraiment ce que j’attendais d’elle. 

L’année suivante, nous y avons ajouté nos activités régulières (piscine, danse, …) ainsi que les impératifs de travail de Papa Lou et moi qui influaient sur sa vie quotidienne (les déplacements de Papa Lou et ma présence pour les ateliers à l’école).

Et depuis cette année, on y note également les différentes invitations de Little Miss Sunshine ou les fêtes de l’école.

Chaque jour, l’enfant déplace la pastille qui symbolise la journée en cours. A ce moment-là, il peut se projeter dans le temps, savoir ce qui l’attend le lendemain (école ou pas, activités, absence des parents en déplacement,…). Il peut aussi compter les jours qui le sépare de l’événement suivant (particulièrement efficace pour son anniversaire ou Noël!, mais cela permet aussi à l’enfant de savoir quand c’est l’anniversaire de son frère ou de sa maman – Little Miss Sunshine m’a ainsi préparé un cadeau en tout autonomie cette année, puisqu’elle connaissait la date de mon anniversaire!). Quand je change le mois, je prépare le calendrier seule (pour être plus efficace pour le moment, mais quand elle saura lire, elle pourra s’en charger) et Little Miss Sunshine participe à la mise en place des différents événements. C’est un petit rituel bien rôdé en fin de mois maintenant.

J’ai pris le parti de créer une étiquette spécifique pour chacun des événements. Pour faciliter la lecture, ce sont des images que nous avons ensemble sélectionné avec Little Miss Sunshine. Ainsi, depuis plusieurs années, c’est la même image qui symbolise la danse, les vacances ou les déplacements de Papa Lou. Vous pouvez notamment voir les étiquettes symbolisant les vacances scolaire (le parasol), ma présence à l’école (le personnage qui lit une histoire aux enfants), nos déplacements en avion (l’avion) ou la Chandeleur (le plat de crêpes).

Chaque jour, on déplace un bouton pour marquer le jour présent. Nous avions longtemps notre poutre du temps sur notre réfrigérateur américain (oui, il est grand!). C’est donc un aimant rose qui marquait le jour présent. Depuis la fin de l’année dernière, la poutre du temps a intégré la chambre de Little Miss Sunshine (puisqu’elle y dort enfin!) et c’est une pastille à scratch créé de toute pièce avec de la laine et de la colle chaude qui marque le jour présent. 

Au quotidien, la poutre du temps rassure. L’enfant a l’impression d’avoir une certaine incidence sur le temps et les événements, ou au moins d’y participer activement. Pour les événements exceptionnels, nous avons l’habitude d’y ajouter des calendriers de décompte des jours pour aider à patienter. C’est notamment le cas à Noël avec le traditionnel calendrier de l’Avent, mais aussi avant de rentrer en France généralement ou de voir la famille nous rendre visite. Je prépare un calendrier de décompte avec son aide environ trois semaines avant l’événement, quand je sens que c’est nécessaire. 

La jolie poutre du temps que nous utilisons depuis le début est celle du site Hoptoys. Elle est belle, complète, pratique. Vous pouvez la télécharger gratuitement à partir de leur blog: ici. J’ai longtemps ré-imprimé, mois après mois, ma poutre du temps. Bonjour le gaspillage d’encre et de papier. J’ai enfin trouvé une solution plus écologique à la fin de l’année dernière. J’ai tout plastifié. J’ai mis partout où c’était nécessaire du scratch autocollant. Et ce système fonctionne vraiment très bien.

Mon prochain défi à partir de septembre sera d’intégrer les événements spécifiques à Little Smiling Buddha qui va rentrer à l’école à notre poutre du temps…

Et vous connaissez-vous la poutre du temps? Et si vous en utilisez une, comment l’utilisez-vous? De manière traditionnelle ou détournée? 

[Activités] La chenille qui fait des trous

Depuis quelques semaines, Little Smiling Buddha est totalement passionné par l’histoire de la chenille qui fait des trous d’Eric Carle, qu’il me fait lire et relire plusieurs fois au cours d’une même journée. C’est un livre que nous avons acquis en anglais, à notre arrivée à Shanghai. Little Miss Sunshine avait donc deux ans et demi. Mais j’ai choisi de lui traduire en français quand nous le lisons – sauf quand nous le lisons avec sa soeur – afin d’approfondir son vocabulaire en français dans un premier temps. Et il a déja intégré pas mal de vocabulaire au travers de cette petite histoire: la chenille, le cocon, le papillon. Sans compter certains aliments qu’ils connaissaient déja en partie. On n’insistera jamais assez sur la lecture pour l’acquisition de vocabulaire. Les livres sont des trésors!

J’aime beaucoup ce livre et nous l’avions déja bien exploité avec Little Miss Sunshine, quand elle avait trois ans et demi pour étudier le cycle du papillon. Je vous en avais d’ailleurs parlé là-bas.

Cette semaine, je me suis replongée dans mon tableau Pinterest consacré aux livres d’Eric Carle. J’y ai allègrement pioché idées et inspiration. Et j’ai commencé, comme j’avais déja dans l’idée à l’époque pour Little Miss Sunshine par créer un bac sensoriel coloré sur le sujet.

Quand nous avions acheté le livre, il y avait une peluche avec. A l’époque, je n’avais pas pensé à son utilité, mais c’est finalement plutôt sympa d’avoir une peluche pour créer facilement de jolis bacs sensoriels. Le bac a eu pas mal de succès. Surtout la feuille et l’oeuf que j’ai créé en feutrine pour l’occasion et le riz coloré qu’il manipulait pour la première fois.

Lors de la deuxième présentation, j’ai ajouté les cartes de nomenclature que j’ai créé pour l’occasion grâce aux scans du livre et au super site C’est pour vous. Après avoir été intéressé uniquement par le riz coloré, il a finalement décidé de donner à manger à sa chenille.

Je re-proposerai régulièrement le bac sensoriel à Little Smiling Buddha tant qu’il montre de l’intérêt pour celui-ci.

J’ai imprimé les jolies cartes de nomenclature en grand modèle afin que Little Smiling Buddha puisse mieux s’en servir. J’ai dans l’optique de les conserver grâce à un anneau de porte-clef pour les ranger facilement, mais aussi pour y revenir aussi souvent que l’envie nous en prend. Mais pour le moment, comme nous nous en servons quasi quotidiennement, je les ai laissé libre.

L’utilité des cartes de nomenclature est très variée. Quand je les donne à Little Smiling Buddha, il cherche spontanément ce qu’il connait pour me dire le nom de l’objet représenté. Ensuite, souvent, on reprend les cartes ensemble en les nommant, chacun notre tour. Mais ce que je préfère, c’est lire le livre et le laisser chercher seul la carte correspondant à ce dont nous sommes entrain de parler. Pour réduire la difficulté, je ne pose jamais toutes les cartes sur la table, je les sélectionne par rapport à son intérêt. Comme je le disais plus haut, on les utilise aussi avec le bac sensoriel. Mais dans ce cas-là, je n’interviens pas le laissant découvrir et jouer à son rythme.

Little Miss Sunshine aussi y trouve son intérêt. Grâce aux trois écritures, elle commence à déchiffrer et même à écrire. Elle a d’ailleurs spontanément cherché un stylo et du papier en m’annonçant qu’elle allait essayer d’écrire les mots en attaché grâce aux cartes de nomenclature.

Je savais que les cartes de nomenclature lui plairait – et ça fait d’ailleurs un long (trop long) moment que je ne lui en avais pas proposé -, mais je ne pensais pas qu’elle les utiliserait spontanément pour écrire en attaché.

J’ai également imprimé un mini jeu de mémory, des images séquentielles et le cycle de la vie du papillon. Little Miss Sunshine a très tôt apprécié les jeux de mémory. Je ne sais pas si ce sera pareil pour Little Smiling Buddha, mais il a l’air de suivre les pas de sa soeur à ce sujet… Pour les images séquentielles, pour le moment, on fait ensemble en parlant de ce qui se passe dans le livre, juste après sa lecture. Quant au cycle de vie du papillon, on l’utilise avec le livre au courant de la lecture pour mettre le doigt sur chaque étape. Little Miss Sunshine est également fière d’utiliser toutes ces ressources, pour elle en feuilletant le livre, ou pour le raconter avec ses propres mots à son frère.

J’ai encore l’intention de faire un peu de bricolage sur le sujet. Je pense notamment faire de la peinture avec des ballons, Little Smiling Buddha aimant beaucoup varier les ustensiles pour peindre. J’ai aussi l’intention de refaire de la pâte à modeler maison et de proposer une invitation à créer sur le sujet de la chenille qui fait des trous, sur le même principe que celle proposée pour l’automne. Ensuite, tout dépend de l’intérêt des enfants pour le sujet. Mais quoiqu’il en soit, j’ajouterai des photos au fur et à mesure de nos créations.

J’adore exploiter les livres pour créer des activités, et vous, qu’en pensez-vous? 

[Recette] Cake mandarine et pépites de chocolat

C’est la première fois que ça arrive, mais Little Smiling Buddha 19 mois m’a demandé un « tato o mamine » – comprendre un gateau à la mandarine. Comme nous en avons acheté beaucoup la semaine dernière – un peu plus de 2,5kg – il m’en restait justement pas mal. Alors ni une ni deux, on a tous les deux improvisé un cake à la mandarine et aux pépites de chocolat.

Pour un cake, il vous faudra:

  • 125g de sucre
  • 125g de beurre
  • 2 oeufs
  • 180g de farine
  • 1 sachet de levure
  • 2 mandarines + 1 mandarine pour le glaçage
  • 100g de chocolat noir grossièrement réduit en pépites
  • 2 cuillères à soupe de sucre glace pour le glaçage

Préchauffer le four à 180°C.

Faire fondre le beurre à la casserole. Puis mélanger énergiquement le beurre et le sucre.

Laver les mandarines et prélever le zeste. Presser deux mandarines et réserver le jus.

Réduire le chocolat en pépites grossières à l’aide d’un couteau. Réserver.

Dans le mélange beurre-sucre, ajouter les oeufs, la farine et la levure. Mélanger.

Enfin ajouter les zestes et le jus de mandarine et les pépites de chocolat. Mélanger.

Beurrer un moule, y verser la pâte. Enfourner 40 minutes à 180°C.

Juste avant de sortir le cake du four, presser le jus de la dernière mandarine et le mélanger avec le sucre glace pour obtenir un glaçage à la mandarine. A l’aide d’un pinceau, étaler sur le cake de manière homogène. Parsemer de perles de sucre ou d’écorces de mandarine confites.

Déguster!

Ici, il a fait l’unanimité et a été dévoré en une soirée!