[Sortie] Le ranch du moulin Saint Martin

Nous venons de passer une chouette semaine dans la région parisienne, chez Parrain, Tata et Petit O. Ces vacances ont été pour nous l’occasion de découvrir, entre autres, une région que nous ne connaissons que très peu. C’est donc avec beaucoup de plaisir que nous avons suivi Tata et Petit O dans la découverte du Ranch du moulin Saint Martin.

Il s’agit d’une ferme pédagogique dont le cadre est inspiré par l’Ouest américain. Le tarif est unique pour tous à partir de 2 ans: 3,50€ pour la visite. A cela, on peut ajouter des activités payantes (2€ par enfant) comme l’orpaillage, la fabrication d’attrape-rêve ou la découverte de l’art navajo, activités qui varient selon les jours. Comme c’était notre première visite, nous nous sommes contentés de découvrir le lieu, mais l’activité orpaillage nous a beaucoup intrigué…

Le cadre est sympathique. Tout est dans le thème western. On y découvre la vie des animaux de la ferme. Et à 16h, on peut assister à leur nourrissage, en découvrir plus sur les animaux et parfois les toucher.

 

Il y a de très nombreuses activités pour les enfants. Nous avons beaucoup aimé le « touchatout et devinequoi ». Little Miss Sunshine a d’ailleurs été très forte à ce jeu!

Les enfants se sont amusés à lancer leur lasso de cowboy sur de jolis vaches peluches.

Ils ont fait du karting à travers la forêt.

Little Smiling Buddha a adoré l’aire de jeux, et surtout le bac à sable rempli de nombreux tracteurs et autres pelles-mécaniques.

Pendant que les enfants jouaient tranquillement dans le bac à sable, Tata et moi avons pu profiter d’une tisane offerte par le ranch…

On a visité de beaux tipis d’indien colorés.

Et Little Miss Sunshine, qui vient de passer un an dans la classe des Indiens, était intarissable sur le sujet, et aux anges de découvrir un vrai tipi.

Nous avons passé un très bel après-midi. Et si l’occasion se présente s’est avec grand plaisir que nous y retournerons! 

[Promenade] Un après-midi à la Ménagerie du Jardin des Plantes

Depuis que nous vivons en Chine, lorsque nous rentrons en France l’été, nous prenons toujours le temps de passer quelques jours dans la région parisienne, chez Parrain, Tata et Petit O. Cette année n’y a pas fait exception.

Et chaque année à cette occasion, je programme une journée à Paris avec les enfants. L’an dernier, nous sommes montés tout en haut de la Tour Eiffel à la demande de Little Miss Sunshine. Cette année, le temps étant relativement incertain, j’avais prévu une sortie au Jardin des Plantes. Avec suivant, la clémence ou non des cieux, la visite de la Ménagerie ou du Muséum d’Histoire Naturelle. Finalement, après un voyage vers Paris sous la grisaille, le soleil nous a accueilli à la Gare de l’Est. C’est donc à la Ménagerie du Jardin des Plantes que nous avons passé une grande partie de la journée.

C’est d’ailleurs avec beaucoup d’émotions que j’ai passé cette journée, me souvenant comme si c’était hier, de la dernière journée que nous avions passé Little Miss Sunshine et moi à la Ménagerie, juste avant notre départ pour la Chine.

Nous sommes arrivés au Jardin des Plantes à l’heure du déjeuner. Nous avons donc commencé notre excursion par le repas. Nous nous sommes installés à une table d’un des points de ventes du Jardin des Plantes, juste à côté des wallaby. J’ai donné de quoi dessiner aux enfants et je suis allée passer ma commande. J’ai trouvé les prix exorbitants, mais je n’allais pas emporter le pique-nique avec deux enfants en bas âge dont un à porter en quasi-continu…

Après le repas, nous avons prix nos tickets pour la Ménagerie. Là encore, j’ai trouvé le prix exagéré pour ce que c’est: 13€ pour un adulte et 9€ pour les enfants de 3 à 25 ans. A noter, que si l’on passe plusieurs jours à Paris, ou qu’on y vit, on peut revenir dans les trois mois avec ce ticket pour visiter gratuitement un second lieu du Jardin des Plantes. Je me rappelle m’être déja fait la réflexion quand nous vivions à Paris, que ça valait vraiment le coup de prendre un abonnement annuel.

Les enfants ont été ravis de découvrir / redécouvrir ce lieu. Les beaux bâtiments, les animaux, la promenade à travers la Ménagerie…

Little Miss Sunshine a été impressionné par les orang-outangs qui lui ont semblé immense.

Little Smiling Buddha, comme à son habitude dans un zoo, a été un as pour débusquer les animaux cachés… Il a un sacré sens de l’observation ce petit!

Nous avons découvert pour la première fois le kangourou arboricole…

… ou le rat des nuages.

Les enfants ont adoré se prêter au jeu des questions-réponses éparpillés dans tout le zoo et traitant de toutes sortes de sujet. Ils ont appris beaucoup de chose durant cette journée.

Les enfants ont aussi aimé voir les crocodiles, les serpents et autres reptiles… Ils ont quelque chose de fascinant.

Après un bel après-midi à la Ménagerie, nous sommes repartis heureux et fatigués d’avoir tous bien marché…

Mais en passant devant une aire de jeux rempli de bateaux pirates, impossible de ne pas y faire un tour…

Les enfants se sont éclatés. Je n’ai quasiment pas vu Little Miss Sunshine pendant une heure. Elle a trouvé des copines pour jouer dès notre arrivée.

Bref, j’aime ces journées de découvertes et de voyage seule avec les enfants! J’en apprends à chaque fois un peu plus sur eux, et surtout sur moi. On repousse un peu ses limites, on se met en difficulté, mais c’est toujours payant.

Vacances d’été

Ce soir, je prends l’avion avec les enfants dans le but de passer les deux mois d’été en France auprès de notre famille. Vous l’aurez compris, nous passerons une grande partie de l’été en Alsace, mais nous avons également prévu de profiter de ces vacances pour retourner à Paris. En effet, Little Miss Sunshine est très demandeuse de retrouver des repères dans cette ville qui l’a vu grandir. Nous passerons donc une dizaine de jours chez mon frère dans la région parisienne et nous en profiterons pour monter à Paris une journée ou deux.

Little Miss Sunshine est vraiment très impatiente de retrouver ses grands-parents. Six mois qu’elle n’a pas vu Nonna et GrandPapa. Trois mois qu’elle n’a pas vu Mamama et Papapa. Elle n’en peut plus d’attendre. A notre arrivée, elle va encore vouloir bruler la chandelle par les deux bouts, de peur de ne pas avoir assez de temps à consacrer aux uns et aux autres. Les premiers jours suivant notre arrivée en France sont toujours tendus, dans le sens où elle veut profiter au maximum, tout faire tout de suite, et n’arrive plus à s’arrêter, même pas pour dormir. Mais maintenant que nous le savons, nous faisons tout pour limiter son anxiété et lui expliquer bien en amont que nous allons avoir le temps de profiter.

C’est la première fois que je voyage seule avec deux enfants. Je n’appréhende pas particulièrement. Je pense que les enfants dormiront une grande partie du trajet Shanghai – Paris. C’est pour ça que je voyage toujours de nuit. Ce qui m’inquiète le plus, c’est plutôt l’enregistrement – parce qu’il y a toujours un souci avec les billets! – et le check sécurité – parce qu’avec deux enfants, deux bagages à main, une tablette, un appareil photo et le doliprane à sortir,  le tout sans perdre un enfant ou un bagage… Mais je suis triste de ne pas avoir Ayi à mes côtés – son visa a été refusé. Ce qui m’inquiète aussi, c’est l’attente de 4h à l’aéroport de Paris à 4h du matin. C’est le moment le plus difficile même quand on est deux adultes. Je sais que c’est là que ça risque d’être le plus difficile et qu’il faut que je m’organise pour que ce long moment se passe au mieux malgré la fatigue de chacun.

Mais à notre arrivée, les grands-parents seront là pour prendre le relais. Au moins pour les valises et Little Miss Sunshine. J’espère qu’il fera beau, qu’on pourra se promener dans l’après-midi et éviter un décalage horaire trop long.

Papa Lou nous rejoindra deux semaines en Alsace mi-juillet. On passera également quelques jours à Paris et puis il rentrera à Shanghai. De mon coté, je rentrerai à Shanghai à la fin du mois d’août avec les enfants. Juste un peu avant la rentrée. Le temps de reprendre nos marques, faire quelques sorties shanghaiennes et profiter de la journée d’intégration de Little Miss Sunshine le 30 août.

J’ai pas mal de billets en attente. Certains devraient rapidement être publié – sur l’hygiène naturelle infantile ou sans couche, sur les demandes des enfants et leur rythme différent, sur la difficulté d’être à l’écoute de soi et de plusieurs enfants, sur le maternage en Chine – d’autres prendront un peu plus de temps, mais devraient être publié cet été – nos différents voyages de cette année (les Tulou du Fujian, Suzhou, Qibao et Pékin), un résumé des petits chocs culturels du quotidien quand on vit en Chine, les activités réalisées avec Little Miss Sunshine sur le thème des dinosaures, le muséum d’histoire naturelle de Shanghai) sans compter les billets plein des nouveautés de cet été que j’espère partager avec vous! N’hésitez pas à me dire si certains billets vous intéressent plus que d’autres!

Je vous souhaite à toutes et tous un bel été!

[Education bienveillante] Intégrer la nature à la vie citadine

Si on me demande mon idéal de cadre de vie avec un jeune enfant, je répondrais certainement la campagne. Pas la campagne profonde, mais une petite ville au milieu de la campagne, un endroit où nous pourrions avoir un jardin pour courir et jouer, un potager pour faire pousser quelques légumes, quelques arbres fruitiers, quelques lapins, une ruche, un grand arbre pour y faire une cabane… Un endroit pas trop éloigné d’autres grandes villes pour conserver les commodités de la ville auxquelles nous avons tout de même pris goût. Mais certainement pas la grande ville.

Et pourtant, par la force des choses, depuis la naissance de Little Miss Sunshine, nous n’avons vécu qu’en appartement dans des grandes, voire très grandes villes. Un de nos critères de recherche d’appartement comprenait le fait qu’il devait y avoir un parc à proximité, ainsi qu’un balcon pour profiter un minimum de l’extérieur. Je ne m’imaginais pas vivre sans pouvoir sortir facilement.

Il n’en demeure pas moins important, à mon avis, de faire profiter les enfants des bienfaits de la nature. En trois ans et quelques mois, nous avons donc mis pas mal de choses en place dans ce sens.

  • La faune

J’ai toujours pensé qu’il était important pour les enfants d’être au contact d’animaux. Cela leur apporte beaucoup. Ils comprennent les limites des autres, comprennent qu’il existe différents types d’êtres vivants, qu’il faut prendre soin de la vie et des autres, cela les aide à développer leur empathie, et leur donne un aperçu de la diversité du règne animal. Et c’est vrai que j’ai toujours vécu dans mon enfance avec des animaux autour de moi (chien, chat, tortue, poissons, cochon d’inde, lapins,…)

Tant que nous avons vécu à Paris, nous avions deux octodons chez nous. Little Miss Sunshine se plaisait à les observer, à les laisser s’approcher d’elle, à les écouter chanter, à les caresser, … Elle m’aidait régulièrement à les nourrir. Mais avec notre départ pour la Chine, nous avons été contraint de les laisser à Papapa et Mamama. Et nous ne souhaitions pas avoir d’autres animaux, puisque nous devons régulièrement rentrer en France pour des périodes plus ou moins longues (quelques jours à plusieurs semaines) et ne pouvons pas emmener d’animaux.

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Durant notre passage par la maison de Parrain et Tata F. avant notre départ en Chine, Little Miss Sunshine a découvert la vie avec un chat, puis une fois en Alsace, la vie avec un chien. Elle a appris à respecter leur besoin de calme, mais aussi à jouer avec eux…

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Et puis Ayi est arrivée. Et Ayi est fantastique. Elle nous a ramené des vers à soie pour commencer. Une expérience inoubliable de voir se développer des papillons. Little Miss Sunshine, curieuse de nature, ne cesse de nous poser des questions. La richesse d’une telle expérience est extraordinaire. On peut aborder le cycle de la vie de la naissance à la mort d’un individu, l’observation en direct d’un vers à soie, d’un cocon puis d’un papillon et même l’éclosion d’un papillon si on a de la chance, l’accouplement des papillons et la ponte, on peut aborder de nombreuses notions au travers de cette belle expérience. Ne connaissant que peu les Bombyx du mûrier, je me suis renseignée sur ses papillons et j’ai moi-même appris beaucoup de choses. Cette expérience aura été d’une grande richesse pour toute la famille!

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Quelques semaines plus tard, c’est une tortue aquatique qu’Ayi nous a ramené. En effet, elles ne semblent pas être une espèce protégée en Chine et les vendeurs de tortues, que ce soit pour les manger ou pour en faire des animaux domestiques, sont très nombreux. Comme les tortues sont des dizaines, voire des centaines, dans de tout petits bacs, souvent ils y en a quelques unes qui s’échappent et se retrouvent sur la route. C’est là qu’Ayi en a trouvé une et a décidé de la ramener à Little Miss Sunshine. Cette dernière qui nous en avait déja souvent réclamé une a été ravie de cette initiative. Mais l’expérience lui semble moins concluante qu’avec les vers à soie (leur évolution est très rapide) et la tortue bouge beaucoup moins que ce qu’elle espérait. Alors elle a décidé de se concentrer sur la nettoyage de son « aquarium » et sur les moments où nous la nourrissons (environ tous les deux jours). Finalement, cette expérience lui aura appris la frustration de ne pas voir gambader sa tortue comme elle l’espérait et à prendre soin d’un petit être vivant qui est dépendant de nous.

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Et j’ai récemment remarqué qu’il y a beaucoup d’escargots dans le parc de notre compound quand il pleut. Je pense que nous irons bientôt à la chasse aux escargots et que nous en ramènerons quelques uns sur le balcon dans un « terrarium » pour les observer également. L’an dernier, en Alsace, c’était une des passions de Little Miss Sunshine que de chasser les escargots 😉

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  • La flore

Quand nous sommes en promenade, nous prenons toujours le temps d’observer les arbres et les fleurs, les oiseaux et les insectes que nous croisons. Nous essayons de savoir à quelles espèces ils appartiennent quand c’est possible. Ce printemps, nous avons observé les bourgeons dans les arbres, nous avons scruté l’ouverture des premières fleurs, nous avons attendue que l’herbe redevienne vert tendre, nous avons suivi les jardiniers du compound quand ils plantaient des fleurs…

Mais il nous manque un potager pour une observation sur le long terme, pour le bonheur de la récolte. Et nous n’avons pas de potager de balcon, parce que malheureusement, je n’ai vraiment pas la main verte et que les plantes vertes décident de mourir à peine je les touche. Mais il n’empêche, lorsque Little Miss Sunshine a voulu acheter un petit cactus pour en prendre soin, j’ai tout de suite accepté. C’est son cactus, son GrandPapa lui a montré comment en prendre soin, alors depuis, une fois par semaine le dimanche, elle lui donne son bain. Et il a déja sacrément bien grandit!

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Dès qu’elle sera un peu plus âgé, et dans la mesure où je trouve des graines – parce que je n’en ai pas encore vu en Chine – je lui organiserai un mini-potager de balcon dont elle pourra prendre soin. Nous pourrons alors reparler en détail du cycle de vie des plantes… Et Little Miss Sunshine est méticuleuse, nulle doute que nous aurons de jolies récoltes 😉

  • Jouer avec ce que nous offre la nature

Depuis que nous étions en Alsace, Little Miss Sunshine a pris l’habitude de récolter divers objets que lui offre la nature pour en faire du landart. Elle nous ramène donc des tonnes de feuilles mortes, de bâtons, de fleurs plus ou moins fanées, de pommes de pin, de cailloux plus ou moins gros,… Papa Lou n’est pas d’accord, car en Chine, en plus dans une grande ville où tout le monde passe son temps à cracher par terre, il pense que ce n’est pas vraiment hygiénique, voire même dangereux (aussi par ce qu’on trouve vraiment de tout par terre…) Je suis tout à fait d’accord avec lui, mais je n’arrive pas à lui interdire de ramasser des feuilles et des bâtons au sol. Nous prenons toujours soins de bien laver les mains et notre récolte en rentrant, mais il n’empêche que je ne suis pas toujours rassurée et que je suis vraiment tiraillée entre mon coeur qui me dit de la laisser faire ses propres découvertes et ma tête qui me dit de ne pas la laisser ramasser n’importe quoi, n’importe où. Alors on tente des négociations, on ramasse certaines choses, à certains endroits seulement… Mais ce n’est pas toujours évident. Elle a par exemple pris l’habitude de me ramener une feuille morte chaque soir en rentrant de l’école. Feuille morte qu’elle récolte elle-même dans la cour de l’école ou sur le trottoir juste avant de rentrer. Je ne suis donc pas forcément là pour la surveiller. Et en même temps, c’est devenu un joli rituel qui me touche encore chaque soir…

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Dans ce but, je crois que je vais lui créer un « coin nature » sur notre balcon. Nous ferons régulièrement des récoltes « guidées et surveillées » dans les parcs, puis nous nous assurerons que tout à été soigneusement nettoyé avant de le laisser à sa disposition dans une belle boite que je customiserai sur le balcon. Elle pourra ainsi laisser libre cours à son imagination pour faire du landart en toute sécurité…

En attendant d’avoir la maison et le jardin de nos rêves, nous intégrons donc dans la mesure du possible, un peu de nature à notre vie de citadin…

Et chez vous, comment faites-vous? Vous êtes plutôt campagnard ou citadin? 

[Expatriation] Le déménagement international Part.II

Voilà bien longtemps que j’avais prévu de vous parler de notre déménagement international. J’aurai dû commencer à vous en parler dès la réception de nos affaires en Alsace, mais je ne voulais pas réagir trop à chaud, le déménagement s’étant mal passé. J’ai voulu attendre la résolution complète du déménagement pour me faire une idée globale sur le sujet, mais cette date n’arrivera finalement peut être jamais.

Nous venons d’apprendre aujourd’hui que nos affaires en provenance de France sont arrivées à Shanghai par voie aérienne dans une caisse en bois non-homologué pour le déménagement international. Pour les douanes, il n’y a que deux solutions: la destruction ou la quarantaine. Pour rappel, nous n’avons emmené que des choses auxquelles nous tenions vraiment, des choses qui font un peu partis de nous et dont nous ne voulions pas être séparé durant plusieurs années. Nos meubles et une grande partie de nos affaires sont restés en Alsace. Se retrouve donc dans cette caisse nos souvenirs de voyage,  les jouets et les livres de Little Miss Sunshine, nos affaires de thé, nos albums de mariage, notre cocotte en fonte, nos plats alsaciens, notre table basse chiné chez un brocanteur et vieille de plus de 100 ans, un coffre en cuir chinois d’une centaine d’années également que nous nous étions offert pour la naissance de Little Miss Sunshine… Des biens qui ont une valeur matériel, bien sûr et nous avons dû détailler cette valeur lors de l’inventaire valorisé exhaustif, mais surtout des biens irremplaçables qui font partis de nos vies et de nos souvenirs… La décision tombera certainement dans les jours qui viennent.

Je vous ai raconté notre déménagement en juin dernier. Le départ de nos affaires de Paris. Laissez moi déja vous raconter leur arrivée en Alsace

Quinze jours après le départ de nos affaires de Paris, j’ai réceptionné la partie nationale du déménagement en Alsace chez mes beaux-parents. Ce n’était pas le déménageur avec lequel nous avons signé notre contrat, à savoir Grospiron International qui a effectué la livraison, mais un sous-traitant alsacien. Les déménageurs étaient très symptaiques, ils ont emmené les cartons là où nous leur demandions dans les différentes pièces de la maison, on remonté les meubles, ou plutôt tenté de remonter les meubles. Car dans la précipitation du déménagement parisien, l’équipe de Grospiron International a perdu toute la visserie de notre lit. Au déballage des cartons, qui a eu lieu sous l’oeil de l’équipe de déménageurs, les cartons de vaisselle, très bien protégé étaient tous intact. Pas un verre, pas une assiette n’a été abîmé. Et pour cause, je suis restée le plus possible à surveiller la personne qui s’occupait de l’emballage ne voyant que le côté fragile de ces objets. Par contre, comme je ne pouvais pas être à côté de six déménageurs en même temps, je n’ai pas pu superviser le rangement de nos bibelots, décoration de Noël, affaires de bricolage,… Quand nous avons ouvert ses cartons, ça a été le choc. Mes tubes de peintures, sans aucune protection, avaient explosé dans mes sacs à mains et mes chaussures, ma décoration de Noël avait été broyé sous une pile de papiers administratifs divers, la poubelle de la salle de bain et nos tabourets pliants ont été écrasé dans un carton,… Les dégats étaient important, mais sur des objets quelconques et pas très chers. Après un échange de mails intense et de nombreux appels téléphoniques, Grospiron International a décidé de faire venir un ébéniste à ses frais pour que notre lit soit à nouveau mis en état et ils ont accepté de nous rembourser les objets dégradés. Mais pour moi, la question n’était pas là. Je n’avais plus confiance. J’ai demandé à ce que nos affaires en partance pour Shanghai soient ré-emballés le plus rapidement possible avant leur départ de manière conforme à ce qu’on nous avait promis lors de la visite de leur commercial. On m’a rit au nez, me disant que tout était très bien emballé comme c’était. Nous avons dû passer par la menace de ne pas faire envoyer nos affaires à Shanghai et en demandant à l’employeur de mon mari de ne plus travailler avec Grospiron International pour avoir enfin une réponse positive au bout de près de deux semaines. Nos cartons ont été ré-emballé selon leur norme, photos à l’appui. L’épisode du déménagement national était clos.

On nous avait promis une livraison quinze jours après que mon mari ait fourni à Grospiron International son permis de travail en règle. Ce qui aurait dû faire arriver notre déménagement à Shanghai avant nous, vers la fin juillet. Mais bizarrement, à cette date, on nous a dit que comme notre déménagement contenait des « baby items », comprenez des affaires de bébé, l’arrivée sur le sol chinois de notre déménagement dépendait du permis de résident dudit bébé… Nous avons donc dû attendre fin septembre et l’obtention de nos papiers à Little Miss Sunshine et moi. Dès que nous avons trouvé les quatre jours ouvrés sans nos passeports – enfin surtout sans le passeport de Papa Lou qui est très régulièrement en déplacement – nécessaires pour les douanes, notre déménagement a été envoyé de Paris à Shanghai. Notre déménagement est donc arrivée juste après la semaine des congés de la Fête nationale en Chine. Et depuis, alors qu’on nous avait promis une livraison sous quinze jours, plus de nouvelles.

Nous avons relancé le sous-traitant de Grospiron en Chine au début de la semaine pour connaître notre date de livraison. Aujourd’hui, on nous a répondu qu’après investigation il s’avère que nos affaires sont arrivées sur le sol chinois dans une caisse non homologuée pour un déménagement international. Comment cela a-t-il pu être possible? De la part d’un déménageur international? Je ne comprend pas. Je n’ai pas de mot pour qualifier ce manque de professionalisme, cette faute grave, ce manquement à notre contrat. Grospiron International vient de briser le contrat qui nous liait à lui par son manque de professionalisme. Je suis révoltée. Aujourd’hui, notre contact chez Grospiron International ne pourra pas me dire que c’est de la pure malchance, qu’ils avaient mis leur meilleure équipe sur notre déménagement. Les erreurs se sont cumulées tout au long de ce déménagement et je regrette amèrement d’avoir fait le choix d’emmener ses affaires…

=> Mise à jour du 11/11/2014:

Nous venons d’apprendre que la douane chinoise, qui ne pratique pas la destruction systématique, vient de relâcher nos affaires  après plusieurs semaines de quarantaine. Nous avons eu beaucoup de chance. Suite à d’intenses communications par mail, et quelques menaces de notre part, la livraison de notre déménagement est prévue demain! Je n’ose y croire… et n’ose penser à l’état de nos affaires suite à toutes ses péripéties…

[Expatriation] Une expérience de longue haleine

Papa Lou et moi avons eu notre première discussion au sujet de l’expatriation, alors que nous étions encore tous les deux étudiants. Et je dois bien dire que je ne comprenais absolument pas cette envie d’ailleurs. Historienne de France jusqu’au bout des ongles, je ne me voyais pas quitter mon beau pays. Papa Lou a eu beau m’expliquer, me faire part de ses envies, ce n’est que lorsqu’il m’a dit que dans beaucoup d’entreprises de sa future branche, pour évoluer il faut partir que je me suis vraiment remise en question. En parallèle, l’idée s’est insinuée dans mon esprit et a commencé à faire son chemin…

Début de l’année 2009, Papa Lou a fait sa première demande. Nous en avions rediscuté plus concrètement. Papa Lou a bien vu que j’avais fait du chemin depuis notre première discussion. Et nous étions tous les deux prêt à franchir le cap. Avec le recul, je me rends compte que j’étais tout de même encore très fébrile face à cette idée. Son entreprise lui a bien expliqué qu’il faudra certainement patienter entre deux et quatre ans avant de voir s’accomplir nos projets… Ce qui me laissait largement le temps de me faire à l’idée.

Fin 2012, Papa Lou a refait valoir sa demande de manière beaucoup plus appuyé et en précisant que nous voulions partir en Asie. Que de chemin parcouru pour moi. Car oui, Papa Lou pourrait vous le dire mais depuis cette période, mon envie de partir est irrépressible. Nous avons donc décidé de tout mettre en oeuvre pour partir au courant de l’année 2013 ou au plus tard début 2014. Nous avons tout mis en suspens dans nos vies en attendant: bébé numéro 2, déménagement,… Les premières propositions se sont orientées vers Singapour et Kuala Lumpur.

Toute l’année 2013, nous avons été tenu en haleine par un départ à Kuala Lumpur. Les discussions avançaient, et mi-2013 ne restait presque qu’à valider financièrement la création d’un poste pour Papa Lou. Et puis tout s’est éternisé. Plus rien n’avançait. Nous avions décidé de nous donner jusqu’à fin septembre pour prendre une décision – continuer avec la boite de Papa Lou ou chercher directement sur place. Et puis, on s’est dit qu’on n’est pas à un mois prêt, on a attendu fin octobre et on nous a dit que tout devrait être validé fin novembre. Alors j’ai posé ma démission pour être sûre d’être libre au moment de notre départ.

Et début décembre, Papa Lou est rentré un soir en m’annonçant que la validation financière ne se fera pas, que notre projet d’expatriation à Kuala Lumpur tombait à l’eau. Après un an. J’avais posé ma démission. Je nous voyais déja couler financièrement parlant.

Et mi-décembre, Papa Lou me demande si je serai d’accord de partir vivre en Chine. Bien sûr, je lui dit ai dit « Oui! ». Je n’y croyais pas vraiment et puis en même temps, c’était un peu inespéré. Papa Lou est parti en déplacement à Shanghai début janvier et en quelques quinze jours, nous avions la confirmation quasi-certaine que nous partirions en Chine au courant de la première moitié de l’année 2014. Je n’ai pas réussi à me projeter, à m’investir dans ce projet comme il se devait. Ma déception avait été telle pour Kuala Lumpur que j’ai voulu me protéger inconsciemment d’une nouvelle déconvenue.

Mais il a commencé son contrat à Shanghai, le 2 juin. Finalement, il y aura eu même pas six mois entre la première fois que nous avons parlé de la Chine et le départ de Papa Lou. Notre départ, à moi et Little Miss Sunshine, aura été un peu plus long… Mais quand même!

Une expatriation, c’est vraiment un projet de longue haleine!  

[Expatriation] La vaccination avec bébé #3

Depuis trois semaines, nous avons enfin tous nos vaccins, nous sommes fin prêtes à partir à Shanghai, si ce n’est qu’il faut attendre nos papiers… Je vous en ai déja parlé ici ou ici, et je me devais de clore le sujet maintenant que nous sommes parées au départ. Je ne vous ai pas parlé de nos deux dernières séances de vaccination, mais elles se sont passées suivant le même rituel que les deux premières: le dessin animé, beaucoup d’explications, la participation de Little Miss Sunshine à ma vaccination -elle donnait le pansement au médecin -, sa propre vaccination – toujours bien maintenu et avec quelques pleurs -, le pansement coloré qui tombe tout seul après quelques heures, le chocolat.

Avec le recul, cette expérience l’a marquée. Pas de manière négative, mais cela fait partie de sa vie. Elle en parle régulièrement et joue beaucoup autour du thème du médecin qui fait des piqûres. Si je lui dis demain que nous devons retourner faire un vaccin, elle viendra sans rechigner. Elle sait à quoi s’attendre, ce n’est pas un moment de plaisir, mais je pense que les explications que nous lui avons fourni lui ont permis de comprendre la nécessité de cet acte. Bizarrement, beaucoup de ses poupées et de ses figurines doivent se faire vacciner avant de partir en voyage…

J’ai été vraiment très satisfaite du Centre de Vaccination Internationale Air France. Leur équipe est à l’écoute, très aimable. Ils sont calme et doux avec les enfants. Quand Little Miss Sunshine a demandé à vacciner sa poupée avant elle lors de son premier passage, le médecin n’a pas hésité un instant. Lorsque je suis arrivée avec des pansements colorés pour Little Miss Sunshine et qu’elle a demandé à les mettre, le médecin a tout de suite accepté, et lui a même proposé de me mettre mes pansements à moi. C’est devenu un rituel, les trois dernières fois.

Le dessin animé du Village de Dany traitant de la vaccination nous a beaucoup aidé à préparé Little Miss Sunshine. Les pansements colorés que nous avons acheté avant notre deuxième rendez-vous nous ont sauvé d’heures de négociation pour ôter le pansement. Nous aurions également pu lui mettre un patch pour éviter la douleur. Mais au final, la douleur n’est pas très grande, très éphémère et c’est certainement plus l’appréhension et le fait qu’on la tienne qui l’on fait pleuré. Alors, j’ai abandonné l’idée d’ajouter des médicaments aux vaccins.

Mais pour nous, cette fois, c’est terminé! Enfin, presque. Prochains vaccins dans un an…

N’hésitez pas à partager vos trucs et astuces pour la vaccination dans les commentaires!

[Expatriation] La relation Père-Fille malgré la distance

Un des gros inconvénients de partir en décalé avec Papa Lou, afin qu’il puisse préparer tranquillement notre nouvelle vie à Shanghai, c’est que Little Miss Sunshine et lui seront séparé durant plusieurs semaines. Au bout de deux semaines, inspirée par la Fête des Pères, j’ai eu envie de faire un petit bilan de cette relation à distance Père-Fille, et de vous faire part des trucs et astuces que nous avons mis en place, chacun de notre côté, pour éviter une absence trop marquée.

Depuis le jour de son départ pour Shanghai, Papa Lou a réalisé un véritable reportage-photo. A chaque étape de son voyage et à chaque nouvelle journée ou événement marquant, Little Miss Sunshine et moi recevons un flot de photos. Une manière de rester en contact, de partager un peu de cette belle expérience en attendant de pouvoir la vivre nous-même. Little Miss Sunshine reçoit également régulièrement et personnellement des petits messages ou des photos de son Papa. Un bonheur de la voir écouter et regarder les photos les yeux brillants… Les débuts ont été un peu cahoteux car pas de gmail en Chine, mais nous pouvions communiquer gratuitement grâce à nos Iphone et plus tard à la création d’une adresse Yahoo pour Papa Lou.

Dans la mesure du possible, nous nous voyons également une fois par jour grâce à Facetime sur nos Iphone. Je n’ai jamais été aussi heureuse d’avoir un Iphone que depuis que Papa Lou est en Chine et que mon ordinateur est mort… Sans doute pourrons-nous trouver une autre solution une fois que Papa Lou aura notre logement et une connexion internet privée, mais en attendant c’est rudement pratique! Papa Lou et Little Miss Sunshine se voit donc au moins une fois par jour. Ils peuvent échanger un peu, tout dépend de l’humeur de Little Miss Sunshine et s’envoyer des bisous…

Nous parlons régulièrement de notre future vie à Shanghai. Je parle également à Little Miss Sunshine des moments où c’est plus difficile pour moi. Je lui dit que son Papa me manque, que c’est parfois difficile loin de lui. Cela me semble important. Les enfants notent de toute façon nos différentes « humeurs », autant que Little Miss Sunshine ne s’inquiète pas pour rien!  Je la fais participer à l’avancement de notre projet. Je lui explique où en sont nos papiers, nos démarches pour rejoindre Papa Lou.

De notre côté, nous essayons de faire participer Papa Lou à notre vie en France en lui envoyant des photos quotidiennement. On essaie de le faire participer à notre fin de vie parisienne et à notre vie en « suspens » en Alsace. Histoire de ressentir un peu moins cette sensation de vivre dans deux dimensions différentes, en participant un peu à chaque étape…

Deux semaines sont passées. De nombreuses choses se sont déja débloquées. Beaucoup d’autres sont encore à régler. Mais Papa Lou et Little Miss Sunshine ont pu garder un contact quotidien, et ça c’est un énorme soulagement pour moi…

Et vous, des idées pour continuer à approfondir cette belle  relation Père-Fille en ces temps d’absence?