Recette – Maladoufu

Voici une de nos recettes chouchoux de la cuisine sichuanaise: le tofu au piment et au poivre du Sichuan.

Si vous n’avez jamais mangé de poivre du Sichuan, vous ne le savez peut être pas, mais ce poivre particulier – qui n’en n’est pas, puisque c’est un agrume – donne une sensation vraiment particulière en bouche, que les Chinois nomment « ma« . Quand on croque sur une baie, on a une sensation à la fois très fraîche et en même temps anesthésiante, c’est délicieux et très addictif! Et plus le poivre du Sichuan est frais, meilleur est son parfum et plus forte est cette sensation particulière. 

Je n’avais même pas demandé à Ayi de me donner cette recette, car compte tenu de la mauvaise qualité et du mauvais goût du tofu que l’on trouve en France, je n’avais absolument pas l’intention d’en acheter. Et puis j’ai découvert par hasard qu’il était très simple de faire son propre tofu (d’ailleurs à ce sujet, Mélanie le cul de poule explique très clairement les différentes techniques pour en obtenir). Alors je me suis empressée de demander sa recette à Ayi. Et je vous la livre ici…

Ingrédients pour 4 personnes:

  • 500g de tofu soyeux (= tofu frais que vous venez de préparer)
  • 250g de porc (un morceau un peu gras comme de l’échine par exemple)
  • 1 cuillère à café de fécule de maïs
  • 4cm de gingembre frais
  • 2 gousses d’ail
  • 1 cuillère à café de poivre du Sichuan en grain
  • 2 cuillères à soupe d’huile 
  • 1 cuillère à café de sucre
  • 1 étoile de badiane
  • 2 cuillères à soupe de sauce soja 
  • 1 cuillère à soupe de pâte de piment asiatique (la pâte chinoise avec des haricots noirs fermentés est la meilleure, à défaut une pâte de piment au boeuf) (Facultatif)
  • 1 petit piment rouge (Facultatif)
  • 1 petit bouquet de ciboulette 

Préparation:

  • Commencer par vous occuper de la viande, quelques heures avant de préparer votre plat, pour laisser le temps à la viande de mariner et de s’attendrir. Emincer la viande très finement, le mieux comme dirait Ayi est de le faire au couteau, mais si vous êtes pressé vous pouvez le faire au mixeur. 
  • Ajouter une pincée de sel, ainsi qu’une cuillère à café de fécule de maïs. Réserver au frais. 
  • Au moment de préparer votre plat, épluchez et couper en morceaux grossiers le gingembre frais. 
  • Puis faites chauffer deux cuillères à soupe d’huile dans un wok à feu vif. Jetez-y les poivres du Sichuan et les morceaux de gingembre. Au contact de la chaleur très élevée, le poivre va parfumer l’huile et ainsi tout le plat. 
  • Ajouter le porc haché et laissez le cuire. Puis sortir le porc de l’huile. 
  • Dans le wok, dans l’huile au gingembre et au poivre du Sichuan, mettre la pâte de piment, l’ail pressé, le piment frais coupé en petits morceaux, une étoile de badiane, une cuillère à soupe de sauce soja et une cuillère à café de sucre.
  • Remettre la viande, couvrir d’eau et ajouter délicatement le tofu coupé en cube. Porter à ébullition, puis baisser le feu. A partir de ce moment, pour ne pas abîmer le tofu, il faut secouer le wok d’avant en arrière pour mélanger.
  • Laisser réduire la sauce de moitié. Il faut que ça cuise doucement au moins 6 à 8 minutes pour que le tofu s’imprègne des saveurs de la sauce. Si la sauce vous paraît trop liquide, vous pouvez ajouter une cuillère à café de fécule de maïs diluée dans 15cl d’eau chaude. Cela permettra d’épaissir légèrement la sauce. Dans ce cas, poursuivez la cuisson quelques minutes supplémentaire. 
  • Avant de servir, émincer la ciboulette et parsemez-en le plat. Ajouter une cuillère à soupe de sauce soja. 

A déguster avec un bol de riz, et pourquoi pas un plat de LiangBan HuangGua – salade de concombre à la chinoise – pour apaiser le feu. 

N’oubliez pas de me dire ce que vous en pensez si vous testez la recette! 

Expatriation – Être étranger en Chine

C’est une des questions que j’ai le plus régulièrement eu sur Instagram durant le temps où nous avons vécu en Chine: comment est-ce que nous vivions le fait d’être vraiment des étrangers dans le pays où l’on vit et est-ce que les Chinois sont accueillants ou plutôt racistes?

Ce qui est sûr, c’est que nous avions la tête de l’étranger. Clairement, en tant que caucasien, nous n’avons vraiment pas la même tête que les asiatiques, on est donc largement repérable au milieu de la foule. On ne passe pas inaperçu.

En fonction des périodes et de notre niveau de Chinois, nous avons eu différentes réactions. Dans un premier temps, on nous demandait beaucoup si nous étions / ou on nous désignait comme étant Américains ou Russes. Américains tout simplement parce que c’est le raccourci classique: étranger = américain (un peu comme chez nous: asiatique = chinois). Russes plutôt à partir du moment où Little Smiling Buddha a eu de belles boucles blondes et parce qu’il y a une grande communauté russe en Chine.

Plus tard, quand nous parlions bien Chinois, on nous demandait régulièrement si nous étions originaire du XinJiang – une des provinces chinoises du Nord où certains ouïghours ont un faciès beaucoup plus proche des caucasiens. C’était régulièrement le cas pour Papa Lou – surtout à partir du moment où il s’est laissé pousser la barbe – mais j’ai également eu la question plusieurs fois.

Quand on répondait que l’on est Français, les réactions étaient généralement toujours les mêmes: les Chinois voient la France comme un pays globalement agréable à vivre et  la plupart du temps, on nous parlait foot, marques de voitures françaises ou festival de Cannes. On nous demandait systématiquement si on venait de Paris. Paris = France. Un autre raccourci. 

Globalement, les Chinois parlent des étrangers en utilisant le terme de Laowai. Terme qui marque un certain respect à l’origine à cause de  lao « vieux ». Mais qui par certains aspects (notamment l’utilisation de ce terme par les médias pas toujours très sympa avec les Laowai) à aujourd’hui perdu ce côté et dans la bouche de certains est devenu plus péjoratif. En cinq ans, nous avons surtout vu un changement de terminologie, on en revient de plus en plus au terme classique de « WaiGuoRen« . En définitive, on sera donc toujours traité « d’étrangers » quel que soit le contexte que se soit dans un sens très amical, presque familier ou plus factuel, voir péjoratif. Que ce soit les enfants « Waiguo XiaoPengyou » ou les adultes.

Le plus difficile à vivre pour nous, à notre arrivée et encore régulièrement quand nous étions dans des lieux très touristiques est le fait d’être tout le temps photographié et touché. Surtout les enfants. Je me suis retrouvée, quelques semaines après être arrivée en Chine, entouré d’une vingtaine de Chinois sur le Bund à Shanghai qui nous matraquaient de photos Little Miss Sunshine et moi, et qui nous ont bloqué le passage pour toucher la petite, mais aussi mes cheveux. J’ai trouvé la situation très stressante. Jusqu’à la fin nous avons lutté contre les photos intempestives et jusqu’à la fin les enfants ont dû se battre pour ne pas être touché à longueur de temps. Avec le temps, et sa compréhension grandissante du Chinois, Little Miss Sunshine a pris l’habitude de se défendre elle-même. Mais ce comportement des Chinois est vraiment resté un traumatisme pour elle. Pour Little Smiling Buddha, ça a été complètement différent. Il est né dedans et il a rapidement appris à en jouer. Et en fonction de son humeur, il se laissait volontiers photographier par les jeunes filles qui lui demandaient.

Alors évidement, des photos nous en avons fait des centaines, des milliers certainement, de bon coeur, avec des gens qui nous ont gentiment demandé l’autorisation, qui nous ont rendu un service, qui nous ont invité, qui nous ont offert quelque chose, qui ont fait l’effort de faire la conversation avec nous avant de se jeter sur nous pour nous photographier et nous toucher. Mais parfois, les demandes pouvaient être vraiment nombreuses et insistantes.

Il y a plusieurs explications au fait que les Chinois aiment toucher les étrangers. Il y a le fait qu’ils en voient encore relativement rarement, surtout les gens de la campagne, et qu’on dit en Chine que de toucher un étranger au « cheveux d’or » porte bonheur. Il y a aussi le fait que les Chinois papouillent systématiquement les enfants en Chine, les leur comme les autres. Ils aiment toucher leurs visages ou leurs mains. C’est très culturel. Mais pour nous qui avons éduqué nos enfants à ne pas se laisser faire sans consentement, c’est quelque chose de très difficile à vivre. Particulièrement pour Little Miss Sunshine.

Il y a aussi tout un mythe autour de la beauté des étrangers. Les enfants chinois sont donc toujours amené par leurs parents à regarder combien les enfants étrangers sont beaux avec leur peau blanche, leur grand yeux, leur joli nez. C’est assez gênant pour moi, particulièrement parce que j’ai toujours l’impression qu’ils dénigrent leur propre enfant en leur disant cela. Je me sens toujours très mal à l’aise. Et souvent dans ce cas, j’essayais de glisser un mot en disant que l’enfant aussi est beau.

Evidemment, des réactions racistes nous en avons eu également. La première et la plus régulière était les taxis qui ralentissaient et puis reprenaient leur route quand ils voyaient que nous étions des étrangers. La plupart du temps, ça ne m’a pas dérangé. Mais quand j’étais enceinte de Little Smiling Buddha et que je devais me rendre très régulièrement à l’hôpital, je me suis souvent agacée de ces taxis qui s’arrêtaient devant moi, avant d’appuyer sur le champignon quand j’allais ouvrir la porte… C’est ainsi que mon moyen de transport préféré est devenu le bus et puis plus tard le vélo.

Une autre chose qui m’a régulièrement agacé est le fait que je parlais Mandarin avec les gens et qu’ils ne faisaient aucun effort pour me répondre en Mandarin. Certains Shanghaiens sont d’ailleurs champions pour ça. Ils s’estiment un peu au-dessus de tout le monde et n’hésitent pas à parler Shanghaiens aux étrangers et aux Waidi Ren (Chinois d’ailleurs en Chine). Je leur demandais donc expressément de me répondre en Mandarin, mais là encore, c’était souvent peine perdue. Ca m’agaçait particulièrement quand ça arrivait avec les gens du management de la résidence où nous habitons, car ils nous connaissaient et le faisaient donc exprès. Dans le même esprit, il y avait ceux qui ne me répondait pas directement quand je posais une questions en Chinois, mais qui répondaient à la personne chinoise à côté de moi, en parlant de moi à la troisième personne. Ca pouvait me rendre chèvre! Surtout avec les gens du management de la résidence. Evidement, ce n’était pas le cas avec tout le monde, seulement certaines personnes.

Nous avons été particulièrement mis à mal lors de la mésaventure de Papa Lou à vélo. Je vous invite à aller lire mon article, si vous ne l’avez pas lu. Avoir affaire à la police, à la justice dans son pays est déja une chose peu agréable, mais quand en plus on est dans un pays étranger, dont on ne connaît pas les usages, parfois les lois – même, si on est d’accord, on est censé les connaître – est vraiment très difficile. Quand en plus, il y a le problème de la langue et le fait que la police ne fait aucun effort pour communiquer avec les étrangers. C’était vraiment une expérience éprouvante.

Mais globalement, les Chinois sont particulièrement accueillant. Surtout quand on arrive à trouver un sujet de passion / d’intérêt commun(e.) Pour nous, c’était souvent la poterie ou le thé. Souvent les enfants aussi tout simplement. Notre vision de l’éducation. J’ai eu de belles conversations avec beaucoup de Chinois à ce sujet: les différences de vision, d’éducation, les contraintes de la société,…

Comme vous le savez certainement, malgré nos mésaventures, nous serions bien resté encore quelques années en Chine. C’est un pays, un peuple qui nous a finalement très bien accueilli et qui a su nous donner envie d’en découvrir toujours plus… 

Objectifs 2019 – Bilan d’avril

C’est l’heure de faire un bilan de mes objectifs sur le mois passé. Si jamais vous avez loupé l’article sur mes objectifs 2019, je vous invite à lire cet article d’abord.

Premier objectif: faire baisser notre consommation globale.  Le mois d’avril a débuté avec un gros achat de ma part: une table de massage. Mais j’espère bien que cet achat sera utilisé sur le long terme. Je n’ai pas l’intention d’en racheter une avant de nombreuses années mais celle-ci me semblait tout à fait indispensable pour pratiquer le massage tuina sur mes trois amours et éviter de me casser le dos. La table de massage permet de m’installer vraiment comme je le souhaite et au mieux pour mon dos, pendant les massages. J’ai également craqué sur un petit coffret de figurines d’animaux – dont les enfants raffolent et qu’ils utilisent depuis des années – quand Little Smiling Buddha me l’a demandé au Muséeum d’Histoire Naturelle de Shanghai et un coffret pour faire grandir des cristaux pour Little Miss Sunshine. Durant notre séjour au Japon, nous avons également acheté une figurine de samouraï à Little Smilng Buddha et une nouvelle kokeshi porte-clef pour Little Miss Sunshine. Papa Lou m’a également offert une nouvelle yukata en coton. Le reste n’était que de l’alimentaire. Pas un mois O achat donc, mais nous sommes restés relativement raisonnables.

En ce qui concerne le linge, nous avons vécu un mois un peu chaotique. Little Miss Sunshine a eu la gastro début du mois, nous sommes partis en vadrouille et en décalé, ce qui m’a obligé à faire des machines rapprochées à chacun de nos retours pour avoir de quoi emmener à chaque nouveau départ. Mais finalement, contrairement à ce que je pensais, nous ne nous en sortons vraiment pas trop mal: 16 machines et le sèche-linge n’a tourné que deux fois. Sachant que je n’ai pas fait particulièrement attention sachant que nous avions déja plusieurs machines « de trop » au début du mois, je trouve qu’on s’en sort bien. Et ça me confirme le fait que nous sommes tout à fait capable désormais – hors petits accidents de parcours – de limiter le nombre de machines que nous faisons tourner.

Deuxième objectif: continuer la rédaction de mon livre sur notre expatriation. Je pense que c’est l’objectif que j’ai le moins tenu ce mois-ci. J’ai été très productive au début du mois – près de 8 000 mots en une semaine – mais j’ai complètement lâché ensuite.

Entre Little Miss Sunshine a la maison pour cause de gastro, nos différents voyages et finalement les vacances des enfants, je n’ai plus du tout eu le temps d’écrire. Il me faut vraiment le calme complet pour pouvoir me concentrer et c’est trop compliqué à trouver quand tout le monde est à la maison. Je reste sur les mêmes objectifs pour le mois prochains: trois séances d’écriture par semaine et 10 000 mots par mois (qui sont largement dépassable si je m’y mets vraiment!)

Troisième objectif: une sortie quotidienne de trente minutes par jour avec les enfants pour leur permettre de jouer librement, sans intervention d’un adulte. Le bilan n’est toujours pas et de loin à la hauteur de mes attentes. Dès que nous sommes en vacances, nous sortons plus, que ce soit avec des jeux libres ou non, mais dès que le rythme de l’école reprend le dessus, on est coincé. Et comme le temps est pluvieux, pollué et frais, personne n’a envie de passer plus de temps dehors. Seul point positif, à chaque fois que nous étions à l’extérieur, nous y étions pour au moins une heure ou deux.

J’espère encore ce mois-ci que le beau temps nous permettra de sortir plus souvent au mois de mai! Deux sorties par semaine hors week-end seraient déja pas mal…

Quatrième objectif: lire plus et plus régulièrement. Les vacances me permettant toujours de lire plus, c’est certainement l’objectif que j’ai le mieux rempli ce mois-ci! J’ai très régulièrement lu entre 30 minutes et 1 heure, et c’est déja pas mal pour moi.

L’objectif pour le mois prochain serait de lire  au moins quatre fois par semaine durant une demi-heure… 

Dernier objectif: parler couramment Chinois, apprendre à le lire et à l’écrire. Je vous le disais le mois dernier, mais je vous parkerai bientôt d’une nouvelle inattendue qui est venue bouleverser notre mois de mars. Je n’ai toujours pas pris de décision face à cet objectif que je m’étais fixé en début d’année, je continue donc à me focaliser sur l’oral pour le moment. 

J’ai vraiment bien travaillé cet objectif le temps où j’étais en immersion totale. Je suis fière de mes progrès. L’objectif sera re-fixé en fonction des derniers évènements au courant du mois de mai… 

En ce qui concerne le dernier objectif non quantifiable de travailler sur ma confiance en moi, le mois d’avril à encore été un mois très riche.

Au milieu du mois, c’est avec énormément de plaisir que je suis retournée à l’école et que j’ai pris la charge de la moitié de la classe de Little Smiling Buddha (8 enfants de PS et TPS) pour passer une magnifique journée sur le thème de Pâques et du Printemps avec eux. J’ai pris énormément de plaisir à être à nouveau au contact des jeunes enfants, c’est quelque chose qui me manque au quotidien, c’est sûr.

J’ai repoussé mes limites en voyageant seule pour la première fois de ma vie, je suis partie quatre jours en immersion totale dans la langue chinoise, au fin fond des montagnes, dans des conditions digne du XIXème siècle par pas mal d’aspect, et j’ai adoré!

A la fin du mois, j’ai rencontré une maman fraîchement arrivée à Shanghai (coucou si tu passes par là!), avec ses trois enfants, qui m’a contacté à travers ce blog, et ça a été un plaisir de partager du temps avec elle et ses enfants et d’essayer de lui fournir des pistes et des conseils pour leur nouvelle vie en Chine.

Pour terminer, je me suis ré-inscris à deux formations de poterie, l’une pour perfectionner ce que j’ai déja appris, l’autre pour apprendre à utiliser un tour électrique.

Le mois de mai s’annonce également riche! 

[Promenade] Le West Bund

Depuis quelques mois maintenant, une belle promenade a été ouverte le long du HuangPu, le grand fleuve qui sépare Shanghai en deux et c’est un plaisir de découvrir petit à petit des portions de cette jolie promenade.

Quand nous sommes arrivés à Shanghai il y a maintenant près de 5 ans, les rives du HuangPu étaient encore totalement inaccessibles. Quelques mois après notre arrivée, une première portion, non loin de chez nous a été ouverte.

Nous y avons passé de beaux moments depuis, entre sorties familiales, anniversaires de copains et jeux d’extérieur avec les enfants. Depuis, les rives ont largement été mise en avant dans la politique urbaine de Shanghai et depuis cet été une nouvelle portion, entre le Bund et la portion ouverte à l’époque où nous sommes arrivés, a été ouverte.

La partie la plus proche de chez nous est difficilement accessible pour nous. Trop proche pour prendre un taxi, pas de bus ou de métro à proximité qui la desserve. On ne peut donc y aller qu’à pied – au moins 45 minutes sur une route pas très agréable – ou à vélo. Et c’est cette dernière solution que nous utilisons de plus en plus régulièrement actuellement: Little Smiling Buddha dans le siège enfant de mon vélo et Little Miss Sunshine à vélo – seul souci, il est interdit aux enfants de rouler à vélo sur les routes avant 12 ans à Shanghai – donc nous espérons toujours ne pas croiser de voiture de police…

Je me suis promenée sur la nouvelle partie de la promenade une première fois il y a quelques mois, alors que les journées étaient bien pollués, mais encore relativement ensoleillé,  et nous y sommes retournés avec les enfants la semaine dernière, dans la grisaille du mois de février.

Une des chances que nous avons est que cette jolie portion de promenade est à côté du travail de Papa Lou et qu’elle est directement accessible en bus depuis chez nous. Ce sera certainement un lieu de pique-nique agréable quand les beaux jours reviendront.

Je vous propose de nous accompagner pour une promenade par beau temps, suivi d’une seconde, plus grise, mais avec les enfants…

La portion vers le Sud à partir du NanPu DaQiao a également l’avantage d’être doublée d’une belle piste cyclable très tranquille. J’espère que nous pourrons faire de belles promenades à vélo avec Little Miss Sunshine…

Par beau temps, la promenade est très lumineuse. Par contre, elle est également peu ombragée, ce qui est un inconvénient à Shanghai alors que la température monte rapidement et le soleil chauffe dès le mois de mars.

On trouve également des bâtiments assez atypiques, peut être hérité de l’exposition universelle de 2010, comme ce bateau ou d’autres bâtiments encore aux formes les plus biscornues.

Mais même les jours les plus gris, la promenade vaut le coup d’oeil entre le paysage et les bateaux qui passent en flot ininterrompu sur le HuangPu.

Vous verrez certainement encore régulièrement des photos de ces lieux parce que nous les apprécions tout particulièrement…

[Expatriation] La pollution à Shanghai

Voilà un sujet que je veux traiter depuis longtemps sur le blog, mais sur lequel j’ai tardé à écrire. Et pourtant, j’ai toujours beaucoup de questions sur ce sujet à chaque fois que j’en parle sur Instagram.

Alors voilà un petit résumé de ce que je peux vous dire sur la pollution à Shanghai au bout de près de cinq ans de vie ici.

Quand nous sommes arrivés en Chine, il y a près de cinq ans maintenant, la pollution était beaucoup plus importante qu’aujourd’hui. C’est un des sujets qui me posait d’ailleurs fortement question alors que nous étions sur le point de venir vivre ici. Nous avons d’ailleurs notamment vécu un pic de pollution à plus 500 durant près d’un mois l’hiver juste après notre arrivée. C’était au mois de décembre et janvier, et nous avions eu la chance de rentrer en France pour les fêtes de Noël. Nous ne gardons donc que peu de souvenirs de cet épisode, puisque nous avons eu la chance de ne vivre que les premiers et les derniers jours.

Depuis cette période nous n’avons plus eu d’épisode de pollution aussi haut et aussi long. Et il faut bien le dire, aujourd’hui, les taux de pollution ne sont plus les mêmes. Globalement, la pollution à Shanghai a largement baissé. Nous avons régulièrement des périodes où le curseur est dans le vert, donc l’indice de qualité de l’air est en-dessous de 50. C’est d’ailleurs régulier au printemps, en été et à l’automne, ce qui était tout de même assez rare quand nous sommes arrivés.

D’où vient la pollution? 

Les facteurs sont évidemment nombreux. Tout d’abord, Shanghai est une très grande ville de quelques 27 millions d’habitants officiels. La pollution est donc déja provoqué par la concentration de tout ce monde et du traffic que cela implique. A noter tout de même que ces dernières années les voitures hybrides ont été largement privilégiés et on en voit vraiment beaucoup ici. Le gouvernement à mis en place une plaque d’immatriculation « verte » gratuite pour ceux qui achètent et utilisent des voitures hybrides. Quand on sait qu’une plaque d’immatriculation à Shanghai coûte l’équivalent de 10 000 euros, on comprend vite pourquoi les voitures hybrides se sont multipliées aussi rapidement.

En hiver, on a également la pollution due au chauffage, même si globalement les Shanghaiens ne chauffent que très peu. Il faut savoir que par décision du gouvernement centarl, longtemps la Chine a été coupé en deux au niveau du fleuve Yangtse. Au Nord du Yangtse, tout le monde était autoriser à avoir un moyen de chauffage, mais pas de climatisation et au sud du Yangtse, tout le monde avait le droit d’avoir la climatisation, mais pas de chauffage. Shanghai est juste au Sud du Yangtse. Traditionnellement, les Shanghaiens n’ont donc pas pour habitude de se chauffer l’hiver, mais plutôt de multiplier les couches de vêtements.

Et toutes les usines qui sont autour de Shanghai participent évidement également à la pollution de la ville.

Une autre chose à prendre en compte durant ses mois d’hiver, est que les paysans dans les campagnes environnantes brûlent les branchages et autres résidus des récoltes passées – comme cela se faisait encore beaucoup en France également il y a quelques dizaines d’année -, et provoquent donc des fumées et également de la pollution.

La pollution se fait moins présente à partir du printemps et jusqu’au mois de novembre environ, même si on peut toujours avoir des pics, ils durent vraiment moins longtemps. Au mois de novembre environ, les vents tournent et à la place de venir de la mer et de nous apporter un air frais et sain, l’air vient alors des terres, des autres villes et des campagnes environnantes et est donc beaucoup plus chargé que durant les autres saisons.

Le gouvernement de Shanghai a les moyens de faire baisser la pollution. Ils n’hésitent pas durant les grandes expositions internationales, -comme c’était encore le cas en novembre-, à stopper toutes les usines autour de Shanghai et à interdire aux entreprises d’état et aux écoles de faire circuler leur bus et à inciter les gens à rester à la maison, pendant plusieurs jours. Résultat, le traffic diminue, la pollution des usines diminue et on se retrouve avec une ville sans aucune pollution. Des solutions sont donc ponctuellement trouvées pour montrer au niveau internationale qu’il est possible de faire diminuer la pollution. Cela leur permet également au gouvernement de faire des tests grandeur nature pour voir ce qui pourrait être fait à l’avenir.

Personnellement, je pense vraiment que le jour où il y aura eu une vraie prise de conscience du problème de la pollution, que ce soit parce qu’un problème aura directement impacté le gouvernement, soit parce qu’il y aura une vraie prise de conscience collective globale, tout ira très vite pour que la pollution diminue drastiquement. En règle générale en Chine, les solutions sont radicales et le jour même de l’application des décisions, tout le monde n’a d’autre choix que de suivre.

Qu’est ce qu’on a mis en place pour protéger notre famille de la pollution? 

Juste pour information, pour ceux qui ne serait pas familier du sujet, un indice de qualité de l’air (AQI) existe. C’est une mesure de la qualité de l’air, permettant de synthétiser différentes données sous la forme d’une valeur unique. Généralement, on utilise l’AQI des Etats Unis, mais la Chine a également son propre AQI qui diffère légèrement (il est toujours un peu moins alarmiste que son homologue américain).  Personnellement, je n’utilise que l’AQI US ou le taux de particules (qui diffèrent encore) qui est indiqué par mes purificateurs d’air.

A partir de 150 (AQI US), en Europe et aux Etats Unis, on dit que l’air n’est vraiment pas bon. Les enfants, les personnes âgés et les personnes à risque – notamment celles ayant des problèmes respiratoires – ne devraient pas sortir. Concrètement, nous avons eu trois semaines en ce mois de janvier où les journées où le taux de pollution a été inférieur à 150 ont été exceptionnelles.

Cela veut dire que durant ces trois semaines, nous n’aurions pas pu sortir de chez nous. Ce n’est évidement pas réalisable. Alors que faire pour se protéger? 

A l’intérieur de l’appartement, nous avons des purificateurs d’air dans chaque pièce: un dans la chambre des enfants, un dans la nôtre et trois dans la pièce à vivre. Ils fonctionnent 365 jours par an, 24h/24 en mode automatique. Et quand la pollution est trop haute, ils sont mis en marche forcée pour accélérer le filtrage de l’air.

Nous avons deux nouveaux purificateurs de la marque Mi que nous avons acheté l’hiver dernier et que nous pouvons régler. Dès que le taux de particules dépassent les 20, nos deux nouveaux purificateurs se mettent automatiquement en marche forcée. Evidement, la marche forcée fait du bruit puisqu’on a le bruit du ventilateur qui fait circuler l’air et au bout de la journée, quand l’air et vraiment mauvais, j’ai parfois l’impression d’avoir la tête qui bourdonne… Tant que la pollution ne dépasse pas les 150 (AQI US) à l’extérieur, c’est assez simple de conserver un air sain à l’intérieur, malheureusement, dès que l’on passe au-dessus de 180, ça devient très difficile de conserver un air correct, en-dessous de 50 (AQI US) dans l’appartement.

Nous avons également un « oeuf » de la marque Origins, qui est en fait un détecteur de pollution et qui permet de calculer en temps réel la concentration en particule de l’air et qui nous donne l’AQI US pour avoir une idée de la qualité de l’air dans la pièce où se situe l’oeuf. Comme il est autonome et facilement transportable, on peut vérifier différentes pièces ou même le placer à l’extérieur.

J’utilise également trois applications, l’une chinoise et deux autres qui sont des applications internationales, que vous pourrez également facilement utiliser. Il s’agit des applications Air Visual, qui a de bonnes prévisions à trois jours – même si les prévisions vont jusqu’à sept jours-, et Air Matters, où l’on trouve les détails sur les taux de particules mais également sur les autres polluants de l’air.

A l’intérieur de la maison, nous sommes donc relativement bien équipé. La question reste donc quand nous sortons de chez nous.

Globalement, j’évite de sortir jouer à l’extérieur avec les enfants si ce n’est pas absolument nécessaire quand la pollution est au-dessus de 150 (AQI US). Nous évitons au maximum de sortir de chez nous quand la pollution dépasse les 200 (AQI US) Je garde d’ailleurs les enfants à la maison dans ces cas-là. En dessous de 150, nous vivons absolument normalement.

L’hiver dernier, après un énième pic de pollution, nous avons acheté des purificateurs d’air portable aux enfants. Ce sont des petits appareils qu’ils peuvent porter autour du cou. Je n’étais pas convaincu, mais je me suis dit que ça serait toujours mieux que rien et force est de constater que ça fonctionne vraiment. Si on les mets à proximité de notre « oeuf », on voit rapidement le taux de particules baisser.  Il s’agit en fait de ionisateurs qui font tomber les particules autour des voies respiratoires et évitent ainsi de les respirer. Mais le ionisateur est efficace uniquement quand on est immobile, dans une position statique et c’est justement pour ça que nous le avons acheté, pour diminuer les particules ingérer par nos enfants dans les transports scolaires. Ils y passent chacun deux heures par jour et par expérience, je sais que les enfants ne gardent pas un masque sur leur nez aussi longtemps. Ils les portent autour du cou dans le bus dès que la pollution dépasse les 150 (AQI US)

Aussitôt que l’on marche ou que l’on court, le purificateur portable est inefficace. Ils ont donc chacun également des masques avec filtre à charbon. J’ai également mon masque de la marque Vogmask que je porte dès lors que la pollution dépasse les 180(AQI US) et que je dois sortir longtemps ou faire du vélo. Je sens personnellement assez rapidement la pollution:  je suis essoufflée, j’ai mal aux muscles des cuisses, je me sens lasse. Par contre, je déteste porter un masque et c’est bien pour cela aussi que j’ai acheté un purificateur d’air portable aux enfants.

Dès que les enfants arrivent à l’école, ils ont des purificateurs d’air dans toutes les salles de classe. Quand la pollution est supérieur à 180 (car c’est la norme en Chine) les enfants ne sortent plus. Il y a certaines écoles où ils y a des espaces intérieurs avec des purificateurs pour jouer et se défouler – comme c’est le cas dans l’école de Little Smiling Buddha-, dans d’autres écoles, les enfants restent juste sous le préau intérieur – comme c’est le cas dans l’école de Little Miss Sunshine.

En temps de fortes pollution, je vérifie une ou deux fois par jour le taux de pollution sur les applications pour suivre l’évolution et savoir si je peux sortir avec les enfants, mais aussitôt que le printemps est de retour, je vais très rarement vérifier, uniquement quand je le sens ou que je le vois (a l’aspect laiteux de l’air). Je ne veux pas non plus que la pollution vire à la paranoïa…

Nous avons vécu sept ans à Paris, dans le 19ème arrondissement, avec mon mari et Little Miss Sunshine y est née. Et j’y ai été beaucoup plus gênée par des soucis de santé liés à la pollution, que depuis que nous sommes à Shanghai, qui est pourtant réputé pour être une ville plutôt pollué. J’avais régulièrement le nez très sec, au point d’en avoir vraiment mal au nez, j’avais les yeux secs, des maux de gorge et j’étais d’ailleurs allé voir le médecin et la pharmacie à ce sujet, mais on m’avait rit au nez en me disant que ce n’est pas possible que ce soit la pollution, que j’avais simplement une allergie.

Avec le recul évidement que c’était la pollution. Le ciel était régulièrement laiteux à Paris, parfois il l’était tellement que nous ne voyions pas clairement le bâtiment en face du nôtre depuis notre fenêtre. Mais le pire, c’est qu’en France, on n’en parlait pas, qu’on n’avait aucun moyen de se protéger des particules fines. Il faut bien prendre conscience que la pollution est présente partout, y compris en France et notamment à Paris. 

J’ai également été malade à cause de la pollution à Shanghai, notamment des maux de tête quand la pollution monte au-delà de 200. A Paris, on n’arrive jamais à ses taux-là, et pourtant ma gêne était plus présente au quotidien.

A titre indicatif, voilà quelques symptômes provoqués par la pollution atmosphérique: essoufflement rapide dans l’effort limité -en montant un escalier, en faisant un trajet quotidien en vélo -, sécheresse des muqueuses – nez très sec et qui peut jusqu’à faire mal, yeux qui grattent, yeux secs – gorge sèche ou qui gratte, sécheresse de la peau inhabituelle – main, visage, jambe -, maux de tête, migraine, lassitude, fatigue extrême, … Ce sont des indices qui peuvent vous mener à vérifier d’une manière ou d’une autre la qualité de l’air que vous respirez, que vous habitez à la ville ou à la campagne, en France ou ailleurs dans le monde.

Je pense que malheureusement, la pollution n’est pas un problème qui touche uniquement la Chine. On est tous impacté par la pollution atmosphérique, on doit tout se poser des questions sur l’air que l’on respire, que l’on habitude à la ville ou à la campagne. J’ai eu de nombreux retours après avoir évoqué tout cela sur mon compte Instagram et force est de constater que vous étiez d’horizon très différents, en France ou ailleurs dans le monde, en ville ou à la campagne… Vous avez été plusieurs à prendre conscience du problème de la pollution atmosphérique là où vous vivez suite à mes stories sur le sujet.

Et vous, avez-vous déja vécu des épisodes de fortes pollutions atmosphériques? 

[Sortie] Anniversaire de mariage

Comme je vous le disais il y a quelques jours, la semaine dernière, nous avons fêté nos huit ans de mariage. Nous avions donc décidé de nous faire plaisir et de sortir dîner en amoureux à l’occasion.

Des amis, qui sont les parents d’un camarade de maternelle de Little Miss Sunshine, tiennent un très bon restaurant français à Shanghai et nous avions depuis très longtemps envie d’aller goûter leurs plats. Nous avons enfin pris le temps de nous offrir ce petit plaisir à deux.

J’avais réservé une table pour deux pour 19h. Ayi nous avait promis de s’occuper des enfants et de les coucher avant notre retour. Tout était organisé.

Vendredi soir, nous avons quitté la maison vers 18h30 alors que les enfants commençait leur dîner de crêpes avec Ayi. Nous avons pris le taxi et nous sommes rendus au restaurant Epices & Foie gras.

Le cadre du restaurant est très joli et agréable. Le service est excellent. Nous y avons passé une très belle soirée en amoureux.

La carte est appétissante et très française. J’ai choisi une trilogie de foie gras en entrée: il y avait une royale de foie gras, un foie gras poêlé aux cinq épices et à la mangue et une terrine de foie gras au Calvados.

Papa Lou, quant à lui, a choisi la terrine de foie gras marbrée aux suprêmes de pigeon et à la truffe.

Puis j’ai opté pour une cuisse de canard confite et des pommes sarladaises.

Papa Lou a choisi un tartare de boeuf et des frites, petit plaisir que nous ne nous permettons habituellement pas ici en Chine.

Pour clore ce délicieux dîner, nos amis nous ont offert le dessert: un fondant au chocolat, avec un joli clin d’oeil à notre anniversaire de mariage…

Le dîner était vraiment excellent, digne des plus grands restaurants en France et pour un prix relativement raisonnable.

Pour terminer cette belle soirée en amoureux, nous sommes allés nous promener sur le Bund et observer les lumières de la nuit à Shanghai…

Nous avons passé une excellente soirée…

Nous avons d’ailleurs décidé que nous devions nous accorder un peu plus de temps à deux maintenant que les enfants ont grandit. Nous aimerions nous accorder une soirée par mois pour nous organiser une sortie en amoureux, un spectacle ou un dîner.

Nous avons également décidé de nous accorder un déjeuner en tête à tête par semaine. Comme je ne travaille pas et que les enfants ne sont pas là pour le déjeuner, c’est l’occasion où jamais d’aller rejoindre Papa Lou pour un petit moment privilégié à deux.

Bref, nous avons pris de douces résolutions… et j’espère que nous nous y tiendrons! 

La rentrée 2018 de Little Smiling Buddha

Comme vous le savez, Little Smiling Buddha est entré à l’école dès 2 ans et 3 mois, l’année dernière. Il a donc déja passé une année complète en TPS, mais avec deux énormes avantages: j’ai été sa maîtresse durant un an et sa soeur a pris le même bus que lui durant toute cette année.

Nous avons donc eu tout l’été pour lui expliquer que cette nouvelle année allait être un peu différente. Je ne serai plus que ponctuellement à l’école pour donner un coup de main ou proposer des activités aux enfants, au moins dans les premiers mois et sa grande soeur est partie vers une autre école et il ne pourra donc plus compter sur elle dans le bus.

Il l’a bien compris. Et dans les semaines avant la rentrée, j’ai souvent eu droit à des questions sur cette nouvelle organisation. Il me disait vouloir rester dans la même classe avec sa maman comme maîtresse et puis garder ses copains.

Quelques jours avant la rentrée, nous sommes allées visiter l’école, rencontrer les maîtresses et puis visiter sa salle de classe. Evidement, il connait déja ses maîtresses, un gros avantage. Il connaît également l’assistante chinoise de sa classe qui était déja et reste la personne qui s’occupe de son bus. Il est dans la classe avec tous ses copains de l’an dernier – sauf ceux qui ont quitté l’école.

Lundi 3 septembre, il a demandé à prendre le bus pour partir à l’école. En fait, il n’avait déja pas compris qu’il ne prenait pas le bus le jour où nous sommes allés visiter sa classe. Le bus scolaire fait partie intégrante du rituel pour lui. Mon coeur était un peu serré de le laisser ainsi à la porte du bus et de ne pas le voir arriver à l’école, mais c’est ce dont il avait besoin. Little Miss Sunshine d’ailleurs m’avait demandé la même chose quand elle est rentré chez les Moyens.

Et les premiers jours se sont très bien passés. Il est parti confiant et heureux. Le deuxième jour a été très légèrement plus difficile, je crois que c’est le moment où il a vraiment compris ce que ni moi, ni Little Miss Sunshine ne serions là pour lui. Mais après de légers pleurs au départ du bus, il s’est très vite calmé et est rentré enchanté de sa journée le soir-même. Et j’ai bon espoir que ce soit toute l’année ainsi. Il a l’air à l’aise.

Il quitte donc la maison tous les matins à 7h35 et rentre dans la fin de l’après-midi vers 16h20. Tous les jours, du lundi au vendredi. Et c’est un bon rythme. Cette régularité a déja fait ses preuves avec Little Miss Sunshine. Ce rythme est bien moins fatiguant que des demi-journées libres par-ci, par-là.

Il passe sa journée en Français les lundis et mercredis et en Chinois les mardis et jeudis. Le vendredi est partagé entre le Français et le Chinois.

Sa bonne humeur et son sourire le soir en rentrant de l’école, sa soif insatiable de connaissance sur tous les sujets possible et imaginable me rendent tellement fière de ce petit bonhomme. C’est un vrai bonheur de la voir ainsi grandir et s’épanouir… 

Et chez vous, comment s’est passé la rentrée de vos tout petits? 

La rentrée 2018 de Little Miss Sunshine

Cette année, contrairement aux dernières, la rentrée n’a pas été qu’une formalité pour Little Miss Sunshine. En effet, elle est partie pour une nouvelle école, avec de nouveaux horaires, de nouvelles habitudes, de nouveaux amis…

Little Miss Sunshine a fait sa rentrée mardi 28 août. Nous avions eu la chance de passer le lundi après-midi à l’école. Nous avons ainsi découvert l’école, la veille de la rentrée… puisque si vous vous souvenez bien, nous avons un peu été contraint de changer nos plans à la fin de l’année scolaire concernant son école.

Le lundi après midi, nous avions rendez-vous dans le théâtre du Lycée français de Shanghai pour une découverte de l’école. Nous avions déja fait une visite du Lycée français à la fin de l’année scolaire, mais nous étions allés sur l’autre campus et ne connaissions donc pas encore ce campus. Ensuite, nous avons découvert le nom de la maîtresse de Little Miss Sunshine et nous avons pu nous rendre dans la salle de classe pour la rencontrer. Little Miss Sunshine a découvert à ce moment-là qu’elle était avec plusieurs amies qu’elle connaissait déja et qu’elle retrouvait même des copains qui avait quitté son école quelques années plus tôt.

Nous en avons profité pour faire un petit tour de l’école, repérer sa classe, la cantine, la cour de récréation, pour la rassurer un peu. En effet, la grandeur du campus est une chose qui l’inquiétait un peu.

Le lendemain, réveil à 5h40. Dur, dur. Encore que le premier jour, ça passe… Evidement, Little Smiling Buddha, même si il ne reprenait l’école que le lundi suivant, était également réveillé. Nous avons pris notre petit déjeuner très matinal en famille, avant de descendre tous ensemble pour accompagner Little Miss Sunshine au bus. 

Nous avons une chance énorme, puisque cette année, il y a un arrêt de bus pour le campus directement en bas de notre résidence… Mais le bus part à 6h40. C’est tôt. Très tôt même.

Little Miss Sunshine était légèrement angoissé par cette nouvelle année, mais très peu par le bus. Moi, j’angoissais plus pour le trajet aller et retour chaque matin et chaque soir.

Mais Little Miss Sunshine était également ravie puisque sa meilleure amie de l’an dernier se retrouvait dans son bus et dans sa classe.

J’ai été impatiente de la retrouver toute la journée. Et je me suis fait un réel plaisir en allant la chercher vers 16h lors de son retour. Elle était ravie de sa première journée et ne rêvait que de repartir dès le lendemain!

Malheureusement, le lendemain, sa meilleure amie ayant retrouver une amie encore meilleure dans le bus et la classe, cette dernière l’a un peu mise de côté, et Little Miss Sunshine l’a très mal vécu. C’est un peu ce qui me faisait peur. Je dois bien dire que je m’en doutais un peu. Je ne sais pas trop comment vont évoluer leurs relations, mais j’espère très fort que Little Miss Sunshine trouvera une autre amie, parmi les enfants qui viennent d’arriver dans cette école, et qu’elle pourra créer avec elle une vraie relation de confiance…

Depuis lors, c’est un peu chaque jour la même chose, Little Miss Sunshine est ravie – de sa nouvelle maîtresse française, de sa nouvelle maîtresse chinoise, d’être dans une école de grands… – et en même temps, elle est désespérée par le comportement de son ex-meilleure amie.

Nous avons inscrit Little Miss Sunshine en section internationale chinois. Elle a donc:

  • 18h avec sa maîtresse française par semaine, 
  • 6h avec sa maîtresse chinoise par semaine,
  • 2h avec sa maîtresse anglaise par semaine.

Pour chaque langue, les enfants changent de classe. Ils ne doivent pas aller bien loin, puisque tous les classes se trouvent au même étage, mais Little Miss Sunshine n’était pas encore bien à l’aise avec ce principe au bout d’une semaine.

Les lundis, mardis et jeudis, elle termine l’école à 15h et rentre donc à la maison vers 16h avec le bus. Les mercredis et vendredis, elle termine à 12h30. Deux options s’offrent à elle:

  • rentrer à la maison à 13h30 en bus, un jour ou les deux jours. 
  • faire des activités culturelles et sportives, à raison de deux activités d’une heure environ par jour choisi et environ 200€ par activité et par semestre.

Little Miss Sunshine aimerait beaucoup faire des activités et nous allons donc essayer de l’inscrire à deux activités qui lui plaisent beaucoup le vendredi après-midi. Elle continuera de rentrer à 13h30 le mercredi, ce qui lui permettra de se reposer, de prendre du temps pour jouer et/ou de passer un temps de qualité entre filles.

Voilà une rentrée qui nous change des précédentes! 

Et chez vous, comment s’est passé la rentrée? Et le rythme scolaire? 

[Expatriation] Quatre ans à Shanghai

Cette année aura été bien particulière. Je l’avais prédit. Mais je la voyais comme une année pleine de nouvelles découvertes et en même temps moins zen que les précédentes grâce à / à cause de  mon nouvel emploi…

Finalement, cette année aura été l’année de nos premiers déboires en Chine. C’est l’année qui aura mis fin à la jolie lune de miel que nous vivions jusque là avec Shanghai. Et les mauvaises nouvelles ont continué à se cumuler depuis lors… 

En parallèle, la Chine est se referme sur elle-même. Elle cherche à se prémunir de l’arrivée de nouveaux expatriés en complexifiant drastiquement les conditions d’obtention d’un visa de travail, tout en essayant de surveiller plus et mieux ceux déjà sur place ou en les incitant à repartir… Ma dernière amie qui restait encore à Shanghai a quitté la ville en janvier dernier. Evidement, grâce à l’école de nouvelles amitiés se sont créés, mais un cycle s’est bel et bien refermé.

Rien de ce qui s’est passé au cours de cette année ne nous a fait remettre en cause notre vie ici dans ce pays, et pourtant, j’ai tendance à croire que les choses n’arrivent pas par hasard… Peut être serait-il temps de réfléchir à autre chose? Qui sait? Seul l’avenir nous le dira!

Mais cette année aura aussi été celle de:

Avec le recul, nous avons fait de belles choses durant cette année. Malheureusement, le choc émotionnel de la fin de l’année 2017 aura été un peu difficile à absorber.

Je nous souhaite beaucoup de douceur pour cette cinquième année d’expatriation à Shanghai. J’espère que nous arriverons à nouveau à prendre plus de vrais temps de qualité tous les quatre ensemble, maintenant que nous sommes moins absorbés par nos soucis.

Je le sais dores et déja, l’année scolaire va débuter de manière assez rude, entre le changement d’école de Little Miss Sunshine et le départ à l’école seul, sans sa maman ni sa soeur pour l’accompagner de Little Smiling Buddha. Mais comme je ne sais toujours pas si et comment je vais travailler, j’aurai tout le temps pour m’occuper d’eux et remplir autant que faire ce peut leur réservoir émotionnel le matin et le soir. J’ai envie également de reprendre du temps pour moi, de continuer sur notre lancée en nous octroyant régulièrement des moments de couple avec Papa Lou et de réorganiser notre appartement après notre déménagement avorté pour la ou les dernières années qu’ils nous restent à profiter de Shanghai. J’ai des projets plein la tête et j’espère bien trouver enfin la force de les concrétiser…

Une cinquième année qui débute pleine de doutes… mais qui nous offrira très certainement de très beaux moments!

Changements de plan

Ceux qui nous suivent régulièrement sur Instagram le savent déja, mais Little Miss Sunshine doit changer d’école pour son entrée au CE1. L’école maternelle internationale dans laquelle elle allait jusqu’à maintenant permet de faire le cursus de la maternelle au CP. Nous nous étions penché sur la question dès la rentrée dernière afin d’avoir une place dans l’école que nous souhaitions la voir intégrer. Il n’y a actuellement que deux écoles pour les enfants souhaitant apprendre le Français sur Shanghai, le Lycée français et une autre école située au sein d’une école chinoise et homologuée auprès de l’AEFE.

En effet, nous n’avions pas envie de la voir partir pour le Lycée français pour plusieurs raisons: 

  • Les campus du lycée français sont situés à au moins à 45 minutes de notre domicile et elle devrait continuer à prendre le bus quotidiennement.
  • Le lycée français ne propose que quelques heures de Chinois dans son cursus, alors que Little Miss Sunshine a fait l’équivalent du CP chinois et commence déja à lire et à écrire dans cette langue.
  • Le lycée français m’apparait comme une énorme machine administrative dont rien ne sort (et c’est le retour que nous en avons eu de beaucoup de parents à Shanghai) et Little Miss Sunshine m’apparait encore bien petite pour vivre sa propre vie à l’autre bout de la ville sur un énorme campus qui mélange aussi bien les CP que les Terminales, ou presque.

Nous avions donc choisi de la mettre dans l’autre école. Cette école française est ouverte depuis de nombreuses années au coeur même de la concession française. Nous l’avons choisi pour plusieurs raisons:

  • sa situation en plein centre de Shanghai.
  • la taille humaine de son campus, surtout de la partie française.
  • la possibilité pour Little Miss Sunshine d’avoir des heures de Chinois supplémentaires et notamment de continuer à pratiquer le Chinois dans certains cours (art, musique, voir mathématiques en fonction des sections) et de rester dans un univers mi-chinois/mi-français dans lequel elle évolue depuis son entrée en maternelle.

Le seul point négatif, cette école ne propose pas de service de bus et nous avions donc fait le choix de déménager, de nous rapprocher de cette nouvelle école. Little Smiling Buddha continuant dans l’école actuelle, il avait également l’assurance d’avoir un arrêt de bus à proximité. Et en janvier, nous avons eu la confirmation de son inscription dans cette école. Nous avons décidé d’attendre le début du mois d’avril pour entreprendre nos recherches d’appartement, pour déménager au plus tard à la fin juin.

Mais…

Début avril, nous avons reçu un message de la maman d’une de mes élèves dont la grande soeur était déja au CP dans cette école et qui savait que Little Miss Sunshine y était également inscrite, nous disant que cette école fermait. On a été un peu abassourdi par la nouvelle. On ne s’y attendait vraiment pas du tout. On a d’abord cru a une rumeur non fondée. On a cherché à se renseigner par divers moyens. Jusqu’au lendemain, quand la nouvelle est tombée officiellement, nous avons reçu le mail officiel. L’école allait encore restée ouverte pour une année scolaire, donc jusqu’en juin 2019, avant de fermer définitivement. Les enfants et les enseignants seraient alors absorbés par le nouveau campus du Lycée français.

Sauf que tous nos plans s’écroulaient. Si nous déménagions, ce ne serait que pour un an. Nous aimons énormément notre appartement et notre quartier actuel, donc c’est déja à contre-coeur que nous les quittions, mais savoir qu’un an plus tard on devrait certainement encore déménager ne nous arrangeait pas du tout. J’ai été très déçu par ce changement d’école. Ce n’est pas du tout ce que j’espérais pour Little Miss Sunshine, mais nous n’avons pas le choix. Une fois le coup encaissé, il a fallu penser à la suite.

Nous avons donc contacter le Lycée français, pour savoir si il leur restait de la place pour Little Miss Sunshine au CE1. Nous sommes allés visiter un des deux campus du lycée français, sachant que pour l’un des deux campus, nous avons un arrêt de bus en bas de notre résidence. Nous avons procédé à son inscription et attendu longtemps avant d’avoir la réponse et le campus sur lequel elle allait finalement être. La réponse est tombée il y a une quinzaine de jours: elle ira sur le campus le plus éloignée de la maison, dont nous ne connaissons pas encore les arrêts de bus. De plus, ce campus fermera en juin 2019 et tout le campus sera transféré dans un autre endroit, plus au nord de Shanghai. Encore une grosse déception.

En parallèle, nous avons eu confirmation que nous allions encore pouvoir rester à Shanghai au moins deux ans. Nous déménagerons donc peut être l’année prochaine pour nous rapprocher du nouveau campus du lycée français et de l’école de Little Smiling Buddha.

Malheureusement, ce n’en est pas fini des changements de programme… Un peu en parallèle de toutes ces histoires d’école, il a fallu discuter de mon renouvellement de contrat à l’école également. Et là encore, tout ne s’est pas passé comme je l’espérais. Dans ma tête, je me voyais bien continuer avec un petit groupe de TPS l’an prochain, toujours en mi-temps car je ne veux pas pas travailler plus, mon but premier étant d’avoir du temps pour mes enfants. Mais… les frais de scolarité augmentant d’année en année, les TPS sont de moins en moins nombreux inscrits et l’école ne pouvait pas se permettre d’ouvrir une classe pour 4 ou 5 élèves, ce que je comprends tout à fait. On m’a donc proposé de prendre une classe double, une classe de TPS/PS d’une quinzaine d’enfants. Le problème étant que cela me ferait travailler à temps complet de 8h à 17h environ tous les jours de la semaine. Ce qui n’est pas du tout mon but. Comme je le disais déja plus haut, ma priorité reste avant tout de profiter de mes enfants. J’ai donc refusé ce poste.

Refuser ce poste a été difficile pour moi. Même si je sais pourquoi je le refuse et que je suis sûre de mon choix. Maintenant que la fin de l’année approche, je sais que mes P’tits Loups vont me manquer. Et je suis vraiment triste de ne pas avoir une nouvelle classe à moi l’année prochaine. Mais encore une fois, il faut avancer. Alors j’espère que de nouvelles portes vont s’ouvrir. Cette année ou l’année suivante.

Un autre poste au sein de la même école est d’ailleurs en discussion. Un poste créé pour moi, sur mesure. Un poste qui me permettrait de ne faire qu’un mi-temps. Un poste qui me permettrait de continuer à travailler avec les enfants. Je pourrai aider les différentes classes sur des ateliers et activités particulières. Je pourrai aussi aider certaines classes à travailler en petit groupe en divisant la classe en deux le temps d’une activité spécifique. Mais rien n’est moins sûr. Rien n’est encore défini. Je n’aurai l’information qu’à la fin juin.

Et même si cette opportunité ne devait pas aboutir, j’ai d’autres projets en tête… 

Il n’empêche que nous rêvons d’un peu de calme dans nos vies, d’un peu de planification à quelques mois à l’avance, histoire de voir venir les choses. Ces derniers mois ont été éprouvant