[Activité] Peinture pour la baignoire ou la douche

Grâce à une super idée trouvé chez Le pays des merveilles, en rentrant de l’école vendredi soir, Little Miss Sunshine et moi nous sommes attelées à la création d’une peinture naturelle pour peindre dans la baignoire.

J’ai utilisé la recette du Pays des Merveilles, à savoir:

  • 1 tasse de gel douche – savon d’Alep liquide dans notre cas.
  • 1 tasse de farine de maïs
  • un peu d’eau
  • des colorants alimentaires

Nous avons commencé par mélanger les deux premiers ingrédients jusqu’à obtenir la consistance lisse et souple dont nous avions besoin pour peindre, puis nous avons réparti notre mélange dans des moules à popcake – je n’avais pas de moule à glaçons sous la main. Enfin, nous avons versé quelques gouttes de colorants alimentaires dans chaque petit compartiment pour créer nos couleurs…

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J’ai demandé à Little Miss Sunshine si elle préférait peindre avec les mains ou avec des pinceaux. Elle a choisit les pinceaux.

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Enfin, je lui ai fait passer mes consignes. A savoir: Le pinceau reste dans la baignoire, il peint la paroi de la baignoire. Les carreaux autour de la baignoire doivent rester blanc. On surveille bien sa main! Et c’était parti pour une belle partie de rigolade…

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Elle a eu un peu de mal à démarrer. Je crois qu’elle a été surprise par cette proposition de peindre sur la baignoire et sur son corps. Elle est spontanément allé chercher son tablier de peinture dans sa chambre! Mais au bout de quelques minutes et après lui avoir montrer comment dessiner sur les parois de la baignoire, elle s’est prise au jeu.

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Je n’ai pas osé tester sur les carreaux de la salle de bain. D’autant que les joints en Chine sont quasi-inexistant. Mais j’ai juste eu à rincer Little Miss Sunshine et la baignoire pour que plus rien n’y paraissent! On a passé de beaux moments de complicité toutes les deux… Little Miss Sunshine a peint deux soirs d’affilé avec sa peinture. Une trentaine de minutes le premier soir et jusqu’à utilisation totale de sa peinture le lendemain – une vingtaine de minutes. Pour conserver notre peinture, nous avons juste mis un peu de film alimentaire dessus et nous y avons ajouté quelques gouttes d’eau le lendemain.

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Est-ce que ça vous tente d’essayer?  

[Grossesse] Bola

Je ne vous en ai pas encore parlé, mais elle m’accompagne depuis Noël maintenant, il s’agit de ma bola de grossesse. Si vous vous souvenez bien, j’avais découvert les bolas dès le début de ma première grossesse. Papa Lou m’en avait d’ailleurs offert une dès le troisième mois environ.

Contrairement à ce que j’avais pensé au départ, la bola ne m’aura que peu servie pour calmer Little Miss Sunshine une fois qu’elle était sortie de mon ventre. Nous l’avons fait quelques fois, mais de manière plutôt anodine. Par contre, c’est un souvenir qui fait intégralement partie de ma première grossesse. Elle a intégré la boite à bébé de Little Miss Sunshine, comme son bracelet de naissance, son premier doudou, ses premiers chaussons souples, sa première tétine,… Aujourd’hui, nous en reparlons très régulièrement avec elle. Et je regrette d’avoir laissé la boite à bébé de Little Miss Sunshine chez ses grands-parents en Alsace, j’aurai aimé pouvoir lui offrir sa bola.

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Cette fois-ci à nouveau, Papa Lou m’a offert une bola. Une jolie bola représentant deux papillons. Comme lors de ma précédente grossesse, je la porte tous les jours, sans exception. Petit Pois est encore un peu petit pour réagir aux sons, mais j’aime jouer avec la bola sur mon ventre. Little Miss Sunshine y réagissait facilement à partir du sixième mois de ma grossesse.

Ces premiers jeux sont un petit moment que je prends avec lui, juste pour nous deux. Un premier semblant de complicité naissant avec ce nouveau bébé

Et vous, avez-vous testé les bola de grossesse? 

[Menu] Repas de la semaine #17

Une semaine sans inspiration, surtout pour les repas de midi. Dur, dur parfois… Nous n’étions que deux jusqu’à mercredi soir, Papa Lou étant en déplacement.

Lundi:

  • Midi: Ravioli chinois 

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Mardi:

Mercredi:

  • Midi: Steak au brie et nouilles à la sauce tomate-basilic

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Finalement, depuis que nous sommes en Chine, je remarque que je mange beaucoup moins de viande qu’auparavant. Alors de temps à autre, un bon steak ne me fait pas de mal! Une fois grillé, j’ai laissé fondre quelques tranches de brie au-dessus. D’un autre côté, j’ai préparé une sauce tomate au basilic frais et des nouilles fraîches. Et je me suis régalée!

  • Soir: Lasagne 

Le retour de Papa Lou a signé le retour de l’inspiration… Comme quoi, parfois, il ne faut pas grand chose 😉

Jeudi:

  • Midi: Penne tricolore sauce tomate cerise et mascarpone

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  • Soir: Fondue aux fromages

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Cette fois, c’était le grand luxe! Nous avons trouvé de l’appenzeller, du comté et du gruyère suisse! 

Vendredi

  • Midi: Lasagne / Oeuf brouillé, saucisse de porc et salade de pousses d’épinards et tomates cerise

Un repas improvisé à partir de ce que j’avais encore dans le frigo. Il ne me restait pas assez de lasagnes pour un repas, j’en ai donc fait une entrée…

  • Soir: Steak et frites de patates douces au épices 

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Je vous confierai ma recette de frites de patates douces au épices au four sous peu parce qu’elles sont vraiment délicieuses! Deux fois des steaks dans une semaine, ce n’est pas arrivé depuis des mois!!!

Samedi

  • Midi: Porc sauté aux aubergines et riz

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Préparé par Papa Lou. Depuis que je ne travaille plus et qu’il rentre tard le soir, il n’a plus beaucoup l’opportunité de cuisiner et pourtant il adore ça. Alors le week-end de temps en temps, il aime se faire plaisir! 

  • Soir: Roesti burger

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Une gourmandise que nous apprécions beaucoup de temps à autre… Deux roesti cuit au four avec à l’intérieur, un steak haché, une tranche de fromage – ici de l’edam pour sandwich -, quelques feuilles de jeunes pousses de salade et quelques tranches de tomates. Miam! 

Dimanche

  • Midi: Yakiniku 

Retour au restaurant japonais. Ca va finir par devenir notre sortie dominicale! 

  • Soir: Nasi Goreng de porc aux carottes    

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Préparé par Papa Lou. Voilà bien longtemps que nous n’avions pas préparé de riz frit. C’est un tord, nous nous sommes régalés! 

Le début de semaine, avec l’absence de Papa Lou fut chaotique. Je n’ai pas réussi à trouver l’inspiration. Heureusement, la fin de semaine rattrape un peu le reste…

Et vous, qu’avez-vous mangé la semaine dernière? 

[Education bienveillante] Accueillir les émotions et gérer les pleurs

Très récemment, j’ai à nouveau pu mettre en oeuvre quelque chose que j’arrive plutôt bien à gérer depuis quelques temps, l’accueil des émotions et la gestion des pleurs de Little Miss Sunshine. Voir un enfant pleurer à chaudes larmes, surtout son enfant, c’est quelque chose qui m’était encore très difficile il n’y a pas si longtemps. Je n’avais qu’une hâte, que les pleurs cessent, que la joie de vivre apparaisse à nouveau sur son visage. A force de travail sur moi, depuis quelques mois, j’arrive à ne pas me sentir remise en question et trop directement touchée par ses pleurs. Je n’ai jamais nié ou amoindrit ses émotions, et je me suis toujours battu contre mon irrépressible envie de dire « Chut, mon ange! » ou « Ne pleure pas/Ne pleure plus, Maman est là!! », mais je lui ai certainement fait ressentir, malgré mes tentatives d’accueil de ses émotions que j’étais trop touchée par ses pleurs.

Un vendredi soir du mois de janvier, à l’heure de récupérer Little Miss Sunshine au bus, l’Ayi me tend un sac d’école qui n’est pas le sien. Je le remarque tout de suite – tous les enfants de l’école ont le même sac, mais j’ai mis le nom de Little Miss Sunshine à un endroit que je repère facilement – et là, ma petite fille souriante s’écroule en pleurant et en hurlant en comprenant qu’elle n’aura pas son sac ce soir, ni ce week-end d’ailleurs. Rien de catastrophique dans l’absolu puisqu’elle n’a pas un doudou qui lui est indispensable et inter-change ses tétines très facilement, mais c’est la première fois qu’on ne récupère pas son sac. Je crois que sous le coup de l’émotion, Little Miss Sunshine n’a pas compris ce qui se passait avec son sac. Elle avait perdu un de ses repères et en parallèle avait dû avoir une journée peut-être un peu plus difficile ou plus fatigante, et puis on était fin de semaine aussi.

J’ai juste pris Little Miss Sunshine dans mes bras, je l’ai embrassé et serré contre moi. Puis j’ai essayé de baragouiner quelques mots de Chinois qui devait signifier que je récupérerais lundi soir et dit « Au revoir! ». J’ai  tenu Little Miss Sunshine contre moi, toujours en pleurs, en lui disant de temps à autre « Pleure mon Coeur, ça fait du bien. » et nous sommes rentrées chez nous. Nous nous sommes installées l’une contre l’autre sur le canapé et j’ai attendu que ses pleurs passent. Ca a duré un bon moment. Un quart d’heure, peut être même vingt minutes. A intervalles réguliers, Little Miss Sunshine se levait du canapé et partait ouvrir la porte d’entrée et crier dans le couloir qu’elle voulait son sac. Je lui disais juste « Je comprends que tu sois triste. Ayi est désolée mais elle a oublié ton sac. Tu le retrouveras lundi matin à l’école. » J’avais droit à une crise de larmes à chaque fois lus intense. Puis nous nous blottissions à nouveau sur le canapé. Jusqu’à la prochaine escapade vers la porte…

Et d’un moment à l’autre, elle s’est calmée. Elle m’a demandé sa tétine. Je lui ai dit que nous allions en choisir une nouvelle pour ce week-end. Je pensais qu’elle allait se remettre à pleurer, mais non, elle m’a suivi. Elle a encore reniflé quelques fois et c’était fini. Cinq minutes plus tard, nous étions en pleine partie de domino, comme si rien ne s’était passé.

Little Miss Sunshine avait réussi à décharger son stress, son angoisse, ses frustrations de la journée, peut être même d’une partie de la semaine. J’ai accueilli ses émotions, et nous avons pu repartir sur de bonnes bases. Ce soir-là, elle m’a même consciencieusement aidé à préparer le repas du soir, ce qui n’était pas arrivée depuis près d’une semaine…

Ces « crises de larmes » me semblaient difficile à gérer il n’y a pas si longtemps. Aujourd’hui, je les vois vraiment comme un acte d’amour. Little Miss Sunshine a besoin de décharger son trop-plein d’émotions et c’est moi qu’elle choisit parce qu’elle se sent en totale sécurité et qu’elle sait que je l’aime de manière inconditionnelle. Une fois la « crise » passée, et elle ne dure jamais très longtemps – de 10 à 20 minutes environ – nous pouvons toutes les deux reprendre le cours de nos activités beaucoup plus sereinement… Et je dois bien avouer, que certains jours, quand je la sens tendue, nerveuse, j’attend impatiemment le moment de la crise pour qu’elle puisse se décharger et que tout aille de nouveau mieux…

Et vous, comment gérez-vous les décharges d’émotions de vos enfants? Arrivez-vous à ne pas vous sentir anéanti par leurs pleurs? 

[Un mois, un mot] Mon programme

Je ne suis vraiment pas une adepte des bonnes résolutions de début d’année. J’y pense quelques jours ou quelques semaines après les avoir prises, j’oublie, j’y reviens l’une ou l’autre fois au courant de l’année pour finalement remarquer à chaque nouvelle année qui débute que mes bonnes résolutions se renouvellent d’année en année…

Mais 2015 est une année un peu particulière pour moi, tout comme l’aura été 2014 d’ailleurs. Et une des résolutions importantes que j’aimerai prendre et à laquelle j’aimerais me tenir cette année est d’écrire. Ecrire pour le blog, écrire pour moi, écrire le roman que je rêve d’écrire depuis des années. Et ma nouvelle situation de femme d’expat me laisse enfin le temps dont j’ai toujours rêvé. Je ne veux donc pas passer à côté.

Je suis tombée il y a quelques semaines, un peu par hasard, sur un article de Marjoliemaman qui traitait d’un rituel qu’elle avait mis en place sur son blog au courant de l’année dernière. Elle avait intitulé cela: Un mois, un mot. Et je dois bien dire que son concept m’a tout de suite interpellé et parlé. J’ai donc décidé de me l’approprier, de le mettre à ma sauce, et d’en faire en quelque sorte un début de réflexion pour me pousser à écrire. En parallèle, chaque mois, la thématique, le mot correspondra à un défi que je veux relever avant la fin de l’année. Je publierai le billet correspondant à chaque fin du mois ou tout début du mois suivant pour vous raconter mes efforts en la matière durant le mois concerné.

  • Janvier: Plaisir 

Reprendre goût à tous les petits plaisirs que l’on peut s’offrir quotidiennement qui nous mettent du baume au coeur et qui nous aide à avancer…

  • Février: Sport

Reprendre goût à l’activité physique, notamment dans le cadre de ma grossesse, en faire une sorte de rituel, de saine habitude. J’ai très peur de reprendre autant de poids qu’à ma première grossesse – même si j’ai très facilement perdu plus que je n’avais pris.

  • Mars: Thé

Une autre passion que je ne pratique jamais autant que je le voudrais, même si c’est celle que je pratique certainement le plus!

  • Avril: Lecture

Reprendre un rythme de lecture plus soutenu car ça me manque terriblement. Après des années de lectures plus qu’intensives, je suis très en manque et en parallèle toujours en panne de lecture…

  • Mai: Découverte

Parce que c’est entre autre pour ça que nous avons décidé de partir vivre à l’autre bout du monde. Pour découvrir chaque jour de nouvelles choses, à chaque coin de rue et s’émerveiller, toujours de ce que nous offre le monde…

  • Juin: Naissance

Ce mois sera marqué par la naissance de notre deuxième enfant. J’espère pouvoir vous dire mes ressentis…

  • Juillet: Renaissance

La renaissance de notre famille, à quatre cette fois.

  • Août: Ecriture

Le défi principal de mon année. Je vous expliquerai ce que ça m’apporte, ce que ça représente pour moi. Ce sera une sorte de bilan à mi-parcours également.

  • Septembre: Organisation

La deuxième rentrée de Little Miss Sunshine. Le chamboulement des premiers mois de l’arrivée de notre deuxième enfant devrait en parallèle commencer à diminuer, on devrait petit à petit reprendre nos marques…

  • Octobre: Goût

L’arrivée de l’automne, ma saison préférée, est toujours un grand moment de bonheur culinaire pour moi. Sucré ou salé. Je vous en parlerai de manière plus détaillé.

  • Novembre: Bricolage

L’arrivée de la fin de l’année me donne toujours envie de bricoler encore plus avec Little Miss Sunshine. Que ce soit pour l’Avent, pour Noël ou pour l’Hiver, toutes les excuses sont bonnes!

  • Décembre: Cocooning

Un mois pour profiter de la douceur de son foyer, pour faire entrer la lumière et la chaleur pour affronter l’hiver.

Au tout début de l’année 2016, je ferai un bilan de cette année de Un mois, un mot. J’espère que ces défis me permettront de mettre en place des routines pour me faire conserver mes efforts sur le long terme…

Si certains d’entre vous veulent me rejoindre dans ce joli défi, qu’ils n’hésitent pas à m’en faire part. Je vous lirai avec grand intérêt! 

[Recette] Crevettes à la mangue

Me revoilà avec une recette toute simple, mais un peu simpliste à mon goût, réalisée lors de mes cours de cuisine chinoise au mois de décembre: les crevettes à la mangue. Personnellement, Papa Lou réalise une recette bien plus savoureuse, – il faudrait d’ailleurs que je lui demande la recette -, mais c’est typiquement un plat rapidement préparé qui me conviendrait tout à fait pour déjeuner.

Ingrédients pour 6 personnes:

  • 1,2kg de crevettes crues congelées (ou 600g de crevettes crues décongelées et décortiquées)
  • 1 mangue fraîche
  • 1 blanc d’oeuf
  • 1 louche + 1 cuillère à soupe d’huile de tournesol
  • 1/2 cuillère à café de bouillon de poule
  • 2 cuillères à café de farine de maïs
  • 1 cuillère à café de vinaigre de riz
  • 1 pincée de sel

Pour la préparation, commencez par faire décongeler les crevettes au réfrigérateur la veille. Le lendemain, il faut les décortiquer et bien les sécher dans un torchon propre.

Dans un bol, mélanger les crevettes décortiquées avec un blanc d’oeuf, une pincée de sel et une cuillère à café de farine de maïs. Réservez.

Laver et peler la mangue. La couper en tranches, puis en morceaux pas trop petits. Réservez.

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Dans un wok, verser une louche d’huile de tournesol. Quand l’huile est bien chaude, faire frire les crevettes 2 minutes. Puis les égoutter.

Dans un autre wok, faire réchauffer à feu doux un grand verre d’eau avec une demi cuillère à café de bouillon de poule, une cuillère à café de farine de maïs et une cuillère à café de vinaigre de riz avant d’y ajouter les mangues et les crevettes.

Laisser revenir quelques minutes. Arroser d’une cuillère à soupe d’huile de friture avant de servir.

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Bon dégustation!  Et n’oubliez pas de me donner votre avis si vous réalisez la recette!  

Etre parent … n’est pas un jeu d’enfant!

Grâce aux Supers-parents, Camille et Olivier, une conférence inédite d’Isabelle Filliozat, intitulé « Etre parents… n’est pas un jeu d’enfant! » était disponible sur le site de Parentalité Consciente durant une grande partie du mois de janvier.

A titre indicatif, la conférence est à voir ou à télécharger gratuitement à cette adresse jusqu’à aujourd’hui inclus.

J’apprécie énormément les livres d’Isabelle Filliozat. D’ailleurs J’ai tout essayé! et Au coeur des émotions de l’enfant sont un peu devenu mes référents depuis que je les ai lu. J’aurai beaucoup aimé pouvoir participer à une des conférences de l’auteur, mais notre expatriation en Chine ne nous en a pas donné l’occasion. C’est donc avec un immense plaisir que j’ai visionné cette vidéo d’une heure quarante-cinq.

Je ne vais pas vous en faire un récit détaillé, mais j’aimerai noter ici quelques unes des principales idées que je veux retenir de cette conférence.

  • Il faut se concentrer sur les besoins de l’enfant et interpréter le comportement comme un message que l’enfant essaie de nous faire passer. Un comportement inapproprié est un besoin non assouvi ou une émotion refoulée.
  • Lorsque l’on donne un ordre à un enfant, par exemple « Vas chercher ton cartable! », le cerveau de l’enfant donne l’ordre à ses jambes de courir jusqu’à sa chambre, mais une fois dans sa chambre, comme il n’a pas fait fonctionner son cerveau pré-frontal, il lui est impossible de se souvenir ce qu’il est venu y faire. Il suffit de faire fonctionner son cerveau pré-frontal pour régler le problème, en lui demandant par exemple ce qu’il lui faut pour aller à l’école.
  • Il faut neuf mois à un petit humain pour s’attacher pleinement à sa figure d’attachement principale: c’est sa source de sécurité. Les enfants qui ont un très fort attachement avec leur figure principale d’attachement développent des compétences émotionnelles, sociales et intellectuelles supérieurs aux autres enfants. L’attachement est le besoin principal de l’être humain, il prime même sur le besoin de se nourrir.
  • L’enfant se nourrit de sa figure d’attachement. Si cette personne travaille ou est absente de la maison en journée, inconsciemment l’enfant aura besoin de s’hyper-nourrir quand sa figure d’attachement revient. C’est pour ça, par exemple que l’endormissement d’un enfant peut être problématique avec sa figure d’attachement: son réservoir n’est pas plein, l’enfant reste réveillé. Mais le cas inverse existe aussi, il s’endort spontanément avec sa figure d’attachement, mais avec aucune autre personne de son entourage, car il se sent en totale sécurité avec la première.
  • Un enfant ne confie ses difficultés qu’à sa figure d’attachement principale. Un mammifère a besoin de sécurité pour se laisser aller. Ce qui explique par exemple que lorsque l’on va chercher son tout-petit à la crèche, on nous dit qu’il a été sage comme un ange toute la journée et qu’à peine on quitte la crèche, le petit se met à hurler, à pleurnicher, à réclamer… Il décharge les émotions accumulées au cours de sa journée: c’est un geste d’amour!
  • En jouant simplement avec un enfant, on peut remplir son réservoir affectif, même si on n’est pas sa figure d’attachement principale. Par le jeu, on lui exprime qu’on est là pour lui. L’enfant se sent alors en confiance et les jeux peuvent se terminer dans les cris et les pleurs puisqu’il va alors pouvoir décharger son stress de la journée.
  • On se demande souvent s’il faut punir ou laisser faire comme s’il n’y avait que ses deux choix. Mais quand il y a blocage, le blocage vient des deux: de l’adulte et de l’enfant. Pour ne pas en arriver à une situation de blocage, il faut écouter les émotions et les besoins de l’enfant. Ce qui est compliqué, c’est que les enfants ne disent pas forcément ce qui se passent réellement. Par exemple, un enfant rentre de l’école et chaque soir, juste avant le repas, il réclame de faire du roller. La mère refuse car c’est l’heure de manger. Mais en fait, l’enfant a besoin de relâcher les tensions avant de passer à table, mais ne sait pas l’exprimer. Une solution alternative serait par exemple de lui proposer une séance sur le trampoline. Une demande exagérée, une émotion disproportionnée cache souvent un besoin non assouvi. Il faut trouver une solution ensemble.
  • Les émotions réprimées ne sont pas psychologiques, elles sont physiologiques. Elles se passent dans tout le corps. L’amygdale lâchent des hormones qui se propagent à travers tout le corps, c’est seulement après que notre cerveau va pouvoir se mettre en marche et tempérer les émotions, dans la mesure où il a la maturité nécessaire.
  • Trois réactions naturelles en cas de stress: l’attaque, la fuite et le figement. La plupart du temps, en cas de stress, les enfants se figent, comme une souris morte et gardent tout le stress en eux. Lorsqu’ils se défigent enfin, ils vont avoir besoin d’agresser pour se libérer du stress. Si la figure d’attachement est assez forte, c’est vers elle qu’il va déverser son agressivité: c’est une preuve d’amour! Si ce n’est pas le cas, il déversera alors son agressivité sur ses petits camarades, sa petite soeur, ses petits cousins…
  • La seule solution quand ça ne va pas, c’est le câlin. Faire un câlin permet de faire se propager de l’ocytocine dans le corps. L’amour n’est pas une récompense, c’est un carburant. 
  • Quand un parent n’a pas eu l’attachement dont il avait besoin dans son enfance, son amygdale est hypersensible dans son cerveau. Les capteurs d’ocytocine diminuent. Face à un enfant qui pleure, le cerveau de l’adulte va l’interpréter comme un danger et va libérer de l’adrénaline à la place de libérer de l’ocytocine. Ce parent aura besoin de guérir de son histoire et de beaucoup de câlins de la part de son entourage pour retrouver progressivement un niveau d’ocytocine correct.
  • On sait aujourd’hui que si un enfant est maltraité, cela provoque des mutations génétiques. La violence s’inscrit dans ses gênes pour trois générations!
  • Avec le besoin d’attachement, l’autre grand besoin est celui du libre arbitre. L’être humain a besoin de pouvoir faire par lui même. Il est par exemple vain de faire de grandes phrases d’explication à un adolescent. Un seul mot suffit, cela lui laisse le choix de la réflexion et du libre arbitre.

Voilà les points principaux que j’ai envie de retenir de cette conférence.

Et vous, avez-vous déja particpez ou aimeriez-vous participer à une telle conférence? 

[Promenade] Au coeur de l’Ex-Concession française

Par une triste matinée du mois de janvier, accompagnée par un léger crachin et du brouillard, j’ai pris le taxi juste après avoir déposé Little Miss Sunshine à son bus et je me suis rendue au coeur de la Concession française où nous attendait un très sympathique guide pour une visite historique et culturelle du quartier. J’aime ces visites de Shanghai, organisées par des guides plus ou moins amateurs mais passionnés par leur ville d’accueil grâce au Cercle Francophone de Shanghai.

La visite était concentrée sur quelques rues, notamment la Julu Lu et la Changle Lu.

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Nous avons commencé par nous rendre dans une petite ruelle, pour voir la maison où  a vécu Cai Yuan Pei, une des figures importantes de l’éducation chinoise et du soutien du droit des femmes au début du XXème siècle. Il a notamment été ministre de l’éducation dans les années 1910 et président du Yuan de contrôle à partir de 1926. A noter, la maison se visite.

Puis nous avons parlé des villas qui bordent la Julu Lu. De leur rénovation parfois hasardeuse…

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Du fait que cette partie de la rue appartienne encore à l’armée de l’air chinoise et qu’il faut des autorisations spéciales de l’armée pour pouvoir y acheter un logement.

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Nous avons continué à flâner et à papoter, le nez en l’air à regarder les câblages électriques qui m’impressionnent toujours autant…

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… puis le nez au sol à observer les quelques rares bornes que nous avons rencontré…

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Nous nous sommes promenés dans quelques uns des Lilongs de la Julu Lu.

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Nous y avons rencontré un sympathique vendeur ambulant de produits ménagers qui s’est prêté au jeu des photos…

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Certains de ses Lilongs sont classés et régulièrement rénovés. La vie y est certainement plus simples que dans d’autres… Mais les jeunes Chinois ne veulent plus y vivre. Les Lilongs font partis de ce qu’ils aimeraient oublier, d’un passé encore douloureux. Ce sont plutôt les personnes âgés ou les Chinois qui ont longtemps vécu à l’étranger qui sont attirés par ce type de logement. Dans l’ancienne ville, les Lilongs sont largement rasés.

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Voici la porte d’un Shikumen. Un des logements autrefois réservé aux plus riches dans les Lilongs.

Puis nous sommes allées visiter la résidence Moller, aujourd’hui transformée en hôtel. Visiter est un bien grand mot, on peut surtout voir la villa et les jardins de l’extérieur. A l’intérieur, l’accès est réservé aux gens qui y séjournent. C’est une sorte de boutique-hôtel comme les Chinois les aime tant. Mais le cadre atypique donne envie d’y séjourner et le prix n’est pas exhorbitant.

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La légende voudrait qu’un riche suédois ait fait construire cette belle villa à sa fille, suivant un rêve qu’elle avait fait…

Puis nous avons repris notre chemin… Certaines villas, par manque d’espace à Shanghai, ont été transformées en école.

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Et puis, un peu plus loin, au fond d’une ruelle étroite, on se retrouve dans un espèce de bidonville en plein centre de la Concession française. Un endroit comme oublié de la ville…

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Et on ressort à côté de la Huai Hai Lu, la rue du divertissement et du shopping, les Champs Elysées de Shanghai. On y trouve des hôtels mytiques tels que la résidence Cathay ou l’ancien cercle sportif français, devenu le Okura Garden Hôtel.

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Nous sommes d’ailleurs montés au 33ème étage de l’Okura Garden Hotel afin de mieux visualiser l’étendue de l’Ex-Concession française.

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On repère très facilement la Concession. C’est l’endroit où l’espace est le plus préservé, où les grattes-ciel n’ont pas encore tout envahit.

Il faisait décidément frais ce jour-là et nous avons été content de terminer la visite par un déjeuner dans un restaurant chinois… 

[Menu] Repas de la semaine #16

Une nouvelle semaine qui s’ouvre et avec elle la traditionnelle, ou presque, liste des repas de la semaine passée. La voici donc:

Lundi

  • Midi: Pipe Rigate sauce au pesto
  • Soir: Parmentier de boeuf aux carottes

Les restes de la veille. 

Mardi

  • Midi: Yakisoba à ma façon

J’ai fait revenir un blanc de poulet avec une carotte. J’y ai ajouté deux cuillère à soupe de sauce soja. En parallèle, j’ai fait cuire des nouilles chinoises fraîches. Quand mon poulet était bien cuit et les carottes encore légèrement croquantes, j’y ai ajouté les nouilles, une cuillère à café de vinaigre de riz et le jus d’un citron. J’ai fait sauté le tout et dégusté! 

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  • Soir: Soupe aux légumes du soleil / Pain et fromage

Une délicieuse soupe préparé avec l’aide de Little Miss Sunshine. Nous y avons mis deux poivrons, une courgette, deux carottes, deux tomates, une gousse d’ail et un oignon. Nous nous sommes régalées!

Mercredi

  • Midi: Pipe Rigate sauce poulet et carotte au fromage frais

J’ai utilisé les restes du poulet et des carottes grillés dans la sauce soja. Pour en faire une sauce, j’y ai ajouté une belle dose de Saint Moret. C’est parfait pour un repas vite fait! 

  • Soir: Soupe aux légumes du soleil / Pain et fromage

Les restes de la veille

Jeudi

  • Midi:  Soupe de petit pois à la crème de coco / Boeuf aux champignons / Bao Zi / Piment farci / Nouilles sautées 

Après une belle promenade dans la Concession française, nous avons déjeuner entre Français dans un restaurant chinois de la Changle Lu, le Polo.

Selon ma recette que vous trouverez là-bas. J’ai juste remplacé le mascarpone par du chèvre frais. 

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Vendredi

Les restes de la veille. 

  • Soir: Soupe de courge, patate douce et poivron / Poulet aux dattes et semoule / Mini-cake pomme-cannelle

Une soupe préparée selon la recette de Papilles & Pupilles ou presque. Pour le poulet aux dattes, j’avais envie d’un tajine. Mais pas de plat à tajine à Shanghai. J’ai donc improvisé: un oignon, 250g d’aiguillettes de poulet, 200g de dattes dénoyautées, du paprika, de la cannelle, du poivre, un peu de rhum, du bouillon de poule. J’ai fait revenir l’oignon. J’y ai ajouté le poulet. Une fois bien cuit, je l’ai fait flamber au rhum. J’y ai enfin ajouté les dattes et les épices. Et enfin le bouillon de poule et j’ai couvert d’eau. J’ai laissé cuire à couvert pendant 1h dans ma cocotte en fonte. Pour évaporer un maximum le jus et ne garder qu’une délicieuse sauce, j’ai terminé par une dizaine de minutes à feu vif. A déguster avec un peu de semoule à la cannelle…  

Samedi

  • Midi: Poulet basquaise et riz

Préparé par Papa Lou, il nous a régalé! 

  • Soir: Gyozza / Pizza

Vite fait, bien fait! Parfait pour un plateau télé…

Dimanche

Nous n’étions que deux ce dimanche midi. Papa Lou nous a quitté peu avant le déjeuner pour un déplacement au Japon. Nous avons donc préparé notre repas à quatre mains…selon la recette qui est là-bas.

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Soir: Conchiglie sauce au citron

Recette au citron réclamé par Little Miss Sunshine…

Et vous, qu’avez-vous mangé cette semaine? 

[Grossesse] Le projet de naissance

Lors de la première grossesse, nous n’avions pas préparé de projet de naissance. En effet, pour la naissance de Little Miss Sunshine, beaucoup de choses étaient bien trop flou dans ma tête, j’ai envie de dire par manque d’expérience… La seule chose que je désirais par-dessus tout était de pouvoir avoir le soutien de Papa Lou à tout moment. Ce que j’ai eu la chance d’avoir. J’avais décidé de faire confiance à l’équipe médicale sur place le jour J. Compte tenu de la manière dont c’est déroulée la naissance de Little Miss Sunshine, je pense que de toute façon, se tenir à un projet de naissance aurait été quasi-impossible…

Avec le recul, je peux dire que j’ai mal vécu le début de mon accouchement. Ma prise en charge chaotique lors de mon arrivée à l’hôpital, la panique du personnel hospitalier à plusieurs reprises au cours de mon accouchement, les nombreux toucher vaginaux et la pose d’une sonde urinaire, le fait d’être branché à cinq produits différents répartis dans deux bras, sans compter la péridurale et le tensiomètre en continu… Finalement l’expulsion, elle, s’est plutôt bien passé si ce n’est que j’étais épuisée.

Pour diverses raisons, il y a des choses que j’aimerai ne pas revivre pour cette deuxième naissance, et d’autres que j’aimerai au contraire pouvoir vivre ou vivre différemment. Pour ce deuxième bébé, nous avons donc décidé de créer un projet de naissance. Pour moi, ce projet de naissance est avant tout une manière de communiquer mes angoisses et mes attentes à l’équipe médicale (surtout la gynécologue qui me suit et qui sera présente le jour J). C’est une manière pour moi de parler avec ma gynécologue de ce que je désire ou pas, de ce que j’attends d’un accouchement ou pas pour qu’on apprenne à mieux se connaître et que si des choses se passent vraiment différemment en Chine, je puisse m’y préparer. Je le considère avant tout comme un outil de communication pour éviter tout énervement ou incompréhension inutile le jour J.

Je suis en pleine rédaction de notre projet de naissance. Nous en avons parlé avec Papa Lou. Il estime avant tout que pour tout le côté « technique » et les « soins » que l’on peut me porter, c’est à moi de choisir et de décider. Le jour J, il sera là pour défendre mes attentes. Nous avons parlé ensemble des sujets qui concerne le bébé ou le Papa et nous sommes d’accord sur la manière dont nous voulons accueillir ce deuxième bébé.

La difficulté réside plutôt dans le fait qu’une fois mon projet de naissance rédigé en français, je vais devoir le traduire en anglais. Ensuite, il faudra que j’arrive à en parler ouvertement avec ma gynécologue, mais de ce côté-là je ne suis pas inquiète, elle a l’air plutôt ouverte. J’espère ne pas être trop étonné par certaines pratiques dans les hôpitaux chinois. Dans tous les cas, en en parlant bien avant, j’aurai au moins le temps de m’y préparer ou d’en rediscuter plus tard avec ma gynécologue pour essayer de faire évoluer les choses en ma faveur…

Et vous, avez-vous rédigé un projet de naissance? Et avez-vous réussi à vous y tenir le jour J?