Ce que nous retenons du confinement

Voilà plusieurs semaines que j’ai envie d’écrire cet article. J’avais envie de vous partagez ce que nous retenons du confinement, de ce moment si spécial et hors du temps que l’on aurait jamais pensé vivre.

Pour re-situer les choses, Little Smiling Buddha et moi sommes tombés malades – certainement une bronchite, mais ça pourrait tout aussi bien être le coronavirus – au début du mois de mars. C’était alors mon dernier mois de grossesse, j’étais très fatiguée et avec les nouvelles du coronavirus qui arrivait, nous avons décidé de nous confiner avant l’heure. Nous toussions beaucoup, et je n’ai plus osé mettre Little Miss Sunshine à l’école, de peur que nous ayons effectivement attrapé le coronavirus – ce que nous ne saurons jamais. Papa Lou avait déja commencé le télétravail pour me soulager dans les tâches quotidiennes, quelques jours par semaine. Quand la nouvelle du confinement est tombée, cela faisait près d’une semaine que nous étions déja confiné. En gros, nous sommes restés confinés du 11 mars au 22 juin (hors rencontre avec mon frère, mes parents et les parents de Papa Lou après le déconfinement officiel)

Le bilan global de cette période est très positif pour nous. Malgré les incertitudes et quelques angoisses au moment de mon accouchement notamment, nous avons très bien vécu cette période si particulière. Il faut dire que notre expérience d’expatriation, nous a beaucoup aidé.

Voici d’ailleurs ce que nous aimerions retenir de cette période:

    • Nous avons renoué avec du vrai temps long et de qualité en famille. Cela nous a permis de resserrer les liens, exactement comme c’est le cas au début d’une expatriation: on ne peut compter que sur soi et sa famille, on est à la limite voire hors de notre zone de confort, on passe un temps assez long en vase clos, on est dans l’incertitude sur beaucoup de sujets…
    • Nous avons eu l’occasion d’accueillir Petite Panda dans notre cocon familial sans aucune intervention de l’extérieur, de passer beaucoup de temps tous ensemble et avec elle, ce qui a grandement facilité son intégration à la fratrie.
    • Nous avons eu le temps de faire encore plus de choses nous-mêmes: du tofu, de la bière, du savon, de la poterie, du vin de pissenlit, des légumes lacto-fermentés, des conserves, du fromage, des viandes et des poissons fumés, du liniment oleo-calcaire, du produit pour le lave-vaisselle …
    • Nous avons fait l’école à la maison et nous avons largement remplit les objectifs que nous nous étions fixé: prendre du plaisir, trouver des alternatives aux apprentissages formels envoyés par la maîtresse, finir le programme de CE2 pour Little Miss Sunshine,… Nous nous sommes prouvés que c’était possible et que l’IEF était une alternative possible pour notre famille si nous l’estimons nécessaire.
    • Nous avons pu discuter, faire évoluer et revoir nos objectifs de vie et de couple à court et moyen terme: je suis entrain de lancer ma boutique de thé en ligne, mon mari a décidé de faire plus de télétravail dorénavant, nous nous lancerons dans la recherche d’une maison à acheter dès cet automne… La dernière fois que nous avions fait un point sur nos objectifs, nous étions sur le point de rentrer en France, suite à la fin de notre expatriation en Chine.

Je ne nie pas la dose de stress qu’à pu nous apporter cette période à certains moments, mais j’en retiens que ce re-centrage sur nous et sur notre famille est arrivé par la force des choses à un bon moment pour nous. Nous avons su en tirer beaucoup de positif et je suis fière de notre gestion à tous durant ce moment particulier.

Et vous, avez-vous réussi à tirer du positif des derniers événements? 

Grossesse – Mon état d’esprit pour cette troisième grossesse et mes indispensables

Me voilà a déja quatre mois de grossesse et je n’en ai même pas encore vraiment parlé sur le blog, juste pour vous annoncer cette jolie nouvelle.

Je dois bien dire que je ne sais absolument pas à quel stade exact de la grossesse je suis et quand je me pose la question, je dois chercher sur un calculateur sur Internet 🙂 J’ai vérifié pour écrire cet article, et j’en suis à 19 semaines d’aménorrhée et 17 semaines de grossesse. Ce qui veut dire que j’en suis presque à la moitié de ma grossesse! 

Je dois bien dire que mon état d’esprit pour cette grossesse est bien différent de mes deux précédentes grossesses.

Pour la première, tout était neuf, j’étais un peu angoissé, je bossais comme une folle sans trop penser à la grossesse au courant de la journée, j’ai finalement été arrêté deux semaines avant l’heure car totalement épuisée, je ne me suis pas posée plus de questions que ça sur l’accouchement, j’ai participé aux cours de préparations à l’accouchement de l’hôpital et je me suis simplement convaincu que vu le nombre de bébé qui naissait chaque jour sur terre, si les autres y arrivaient, je devais bien y arriver.

Pour la deuxième, j’étais en Chine, j’avais l’angoisse de devoir accoucher en anglais et de ne pas connaître les us et coutumes de l’accouchement en Chine. Je ne voulais pas me retrouver dans une situation que je n’aurai pas souhaité, j’ai donc fait un projet de naissance détaillé dont j’ai beaucoup parlé avec mon gynécologue chinois (je voulais une naissance moins médicalisée que la première, mais surtout être sûre que l’on avait bien compris ce dont je ne voulais pas) qui ne cessait d’approuver toutes mes demandes (comme le font toujours les Chinois!) et je n’étais qu’à moitié rassuré! Mais sinon j’étais très calme et reposée. J’ai beaucoup dormi, eu beaucoup d’aide de la part d’Ayi en fin de grossesse. J’ai concentré mon temps sur la préparation de Little Miss Sunshine à l’arrivée de son petit frère.

Cette troisième grossesse est plus fatigante mais paisible. Je sais exactement ce que je veux pour mon accouchement et je sais que je serai capable de mener ce projet à terme, sauf cas de risque majeur. J’ai la chance d’avoir trouvé un endroit qui me correspond tout à fait pour accoucher, à trente minutes de chez moi et je vous en parlerai certainement plus en détail à l’occasion.

Concernant la grossesse en elle-même, je n’ai eu que très peu de nausées, qui ont duré très peu longtemps, contrairement à ma deuxième grossesse qui m’a rendu malade durant près de trois mois. J’ai des douleurs au nerf sciatique depuis quelques semaines, mais je pense qu’un passage chez l’ostéopathe devrait me soulager.

J’avais envie, dans cet article de vous partager mes indispensables pour la grossesse au bout de trois expériences. Mais comme je suis plutôt minimaliste, je vais plutôt vous dire qu’on a besoin de rien durant une grossesse que de prendre soin de soi et de s’écouter le plus possible.

J’ai trois choses qui m’ont suivi d’une grossesse à l’autre, et ce sont:

  • les pantalons de grossesse avec un large bandeau qui recouvre le ventre dès le troisième mois, voire même avant, car mon ventre ne tolérait plus aucune pression au niveau de la ceinture. J’en ai acheté quelques uns au cours de ma première grossesse, qui m’ont servi pour la deuxième et me servent toujours pour la troisième. J’avais complété avec deux nouveaux pantalons de grossesse lors de ma deuxième grossesse et je compléterai en seconde main avant la fin de cette grossesse si nécessaire.
  • un coussin d’allaitement qui me suit depuis ma première grossesse. Pour moi, c’est l’idéal pour dormir, pour me caler, caler mon ventre sans avoir trop de gênes. Je l’utilise également beaucoup à la naissance de bébé, la nuit ou sur le canapé tant que bébé ne bouge pas.
  • l’huile de rose musquée bio à badigeonner dès le début de la grossesse sur le ventre pour l’assouplir et éviter les vergétures. Je l’ai fait sans conviction pour ma première grossesse. J’ai pris 36kg et je n’ai aucune vergeture – il faut vraiment que je vous raconte un jour mes grossesses et mes accouchements. Depuis, c’est un essentiel pour moi.

Alors que j’ai eu besoin de connaître le sexe du bébé pour me projeter vraiment dans la grossesse pour mes deux premiers enfants, je ne veux pas savoir pour ce troisième bébé. Nous avons tous ensemble choisi de garder la surprise jusqu’au bout.

Il faut dire que depuis la grossesse de Little Miss Sunshine, il y a maintenant presque neuf ans, nous en avons parcouru du chemin! Elle m’a montré la voie de l’allaitement et de la parentalité respectueuse. A son tour, Little Smiling Buddha m’a permis de dépasser mes craintes d’accoucher dans une langue qui n’était pas la mienne, il m’a aidé à guérir mon âme de l’accouchement très médicalisée de Little Miss Sunshine, il a fait de l’allaitement une évidence, il m’a prouvé qu’on pouvait être épuisée encore longtemps après la naissance et l’arrivée d’un bébé, et que l’arrivée d’un nouveau membre créait une large et parfois longue remise en place pour chaque membre de la famille, même bien préparé.

Nous avons longtemps attendu avant de nous lancer dans le projet de ce troisième bébé. Rapport à l’épuisement, au chamboulement que Little Smiling Buddha et son intensité ont provoqué chez nous. Je parlais ici de mon idée de l’écart d’âge idéal entre deux enfants, quelques mois avant la naissance de Little Smiling Buddha, et je suis encore en accord avec tout ce que j’ai dit. Je suis totalement en accord avec moi-même car j’ai pu donner tout ce dont Little Smiling Buddha avait besoin: portage, allaitement, nuits sans sommeil, câlins, réassurance, écoute, jeux … pendant quatre ans et même un peu plus. Il a été intense et très demandeur (et l’est d’ailleurs toujours), je n’aurai pas eu la force de donner plus ou de donner à un nourrisson sans avoir le sentiment de passer à côté de l’un ou de l’autre.

Little Miss Sunshine aura donc presque 8 ans et demi et Little Smiling Buddha quasiment 5 ans à la naissance de ce nouveau bébé. Et c’est parfait ainsi!

Et vous, avez-vous eu des états d’esprit équivalent ou complètement différents durant vos différentes grossesses? 

[Education bienveillante] Se découvrir grande soeur

Je n’ai jamais eu d’attente particulière en ce qui concerne la relation entre Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha. Je suis l’aînée et j’ai un petit frère de quatre ans plus jeune. Nous avons toujours eu une bonne relation tous les deux et nous n’avons pas eu trop à souffrir de cette relation (peut être mon jeune frère a-t-il eu à souffrir un peu plus de comparaisons). Mais j’ai eu le cas autour de moi de fratrie qui se déchirait ou de soeurs qui se détestaient. Je ne pensais pas qu’une petite fille de 3 ans et demi et un nourrisson pouvait nouer des liens, surtout pas aussi fort. Que peut-il y avoir de réellement intéressant pour une enfant de même pas 4 ans à un nourrisson qui ne fait que dormir, manger ou pleurer. Il est pourtant évident que je souhaite que mes enfants aient une belle relation.

Première rencontre. On m’avait dit que mon aînée allait me paraître tellement grande face à mon nouveau-né. Mais je ne l’ai pas vu différente de d’habitude quand elle est arrivée. Elle était émue, elle avait besoin de moi après deux jours sans sa maman. Elle avait besoin de savoir que j’étais toujours là, que rien n’avait changé dans notre relation. Je l’ai sentie vulnérable, apeurée, pleine de questions face à son nouveau statut. Et moi aussi j’avais besoin d’être rassuré. Alors nous avons commencé par de longs câlins, avant de lui présenter son frère sereinement quelques dizaine de minutes plus tard.

Répondre à ses besoins le plus rapidement possible, malgré la présence de son frère a été une priorité pour moi les premières semaines. Je voulais qu’elle sache que rien ne changeait, que j’étais toujours là pour elle. Cela n’a rien de facile ou d’évident avec un nouveau-né, mais j’ai réussi a toujours trouvé une solution, une alternative, lorsque j’étais trop occupé pour faire ce qu’elle me demandait. Je continue à prendre du temps avec elle, régulièrement. Nous nous octroyons régulièrement des moments juste toutes les deux, ou nous parlons de nous, de nos attentes l’une envers l’autre, sans jamais mentionner son frère. Ses moments sont nos moments à toutes les deux, nous ne faisons intervenir personne d’autres.

Malgré cela, dans les deux-trois semaines qui ont suivi notre retour à la maison, j’avais du mal à être positive avec Little Miss Sunshine. Je passais une grande partie de la journée à lui dire « attention! » ou « doucement! » ou tout simplement « non! ». Je n’arrivais plus être bienveillante quand elle s’approchait de son frère. Je ne pouvais m’empêcher d’intervenir au point de la frustrer. Je le savais, je le sentais, mais je n’ai pas réussi faire autrement. Et puis j’ai lu quelque part qu’il s’agissait d’une réaction tout à fait naturelle, qu’à la naissance d’un second bébé, on se focalise sur ce nouveau bébé et on chasse instinctivement le premier né. C’est le plus souvent la norme dans le règne animal. Le tout est d’en prendre conscience. Et dès que j’en ai pris conscience, j’ai su lâcher prise.

Inspirée par ma lecture de Frères et soeurs sans rivalité juste avant mon accouchement, j’ai décidé de leur faire confiance. C’est à eux deux, frère et soeur, de construire leur relation. Je n’ai pas à m’en mêler si je ne veux pas créer de déséquilibre dans leur relation. J’ai décidé de prendre Little Miss Sunshine à part, de lui expliquer qu’elle devait prêter attention à son frère, qu’il était particulièrement fragile et vulnérable, qu’il avait besoin d’attention, de douceur et d’amour, que je savais qu’elle saurait bien s’en occuper et que je lui faisais confiance. Et depuis, je n’interviens plus qu’en cas de réel danger.

Je ne dis plus rien. Et ils ont déja tissé une magnifique relation. Il faut voir le regard de Little Smiling Buddha quand il voit entrer sa soeur dans son champs de vision. « Maman, regarde, il a des étoiles dans les yeux! » comme elle me dit. Et je suis fière de voir l’empathie et la bienveillance dans les gestes et les paroles de Little Miss Sunshine.

Bien sûr, parfois elle ne veut plus de son frère, comme elle le dit. Je lui réponds simplement que je conçois tout à fait que ce soit difficile pour elle, qu’elle a le droit de ne pas l’aimer à ce moment précis, que ce n’est pas tous les jours faciles dans une fratrie. Je l’écoute et la rassure sur mes propres sentiments à son égard. Elle repart jouer et quelques minutes plus tard revient rassurée. Je veux qu’elle sache qu’elle a le droit de s’exprimer, qu’elle a le droit de ressentir ce qu’elle ressent, que je suis là pour l’accompagner. Parfois, nous avons besoin de remettre les choses à plat. Parfois, elle se sent un peu frustré et c’est bien normal, alors nous essayons de trouver des solutions toutes les deux. Et pour le moment, ça fonctionne très bien.

En parallèle, je la laisse participer au maximum aux soins que je prodigue à son frère. Elle m’aide à changer les couches – elle a d’ailleurs un tabouret à côté de la table à langer pour être au bon niveau pour m’aider -, à l’habiller, à choisir ses vêtements, à essuyer sa bouche lorsqu’un peu de lait ressort,… Elle a pris goût à ces soins et m’aide avec plaisir. En même temps, cela la responsabilise quelque peu.

Little Smiling Buddha a eu quatre mois. Et on ne cesse de me demander si Little Miss Sunshine est jalouse. Comme si c’était un passage obligé et en même temps inadmissible. Pour moi, Little Miss Sunshine n’est pas jalouse. Elle a simplement le comportement d’un enfant qui voit sa vie bouleversée, et encore grâce à notre écoute et à notre patience, elle gère vraiment très bien ce passage. Alors je réponds simplement que non, elle n’est pas jalouse.

Je suis vraiment fière de la manière dont cette nouvelle relation s’est mise en place. Je suis fière de Little Smiling Buddha et de Little Miss Sunshine. Je suis fière de la manière dont nous avons su accueillir ses émotions et ses craintes. Et tout cela me conforte vraiment dans notre manière de faire grandir nos enfants. La bienveillance porte ses fruits! Et nos enfants ont pour le moment chacun trouvé leur place dans notre nouvelle vie à quatre…

Et chez vous, comment s’est passé l’arrivée du petit frère ou de la petite soeur? 

[Grossesse] 8 mois

Nous y sommes. Ce moment que l’on attend souvent depuis le début de la grossesse: le dernier mois. Le seuil de prématurité est passé; à partir de maintenant, notre Petit Poisson peut arriver quand bon lui semble.

Ce mois qui vient de s’écouler aura été un peu plus difficile. J’ai ressenti beaucoup de fatigue, liée sans doute au fait que Petit Poisson ne m’a laissé que peu de répit. Il n’a cessé de gigoter dans le fond de mon ventre, le jour ou la nuit, au point de me réveiller très régulièrement au cours de la nuit ou de mes siestes. Mon ventre me semble moins gros, ou alors Petit Poisson est plus gros que sa soeur au même stade de développement. Mais je ressens absolument chacun de ses mouvements. Je suis même capable de dire s’il s’agit de ses fesses, de sa tête, de ses mains ou de ses pieds quand je reçois un coup. Il pousse également régulièrement sur ma cage thoracique avec ses pieds, faisant se soulever mes côtes, ce qui est vraiment très désagréable. Enfin, dès que je mange, je me retrouve avec des aigreurs d’estomac ou des remontées acides. Et là encore, c’est fatiguant… Et depuis quelques jours, pour couronner le tout, j’ai des contractions très régulières durant toute la soirée. Et puis une fois que j’arrive enfin à m’endormir, elles disparaissent. Signes que mon corps commence à se préparer à l’accouchement, je suppose…

Il est placé tête en bas depuis le début du mois. Et même ma gynécologue aime à répéter « What a very active baby boy! » quand elle tente désespérément de capter les battements de son coeur avec son appareil… Voilà deux mois qu’il refuse également catégoriquement qu’on le prenne en photo. La gynécologue voulant me faire plaisir et offrir à Papa Lou la possibilité de voir son bout de chou alors qu’il ne peut pas venir au rendez-vous, elle insiste à chaque rendez-vous pour que l’on tente de faire une photo 3D du bébé. Impossible. Une fois il a les deux mains sur le visage, une autre fois il est placé tête en bas et regarde vers ma colonne vertébrale, une autre fois encore il a la tête enfoui dans le placenta tel un coussin. Mais ça me va tout aussi bien. J’aime les surprise et je n’arriverai quand même pas à me projeter avec ce drôle de portrait 3D.

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Ma grossesse se termine donc progressivement et je me rends compte qu’elle a été totalement différente de la première. J’ai pris 2kg ce mois-ci. Je pensais en prendre le double. Décidément, mon métabolisme entre la première et la seconde grossesse n’est vraiment pas le même! J’ai donc pris pas tout à fait 12kg à ce stade. J’en avais pris près de trois fois plus pour ma première grossesse. J’ai travaillé debout sept heures par jour, durant les sept premiers mois de ma première grossesse. J’ai eu tout le loisir de me reposer pour celle-ci. Je sentais Little Miss Sunshine bouger très régulièrement et j’en étais ravie. Depuis le quatrième mois, j’ai l’impression de sentir Petit Poisson à longueur de temps, dès qu’il bouge. Little Miss Sunshine était plus douce dans ses « coups », je ne les ai jamais vraiment ressenti comme désagréable jusqu’au milieu du dernier mois de grossesse. Pour Petit Poisson, c’est différent. Il est capable de me donner des coups vraiment douloureux ou de faire se soulever toute ma cage thoracique sous prétexte que je le coince certainement un peu trop à son goût. Mais en parallèle, il suffit que je pose ma main sur mon ventre pour qu’il vienne s’y lover ou que sa soeur embrasse mon ventre pour qu’il vienne tout contre la paroi de mon ventre. Et ce sont des sensations, des images que je ne veux pas oublier!

Little Miss Sunshine est, quant à elle, très patiente. Mais elle sent bien que les choses bougent, qu’on approche de la fin. Elle est très demandeuse de ma présence actuellement. Elle demande régulièrement à revenir au sein – elle qui s’est sevrée à 17 mois. Je la laisse tétouiller et me lancer un regard désespéré en me disant « Y’a pas de lait, Maman! » Je la rassure, il y en aura pour son frère et il lui sera plus facile de revenir à ce moment-là si telle est son envie. Elle ne s’endort quasiment plus sans ma présence. Elle dort mal, se réveille plusieurs fois par nuit et vient souvent nous rejoindre dans notre lit alors qu’elle dort déja au pied de notre lit dans son lit d’appoint. Elle me demande régulièrement de lui montrer sur le calendrier quand son petit frère va arriver. Elle aimerait connaître son prénom. Nous avons longuement parlé de l’accouchement, de la douleur, de notre séjour à l’hôpital à moi et Petit Poisson. J’ai répondu à toutes ses questions. Sans en dire trop. Juste pour qu’elle ne soit pas choquée ou traumatisée si elle me voit souffrir à un moment ou un autre, qu’elle ne se sente pas abandonné quand je vais devoir partir un peu dans l’urgence. Elle est très empathique, surtout avec moi.

Je commence à être impatiente de le rencontrer maintenant notre Petit Poisson. Je me demande de plus en plus comment se passera mon accouchement. S’il pourra être plus physiologique que le premier. Si il n’y aura pas de « moment de panique » de la part de l’équipe médicale pour une raison ou pour une autre. Comment va se passer cet accouchement chinois? Je pourrai certainement vous le raconter d’ici un mois…