Les vacances d’été se terminent

Et voilà… Aujourd’hui, nous reprenons l’avion pour rentrer à Shanghai. Tout le monde est impatient de rentrer à la maison et de retrouver Papa Lou que nous n’avons pas vu depuis plus de cinq semaines.

Chaque année, c’est la même chose. A la fin, des vacances les enfants deviennent plus difficiles: leur Papa leur manque, ils manquent de sommeil (les siestes et les grasses matinée, c’est surfait quand il y a tant de chose à voir et à faire), ils en ont assez de devoir prendre la voiture à chaque sortie, ne veulent plus rentrer dans leur siège auto, ne s’alimentent quasiment plus (rapport à l’absence du papa, ça on l’a bien compris…) et bizarrement les deux ont quasiment le même comportement.

Chaque année, je me dis donc qu’il est temps de rentrer, de retrouver Papa Lou et de retourner à notre routine. Et je trouve que c’est une bonne chose. Ca veut dire que nous avons bien profiter de ce dont nous avions à profiter  en France, que nous avons tous fait le plein de moments en famille et que nous sommes prêts à repartir et à reprendre notre quotidien à l’autre bout du monde.

Aujourd’hui, je voyage seule avec les deux enfants. Je suis confiante. Je ne suis ni anxieuse, ni stressée. Les enfants ont l’habitude de voyager. Et globalement, ils sont toujours coopératif dans ces moments-là. L’important est de rester connecté à eux.

Nous partons donc pour l’aéroport. Nous avons deux avions à prendre: le premier jusqu’à Amsterdam et ensuite en route pour Shanghai. Nous arriverons à destination dans environ 19h. Et nous attendons avec impatience le moment où nous retrouverons Papa Lou…

On se retrouve très vite pour de nouvelles aventures…

[Roadtrip] L’Ecosse en amoureux – Jour 2

Le lendemain, après le petit-déjeuner, nous sommes allés voir un joli petit château au milieu de l’eau sur le Loch Linnhe: Stalker Castle.

Et puis, nous avons repris la route vers le Loch Ness…

Durant nos roadtrip, Papa Lou et moi nous relayons toujours pour conduire. C’est au Japon que j’ai découvert la conduite à gauche. C’est également au Japon que j’ai découvert la conduite avec une voiture à boite automatique et une voiture avec le volant à droite. Cette fois-ci en Ecosse, j’ai découvert la conduite avec une voiture à boite de vitesse dont le volant est à droite… Pas facile de s’adapter. Mais quelle fierté au bout de quelques kilomètres quand la conduite devient à nouveau plus simple!

Nous avons fait une pause déjeuner à Drumnadrochit au Fiddlers Highland Restaurant, où nous avons mangé un très bon saumon d’Ecosse.

Et puis nous sommes allés visiter Urquhart Castle sur les bords du Loch Ness.

Je n’aurai jamais pensé me retrouver un jour au bord du mythique Loch Ness et ça a vraiment été une très belle expérience. Et j’ai adoré visité Urquhart Castle au bord du Loch Ness, même si il y  avait un peu trop de monde à mon goût (mais je chipote car évidement, rien à voir avec le monde qu’il y a en Chine!)

Ensuite, nous avons repris la route vers Inverness, puis Dingwall. Nous avions dans l’idée de terminer notre journée par la visite d’une distillerie de whisky. Malheureusement, ladite distillerie était entrain de fermer au moment où nous sommes arrivés.

Nous avons quand même eu une très jolie vue sur le lieu de stationnement des plateformes pétrolières de la mer du Nord.

Alors nous avons pris la route de l’hôtel. Nous avons logé dans un magnifique château: Tulloch Castle. Nous y avons passé une douce soirée en amoureux…

Nous avons très bien dîner au  restaurant de l’hôtel.  

Bonbons de black pudding en entrée…

Risotto aux champignons en plat principal… et délice au chocolat en dessert.

Nous sommes sortis faire une promenade, main dans la main, et puis nous sommes allés boire un dernier verre avant de nous coucher…

C’est la première fois en sept ans de parentalité que nous nous sommes offert le luxe de deux nuits loin des enfants… Et quel bonheur de se retrouver! 

[Expatriation] Quatre ans à Shanghai

Cette année aura été bien particulière. Je l’avais prédit. Mais je la voyais comme une année pleine de nouvelles découvertes et en même temps moins zen que les précédentes grâce à / à cause de  mon nouvel emploi…

Finalement, cette année aura été l’année de nos premiers déboires en Chine. C’est l’année qui aura mis fin à la jolie lune de miel que nous vivions jusque là avec Shanghai. Et les mauvaises nouvelles ont continué à se cumuler depuis lors… 

En parallèle, la Chine est se referme sur elle-même. Elle cherche à se prémunir de l’arrivée de nouveaux expatriés en complexifiant drastiquement les conditions d’obtention d’un visa de travail, tout en essayant de surveiller plus et mieux ceux déjà sur place ou en les incitant à repartir… Ma dernière amie qui restait encore à Shanghai a quitté la ville en janvier dernier. Evidement, grâce à l’école de nouvelles amitiés se sont créés, mais un cycle s’est bel et bien refermé.

Rien de ce qui s’est passé au cours de cette année ne nous a fait remettre en cause notre vie ici dans ce pays, et pourtant, j’ai tendance à croire que les choses n’arrivent pas par hasard… Peut être serait-il temps de réfléchir à autre chose? Qui sait? Seul l’avenir nous le dira!

Mais cette année aura aussi été celle de:

Avec le recul, nous avons fait de belles choses durant cette année. Malheureusement, le choc émotionnel de la fin de l’année 2017 aura été un peu difficile à absorber.

Je nous souhaite beaucoup de douceur pour cette cinquième année d’expatriation à Shanghai. J’espère que nous arriverons à nouveau à prendre plus de vrais temps de qualité tous les quatre ensemble, maintenant que nous sommes moins absorbés par nos soucis.

Je le sais dores et déja, l’année scolaire va débuter de manière assez rude, entre le changement d’école de Little Miss Sunshine et le départ à l’école seul, sans sa maman ni sa soeur pour l’accompagner de Little Smiling Buddha. Mais comme je ne sais toujours pas si et comment je vais travailler, j’aurai tout le temps pour m’occuper d’eux et remplir autant que faire ce peut leur réservoir émotionnel le matin et le soir. J’ai envie également de reprendre du temps pour moi, de continuer sur notre lancée en nous octroyant régulièrement des moments de couple avec Papa Lou et de réorganiser notre appartement après notre déménagement avorté pour la ou les dernières années qu’ils nous restent à profiter de Shanghai. J’ai des projets plein la tête et j’espère bien trouver enfin la force de les concrétiser…

Une cinquième année qui débute pleine de doutes… mais qui nous offrira très certainement de très beaux moments!

[Livre] Les mots sont des fenêtres

Suite à ma lecture du Pouvoir du moment présent, j’ai eu très envie de relire l’initiation à la communication non violente que j’avais déja bien entamé au courant du mois de février, mais que j’avais mise de côté car trop dense pour moi à cette période-là.

Marshall B. Rosenberg est l’inventeur du processus de la Communication Non-Violente (CNV). Il l’a mis au point dans les années 1960. La CNV peut aussi bien contribuer à prévenir les conflits qu’à les résoudre de manière pacifique. Elle nous apprend à communiquer en terme de besoins, sans juger, analyser ou attribuer des torts aux uns et aux autres, sans comparaison et en prenant la pleine responsabilité de nos pensées, de nos sentiments et de nos actes.

La démarche de la communication non-violente est assez simple:

  • observer ce qui se passe dans une situation donnée
  • dire ce que nous ressentons en présence de ces faits
  • préciser le besoin qui est a l’origine de ces sentiments
  • faire une demande précise et concrète qui puisse combler notre besoin

Par exemple, ma fille rentre de l’école à 16h30 enlève ses chaussures et les laisse traîner au milieu du couloir, alors qu’elle connaît notre rituel et l’étagère prévue pour ranger chaque paire de chaussures, elle entre dans la pièce principale et lance sa veste et son cartable au sol tout en partant en courant vers la salle de bain se laver les mains. J’arrive derrière elle avec son petit frère dans les bras et je suis exaspérée par ce que je vois. Je pourrai simplement m’énerver et lui crier dessus « Chaussures, sac, veste, dépêche-toi de les ranger! Pourquoi tu ne ranges jamais tes affaires? » Je n’obtiendrais certainement pas ce que je veux – le rangement des affaires – et je ne parviendrai très certainement qu’à envenimer la situation en entrant en opposition avec ses propres besoins et sa propre fatigue. Je choisi donc d’utiliser la CNV pour éviter le conflit et par la même occasion, écouter mon propre besoin inassouvi: « Quand je vois tes chaussures, ton sac et ta veste par terre, je me sens peinée. J’ai passé une grande partie de l’après midi à organiser la maison pour qu’elle soit agréable et j’ai besoin de sentir que mon travail est respecté. Pourrais-tu s’il te plait ranger tes affaires? » Peut être que je n’obtiendrai pas tout de suite l’effet escompté ( = le rangement de ses affaires), mais déja j’ai pris conscience que c’est MON besoin inassouvi qui est à l’origine de mon énervement. Si elle refuse, il sera toujours temps de chercher qu’elle est son besoin inassouvi à elle et de l’aider à le remplir pour qu’elle puisse m’aider à remplir le mien ensuite. Le tout sans énervement. Dans une résolution du problème gagnant-gagnant.

Il convient également d’apprendre à entendre un message négatif, comme dans l’exemple cité, Little Miss Sunshine aurait très bien pu répondre « non » ou « j’ai pas envie » à ma demande, même si j’avais fait l’effort d’utiliser la CNV. Marshall Rosenberg nous explique qu’il y a quatre manières d’accueillir un message négatif:

  • l’entendre comme un reproche ou une critique et donc se sentir fautif et baisser dans notre propre estime
  • rejeter la faute sur l’autre et donc très souvent se mettre en colère 
  • porter notre attention vers nos sentiments et nos besoins non assouvis
  • diriger notre attention vers le sentiments et les besoins de l’autre et chercher à comprendre quel besoin non assouvi est à l’origine du message négatif

C’est cette dernière solution que j’aurai essayé avec Little Miss Sunshine dans mon exemple, plus haut.

La CNV peut être utilisé dans toutes sortes de contexte: dans le couple, au sein de sa propre famille, ou à l’école, mais aussi dans tous les milieux professionnels. Je m’y suis tout d’abord intéressé – bien avant de lire cet ouvrage, mais au travers d’autres ouvrages qui traitaient de la CNV dans ces grandes lignes, notamment les ouvrages de Faber et Mazlish – pour l’appliquer avec mes enfants et éviter de rentrer systématiquement en conflit avec eux. Ce n’est pas tous les jours faciles, mais à force de pratiquer, on y arrive mieux. Et puis, il y  des périodes où l’on oublie à nouveau et on se rend bien compte de l’utilité de la CNV quand on réalise enfin pourquoi on s’énerve autant…

J’avais envie de lire cette initiation à la CNV depuis longtemps, pour approfondir ma pratique avec les enfants, mais c’est par hasard que ma maman me l’a offert en venant nous voir à Shanghai en février. J’ai alors commencé à lire ce livre, mais je me suis vite lassée car je n’étais pas du tout dans le bon état d’esprit à cette époque.

Quand j’ai décidé de le relire au début des vacances d’été, après ma lecture du Pouvoir du moment présent, je n’avais plus la même utilité en tête. J’ai vraiment envie de  mettre les principes de la CNV en application au quotidien, aussi souvent que possible: avec les enfants, mais aussi avec mon mari (et je trouve ça tellement difficile!), le reste de la famille, mes amis, mes collègues ou mes élèves.  J’ai dores et déja pris conscience qu’il est plus facile pour moi de le faire avec mes enfants ou mes élèves qu’avec mon mari ou le reste de ma famille.

Après ma lecture du livre, j’ai eu très envie de le relire encore une fois en diagonale et de prendre des notes. Je me suis fait des fiches que j’ai envie de garder à proximité pour m’y replonger de temps à autre, m’en réimprégner et essayer de faire le point de temps à autre sur ce que j’arrive à appliquer, avec quel type de personne et de voir comment je peux faire évoluer ma pratique. J’espère qu’avec le temps, exprimer mes sentiments et mes besoins deviendra plus facile. Un peu comme ma manière de parler le plus souvent possible un langage positif avec les enfants. Je me souviens de mes débuts, quand je cherchais parfois plusieurs minutes dans ma tête une formulation positive, aujourd’hui c’est devenu beaucoup plus automatique et naturel.

Je reviendrai très certainement vous parler de la CNV dans les mois qui viennent, pour vous dire où j’en suis dans ma démarche…

Et vous, avez-vous lu ce livre? Qu’en avez-vous pensé? 

Marshall B. Rosenberg Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) – Initiation à la Communication Non-Violence, La découverte, 2016, 19,50€

[Roadtrip] L’Ecosse en amoureux – Jour 1

Mi-juillet, avec Papa Lou, nous nous sommes offert trois jours de roadtrip en Ecosse pour refaire le plein de bons moments à deux et de nature

Nous avions prévu cette escapade en amoureux depuis la précédente, dans les Alpes suisses, et nous avions hâte de passer ces quelques jours en amoureux. Tout était organisé. Papapa et Mamama s’occuperaient des enfants pour trois jours et deux nuits.

La destination est restée une surprise pour moi jusqu’à notre arrivée à l’aéroport. Papa Lou avait pris des billets pour… Édimbourg. Depuis le temps que je rêvais de visiter l’Ecosse. Il y a sept ans, en 2011, nous avions d’ailleurs prévu un roadtrip dans cette belle région, et puis j’ai appris que j’étais enceinte de Little Miss Sunshine, et nous avions, à l’époque, fait le choix de changer nos plans, rapport au temps énorme passé en voiture… Alors quand il me l’a annoncé, j’étais vraiment heureuse!

Je pensais aller passer trois jours dans cette jolie ville… mais non. C’est un roadtrip à la campagne que Papa Lou m’a concocté. Si vous nous suivez sur Instagram, vous savez que nous n’aimons pas trop voyager dans les grandes villes. Nous vivons déjà dans une des plus grandes villes du monde, Shanghai, et ça nous semble bien suffisant. Alors en vacances, on a plutôt tendance à se perdre au fin fond de la campagne…

Nous avons quitté la maison de Papapa et Mamama très tôt un mardi matin, peu avant 5h. Les enfants dormaient encore et j’avoue avoir eu un peu de mal à les laisser sans même un dernier câlin, mais je ne voulais pas non plus les réveiller à cette heure indue.

Nous avons pris l’avion à 7h en partance pour Édimbourg. Mais ce n’est qu’à l’arrivée que Papa Lou m’a parlé du programme de ces trois jours. Nous sommes donc allés récupérer la voiture de location et nous sommes partis à la découverte de l’Ecosse.

Premier arrêt: le château de Stirling. Nous y avons passé un très bon moment. C’est un beau château, notamment avec ses portraits en médaillon dans la salle d’audience du roi ou les magnifiques tapisseries de la licorne. On a bien aimé également la reconstitution des cuisines.

 

Puis nous sommes allés déjeuner dans un délicieux steak house: the grill, wagyu house à Bridge of Allan.

Je dois bien avouer que j’avais l’estomac noué de me lever aussi tôt ce matin-là en quittant mes enfants sans les embrasser pour ne pas les réveiller et que je n’avais donc absolument rien mangé depuis. J’étais affamée!

Début d’après-midi, nous avons repris la route et nous sommes allés visiter le très joli chateau de Doune.

Et puis nous avons repris les jolies petites routes britaniques… vers le Loch Lomond. Là-bas, nous nous sommes arrêté un moment pour profiter d’une promenade au bord de l’eau…

Là-bas, au cours de notre promenade, Papa Lou m’a fait l’immense surprise de m’offrir une nouvelle bague. Une bague dont il avait totalement inventé le design et réfléchi le sens et qu’il a fait faire pour moi sur mesure à Shanghai. Je ne m’y attendais absolument pas. Je dois dire que suite à mes mésaventures du mois d’octobre qui ont abouti au vol de toutes mes bagues, je n’avais plus aucune envie d’avoir des bagues. Mais comme toujours, il a trouvé la manière de me convaincre en liant des souvenirs forts à cette nouvelle bague…

Et puis, nous avons repris la route à travers les tourbières. Les paysages sont absolument magnifiques en Ecosse.   

Et nous sommes arrivés à Ballachulish, le lieu de notre premier hôtel.

On se serait presque attendu à croiser un fantôme dans cette belle bâtisse et sa jolie bibliothèque…

Nous avions une très jolie vue sur le Loch Linnhe depuis la fenêtre de notre chambre.

Nous avons passé une très agréable soirée dans cet hôtel. Nous avons très bien dîné dans le restaurant de l’hôtel: bonbons de haggis, crumble de potimarron et shortbread et crème au citron.

Après une dernière promenade au bord du Loch et un dernier verre au bar de l’hôtel, nous avons passé une très bonne nuit. Et quand on est encore réveillé régulièrement par un bonhomme de 3 ans la nuit, on apprécie tout particulièrement une nuit sans réveil…


Et pour les curieux: 

  • Le jour 2 de notre roadtrip écossais, c’est par là-bas

[Livre] Le pouvoir du moment présent

J’ai commencé à m’intéresser à la pleine conscience et à la méditation, il y a un peu plus d’un an. Tout d’abord dans une vision très pratique.  Je savais que je terminais ma vie de maman à la maison et que je voulais continuer à offrir du temps de qualité à mes enfants, mais aussi à avoir un temps de qualité pour moi, et à conserver le fragile équilibre que j’avais mis beaucoup de temps à trouver en moi: c’était en effet une période durant laquelle je me sentais bien et complète. Je m’étais donc dit que de pratiquer la méditation de pleine conscience pouvait m’aider à garder cette sérénité et à offrir un maximum de temps de présence de qualité à mes enfants.

J’étais pleine de bonne volonté, mais rapidement après la rentrée, quand le rythme scolaire nous a rattrapé, je me suis un peu perdue. Et puis nous avons eu un enchainement de petits accidents de la vie qui a bel et bien mit fin à la sérénité que j’avais mis du temps à acquérir.  J’ai oublié mes bonnes résolutions, la méditation et le reste et j’ai juste essayé de me concentrer sur l’essentiel, nous quatre. J’ai quand même réussi à initier les enfants à quelques petites séances de yoga et de respiration durant l’hiver.

J’avais donc repéré ce livre d’Eckhart Tolle il y a un bon moment. Et puis, je l’ai à nouveau eu entre les mains à la fin du mois de juin et je me suis dit que c’était le moment de le lire et de reprendre ma démarche là où je me suis perdue en octobre dernier… Voilà pour le contexte de ma lecture.

Quand j’ai ouvert ce livre, je m’attendais juste à en apprendre un peu plus sur la pleine conscience et ses bienfaits. Mais ce livre est tellement plus…

Dans un premier temps, j’ai été vraiment prise par ma lecture. Je devais presque me forcer à faire des pauses, comme le conseille l’auteur, à essayer d’assimiler tout ce que j’y lisais, de mettre en pratique ce que l’auteur nous explique pour vivre dans le moment présent le plus souvent possible.

Et puis, vers le milieu du livre (c’est tout de même un livre de 250 pages) je me suis sentie très las. L’auteur en revenait toujours à répéter les mêmes choses, que j’avais l’impression d’avoir compris et il partait de plus en plus dans des explications très spirituelles. Je n’avais clairement pas l’impression d’en être à ce stade de ma réflexion. Mais j’ai poursuivi ma lecture, parce que j’avais également l’impression d’avoir entre les mains quelque chose qui me parlait, quelque chose que je voulais mettre en application dans ma vie de tous les jours et j’étais clairement consciente du fait que je n’en suis qu’au début de ce cheminement.

Et puis, j’ai dépassé ce stade de lassitude et j’ai terminé le livre avec entrain. C’est un livre facile à lire, mais vraiment extrêmement dense quant à son contenu. J’ai pris le temps de souligner, d’encadrer, de mettre de petites étoiles à côté des exercices que je voulais refaire ultérieurement. C’est un livre que je vais relire, tout ou en partie. Un livre que je vais garder sous la main pour m’y référer régulièrement.

Ce livre a été une réelle prise de conscience. Je ne pensais pas être aussi prise par mon mental. Et je me rends bien compte qu’en fait, il est toujours là, à cogiter, ressasser, se refaire les mêmes schémas dans le vide: qu’est-ce que j’aurai dû dire, qu’est-ce que j’aurai dû faire ou au contraire à anticiper des situations qui n’existent pas encore et à angoisser sans raison.

Plongez dans le moment présent permet d’oublier ce temps (passé et futur, réel ou imaginé) et de se concentrer sur le présent. A toujours vouloir anticiper ou ressasser les événements passés, on en vient à oublier le plus important: le présent.  Eckhart Tolle nous en fait la démonstration et nous donne des pistes et des conseils pour y arriver. Parce que même quand on en prend conscience, ce n’est pas évidement à faire.

Ce livre m’a donné envie de me remettre, plus sérieusement cette fois, à la méditation de pleine conscience. J’ai compris beaucoup de choses sur moi-même et sur le fonctionnement de mon mental.

C’est une lecture que je recommande très vivement… Mais je pense qu’il faut être prêt à le lire. Il faut être ouvert d’esprit et avoir déja une idée de ce qu’est la pleine conscience pour l’apprécier totalement.

Et vous, avez-vous lu ce livre? Qu’en avez-vous pensé?

Eckhart Tolle Le pouvoir du moment présent  – Guide d’éveil spirituel,  J’ai Lu collection Bien-être, 2010, 7,20€

Trois ans, ça se fête!

Little Smiling Buddha a eu trois ans. C’est d’une banalité, mais le temps passe vraiment à la vitesse de l’éclair. Je le vois encore dans mes bras à la maternité et c’est aujourd’hui un magnifique petit garçon, adorable, curieux et plein de vie. Quel chance de l’avoir dans nos vies!

Pour marquer le coup, il a eu le droit à quatre fêtes d’anniversaire, rien que ça!

La première aura eu lieu dès le début du mois de juin. C’est la fête d’anniversaire que nous avons organisé chez nous avec ses copains et copines de classe. Il avait choisi le thème de cette fête depuis un bon bout de temps, il voulait un gâteau train. Alors j’ai repris le même principe que le gâteau que j’avais créé pour lui pour ses deux ans avec la famille. Et évidemment il a adoré. Finalement ses passions ont peu évoluer en un an!

Pour la décoration, un train que j’ai créé sur mesure pour Little Smiling Buddha avec quelques cartons et beaucoup de peinture. En effet, il m’avait demandé un train « Thomas », car on en voit un peu partout en Chine. Je l’ai donc créé quelques semaines avant son anniversaire et il trône toujours au milieu de notre salon depuis.

Nous avions aussi trouvé un train en Légo Duplo sur Taobao qui a fait son petit effet sur la table d’anniversaire.

Comme à notre habitude, nous avions invité les copains de classe à venir avec leurs frères et soeurs et les parents pour partager un bon moment tous ensemble. Nous les avons invité un dimanche matin, de 10h au début de l’après midi. C’est un horaire qui peut sembler bizarre, mais qui se fait beaucoup à Shanghai pour les fêtes d’anniversaire et qui est finalement vraiment sympa.

Du côté des gourmandises, j’avais préparé un gâteau en forme de train, à partir de simples cakes au chocolat. Je les ai décoré avec différents petits gâteaux trouvés dans le commerce et des smarties.

J’avais également préparé des petits sablés à la cannelle en forme de train, qui on eu un sacré succès auprès des petits et des grands.

Et puis il y avait quelques bonbons, des fruits (prunes, raisins et abricots) et des popcorns fraîchement préparé par Papa Lou.

Enfin, et c’est un peu la Famille Kangourou’s touch, Papa Lou avait à nouveau gonflé une forêt de ballon à l’hélium. Et les enfants quel que soit leur âge aiment toujours jouer avec les ballons!

Il y avait finalement quatre petits copains, deux frères et soeurs et huit parents pour partager ce beau moment avec nous.

Ayi est exceptionnellement venu pour nous aider à garder un oeil sur les enfants, pour que les parents puissent également papoter autour d’un verre de champagne, un thé ou un café.

Pour le déjeuner, nous avions préparé des pizzas, du fromage, de la charcuterie et du pain et tout le monde s’est régalé!

Et Little Smiling Buddha a adoré sa première fête d’anniversaire avec ses copains de classe! 

Le vrai jour de son anniversaire, nous étions en week-end à Jingdezhen. Mais la veille, j’avais préparé des muffins double chocolat pour le dessert pour mon petit gourmand. Nous avons chanté et gâté notre petit « grand » en famille.

Il a reçu une draisienne de notre part et un colis de la part de Nonna et GrandPapa.

L’avant dernière semaine d’école, il a fêté son anniversaire autour d’un cake marbré que nous avions préparé avec toute la classe et il a fièrement soufflé ses trois bougies.

Enfin, lors de notre retour en France, nous avions organisé son anniversaire le premier samedi après-midi après notre retour. Il m’avait demandé au moins deux mois auparavant, un gâteau camion pompier. J’ai pas mal réfléchi pour réalisé un gâteau ressemblant à un camion pompier et puis finalement, je crois que le plus simple a été le plus efficace. J’ai simplement utilisé un moule à cake pour préparé un napolitain (d’après cette recette) et j’ai ensuite coupé un bout sur l’avant que j’ai posé sur le dessus pour créer la cabine. Je n’ai pas eu d’autres idées pour créer le « rouge » que de la pâte à sucre – l’autre alternative aurait été la pâte d’amande maison colorée, mais je craignais d’avoir un fade rose plutôt qu’un vrai rouge. J’ai ajouté des roues en oréo et de la pâte à sucre blanche pour les vitres et les lumières. En parallèle, j’avais préparé des mikados maison avec lesquels j’ai également créé une échelle.

Enfin, j’avais préparé une salade de fruits (pastèque, melon, banane et pêche) que j’ai présenté dans la pastèque.

Les enfants étaient impatients de voir arriver toute la famille. Little Smiling Buddha a eu la chance d’avoir ses quatre grands-parents, son papa (et c’est la première année!), sa marraine, son mari et ses enfants, ainsi que Mamie Pendule, une des ses arrières-grands-mères.

Nous avons passé un bel après-midi à discuter autour des enfants, en les regardant se rafraichir dans la petite piscine de Nonna et Grand-Papa. Le genre d’après-midi que l’on met dans un petit coin de sa tête et que l’on ramène avec nous à Shanghai pour les froides journées d’hiver…

[Recette] Houmous

Voici une recette que j’ai longtemps voulu préparer sans jamais trouver de pois chiches en Chine, et depuis que nous avons trouvé comment nous en procurer, c’est une recette que nous apprécions beaucoup dans la famille Kangourou pour l’apéritif.

Pour un bol de houmous, vous aurez besoin de:

  • 200g de pois chiches cuits ou 100g de pois chiches crus
  • 2 cuillères à soupe de tahini (facultatif) = il s’agit tout simplement d’une purée de graines de sésame
  • 1 cuillère à café de poudre de cumin
  • Le jus d’un gros citron
  • 2 gousses d’ail
  • Huile d’olive
  • Huile de sésame (si vous n’utilisez pas de tahini)

Si vous utilisez des pois chiches crus, comme c’est mon cas, il faudra penser à les mettre dans deux fois leur volume d’eau la veille. Le lendemain, il faudra également penser à les cuire dans l’eau bouillonnante pour 30 minutes environ. Puis les égoutter et enlever au maximum les petites peaux qui se détachent.

Ceux qui utilisent des pois chiches cuits peuvent commencer la recette ici. Il s’agit simplement de presser le jus du citron et d’écraser et de couper grossièrement l’ail.

Mettre tous les ingrédients (sauf les huiles) dans le bol de votre mixeur et commencer à mixer.

Ajouter progressivement l’huile d’olive (et l’huile de sésame si vous n’utilisez pas de tahini, je fais simplement moitié-moitié entre les deux huiles jusqu’à ce que le goût du sésame ressorte bien, ensuite je termine à l’huile d’olive) jusqu’à obtenir une belle texture. Le houmous peut garder quelques petits morceaux si vous l’aimez ainsi, ou au contraire faites le très lisse si c’est ainsi que vous l’aimez.

Placez- le houmous dans un bol au frigo jusqu’au moment de servir.

Au moment de servir, ajouter un filet d’huile d’olive et quelques graines de sésame.

Déguster avec des légumes préalablement découpés en bâtonnets (concombre, carotte,…), avec des gressins ou avec des morceaux de pain pita.

Et vous, quelles sont vos recettes apéritives fétiches actuellement? 

[Recette] Pain pita

Voilà quelque chose que je n’avais encore jamais fait. Mais je suis tombée sur une recette de brochettes de poulet souvlaki, qui m’a donné envie de faire des sandwichs avec du tatziki, du concombre, des olives noires et des tomates cerises. Et puis j’ai eu envie de faire mes pains pita moi-même. En effet, à Shanghai, je fais toujours mes galettes, pains à burger ou pain à bagel moi-même, alors pourquoi ne pas prendre le temps de préparer des pains pita en France, même si on n’en trouve facilement en grande surface.

Voici la recette que j’ai utilisé. Une simple recette de pâte de pizza:

  • 600g de farine
  • Un sachet de levure boulangère
  • Une cuillère à soupe d’huile d’olive
  • Environ 300ml d’eau
  • Sel

J’ai commencé par mettre la farine, la levure et l’huile d’olive dans le bol de mon robot. J’ai fait tourner puissance 1. J’ai ajouté au fur à à mesure l’eau, jusqu’à obtenir une belle boule de pâte. Enfin j’ai ajouté le sel.

J’ai laissé tourner mon robot dix minutes supplémentaires. Enfin, j’ai couvert mon bol d’un chiffon et je l’ai laissé monter quelques heures. La pâte doit au moins doubler de volume.

Quand la pâte à double de volume, il suffit de la dégazer. J’ai préchauffé mon four à 240°C. Ensuite, j’ai séparé la pâte en huit pâtons. Avec chaque pâton, j’ai fait une galette, la plus fine possible.

J’ai enfourné 6 minutes à 240°C. Le four doit vraiment être très chaud. Et les pains pita vont gonfler spontanément dans le four.

À la sortie du four, il faut bien laisser refroidir le pain pita sur une grille. Dès que les pains sont froids, il faut les mettre dans un sac plastique pour qu’ils conservent son élasticité.

Déguster avec du houmous ou en sandwich avec des brochettes de poulet souvlaki. Nous nous sommes régalés! Et vu la facilité de la recette, c’est sûr on en refera!

Et vous, avez-vous l’habitude de préparer vos pains vous-même? 

Vacances d’été

Ce soir, nous quittons Shanghai pour l’été. L’école est finie. Nous allons pouvoir nous reposer et nous amuser pour deux mois en Alsace avec les grands-parents.

Les enfants me demandent chaque jour quand nous rêverons la famille depuis au moins deux semaines. Ces vacances d’été sont toujours attendus avec une grande impatience!

Cette année, nous avons la chance de rentrer en France à quatre. Papa Lou fait le voyage avec nous! Il ira travailler une semaine à Paris, avant d’être vraiment en vacances avec nous pour deux semaines. Nous avons prévu de partir un week-end en amoureux également. Ça va nous faire le plus grand bien.

Cet été sera calme et reposant, je le souhaite. Rien de particulier de prévu. Juste profiter de moments en famille et des joies des jeux en extérieur à la campagne.

J’espère avoir le temps de vous préparer tous les articles qui manquent sur nos différents voyages (Kyushu, le Kansai, le Sud du Yunnan, Angkor,…) et de vous faire profiter de tous les activités créatives que j’ai prévu de faire cet été avec les enfants.

Je rentrerai à Shanghai vers le 20 août, seule avec les deux enfants. Papa Lou nous attendra alors avec impatience.

Et vous, quoi de prévu cet été?