Objectifs 2019

Cette année, j’ai décidé de me fixer des objectifs et de tout mettre en oeuvre pour m’y tenir. Je n’ai plus pris de bonnes résolutions depuis des années, parce que je les prenais de façon machinales, sans vraiment réfléchir à ce qui est essentiel pour moi et évidement très rapidement, je perdais complètement de vue mes résolutions.

Plusieurs m’ont posé des questions à ce sujet au courant du mois de janvier sur Instagram, je me suis donc dit que de faire un point sur le blog serait une bonne idée. Cela me permettra également de faire un bilan de l’avancée de mes objectifs à des dates clefs.

Cette année, j’ai donc commencé par vraiment réfléchir à mes objectifs de vie pour cette année à venir. J’ai pris mon temps. J’ai fait un bilan de ce que j’avais réalisé l’année passé. J’ai fait le point sur ce qui me manque et ce sur quoi je veux avancer cette année. Qu’est-ce que je veux vraiment réaliser cette année? Qu’est-ce qui me semble réellement important à faire pour ma famille? pour mon épanouissement personnel? et professionnellement? Qu’est-ce qu’il me tient à coeur de travailler?

Ensuite, j’ai cherché comment je pouvais faire pour me tenir à ces objectifs et les réaliser vraiment à long terme. L’idée que j’ai eu est de créer des traceurs d’habitudes annuels pour y mettre mes objectifs de cette année afin d’avoir un suivi, de voir mes habitudes évoluer et de garder ma motivation intacte en voyant le résultat se dessiner sous mes yeux. Evidement, l’objet du traceur d’habitudes n’est pas forcément l’objectif complet, mais c’est une partie facilement quantifiable qui va me permettre de garder ma motivation, de voir les évolutions et de me re-motiver le cas échéant quand je constate que je fais moins d’effort sur cet objectif.

Le premier objectif que je me suis fixée est d’améliorer et de baisser notre consommation globale. Ce n’est qu’un aspect de cette démarche que j’ai intégré à un traceur d’habitudes, mais la démarche ne se limite pas à cet aspect. C’est simplement que de travailler sur le nombre de machines et de sèche-linge que je fais tourner par mois est simplement quantifiable. C’est quelque chose que je surveille et que j’essaie de faire baisser depuis le mois de septembre.

En septembre, nous étions à sept ou huit machines par semaine et un sèche-linge qui tournait tous les deux jours environ. J’ai réussi en surveillant ce que nous mettons au linge – n’y mettre que des choses qui sont réellement sales ou transpirées et en éviter que les enfants ne sortent des nouveaux vêtements à chaque fois que je leur demande de s’habiller – à baisser à cinq machines et plus ou moins un sèche-linge par semaine. Je suis convaincu que l’on peut encore mieux faire, c’est pour ça que je me suis fixé l’objectif de trois machines par semaine et un sèche-linge maximum.

Chaque jour, je colorie donc la case qui correspond dans la couleur qui correspond à la réalisation de l’objectif. Pour chaque cas rencontré, j’utilise une couleur différente ce qui me permet de très vite visualiser où j’en suis: vert = pas de machine,  jaune = 1 machine, rose = 2 machines, violet = 3 machines ou plus, orange = 1 machine et 1 sèche-linge, rouge = 2 machines + 1 sèche linge.

A la fin de ce mois de janvier, nous avons largement respecté les objectifs pour le sèche-linge, mais pour les machines, nous en sommes toujours à cinq machines par semaine. Je reconnais que j’ai eu du mal à limiter le linge à certaines périodes, notamment quand j’avais les draps, les serviettes de bain et des pièces en laine à laver, mais c’est aussi un des inconvénient de l’hiver.  Il est clair pour moi que nous avons déja réaliser un bel effort. L’idée est de continuer sur ce chemin pour le mois de février!

Autre objectif, beaucoup plus personnel, celui d’écrire régulièrement afin de réaliser un livre sur notre expatriation. J’aimerai rédiger l’histoire de notre expatriation que ce soit pour nous plus tard, ou pour les enfants qui sont encore jeune et qui aimeront certainement avoir un souvenir de cette période. Ce qui est sûr aussi c’est qu’on est beaucoup plus proche de la fin que du début de cette aventure. Nous étions partis pour cinq ans et c’est en juin que l’on termine théoriquement cette période. Nous espérons pouvoir rester encore quelques années, mais pour l’instant nous n’en savons rien.

Mon objectif est donc d’écrire tout ce que nous avons vécu durant cette expatriation, de balayer ces cinq années pour le mois de juin. Cet été, je pourrai ainsi imprimer ce livre si nous rentrons finalement en France, ou continuer l’écriture progressivement plus tard, si nous restons en Chine comme nous le souhaitons.

J’ai commencé à écrire au mois de novembre. J’ai rédiger 7500 mots en environ un mois. Je me suis donc fixé comme objectif d’écrire au mois 6000 mots par mois. Pour les couleurs, j’ai choisi violet = pas d’écriture, vert d’eau = 250 mots, vert clair = 500 mots (mon objectif moyen par séance d’écriture), vert foncé = 750 mots, vert bouteille = 1000 mots ou plus, bleu = relecture seule.

A la fin de ce mois de janvier, c’est l’objectif auquel je me suis le moins tenu. Je n’ai fait qu’une séance d’écriture durant laquelle j’ai écrit 750 mots. J’ai également relu tout mon manuscrit depuis le début. Le traceur d’habitudes m’a vraiment permis de me rendre compte que je ne me suis concentré sur mon livre que deux fois ce mois-ci. Je pense que je ne m’en serai pas rendu compte sans. Dans le positif, j’ai mis en place une fiche de notes sur laquelle j’écris les conversations, les événements qu’il me semble important de rapporter dans le livre quand j’y pense, ce qui à terme me facilitera l’écriture.

Mon troisième objectif est de continuer à travailler sur ma parentalité pour aller vers plus de positif, d’écoute, et de respect des besoins de chacun. Dans ce cadre, je note le nombre de sorties en extérieur où les enfants peuvent jouer librement sur un traceur d’habitude. C’est simple à quantifier et les sorties aident à canaliser les émotions et les énergies de chacun.

Mon idéal serait de sortir chaque jour au moins trente minutes durant lesquelles les enfants pourraient jouer librement sans qu’un adulte soit toujours à proximité. Malheureusement, entre la pollution en hiver et les chaleurs et l’humidité assommantes dès le mois de juin, ce n’est pas toujours facile à réaliser. A travers ce traceur d’habitudes, j’aimerai vraiment mettre en lumière les raisons qui font que nous ne sortons pas quotidiennement. Est-ce uniquement lié à ces deux facteurs ou est-ce plus global?

Pour les couleurs permettant de visualiser l’avancement de cet objectif, j’ai mis en gris = pas de sortie, en noir = pollution > 150 ou chaleur > à 39°C, en vert d’eau = 30 minutes de jeux libres en extérieur, en vert clair = 1h de jeux libres en extérieur, en vert foncé = 1h ou plus de jeux libres en extérieur.

En ce mois de janvier, nous sommes loin d’avoir relevé le défi. Une partie du mois, c’est la pollution qui nous a empêché de sortir. Pour une autre partie, j’ai noté que c’était plutôt le manque de motivation compte tenu du froid, de l’humidité et de la pluie, ou les devoirs de la grande. J’ai donc noté que l’année prochaine, nous achèterons des vêtements plus adapté pour sortir l’hiver quand il fait froid et humide – mais ici ca ne dure que deux mois maximum – et mon objectif du mois de février est de trouver une solution pour sortir le soir en semaine malgré les devoirs de la grande.

Un quatrième objectif est un objectif personnel et sans réelle pression: lire plus et plus régulièrement. C’est vraiment juste pour le plaisir. J’adore lire et la plupart du temps quand je me rend compte que je dois rogner sur quelque chose, c’est ce qui passe à la trappe. Cette année, j’ai décidé de m’y remettre sérieusement, pour mon bien-être. Lire un peu chaque jour serait mon idéal, si ce n’est que 15 ou 30 minutes.

Pour les couleurs, j’ai choisi le gris = pas de lecture, le bleu clair = 15 minutes de lecture, le bleu = 30 minutes de lecture, le bleu foncé = 45 minutes de lecture et le bleu nuit = 1h ou plus de lecture.

A la fin de ce mois de janvier, je note que j’ai réussi à lire en moyenne un jour sur deux. Mais que j’ai lu tous les jours durant la deuxième semaine et presque pas la troisième. J’ai également été agréablement surprise de noter que j’ai réussi à lire quatre fois plus d’une heure et trois fois au moins 45 minutes. Je suis ravie! Mon objectif pour le mois de février est que la lecture soit plus régulièrement.

Dernier objectif, celui de parler couramment chinois et d’arriver à lire et à écrire un minimum d’ici la fin de l’année. Il ne me manque pas grand chose pour parler couramment, la confiance en moi et un peu de vocabulaire. Par contre, je pars de zéro pour ce qui est de l’apprentissage de l’écriture et de la lecture.

J’ai trouvé une super application à la fin du mois de janvier pour m’aider à l’oral et à l’écrit: HSK – online. Pour les couleurs de mon traceur d’habitudes, j’ai donc choisi le rose clair = travail sur HSK online sur la compréhension et la lecture, le rose = l’apprentissage de nouveaux caractères (10 au moins par séance), orange = révision des caractères déja appris, rouge = réels efforts sur de la compréhension ou sur de l’expression, fushia = lecture en chinois, violet = pas de Chinois.

Evidement, je parle tous les jours Chinois avec Ayi, même les jours où je « ne fais pas » de Chinois. Mais ce n’est pas tous les jours que je fais de réels efforts d’expression, par exemple. Je n’ai pas beaucoup fait d’effort en ce mois de janvier, mon objectif est vraiment de faire plus régulièrement des efforts dans mes conversations quotidiennes avec Ayi. Je suis sûre que c’est la clef pour devenir plus fluent. 

Voilà donc mes objectifs pour cette année. J’y ajoute que je travaille également à avoir plus confiance en mes capacités. Mais là, les efforts sont difficilement quantifiables.

Et vous, vous fixez-vous des objectifs? Faites-vous de bonnes résolutions et réussissez-vous à vous y tenir? 

[Formation] Réflexologie plantaire

Je vous en parlais à la fin de mon article sur ma formation au Tuina massage pédiatrique, j’espérais beaucoup pouvoir participer à une autre formation de Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) cette année.

Par le plus grand des hasards, durant les vacances de Noël, un groupe s’est spontanément formé dans l’attente de faire une formation en réflexologie plantaire, auquel je me suis joint, et nous avons eu la surprise de voir la formation débuter dès le 10 janvier.

Durant la formation sur le Tuina pédiatrique, nous avions déja pas mal étudié la réflexologie palmaire pour les bébés et c’est donc avec plaisir que j’ai repris mes notes et que j’en ai découvert un peu plus sur la réflexologie.

Il faut tout de même savoir que la réflexologie n’est pas issue de la MTC. Ce n’est que dans les années 1980 que la réflexologie est arrivée en Chine par le biais de Taïwan et de HongKong. Elle a ensuite été intégré à la MTC et adaptée. Mais c’est un américain qui, le premier, a fait la synthèse des découvertes établies jusque là, en 1917.

La branche chinoise de la réflexologie plantaire repose sur le fait que six méridiens passent par les pieds: le méridien de l’Estomac, le méridien de la Rate, le méridien du Foie, le méridien de la Vésicule biliaire, le méridien de la Vessie et le méridien du Rein. Pour la MTC, la réflexologie plantaire favorise la circulation du sang et le métabolisme, elle régularise la fonction des organes et ralentit le vieillissement, elle régularise le système endocrinien, elle aide à faire remonter l’immunité et elle soulage la fatigue.

On trouve des salons de massage et de réflexologie plantaire partout en Chine. C’est un des aspects de la MTC qui est totalement intégré à la vie quotidienne. C’est avant tout une médecine de prévention. 

Au cours d’un massage de réflexologie plantaire, tout commence par un bain de pied. Un bain de pied que l’on commence aux alentours de 40°C et que l’on va progressivement monté à 45 voire 50°C. Ce bain de pied dure 15 à 20 minutes. Pendant ce temps, le thérapeute effectue un massage relaxant aux épaules et aux cervicales.

Le massage se poursuit par un massage relaxant des deux pieds en même temps en neuf étapes et qui dure moins de cinq minutes. Ensuite, on va envelopper le pied droit dans une serviette pour le garder au chaud et on va commencer le massage du pied gauche.

On commence ensuite par un massage relaxant du pied gauche en six étapes. Cela dure encore une fois moins de cinq minutes. Ensuite, vient le massage de réflexologie plantaire à proprement parlé. Si c’est pour un simple besoin de soulager la fatigue ou pour l’entretien de la santé comme aime à le dire les Chinois, on masse simplement les 30 points de réflexologie plantaire. Si au contraire, on veut apporter un effet thérapeutique à son massage en fonction des demandes, des symptômes du patient, il faut alors établir un protocole. On effectuera le massage des 30 point de réflexologie, mais en insistant sur les points définis durant le protocole.

On commence par masser le point du coeur avec trois forces différentes (de la plus forte à la plus légère) pour voir la tolérance du patient. Le massage se poursuit ensuite suivant la tolérance du patient à la pression.

On poursuit le massage du pied gauche par les neuf zones réflexes situées sur la face interne du pied, puis par les neuf zones situées sur la face externe du pied et on termine par les douze zones réflexes situées sur le dessus du pied. Le massage du pied se clôt par un massage relaxant en dix étapes. 

On enveloppe ensuite le pied gauche, et on commence le massage du pied droit. Les étapes sont exactement les mêmes que pour le pied droit. Mais les zones a masser, notamment sous la plante des pieds diffèrent légèrement dans la mesure où on traite d’autres organes.

La totalité du massage dure entre 40 et 45 minutes. Les mêmes zones peuvent être massés chez les enfants, sans tout de même masser la zone du foie. Les enfants étant réputé dans la MTC pour avoir naturellement un excès de Yang, il faut éviter de stimuler cette zone. Pour les bébés jusqu’à un an, on peut simplement caresser la plante des pieds sans insister sur aucune zone. Leur pied étant encore très sensible, ce type de massage très doux est aussi efficace qu’un massage pour un adulte.

J’aime ce type de massage car il est également facile à faire en auto-massage. Je me suis récemment coincé le dos durant la nuit. J’ai été ravie de réussir à monter mes pieds sur le canapé de m’auto-masser. Je me suis établie un protocole et je me suis fait mon massage en insistant sur les zones qui me semblaient importantes. Je n’ai évidement pas réussi à me décoincé le dos. Par contre, je me suis sentie beaucoup moins tendue après le massage. Et le lendemain, après un second massage suivant mon protocole, j’étais totalement remise.

C’est également un massage agréable quand il s’agit de renforcer l’immunité de toute la famille. Dorénavant, quand je sais que des microbes traînent à l’école, je masse les pieds des enfants. Et pour l’instant, nous sommes passés au travers les microbes de l’hiver, malgré les nez qui commençaient à couler et les gorges à piquer. Le médecin nous a d’ailleurs fourni un protocole spécifique à suivre dans ce cas précis.

Je suis ravie de ses deux formations, qui nous aident à combattre les petits maux de tous les jours sans passer par la case médicament ou médecin.

Et vous, avez-vous déja testé la réflexologie plantaire? 

[Expatriation] La pollution à Shanghai

Voilà un sujet que je veux traiter depuis longtemps sur le blog, mais sur lequel j’ai tardé à écrire. Et pourtant, j’ai toujours beaucoup de questions sur ce sujet à chaque fois que j’en parle sur Instagram.

Alors voilà un petit résumé de ce que je peux vous dire sur la pollution à Shanghai au bout de près de cinq ans de vie ici.

Quand nous sommes arrivés en Chine, il y a près de cinq ans maintenant, la pollution était beaucoup plus importante qu’aujourd’hui. C’est un des sujets qui me posait d’ailleurs fortement question alors que nous étions sur le point de venir vivre ici. Nous avons d’ailleurs notamment vécu un pic de pollution à plus 500 durant près d’un mois l’hiver juste après notre arrivée. C’était au mois de décembre et janvier, et nous avions eu la chance de rentrer en France pour les fêtes de Noël. Nous ne gardons donc que peu de souvenirs de cet épisode, puisque nous avons eu la chance de ne vivre que les premiers et les derniers jours.

Depuis cette période nous n’avons plus eu d’épisode de pollution aussi haut et aussi long. Et il faut bien le dire, aujourd’hui, les taux de pollution ne sont plus les mêmes. Globalement, la pollution à Shanghai a largement baissé. Nous avons régulièrement des périodes où le curseur est dans le vert, donc l’indice de qualité de l’air est en-dessous de 50. C’est d’ailleurs régulier au printemps, en été et à l’automne, ce qui était tout de même assez rare quand nous sommes arrivés.

D’où vient la pollution? 

Les facteurs sont évidemment nombreux. Tout d’abord, Shanghai est une très grande ville de quelques 27 millions d’habitants officiels. La pollution est donc déja provoqué par la concentration de tout ce monde et du traffic que cela implique. A noter tout de même que ces dernières années les voitures hybrides ont été largement privilégiés et on en voit vraiment beaucoup ici. Le gouvernement à mis en place une plaque d’immatriculation « verte » gratuite pour ceux qui achètent et utilisent des voitures hybrides. Quand on sait qu’une plaque d’immatriculation à Shanghai coûte l’équivalent de 10 000 euros, on comprend vite pourquoi les voitures hybrides se sont multipliées aussi rapidement.

En hiver, on a également la pollution due au chauffage, même si globalement les Shanghaiens ne chauffent que très peu. Il faut savoir que par décision du gouvernement centarl, longtemps la Chine a été coupé en deux au niveau du fleuve Yangtse. Au Nord du Yangtse, tout le monde était autoriser à avoir un moyen de chauffage, mais pas de climatisation et au sud du Yangtse, tout le monde avait le droit d’avoir la climatisation, mais pas de chauffage. Shanghai est juste au Sud du Yangtse. Traditionnellement, les Shanghaiens n’ont donc pas pour habitude de se chauffer l’hiver, mais plutôt de multiplier les couches de vêtements.

Et toutes les usines qui sont autour de Shanghai participent évidement également à la pollution de la ville.

Une autre chose à prendre en compte durant ses mois d’hiver, est que les paysans dans les campagnes environnantes brûlent les branchages et autres résidus des récoltes passées – comme cela se faisait encore beaucoup en France également il y a quelques dizaines d’année -, et provoquent donc des fumées et également de la pollution.

La pollution se fait moins présente à partir du printemps et jusqu’au mois de novembre environ, même si on peut toujours avoir des pics, ils durent vraiment moins longtemps. Au mois de novembre environ, les vents tournent et à la place de venir de la mer et de nous apporter un air frais et sain, l’air vient alors des terres, des autres villes et des campagnes environnantes et est donc beaucoup plus chargé que durant les autres saisons.

Le gouvernement de Shanghai a les moyens de faire baisser la pollution. Ils n’hésitent pas durant les grandes expositions internationales, -comme c’était encore le cas en novembre-, à stopper toutes les usines autour de Shanghai et à interdire aux entreprises d’état et aux écoles de faire circuler leur bus et à inciter les gens à rester à la maison, pendant plusieurs jours. Résultat, le traffic diminue, la pollution des usines diminue et on se retrouve avec une ville sans aucune pollution. Des solutions sont donc ponctuellement trouvées pour montrer au niveau internationale qu’il est possible de faire diminuer la pollution. Cela leur permet également au gouvernement de faire des tests grandeur nature pour voir ce qui pourrait être fait à l’avenir.

Personnellement, je pense vraiment que le jour où il y aura eu une vraie prise de conscience du problème de la pollution, que ce soit parce qu’un problème aura directement impacté le gouvernement, soit parce qu’il y aura une vraie prise de conscience collective globale, tout ira très vite pour que la pollution diminue drastiquement. En règle générale en Chine, les solutions sont radicales et le jour même de l’application des décisions, tout le monde n’a d’autre choix que de suivre.

Qu’est ce qu’on a mis en place pour protéger notre famille de la pollution? 

Juste pour information, pour ceux qui ne serait pas familier du sujet, un indice de qualité de l’air (AQI) existe. C’est une mesure de la qualité de l’air, permettant de synthétiser différentes données sous la forme d’une valeur unique. Généralement, on utilise l’AQI des Etats Unis, mais la Chine a également son propre AQI qui diffère légèrement (il est toujours un peu moins alarmiste que son homologue américain).  Personnellement, je n’utilise que l’AQI US ou le taux de particules (qui diffèrent encore) qui est indiqué par mes purificateurs d’air.

A partir de 150 (AQI US), en Europe et aux Etats Unis, on dit que l’air n’est vraiment pas bon. Les enfants, les personnes âgés et les personnes à risque – notamment celles ayant des problèmes respiratoires – ne devraient pas sortir. Concrètement, nous avons eu trois semaines en ce mois de janvier où les journées où le taux de pollution a été inférieur à 150 ont été exceptionnelles.

Cela veut dire que durant ces trois semaines, nous n’aurions pas pu sortir de chez nous. Ce n’est évidement pas réalisable. Alors que faire pour se protéger? 

A l’intérieur de l’appartement, nous avons des purificateurs d’air dans chaque pièce: un dans la chambre des enfants, un dans la nôtre et trois dans la pièce à vivre. Ils fonctionnent 365 jours par an, 24h/24 en mode automatique. Et quand la pollution est trop haute, ils sont mis en marche forcée pour accélérer le filtrage de l’air.

Nous avons deux nouveaux purificateurs de la marque Mi que nous avons acheté l’hiver dernier et que nous pouvons régler. Dès que le taux de particules dépassent les 20, nos deux nouveaux purificateurs se mettent automatiquement en marche forcée. Evidement, la marche forcée fait du bruit puisqu’on a le bruit du ventilateur qui fait circuler l’air et au bout de la journée, quand l’air et vraiment mauvais, j’ai parfois l’impression d’avoir la tête qui bourdonne… Tant que la pollution ne dépasse pas les 150 (AQI US) à l’extérieur, c’est assez simple de conserver un air sain à l’intérieur, malheureusement, dès que l’on passe au-dessus de 180, ça devient très difficile de conserver un air correct, en-dessous de 50 (AQI US) dans l’appartement.

Nous avons également un « oeuf » de la marque Origins, qui est en fait un détecteur de pollution et qui permet de calculer en temps réel la concentration en particule de l’air et qui nous donne l’AQI US pour avoir une idée de la qualité de l’air dans la pièce où se situe l’oeuf. Comme il est autonome et facilement transportable, on peut vérifier différentes pièces ou même le placer à l’extérieur.

J’utilise également trois applications, l’une chinoise et deux autres qui sont des applications internationales, que vous pourrez également facilement utiliser. Il s’agit des applications Air Visual, qui a de bonnes prévisions à trois jours – même si les prévisions vont jusqu’à sept jours-, et Air Matters, où l’on trouve les détails sur les taux de particules mais également sur les autres polluants de l’air.

A l’intérieur de la maison, nous sommes donc relativement bien équipé. La question reste donc quand nous sortons de chez nous.

Globalement, j’évite de sortir jouer à l’extérieur avec les enfants si ce n’est pas absolument nécessaire quand la pollution est au-dessus de 150 (AQI US). Nous évitons au maximum de sortir de chez nous quand la pollution dépasse les 200 (AQI US) Je garde d’ailleurs les enfants à la maison dans ces cas-là. En dessous de 150, nous vivons absolument normalement.

L’hiver dernier, après un énième pic de pollution, nous avons acheté des purificateurs d’air portable aux enfants. Ce sont des petits appareils qu’ils peuvent porter autour du cou. Je n’étais pas convaincu, mais je me suis dit que ça serait toujours mieux que rien et force est de constater que ça fonctionne vraiment. Si on les mets à proximité de notre « oeuf », on voit rapidement le taux de particules baisser.  Il s’agit en fait de ionisateurs qui font tomber les particules autour des voies respiratoires et évitent ainsi de les respirer. Mais le ionisateur est efficace uniquement quand on est immobile, dans une position statique et c’est justement pour ça que nous le avons acheté, pour diminuer les particules ingérer par nos enfants dans les transports scolaires. Ils y passent chacun deux heures par jour et par expérience, je sais que les enfants ne gardent pas un masque sur leur nez aussi longtemps. Ils les portent autour du cou dans le bus dès que la pollution dépasse les 150 (AQI US)

Aussitôt que l’on marche ou que l’on court, le purificateur portable est inefficace. Ils ont donc chacun également des masques avec filtre à charbon. J’ai également mon masque de la marque Vogmask que je porte dès lors que la pollution dépasse les 180(AQI US) et que je dois sortir longtemps ou faire du vélo. Je sens personnellement assez rapidement la pollution:  je suis essoufflée, j’ai mal aux muscles des cuisses, je me sens lasse. Par contre, je déteste porter un masque et c’est bien pour cela aussi que j’ai acheté un purificateur d’air portable aux enfants.

Dès que les enfants arrivent à l’école, ils ont des purificateurs d’air dans toutes les salles de classe. Quand la pollution est supérieur à 180 (car c’est la norme en Chine) les enfants ne sortent plus. Il y a certaines écoles où ils y a des espaces intérieurs avec des purificateurs pour jouer et se défouler – comme c’est le cas dans l’école de Little Smiling Buddha-, dans d’autres écoles, les enfants restent juste sous le préau intérieur – comme c’est le cas dans l’école de Little Miss Sunshine.

En temps de fortes pollution, je vérifie une ou deux fois par jour le taux de pollution sur les applications pour suivre l’évolution et savoir si je peux sortir avec les enfants, mais aussitôt que le printemps est de retour, je vais très rarement vérifier, uniquement quand je le sens ou que je le vois (a l’aspect laiteux de l’air). Je ne veux pas non plus que la pollution vire à la paranoïa…

Nous avons vécu sept ans à Paris, dans le 19ème arrondissement, avec mon mari et Little Miss Sunshine y est née. Et j’y ai été beaucoup plus gênée par des soucis de santé liés à la pollution, que depuis que nous sommes à Shanghai, qui est pourtant réputé pour être une ville plutôt pollué. J’avais régulièrement le nez très sec, au point d’en avoir vraiment mal au nez, j’avais les yeux secs, des maux de gorge et j’étais d’ailleurs allé voir le médecin et la pharmacie à ce sujet, mais on m’avait rit au nez en me disant que ce n’est pas possible que ce soit la pollution, que j’avais simplement une allergie.

Avec le recul évidement que c’était la pollution. Le ciel était régulièrement laiteux à Paris, parfois il l’était tellement que nous ne voyions pas clairement le bâtiment en face du nôtre depuis notre fenêtre. Mais le pire, c’est qu’en France, on n’en parlait pas, qu’on n’avait aucun moyen de se protéger des particules fines. Il faut bien prendre conscience que la pollution est présente partout, y compris en France et notamment à Paris. 

J’ai également été malade à cause de la pollution à Shanghai, notamment des maux de tête quand la pollution monte au-delà de 200. A Paris, on n’arrive jamais à ses taux-là, et pourtant ma gêne était plus présente au quotidien.

A titre indicatif, voilà quelques symptômes provoqués par la pollution atmosphérique: essoufflement rapide dans l’effort limité -en montant un escalier, en faisant un trajet quotidien en vélo -, sécheresse des muqueuses – nez très sec et qui peut jusqu’à faire mal, yeux qui grattent, yeux secs – gorge sèche ou qui gratte, sécheresse de la peau inhabituelle – main, visage, jambe -, maux de tête, migraine, lassitude, fatigue extrême, … Ce sont des indices qui peuvent vous mener à vérifier d’une manière ou d’une autre la qualité de l’air que vous respirez, que vous habitez à la ville ou à la campagne, en France ou ailleurs dans le monde.

Je pense que malheureusement, la pollution n’est pas un problème qui touche uniquement la Chine. On est tous impacté par la pollution atmosphérique, on doit tout se poser des questions sur l’air que l’on respire, que l’on habitude à la ville ou à la campagne. J’ai eu de nombreux retours après avoir évoqué tout cela sur mon compte Instagram et force est de constater que vous étiez d’horizon très différents, en France ou ailleurs dans le monde, en ville ou à la campagne… Vous avez été plusieurs à prendre conscience du problème de la pollution atmosphérique là où vous vivez suite à mes stories sur le sujet.

Et vous, avez-vous déja vécu des épisodes de fortes pollutions atmosphériques? 

[Week-end] À Yangshuo et Guilin: jour 2 et 3

Après une première journée dans les rizières, nous avons passé une grande partie de notre deuxième journée au fil de l’eau…

Nous nous sommes levés très tôt ce matin-là. Si tôt que l’hôtel n’avait pas encore ouvert son restaurant pour le petit-déjeuner. On nous avait préparé un petit déjeuner à emporter : tomates cerises, pain vapeur et oeuf dur, que nous avons pu manger dans la voiture. En fait, c’était le week-end du marathon de la région et nous avons donc dû nous rendre à l’embarcadère avant que les routes ne soient fermées à la circulation.   

Je dois bien dire que j’étais vraiment curieuse de voir ses paysages si typiques que l’on voit partout, mais en même temps, j’appréhendais un peu la « croisière ». Je commence à connaître les Chinois et les visites sont rarement calme ou reposante. Il faut faire le plus de photos possible. Les gens se bousculent. Le guide crie dans un haut-parleur. Bref, rien de ce dont j’avais envie ce jour-là…  

Et j’ai finalement été agréablement surprise par l’ambiance de la croisière. Il n’y avait pas trop de monde et de l’espace suffisant sur le pont du bateau pour prendre tranquillement des photos.  

La croisière a duré de 8h30 à 12h30. Nous avons donc déjeuner d’un buffet à bord du bateau. On nous proposait même de pêcher du poisson de la rivière Li et de nous le préparer.  

Nous avons commencé par boire un thé en profitant du paysage de l’intérieur du bateau et en attendant que le bateau n’arrive sur les lieux des premiers paysages les plus époustouflants. Ensuite, nous sommes monté sur le pont, où nous avons d’ailleurs passé une grande partie de la matinée avec les enfants. Eux aussi ont adoré ces paysages… 

Nous avons pu observer des animaux au bord de l’eau: des buffles, des moutons, des poules, des canards,…

Je dois dire que j’ai toujours cette impression que mes enfants s’épanouissent et grandissent encore plus vite lorsque nous sommes en voyage. On voit beaucoup plus facilement que dans la vie de tous les jours leur évolution, leur manière bien à eux de réfléchir et de découvrir le monde. Ce sont vraiment des temps bénis pour moi…

Les paysages karstiques du bord de la rivière Li entre Yangshuo et Guilin sont vraiment magnifiques et sont à la hauteur de leur réputation. Je vous laisse juger…

Nous sommes donc arrivés à Yangshuo en bateau au début de l’après-midi. Là, notre chauffeur nous attendait pour nous emmener visiter une grotte située non loin de là: la silver cave. 

La grotte était belle, mais comme toujours en Chine, un poil dénaturé par sa fonction touristique… Je n’ai pas forcément compris l’intérêt de toutes ses lumières colorés et de la musique en fond sonore… 

Et puis en ressortant, nous sommes passés à côté de tous les petits vendeurs ambulant qui voulaient nous vendre des patates douces et du taro cuits au feu de bois.  

Pour la fin de l’après-midi, nous sommes allés dans le centre piéton de Yangshuo nous promener, faire les magasins, et enfin dîner. 

Nous avons choisi un sympathique restaurant indien pour dîner. Et nous nous sommes régalés…

Pour terminer cette belle journée, nous sommes allés voir le spectacle de plein air prenant pour cadre la rivière Li et les montagnes karstiques environnantes: Impressions

Nous avons vu plusieurs spectacles de ce type ces dernières années en Chine, mais il n’empêche que ces spectacles demeurent vraiment impressionnant quant à la qualité et aux nombre de participants… 

Et puis nous avons rejoint notre très joli hôtel pour la nuit…

Ce n’est que le lendemain que nous avons découvert le cadre de l’hôtel avec la vue sur la rivière. 

Nous n’avons pas eu de chance pour le dernier jour, il a plu a verse une très grande partie de la journée. Mais il ne faut pas oublié que nous avions choisi le mois de novembre pour cette escapade… 

Nous sommes retournés à Guilin en voiture pour cette dernière journée. Nous sommes allés voir la colline à la trompe d’éléphant (elephant trunk hill) sous une pluie battante

Nous avons pu observer les cormorans, mais les pêcheurs avaient désertés le radeau avec toute cette pluie! 

Pour nous mettre un peu à l’abri, après un long déjeuner au chaud, nous sommes allés visiter la résidence royale des souverain de JinJiang.  

Et puis, parce que la pluie s’est légèrement calmée dans l’après midi, nous sommes allés nous promener au bord de l’eau et voir les pagodes jumelles

Les enfants ont largement put courir et s’amuser avec la guide le long de cette promenade piétonne. Et puis il est venu l’heure de reprendre la direction de l’aéroport pour rentrer à Shanghai. 

Nous avons passé un chouette week-end à Guilin, même si nous avons été un peu déçu par le temps du dernier jour… Mais c’est le jeu quand on choisi de telle période 😉  

Nos voyages et week-end en 2018

L’année 2018 a été riche en voyage. Un peu comme pour faire un pied de nez à notre première mésaventure chinoise…  

2018 aura finalement commencé par un voyage au Japon salvateur après avoir été bloqué sur le territoire chinois pendant près de trois mois. 

Après avoir repoussé ce voyage depuis le mois de novembre, nous avons décidé d’emmener Nonna et GrandPapa à la découverte de ce magnifique pays durant leur vacances de Noël en Chine. Notre itinéraire nous a essentiellement mené sur des lieux déja connus et visité à maintes reprises, mais il nous a fait un bien fou

A la mi-janvier, j’ai eu la chance de partir deux jours avec mes collègues, pour un week-end de team building. 

J’y ai découvert les joies du ski et des bains chauds à la chinoise – qui ne valent vraiment pas les bains chauds japonais!

Pour le nouvel an chinois, après avoir brièvement hésité avec un séjour en Chine dans le XinJiang, nous avons choisi de retourner au Japon, sur l’île de Kyushu, avec Mamama cette fois-ci. 

Nous avions envie de voir de la neige et de nous ressourcer dans les sources chaudes. Nous en avons largement profité, même si nous avons regretté ne pas pouvoir remonter jusqu’au cratère du volcan Aso San…

A l’occasion de la fête de QingMing, nous nous sommes organisés un week-end en famille

Nous avons eu froid et beaucoup de pluie, mais ce cours séjour nous a donné envie d’en découvrir un peu plus sur cette ville qui semble très agréable à vivre. 

A l’occasion des vacances françaises et du mariage de Parrain et Tata F., nous sommes rentrés en France une fois supplémentaire cette année…

Un doux séjour où nous avons pu nous ressourcer auprès de nos familles après les événements de fin d’année qui nous ont tenu loin d’eux…

Durant notre séjour en France, pour la première fois en 7 ans, Papa Lou et moi nous sommes préparés un séjour en amoureux

Un temps en couple qui nous a fait un bien fou et qui nous a donné envie de renouveler ces temps à deux plus régulièrement maintenant que les enfants ont grandit…

A l’occasion de la fête des bâteaux-dragons, nous sommes allés découvrir une ville merveilleuse que nous voulions visiter depuis notre arrivée en Chine

Je pense dire sans me tromper que ce week-end à vraiment été le coup de coeur de cette année pour toute la famille: du thé, de la poterie, des flânneries chez les potiers, de belles rencontres…

Pour les grandes vacances, comme chaque année, nous sommes rentrés en France. 

Cette année, Papa Lou nous a accompagné dès le départ et est reparti le 21 juillet. 

Nous avons profité de notre séjour en France, pour organiser un second voyage en amoureux. 

Un premier roadtrip en amoureux qui nous a fait beaucoup de bien. Nous avons retrouvé le temps de refaire le monde et de ne penser à rien d’autres qu’à nous durant quelques heures… Quel bonheur!

L’avantage de vivre en Chine, c’est que les vacances s’enchaînent dès la fin des grandes vacances! A l’occasion du week-end du festival de la mi-automne, nous sommes partis visiter des amis dans le Fujian

Nous avions déja visité les montagnes WuYi, et Papa Lou y était même retourné sans nous, mais c’est un endroit que nous apprécions beaucoup. Nous y avons passé un magnifique week-end – malgré une soirée compliquée pour moi. 

Et puis juste après, en Chine, il y a la semaine de la Fête Nationale qui est férié. Nous en avons profité pour aller visiter Taïwan

Nous en avons pris plein les yeux! Nous avons adoré notre séjour à Taïwan et nous y retournerons à coup sûr! 

Je me suis octroyé une journée en solo

Une belle découverte à vélo sous un magnifique ciel bleu avec un soleil radieux. Une journée en pleine campagne qui m’a vraiment ressourcé après les journées polluées shanghaiennes que nous avions vécu. 

Pour les vacances françaises de novembre, nous avons choisi de partir en week-end une dernière fois dans l’année. 

Un très beau week-end avec la découverte des magnifiques rizières et des splendides paysages de la rivière Li. 

Et puis, pour clore l’année, un retour aux sources pour les fêtes de fin d’année

  • du 21 décembre au 6 janvier, en France, en Alsace dans la famille

Beaucoup de bonheur et de gratitude pour ces doux moments en famille qui nous ont cruellement manqué l’année dernière, malgré la présence bienveillante de Nonna et GrandPapa à Shanghai pour les fêtes de fin d’année

Ce n’est qu’à la lecture de ce bilan que je me rends compte de la chance que nous avons eu cette année. En plus de nos vacances en famille qui nous permettent toujours de merveilleux souvenirs et de magnifiques discussions avec les enfants, nous avons réussi à partir deux fois en amoureux et moi-même j’ai passé un week-end en solo. Je nous souhaite une année aussi riche en 2019!

Notre premier voyage de 2019 est dores et déja organisé. Il aura lieu pour le Nouvel An chinois, dans un pays que nous avons découvert il y a deux ans et que nous avions adoré. 

Et puis nous en avons au moins deux autres de prévu, l’un en famille pour rendre visite à des amis, l’autre en solo, mais tout est encore en cours d’organisation…

Et vous, quoi de prévu pour l’année à venir côté voyage? 

Douce année 2019

✨ La famille Kangourou vous souhaite une belle et douce année 2019, pleine d’amour, de bienveillance et de tendresse ✨

Pour nous, 2018 aura été bien plus douce que 2017, et je nous souhaite encore plus de douceur et de sérénité pour 2019.

Dans le contexte de notre expatriation, ça ne va pas être facile, et nous aurons pas mal de surprises cette année, dont celle de savoir si nous allons rester en Chine une année supplémentaire. Nous croisons les doigts pour y rester encore un peu, mais seul l’avenir nous le dira.

Et vous, comment s’annonce cette nouvelle année? 

[DIY] Notre crèche de Noël et ses santons

L’an dernier, nous avons pris le temps de fabriquer le sapin de Noël que nous voulions depuis longtemps: un sapin tout en bois.

Cette année, nous avons décidé de concentrer notre calendrier de l’Avent sur la création à six mains d’une crèche de Noël et de ses santons que nous pourrons garder longtemps.

C’est Little Miss Sunshine, du haut de ses presque 7 ans, qui a le plus participé, mais Little Smiling Buddha, 3 ans et demi, a régulièrement mis la main à la pâte également. Cette crèche, je voulais vraiment qu’elle soit créé par les enfants, qu’ils en aient le souvenir et que nous passions de jolis moments de qualité ensemble. 

Pour la structure de la crèche, nous avons utilisé un carton de ramettes de papier A4. Je me suis inspirée de la vidéo de Praktis.com sur la création d’une crèche de Noël à partir d’une boite à chaussures.  

Structure de notre crèche à partir d’une boite en carton

La création de la structure de la crèche était l’activité du calendrier de l’Avent du 4 décembre. Avant que les enfants ne rentrent de l’école, j’ai donc pré-découpé le carton pour qu’il soit plus simple à assembler. J’ai montré l’assemblage à Little Miss Sunshine et elle n’a ensuite eu qu’à utiliser le pistolet à colle – pour plus de solidité – pour assembler les différentes parties. Little Smiling Buddha est resté dans l’observation sur cette partie, mais il n’en a pas perdu une goutte. Il a même fini par donné les différentes pièces à assembler à sa soeur. 

La structure de la crèche recouverte de feutrine

L’activité suivante, prévue par le calendrier de l’Avent le 6 décembre, était de recouvrir la crèche de feutrine. D’abord, nous avons commencé par choisir les couleurs tous ensemble. Ensuite, Little Miss Sunshine et moi avons découpé les morceaux de feutrine dont nous avions besoin. Enfin, Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha ont mis de la colle partout sur les parties à décorer de feutrine. Little Smiling Buddha est vite parti jouer avec les chutes de feutrine pour créer des cadeaux de Noël et des lettres A. 

Marie, Jésus et la mangeoire

Le 9 décembre, l’activité suivante consistait à créer deux personnages de la crèche en pâte à modeler auto-durcissante. J’ai choisi cette matière, plutôt que la pâte à sel – ma première idée – car mes deux enfants arrivent désormais à bien manipuler la première et qu’en plus elle ne nécessite aucune cuisson. De plus, nous avons re-testé la pâte à sel et elle ne sèche décidément que très mal dans l’humidité shanghaienne.

Les deux premiers personnages étaient évidemment Marie et Jésus. Little Miss Sunshine a voulu créer Jésus et je savais qu’elle se débrouillerait très bien. Nous nous sommes inspirés de ce site pour la confection de nos personnages. J’ai été épaté par nos réalisations! 

Le 10 décembre, l’activité du calendrier de l’Avent consistait à créer la mangeoire dans laquelle repose le petit Jésus. J’ai commencé par découper les pièces nécessaires à la création de notre mangeoire au cutter dans un morceau de carton. Au retour de l’école, Little Miss Sunshine a utilisé le pistolet à colle pour assembler les différentes pièces. Et puis elle y a déposé le petit Jésus qu’elle avait fabriqué quelques jours plus tôt. Quelle fierté dans son regard quand elle a vu le résultat!  

Joseph et le berger

Le 11 décembre, nous avons a nouveau créé deux nouveaux personnages: Joseph et le berger. Little Miss Sunshine a choisi de créer Joseph. Et je le trouve vraiment très réussi. J’ai réalisé le berger. Little Smiling Buddha m’a aidé à réaliser les boudins pour le pantalon, le pull, les bras et le bâton. Le temps de création des personnages n’étaient vraiment pas très long, une quinzaine de minutes maximum, mais c’était un réel temps qualité à discuter et créer à trois. Nous y prenions tous beaucoup de plaisir. 

La mangeoire au fond de la crèche, l’âne et le boeuf

Le 12 décembre, nous avons créé une mangeoire dans le fond de la crèche pour les animaux. Nous avons utilisé des morceaux de bâtons que nous avions récolté au cours d’une promenade. Nous les avons cassé en petits morceaux et nous les avons collé entre eux avec le pistolet à colle, avant de coller la mangeoire dans le fond de la crèche. J’avais envie d’y mettre du foin ou de la paille, mais nous n’avons même pas trouvé d’herbe à faire sécher! 

Le 16 décembre, nous avons créé deux nouveaux personnages. Cette fois-ci, nous nous sommes concentré sur les animaux et nous avons créé l’âne et le boeuf. Little Miss Sunshine a créé l’âne et moi, le boeuf. Little Smiling Buddha m’a encore une fois aidé en préparant les boudins pour les animaux. Nous avons choisi de les représenter couchés car avec la pâte à modeler auto-durcissante nous n’avions pas d’autres choix. Mais finalement nous les trouvons plutôt mignons! 

Les rois mages

Le 17 décembre, nous avons créé deux nouveaux personnages: un roi mage et le mouton. Little Miss Sunshine s’est concentré sur le mouton, qu’elle a créé sans modèle, à partir des gestes que nous avions déja réalisé pour créer l’âne et le boeuf, en les adaptant à ce nouvel animal. Et e résultat n’est pas mal du tout! J’ai réalisé le roi mage. 

Le 18 décembre, nous avons terminé par les deux rois mages restant. Chacune de nous en a réalisé un. 

Notre jolie crèche

Voilà donc notre jolie crèche créée à six mains à partir des activités du calendrier de l’Avent.

Nous sommes très fiers de cette création que nous allons pouvoir conserver plusieurs années… et nous remémorer les jolis moments que nous avons passé cette année, tout au long de l’Avent…

Vacances de Noël

Après avoir passé notre premier Noël à Shanghai l’année dernière, dans des conditions un peu particulière, nous avons fait le choix de rentrer à nouveau en France cette année pour nous imprégner des fêtes de fin d’année et faire le plein de beaux souvenirs avec la famille avant de repartir pour six mois. 

Je quitte Shanghai ce soir avec les enfants. Papa Lou est déja parti il y a quelques jours pour aller travailler à Paris en attendant de nous rejoindre en Alsace demain soir. 

Cette année, nous allons partager nos vacances de Noël entre la maison de Mamama et Papapa et celle de Nonna et GrandPapa. Tout est prévu pour passer un maximum de temps tous ensemble en famille et fêter Noël, Nouvel An et l’anniversaire de Little Miss Sunshine tous ensemble. Nous avons tous hâte d’y être et nous espérons croiser des flocons de neige, déguster des bons petits plats et des tonnes de petits gâteaux de Noël, nous réchauffer au coin du feu, faire briller nos yeux sur les marchés de Noël…

Nous passerons deux semaines complètes en Alsace dans nos familles. Nous reviendrons sur Shanghai à la fin de la première semaine du mois de janvier. Les enfants louperont quelques jours d’école, mais c’est pour la bonne cause: faire le plein de jolis moments en famille. 

Et vous, quoi de prévu pour les fêtes de fin d’année? 

[Formation] Massage Tuina pédiatrique

Il y a deux ans et demi, j’ai fait une première formation en médecine traditionnelle chinoise. Il s’agissait d’une introduction globale à la médecine traditionnelle chinoise: ses principes au travers des théories fondamentales, la manière de poser un diagnostique et la pharmacopée. Nous avions fait beaucoup de théorie, mais aussi un peu de pratique à la fin de la formation.

J’avais trouvé cette formation particulièrement intéressante et je m’étais d’ailleurs promis de me renseigner pour en faire une autre. Et puis le temps a passé, l’occasion ne s’est pas présentée. Et ce n’est finalement que cette année que j’ai enfin trouvé l’occasion de poursuivre ma formation en médecine traditionnelle chinoise.

Cette année, j’ai choisi une formation en massage Tuina pédiatrique. Le Tuina est une technique de massage chinoise, issue de la médecine traditionnelle chinoise, qui peut être de confort ou thérapeutique. J’ai déjà fait une formation en massage pour bébé en France à l’époque de la naissance de Little Miss Sunshine et j’ai donc trouvé l’idée de pouvoir comparer ces deux méthodes et les compléter l’une l’autre particulièrement intéressante.

Les deux formations ont eu lieu au Collège d’Education  Internationale de l’Université de Médecine traditionnelle chinoise de Shanghai. La première avec un médecin chinois et la seconde avec une médecin spécialiste en Tuina pédiatrique. Lors des deux formations, nous avions une interprète chinoise qui traduisait les propos des médecins en Français.

La première formation que j’ai faite a vraiment été utile pour comprendre certains concepts de la Médecine Traditionnelle Chinoise. C’est une manière de penser tellement différente de notre médecine occidentale que c’en est parfois troublant. C’est avant tout une médecine de prévention ou de complément, sauf sur certaines pathologies où elle a largement fait ses preuves. La Médecine Traditionnelle Chinoise comprend la pharmacopée chinoise, l’acupuncture, la moxibustion, le Tuina, parmi les méthodes les plus connues. 

Dans la première formation, nous avions commencé à aborder la pharmacopée, dans celle-ci j’ai entamé la découverte du Tuina. Et je dois dire que c’est quelque chose que j’espère pouvoir approfondir encore avant de quitter la Chine. Le Tuina utilise les douze méridiens et les points d’acupuncture. Pour les bébés et les enfants de moins de 7 ans, il y a certains points ou certaines zones spécifiques qui sont également très efficace.

J’ai ainsi appris à poser un diagnostique et à établir un protocole pour soigner les petits et moins petits maux des bébés de la naissance à 14 ans: coliques, rhume, maux de tête, maux de gorges, nausées, mal des transports, vomissement, insomnie, agitation, renforcement du système immunitaire, écoulement nasal, diarrhée, vertiges, fièvre, toux, asthme, constipation, énurésie, douleur abdominale, inappétence, trouble du sommeil, irritabilité, aphtes, …

Cette formation en Tuina pédiatrique a été vraiment passionnante et j’utilise les techniques apprises au quotidien avec les enfants ou même sur moi-même depuis.

Je garde toutes mes notes précieusement et j’espère un jour pouvoir aider d’autres enfants, d’autres parents, avec ses techniques apprises ces dernière années…


Et si vous êtes intéressés, j’ai depuis également effectué une formation en réflexologie plantaire