[Expatriation] Un an à Shanghai

Little Miss Sunshine et moi avons quitté la France avec 26kg de bagages le 15 août, il y a un an. Ce départ nous l’attendions depuis des années, mais surtout depuis dix semaines que Papa Lou avait déja pris le chemin de la Chine.

A Paris, plus rien ne nous retenait. La ville, magnifique pour un week-end, nous semblait de plus en plus fade et angoissante au bout de sept ans. Professionnellement parlant, nous avions fait le tour de ce que nous faisions à l’époque. Et aucune opportunité, que ce soit en terme d’emploi ou de déménagement, ne s’était présentée à nous. Nous quittions donc la France, le coeur léger, prêt à vivre un nouveau départ.

Un an plus tard, où en sommes nous? 

Nous avons découvert une ville fantastique, entre tradition et modernité, entre culture chinoise et culture occidentale, où le dépaysement est à chaque coin de rue. Nous avons reconstruit notre quotidien, pas si différent de celui que nous vivions en France et pourtant totalement neuf, dans notre magnifique appartement de 160m2.

Déja fusionnels, nos liens familiaux se sont encore re-serrés. Par la force des choses, parce que nous sommes juste tous les trois – tous les quatre maintenant -, mais aussi parce que nous avons enfin l’occasion de passer beaucoup de temps ensemble, chaque soir, chaque matin et les week-end qui ne sont plus amputés par mon travail. Nous en profitons pour faire de la pâtisserie, de la cuisine, visiter la ville, faire du shopping, organiser des sorties, nous reposer, regarder des films et des dessins animés, aller au restaurant, boire du thé, … Passer ensemble du temps de qualité en quelque sorte.

Papa Lou s’épanouit dans son nouveau travail. Il travaille finalement moins qu’à Paris et on peut donc plus profiter de lui. Il est plus régulièrement en déplacement mais pas trop non plus.

Je suis enfin maman au foyer sans culpabiliser. Personne pour me juger – la plupart des femmes d’expat le sont – et pas de question financière. J’ai le temps de me consacrer totalement à l’éducation de mes enfants. Et c’est un choix que je n’arrivais ni à assumer, ni à mettre en place de manière viable en France, bien que nous étions tous les deux d’accord sur le principe. Aujourd’hui, je suis heureuse d’être disponible à 100% pour mon fils et de pouvoir m’occuper de ma fille dès qu’elle sort de l’école.

Cette année en Chine, c’est aussi

  • la première rentrée de Little Miss Sunshine, dans une magnifique école que nous n’aurions jamais pu nous offrir en France.
  • l’apprentissage d’une nouvelle langue pour toute la famille: le Chinois. Et il faut bien dire que suivant les membres de la famille, la facilité d’apprentissage et le niveau d’apprentissage n’est pas le même!
  • l’utilisation de l’anglais au quotidien – sauf entre nous où nous gardons bien évidement le Français! Little Miss Sunshine sera trilingue, c’est sûr!
  • deux voyages en Chine. Un roadtrip dans le Yunnan avec Papapa et Mamama, suivi d’un week-end prolongé à Xi’an avec Nonna et GrandPapa. Et un roadtrip hivernal dans les Alpes japonaises.
  • une grossesse et un accouchement à Shanghai dans un hôpital international. Et un magnifique bébé dont l’acte de naissance est écrit en chinois…
  • la découverte de la vie avec une gouvernante à la maison. Et qui plus est qui ne parle que Chinois! Et par la même occasion la découverte de la cuisine traditionnelle chinoise et surtout sichuanaise.

Et puis toutes ses petites découvertes qui rythment nos sorties. Le dépaysement n’est jamais très loin. On garde au quotidien les yeux grands ouverts, on s’émerveille régulièrement comme des enfants, et pour le bonne humeur et le bonheur familial, il n’y a rien de mieux!

Bien sûr, il y a les moments plus difficile où notre famille et nos amis nous manque. La naissance de Petit Poisson, la naissance toute récente de mon premier neveu, les fêtes de famille dont on reçoit des photos… Mais nous avons eu la chance de rentrer deux semaines en Alsace pour les fêtes de fin d’année, Papapa et Mamama ainsi que Nonna et GranPapa sont venus nous voir deux fois (en octobre/novembre et en avril/mai) et la Marraine de Little Miss Sunshine a également passé une semaine avec nous au mois de mars. Après huit mois sans retour en France, nous sommes impatient de rentrer au mois de septembre, de revoir tout le monde, de passer du temps avec eux.

Quoiqu’il en soit, cette première année a été vraiment très épanouissante pour toute la famille. Et nous entamons notre deuxième année en Chine avec un large sourire sur les lèvres…

La semaine de Little Miss Sunshine en vacances #1

La première semaine de vacances de Little Miss Sunshine est déjà passée. Et je suis ravie, car nous avons pu réaliser de nombreuses activités. Seule déception, la température – 28 degrés au plus froid de la nuit, de 32 à 38 degrés en journée, sans parler de la température ressentie! – nous empêche de faire de vraies sorties et de pique-niquer à l’extérieur…

Voici donc les activités et sorties marquantes de la semaine en photos.

Lundi 

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Une promenade matinale dans le quartier tant que la chaleur n’était pas extrême…

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Confection de sablés en forme de domino

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Jeu d’imagination sur le thème des dinosaures

Mardi 

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Plantation de graines de haricots pour observer la germination

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Préparation de notre activité du sur-lendemain les bateaux glacés

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Après-midi à l’Aquarium de Shanghai

Mercredi 

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Tri des animaux selon leur lieux de vie

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Promenade entre filles dans la Concession française pour acheter du miel et une jolie composition pour Little Miss Sunshine

Jeudi 

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Courses de bateaux glacés

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Peinture à l’eau sur le balcon

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Promenade-récolte pour nos prochains bricolages entre filles

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Peinture pour le bain

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Préparation d’une activité peinture glacée

Vendredi 

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Jeu avec les playmobils

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Après-midi à l’aire de jeux avec Ayi

Une superbe première semaine! On vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour la suite! 

Et chez vous, les vacances ça se passe comment quand vous restez à la maison? 

[Education bienveillante] Vivre au rythme d’un nourrisson

Près de deux mois déja que notre Petit Poisson est entrée dans la famille. Deux mois que nous prenons énormément de plaisir à l’observer. Deux mois que nous essayons tant bien que mal de nous habituer à son rythme, sans perdre complètement le nôtre.

Vivre au rythme d’un nourrisson n’a rien de facile. En tout cas pour moi. Adapter son rythme à celui d’un nourrisson demande d’accepter de lâcher-prise. Cela demande également de l’aide et du soutien – au moins dans la « logistique ». Vivre au rythme d’un nourrisson quand on a une ainée en pleine forme et très en demande de la présence de sa Maman, c’est encore moins facile. Mais pas impossible.

Pour cette naissance, j’ai l’immense chance d’avoir l’aide de notre Ayi. C’est elle qui s’occupe d’une grande partie de la logistique et du ménage. Je n’ai donc à me soucier ni de la vaisselle, ni du repassage, ni de cinq repas de midi et deux dîners par semaine, ni du ménage en général. Ce qui est déja énorme. Et je dois bien le dire, ça change la vie. A la naissance de Little Miss Sunshine, j’étais seule pour assurer tout cela, mais débordée, je m’étais rapidement résolue à prendre quelqu’un pour le ménage superficiel, un peu de repassage et l’entretien de la salle de bain. Cette personne passait deux heures chez nous toutes les deux semaines. Avec le recul, je sais bien que ce n’était pas suffisant. Il faut bien dire que ce soit aujourd’hui ou à l’époque, impossible pour nos familles de nous soutenir puisque nous vivions et vivons toujours bien trop loin. Alors on doit trouver du soutien ailleurs.

Et c’est à mon sens primordial d’être soutenu durant cette période. Cela permet à la Maman de se reposer au maximum en même temps que bébé. Il est facile de dire à une Maman de dormir quand bébé fait la sieste, mais quand on a pas encore mangé, quand on a rien préparé à l’avance, quand la vaisselle s’accumule et rend la préparation du repas encore plus longue, quand on voit le linge à laver et/ou à repasser s’accumuler, qu’on arrive enfin à prendre une douche et qu’on se rend compte que cela fait deux semaines voire plus que celle-ci n’a pas été nettoyé et que les cheveux – parce que oui, des cheveux on en perd après un accouchement! – s’accumulent dangereusement sur la bonde de la douche, et je ne parle même pas du lit qui sent le lait caillé à plein nez et qu’il faudrait changer quasiment tous les jours… Résultat, il est tout simplement impossible de dormir à ce moment-là pour la maman.

Alors je vous promets que j’apprécie hautement l’aide constante d’Ayi au courant de la journée. Et c’est encore plus vrai depuis quelques jours que Little Miss Sunshine est également à la maison et en demande constante de jeux, d’activités, de câlins, de promenades… Certaines nuits ont beau être compliqué, jusqu’à la fin du mois de juillet – Little Miss Sunshine ayant participé au Camp d’été de son école et ayant de ce fait garder les mêmes horaires que durant l’année scolaire – je pouvais me recoucher dès 8h30 et me reposer sans me poser de questions avec Petit Poisson sur mon ventre. Pareil quand Petit Poisson n’était pas bien, il suffisait que je m’allonge sur le canapé, un livre à la main ou une série à la tv avec lui sur mon ventre pour qu’il s’apaise, sans avoir à penser au déjeuner ou à la vaisselle. Chaque maman devrait être ainsi soutenue que ce soit par sa famille ou par quelqu’un d’extérieur. Et en Chine, ils l’ont bien compris. A la naissance d’un enfant, les mères et belle-mères s’installent chez le couple pour prendre soin de la maman et du bébé, en parallèle quelqu’un est embauché pour gérer la logistique de la maison (repas, courses, vaisselle, ménage, lavage, repassage,…) Je trouvais ça contraignant – et je le trouve toujours car les deux mamans restent en général vivre chez les jeunes parents jusqu’à ce que l’enfant aille à l’école, à 4 ou 5 ans en Chine – mais en même temps, c’est un sacré soutien.

Autre caractéristique de la vie avec un nourrisson, et qui me perturbe toujours autant, on a aucune régularité. Je m’explique. Durant deux jours, Petit Poisson fait la sieste de 10h à 11h30. Le troisième jour, je prends donc mon temps avec lui jusqu’à cette heure en me disant que je ferai ce que j’avais prévu de faire au moment de cette sieste. Sauf que la-dite sieste n’arrivera jamais. Avec un nourrisson, il ne faut jamais rien prévoir à l’avance. En tout cas, chez moi, que ce soit avec Petit Poisson ou avec Little Miss Sunshine, ça n’a jamais fonctionné. Au contraire, ça a toujours été un motif d’échec. Et j’ai beau le savoir, je me fais encore régulièrement avoir. Le tout est de prévoir ce qu’on a besoin ou envie de faire à la journée, en étant pas trop optimiste, et de profiter des moments de calme du bébé. Sans se fixer d’horaires. Et j’ai beau le savoir, je n’arrive pas toujours à m’y tenir!

Que ce soit Petit Poisson ou Little Miss Sunshine, entre deux semaines et trois mois (on verra pour Petit Poisson, mais c’est bien parti!), la tombée de la nuit est vraiment le moment difficile de la journée. Passé 17 ou 18h heures, impossible de poser bébé. Il réclame les bras en permanence, si ce n’est pas le sein. Les pleurs sont quasi-incessant même en le berçant, en chantant des chansons, en changeant de position,… C’est l’heure où on ne sait pas s’il s’agit de coliques, de mal de dents, de pleurs de décharge, de faim,… Alors j’essaie tant bien que mal de me dire que l’essentiel est qu’il se sente entouré, qu’il ne soit pas seul, que les pleurs finiront par cesser. Et ils cessent en général à l’heure où bébé s’endort vers 21h. Mais comme c’est l’horaire où Papa Lou rentre du travail, où il faut préparer le repas, manger, gérer la frustration de fin de journée de Little Miss Sunshine parce que je ne peux pas ou difficilement la prendre dans les bras, l’horaire aussi où tout le monde commence à fatiguer, ce n’est pas toujours évident.

Et la nuit finalement répond au même schéma. Ne pas faire de prévisions. Un nourisson n’a pas de rythme de sommeil. Il peut donc très bien dormir une nuit et très peu la suivante. Et ce n’est pas parce que bébé passe sa journée ou presque à dormir qu’il dormira moins bien la nuit et inversement, ce n’est pas parce qu’il n’a quasiment pas dormi de la journée qu’il fera une bonne nuit.  Il faut se laisser porter par les événements et espérer que la nuit se passera au mieux. Mais je dois bien dire qu’ayant été habitué à me réveiller toutes les heures ou toutes les deux heures pendant un an par Little Miss Sunshine, les deux ou trois réveils par nuit de Petit Poisson me semblent presque reposant! Même si à la longue ça reste fatiguant 😉

En résumé, la vie au rythme d’un nourrisson est vraiment difficile à rendre compatible avec nos propres rythmes de vie. Et pourtant, c’est essentiel pour être à l’écoute des besoins de son bébé. Il faut donc savoir lâcher prise et ne pas hésiter à se faire aider, le soutien durant cette période reste essentiel! 

Et vous, comment avez-vous vécu la période nourrisson de vos enfants?

[Activité] Sur le thème des Trois Petits Cochons

Tout a commencé au début du mois de mai, lorsque Little Miss Sunshine est rentrée de l’école en me racontant l’histoire des Trois Petits Cochons. C’est le thème qu’avait choisi A., sa maîtresse française, pour parler de la maison. A l’école, ils ont donc réalisé tout un tas de bricolage autour de ce thème, ils ont visité leur quartier et observé les maisons chinoises, et je dois bien dire que ce thème a beaucoup marqué Little Miss Sunshine. C’est tout naturellement qu’elle m’a donc demandé de créer un cahier d’activités sur le thème des Trois Petits Cochons. Ce n’est pas du tout une histoire que je lui aurai raconté à son âge, je la trouve un peu trop violente -rapport au loup -, mais comme c’était déja fait, autant l’exploiter et lui expliquer. C’est donc comme ça que je me suis mise à farfouiller sur Pinterest et que j’ai finalement créé de nombreux tableaux sur de nombreux thèmes qui m’ont inspiré au fil de mes pérégrinations.

Notre cahier d’activités à commencé par la relecture du fameux conte. Nous avons poursuivi par un petit questionnaire à choix multiples ainsi qu’un jeu d’images séquentielles à remettre dans l’ordre.

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Je lui ai également trouvé des jeux de reconnaissance visuel, des jeux autour de l’apprentissage de la lecture, un peu de dénombrement, des suites logiques, du coloriage, et le très sympathique jeu des trois petits cochons créé par la Maternelle de Moustache auquel nous jouons très régulièrement…

Et puis Little Miss Sunshine en a eu assez, et nous avons mis le cahier de côté. Elle avait décidé qu’elle avait fait le tour du thème. Mais plusieurs semaines plus tard, elle m’a réclamé à nouveau de rouvrir le cahier d’activités

Nous avons relu le conte, refait le questionnaire à choix multiples, le jeu des images séquentielles et nous y avons ajouté la création d’un dé pour reconstituer l’histoire au gré de nos jeux…

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Enfin, pendant que Little Miss Sunshine coloriait le Grand Méchant Loup et les Trois Petits cochons, j’ai découpé et créé un joli univers de théâtre de marionnettes à doigt

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Je pense que cette fois, nous avons fait le tour du thème, mais qui sait Little Miss Sunshine pourrait encore vouloir y revenir…

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Et si ce thème vous parle, n’hésitez pas à aller jeter un oeil sur mon compte Pinterest, sur le tableau Autour des 3 Petits Cochons, vous trouverez tous les liens qui m’ont inspiré et même plus!

Et vous, comment répondez-vous aux attentes de vos enfants quand vous voyez qu’ils sont particulièrement intéressé par un thème?  

[Expatriation] Au cours de nos promenades #2

Voici de nouvelles photos prises ces dernières semaines lors de nos promenade à Tian Zi Fang, un joli quartier rénové à côté de chez nous…

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  Les jolies devantures des restaurants…

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Little Miss Sunshine fait du lèche-vitrine…    

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Une jolie porte…

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De jolies boutiques dont celle-ci type cabinet de curiosité

[Recette] Eaux de fruits

En ces temps de grosses chaleurs, je cherchais quelque chose de désaltérant et de rafraîchissant qui m’incite à boire beaucoup. En effet, la chaleur combinée à l’allaitement me fait consommer un nombre de litre d’eau et de thé impressionnant. J’avais donc envie de changer un peu.

Et puis je suis tombée sur ce que beaucoup nomme les detox water ou spa water sur les réseaux sociaux. Moi, je les appellerai des eaux de fruits, c’est comme ça qu’on les appelle à la maison! Et j’ai été séduite par le principe. Pas pour le côté détox, mais pour le goût et la fraîcheur justement. C’est frais, pas sucré, plein de vitamines, et on peut en boire autant qu’on veut

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Et c’est donc un gros coup de cœur pour moi, et d’aiileurs pour toute la famille Kangourou. On peut faire des eaux de fruits avec tous les fruits, les herbes et les épices qui nous passent par la tête, ou qui traînent dans le panier à fruits… Il faut peu d’ingrédients et de matériel pour sa réalisation, c’est rapide et facile à faire, et surtout c’est délicieux!

Voici ma recette, adaptable avec toutes sortes de fruits, herbes et épices:

  • Un fruit bien lavé et coupé en morceaux grossier
  • Une épice ou une herbe bien lavée
  • Un litre d’eau filtrée ou d’eau en bouteille

Mettre le tout ensemble dans une bouteille en verre ou une cruche et laisser reposer au minimum deux heures au réfrigérateur avant de déguster. On peut également laisser infuser une nuit complète, le goût sera d’autant plus prononcé. Au moment de déguster, on peut ajouter quelques glaçons.

Voici quelques mélanges que j’ai déjà réalisé et apprécié:

  • Une pomme, un citron et un brin de citronnelle
  • Un citron et un brin de citronnelle
  • Un pomelo et quelques brins de menthe
  • Un quart de pastèque et deux badianes
  • Deux nectarines et un bâton de cannelle
  • Un kiwi, une pomme et un citron vert

Je complèterai la liste au fur et à mesure de mes expérimentations… N’hésitez pas à partager vos mélanges si vous testez!

Bonne dégustation!

[Expatriation] Au cours de nos promenades

J’inaugure aujourd’hui une nouvelle catégorie dans laquelle je vous présenterai régulièrement des photos que je prends lors de nos différentes promenades. Il y aura donc beaucoup de photos de scènes typiques que l’on trouve à Shanghai et en Chine, mais qui n’auront pas forcément de lien les unes avec les autres. Ce sont des photos que vous trouverez également pour la plupart sur le compte Instagram et le compte Facebook du blog.

C’est parti! Venez visiter Shanghai avec moi! 🇨🇳

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Une jolie maison dans l’Ex-Concession française…

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Le Barbarossa, sympathique bar-restaurant, dans People Square, au bord d’un bel étang…

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Sur le marché, on trouve de drôles de choses à manger! Bon appétit!

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La vue sur Pudong, la nuit, à partir de l’Hôtel Indigo sur le Bund

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Les jolies cages à oiseaux que l’on retrouve un peu partout dans la ville…

  
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Le joli bus jaune de l’école de Little Miss Sunshine qui vient la chercher tous les matins et la ramène tous les soirs.. 

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Une cigale chinoise. Ne vous fiez pas aux apparences, elle fait la taille de ma main. 

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Quand un automobiliste se fait dépanner en Chine, il reste tranquillement assis dans sa voiture… 

 

[Comptine] Quand je suis énervé

Il y a quelques mois, j’ai découvert cette comptine sur un blog que j’apprécie énormément Ensemble Naturellement. Apprendre la communication non-violente aux enfants à l’école dès le plus jeune âge pour les aider à gérer leur colère et à sortir des situations de conflits avec leurs camarades, je trouve ça vraiment très intéressant.

Little Miss Sunshine est encore un peu petite, mais elle était à côté de moi le jour où j’ai écouté la comptine pour la première fois et elle a voulu la ré-écouter plusieurs fois de suite. Alors j’en ai profité, je lui ai expliqué un peu les grands principes de la communication non-violente au travers de la comptine. Et elle a retenu plus de choses que je ne l’imaginais.

Ce matin, au réveil, elle m’a réclamé la « comptine où je suis énervé ». Après quelques secondes de réflexion, je me suis souvenue de la comptine de l’Université de la paix. Et ce matin, à la place de chanter notre traditionnel « Il en faut peu pour être heureux », nous avons donc récité cette comptine. Vous trouverez les paroles en téléchargement libre sur le blog Ensemble Naturellement. La gestuelle de la comptine permet finalement d’intéresser des enfants même assez jeunes comme Little Miss Sunshine.

https://youtu.be/EMrI96-jSpA

C’est une énorme richesse que d’apprendre à exprimer sainement sa colère, sans la réprimer en étant enfant. En tant qu’adulte, je dois bien dire que j’ai encore beaucoup de travail à ce niveau. Je n’ai jamais appris à parler de mes ressentis, de mes sentiments, de ne pas m’en prendre à celui qui est en face de moi. Je suis loin d’être colérique ou de me mettre facilement en colère, mais c’est quelque chose que j’aimerai vraiment réussir à améliorer. Alors j’ai bien l’intention de le travailler en même temps que Little Miss Sunshine. Nous apprendrons ensemble, et quoi de plus enrichissant pour toutes les deux? 

Comme Ensemble Naturellement, j’espère avoir le réflexe de l’utiliser pour désamorcer la prochaine colère, la mienne ou celle de Little Miss Sunshine. Et ce matin, en partant à l’école, Little Miss Sunshine m’a dit vouloir raconter et expliquer la comptine à ses copines. Je serai curieuse de savoir si elle va faire des émules… Mais quoi qu’il en soit, je suis fière d’elle 😉

Et vous, qu’est-ce que vous en pensez? 

[Education bienveillante] Le lâcher prise

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de quelque chose de pas évident à mettre en place mais qui, à mon sens, fait toute la différence dans l’éducation que nous donnons à nos enfants et qui nous aide vraiment au jour le jour: le lâcher prise.

C’est pour moi, un des points essentiels de l’éducation bienveillante. En effet, la grande majorité d’entre nous a reçu une éducation « classique », et si l’on combine cela au poids du regard de la société, nous nous retrouvons à avoir de nombreux automatismes pas toujours bienveillants envers nos enfants et notre entourage dont nous ne savons souvent pas exactement d’où ils sortent, mais qui sont bels et bien présent au quotidien.

Le lâcher prise permet de prendre du recul et de remettre les choses à plat. Ce n’est pas simple à mettre en place, et je l’ai encore vécu il y a quelques semaines, mais cela peut être vraiment salvateur pour l’équilibre familial. Un des points essentiels du lâcher prise à mon sens est la remise en question. Quand on arrive à se remettre en question, c’est qu’on a déja fait un beau chemin vers le lâcher prise.

Je vous en parlais il y a quelques semaines sur la page Facebook du blog, mais entre l’accouchement imminent et les soucis de sommeil de Little Miss Sunshine, j’étais totalement dépassée par le retour de son angoisse de séparation. Je pensais avoir fait le tour de mes ressources en éducation bienveillante, avoir épuisée toutes mes idées, avoir fait tout ce que je pouvais faire pour elle: lui offrir du temps, de l’attention, des jeux, du réconfort, de l’écoute, mais rien n’y a fait. Little Miss Sunshine passait, et passe toujours ses soirées avec nous, pas possible de discuter directement avec Papa Lou car elle était toujours dans nos pattes, je ne savais plus quoi faire. J’ai lancé un appel sur la page Facebook du blog et sur Instagram et vous avez été plusieurs à me répondre. J’avais besoin de réconfort, de me sentir soutenue, de trouver peut-être d’autres idées, d’autres astuces. Et vous avez répondu présentes. Et pour ça, je vous remercie du fond du coeur! C’est vous toutes qui m’avez aidé à prendre du recul…

Le soir même, avec Papa Lou, nous avons réussi à parler, à remettre des choses au clair. Entre ce que vous avez pu me conseiller et les remarques de Papa Lou, j’ai réussi assez rapidement à me remettre en question. Mon attitude y était certainement pour beaucoup dans l’angoisse de séparation de Little Miss Sunshine. Je ne m’en étais pas rendu compte. Un week-end au calme, dans la douceur de notre foyer, tous les trois, m’a rendu mon objectivité. 

Le dimanche soir, Little Miss Sunshine se couchait dans son petit lit d’appoint à une heure raisonnable. Le lundi matin, elle partait enthousiaste à l’école. Mon changement d’attitude, mon lâcher prise y était pour beaucoup, j’en suis sûre. A force de se focaliser sur ce que l’on estime être un problème, on fini par l’amplifier au lieu de le régler.

Une fois qu’on a réussi à lâcher prise, à se remettre en question, je pense qu’il est important de trouver à qui appartient réellement le problème: est-ce un problème pour moi ou est-ce réellement un problème pour l’enfant? En fonction de la réponse, on pourra modifier son point de vue ou sa vision des choses, aborder la chose sous un autre angle et réussir à régler le problème presque naturellement. C’est ce qui s’est passé dans mon cas, il y a quelques semaines.

Les problèmes de coucher que nous avons eu avec Little Miss Sunshine au courant du mois de janvier en sont également un exemple. Depuis que nous avons lâcher prise, que nous avons vu que ce n’est finalement que le poids de la société et de notre éducation qui nous empêche d’être serein en dormant ensemble tous les trois, les couchers sont beaucoup plus facile. Tout le monde dort bien et est rassuré. Little Miss Sunshine est d’autant moins anxieuse. Et depuis la naissance de Petit Poisson, notre chambre s’est vraiment transformée en suite familiale. Ils prendront chacun leur envol vers leur chambre quand ils seront prêts… Dans la plupart des pays d’Asie, les parents dorment avec les enfants jusqu’au moins quatre ou cinq ans. La question récurrente qu’on se pose en France: Est-ce qu’il fait ses nuits? N’existe pas ici. Ils ont une autre manière de voir les choses! L’expatriation, les voyages, ont également ça de bon qu’ils nous aident à lâcher prise sur certains points.

Dernier exemple, les petits soucis d’alimentation que nous rencontrons avec Little Miss Sunshine depuis près de trois mois. Ils sont certainement liés à l’arrivée de Petit Poisson également. Little Miss Sunshine a toujours mangé de tout et surtout goûté à tout. Je lui ai toujours fait confiance sur son alimentation et tout c’est toujours très bien passé. Mais depuis quelques mois, elle refuse systématiquement de goûter ce qu’on lui propose – je pense que c’est également lié au changement d’alimentation français/chinois suite à son entrée à l’école -, elle refuse la plupart du temps de manger des légumes et ne mange que du riz et de la sauce soja ou des pâtes si on n’insiste pas un peu. Après une période où je ne me suis pas trop inquiétée, j’ai fini par m’en faire un peu plus en voyant qu’elle ne mangeait vraiment plus de légumes, ni à l’école, ni à la maison. Mais ce n’est pas en insistant et en la braquant que j’allais la convaincre. J’ai finalement lâcher prise. Elle ne va pas se laisser mourir de faim et même si elle ne mange pas ou peu de légumes, elle adore toujours les fruits. Alors on s’adapte. Elle aime les soupes. Donc une ou deux fois par semaine, quand je sais qu’elle ne mangera pas ce qu’on va manger nous, je lui prépare une soupe aux légumes. Et le week-end quand c’est Papa Lou qui cuisine, elle mange toujours bien. Voilà donc près de trois mois que ça dure et on commence enfin à voir des améliorations. Ne pas la forcer, la laisser maître de ses envies (tout en veillant tout de même un minimum à son équilibre alimentaire) a porté ses fruits. Elle ne goûte plus systématiquement ce qu’on lui propose comme auparavant, mais elle goûte de nouveau plus volontiers les nouveaux aliments. Elle ne mange toujours que peu de légumes, mais ça aussi, ça reviendra, j’en suis convaincu.

Et vous, pratiquez-vous le lâcher prise? 

[Atelier] Archéologie glacée

Le début de l’été – comprendre les mois de juin et de juillet – n’est vraiment pas l’idéal pour organiser un voyage à Shanghai. Il fait chaud, lourd, très humide et il pleut beaucoup. Sans parler des typhons… On est moite dès qu’on sort, on n’a qu’une envie rester à l’abris à l’intérieur avec la climatisation à fond. C’est donc la période idéale pour lancer des activités glacées.

C’est l’an dernier, à notre arrivée à Shanghai que nous avons commencé nos premiers ateliers d’archéologie glacée. Le principe est très simple: il suffit de créer des glaçons, colorés ou pas, avec quelque chose à l’intérieur.

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Ici, nous avons créé un univers glacé autour de la mer. Il y a quelques semaines, je suis tombée sur un bac à glaçons en forme de coquillages. J’y ai versé quelques gouttes de colorant alimentaire vert.

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En parallèle, j’ai créé de gros blocs de glaçons dans un moule à muffins. Enfin, j’ai emprisonné des figurines de poissons dans d’autres glaçons.

Au moment d’offrir son activité à Little Miss Sunshine, j’ai versé un peu d’eau à température ambiante dans le fond du plateau. J’ai ajouté un bac avec quelques ustensiles pour verser, creuser, attraper, transvaser

Little Miss Sunshine a été occupée plus d’une heure avec ce jeu. Sans compter qu’elle y est retourné plusieurs fois par la suite, même quand les glaçons ont été fondu.

L’archéologie glacée se décline sous tous les thèmes possibles et imaginables. Nous avons déjà passé un beau moment avec un bac sur le thème de la banquise il y a quelques mois, nous avons aussi fait de l’archéologie glacée sur le thème des dinosaures et le prochain thème est déjà prévu: les fleurs et la nature… Nous emprisonnerons des fleurs, des feuilles, des bâtons et des cailloux dans des glaçons colorés suite à une récolte dans le parc.

Et vous, est-ce une activité que vous avez pratiqué avec vos enfants durant la canicule?