Notre journée spéciale Halloween

Cette année, nous avons fêté Halloween un peu avant l’heure. L’an dernier, avec tout ce qui s’est passé le 31 octobre, Halloween était complètement passé à la trappe – ce n’est pas une fête que j’affectionne particulièrement, mais les enfants adorent.

Cette année, nous avons donc prévu notre petite soirée Halloween avant la date pour bien en profiter. Le week-end dernier, nous avons d’ailleurs remarqué que la rue où nous mangeons régulièrement le samedi midi, avant d’aller prendre un thé dans la jolie maison de thé de nos amis ou de faire les courses, organiserait un après-midi spécial Halloween le week-end suivant. Nous nous sommes donc dit que ça serait une chouette occasion de faire toute une journée spéciale Halloween.

Tout à d’ailleurs commencé dès vendredi soir. J’avais préparé une invitation à créer des monstres en spaghettis colorés pour les enfants. L’idée des spaghttis colorés m’a été inspiré par Maman Nougatine. Et puis quand j’ai trouvé des bêbêtes dans un paquet de spaghettis – les joies de vivre dans un pays humide – je me suis dit que l’occasion était toute trouvée. Alors qu’ils regardaient Transylvania 2 lors de la soirée pyjama entre copines de Little Miss Sunshine la semaine dernière, j’ai eu un flash: j’allais leur proposer de créer des monstres!

 

Pour réaliser mes spaghettis violet, j’ai fait cuire les spaghettis quelques minutes de moins que nécessaire. Ensuite, j’ai passé les pâtes sous l’eau froide avant de les égoutter. J’ai mis quelques gouttes de colorant sur la moitié des spaghettis et une cuillère à soupe d’huile d’olive pour éviter qu’elles ne collent. Et j’ai mélangé. Si vous voulez éviter d’avoir les mains de toutes les couleurs, utilisez une paire de gants. J’ai fait pareil avec la deuxième moitié de spaghettis. Puis j’ai tout déposé dans un plateau et mis au soleil pour laisser sécher le colorant une demi-heure. J’aurai pu mettre encore quelques gouttes de colorant supplémentaire pour assombrir mon violet, mais j’aimais bien la couleur qui s’était créé et j’ai préféré laisser ainsi.

Quand les enfants sont rentrés, je leur ai donc proposé de créer des monstres, et ils étaient ravis! Ils en ont même écourté leur goûter! La seule consigne était de créer leur monstre sur l’assiette que je leur avais donné à chacun, car les spaghettis étaient quand même bien gras…

Little Miss Sunshine a fait cinq ou six monstres successifs et m’a demandé de les prendre chacun en photo.

Little Smiling Buddha a commencé un premier monstre, puis à ajouter un deuxième et un troisième monstres par-dessus. Il a fini par s’amuser à cacher les différents petits objets, que j’avais laissé à leur disposition pour leur création dans les spaghettis, et ça l’a beaucoup amusé!

Le lendemain, le samedi donc, nous avons commencé la journée par creuser les deux potirons que nous étions allés acheter la veille au marché avec Little Smiling Buddha.

Papa Lou s’est chargé de les couper et de graver les visages, les enfants ont creusé les potirons et sortis tout ce qui devait l’être.

Ensuite, nous avons préparé des cookies araignées dont Nonna nous avait envoyé la recette. Il s’agit de cookies au beurre de cacahuètes dont je vous donnerai la recette dans quelques jours.

Et puis les enfants se sont déguisés pour aller déjeuner dans la Lao Wai Jie. Little Miss Sunshine avait choisi un costume de sorcière jaune – qui est depuis quelques temps sa couleur préférée – et Little Smiling Buddha avait expressément demandé une robe de sorcier.

 

Nous sommes allés prendre un burger dans notre restaurant de burger préféré à Shanghai Fat Cow. Les burgers y sont fraichement préparé avec des ingrédients frais et vraiment très bons. Ce n’est absolument pas de la restauration rapide, mais bien de la bonne cuisine.

Ensuite, comme à notre habitude, nous sommes allés prendre un thé chez nos amis. Les enfants ont d’ailleurs même été invité à un anniversaire en cours de route et sont allés manger du gâteau au chocolat avec d’autres enfants du quartier dans le restaurant à côté…

Vers 14h30, nous sommes retournés dans la Lao Wai Jie pour profiter des activités mises en place pour les enfants pour Halloween. Little Miss Sunshine a pu décorer à son goût un épouvantail… C’était une des deux activités payantes de la journée: 75 RMB – 10€ environ – pour un épouvantail.

Ensuite, nous sommes allés visiter la maison hantée créée pour l’occasion. Rien de bien effrayant, mais Little Smiling Buddha a quand même opté pour mes bras 😉

Ensuite, les enfants ont encore chacun réalisé une activité. Little Smiling Buddha a opté pour décorer un miroir en pâte à modeler auto-durcissante. Et a encore une fois confirmer sa passion pour le rose actuellement.

Et Little Miss Sunshine pour fabriquer un sac à bonbons avec l’aide de Papa Lou.

On pouvait également creuser des citrouilles pour 50 RMB – 7€ environ – mais nous l’avions déja fait le matin même. Il y avait également plusieurs jeux d’adresse que les enfants ont testé. Une distribution de bonbons à tous les enfants par les organisateurs de la fête. Et un défilé en costume de restaurant en restaurant pour récolter des bonbons à partir de 16h30. Le défilé semblait être bien sympathique – même pas mal d’adultes avaient joué le jeu du déguisement – mais les enfants commençaient à fatiguer et nous avions encore prévu notre propre soirée familiale…

Nous sommes donc rentrés terminé de préparer notre propre soirée Halloween. Les enfants ont choisi de faire quelques plateaux d’Halloween. Little Miss Sunshine a notamment réalisé celui sur la reproduction d’un chat noir sur un quadrillage qui lui a semblé encore un peu compliqué.

Et Little Smiling Buddha s’est lancé dans l’association d’images et le collage. Il l’a très vite réalisé et m’a de suite demandé un jeu d’association plus compliqué, ce que je lui ai tout de suite fourni – d’où l’intérêt d’avoir des fichiers prêt à l’avance!

Pendant ce temps, j’ai terminé la décoration de nos cookies araignées, j’ai préparé le guacamole pour l’apéritif et ensuite avec Papa Lou nus avons préparé l’appareil pour nous horribles soufflés…

Depuis plusieurs années, nous préparons systématiquement cette citrouille qui vomit du guacamole et le succès est toujours le même auprès des enfants!

En plat principal, nous avons donc dégusté un soufflé au parmesan – raplapla il faut l’avouer! – décoré d’une tête de Jack à la réduction de balsamique.

Et en dessert, les fameux cookies araignées et des bonbons. Nous mangeons vraiment rarement des bonbons dans la famille Kangourou, mais la soirée d’Halloween fait parti de ces moments où les enfants peuvent en manger à volonté et ils sont toujours très raisonnables…

Nous avons pris ce dîner spécial Halloween devant La légende de Manolo, un très beau dessin animé que je vous conseille vivement si vous ne le connaissez pas encore!

[Recette] Pissaladière

Voici une recette que nous apprécions beaucoup à la maison: la pissaladière. Ça change de la pizza, c’est coloré, facile à faire et à préparer.

Voici les ingrédients pour une pissaladière:

Préparation:

  • Préparer une boule de pâte à pain au thym.
  • Peler et émincer les oignons
  • Faire suer les oignons avec deux cuillères à soupe d’huile d’olive pour au moins trente minutes en remuant régulièrement. Saler. Poivrer.
  • Couper les tomates cerises en deux. Réserver.
  • Couper les olives en fines tranches. Réserver.
  • Préchauffer le four à 200°C
  • Etaler la pâte à pizza et lui donner la forme voulue.
  • Répartir les oignons sur la pâte, puis les anchois, puis les tomates cerises et enfin les morceaux d’olives.
  • Enfourner 25 minutes.

A la sortie du four, laisser tiédir votre pissaladière, elle sera encore meilleure. A déguster avec quelques feuilles de salade verte…

[Défi] 52 semaines pour pratiquer la pleine conscience #7

Voilà deux semaines que les défis sont particulièrement difficile pour moi. Cette semaine, il s’agissait de se concentrer sur notre posture.

Il s’agissait de noter à quel point une bonne posture, ouvre notre cage thoracique, permet à l’air de mieux circuler dans notre corps, et permet de nous calmer presque instantanément quand quelque chose ne va pas. Il fallait donc régulièrement penser à notre posture et l’ajuster.

C’est malheureusement quelque chose dont j’ai déja l’habitude, non pas par souci de pleine conscience, mais par souci de dos. Je me tiens généralement très mal, à cause d’une cyphose et d’une scoliose et j’ai rapidement mal au dos. Je suis donc amenée à modifier ma position très souvent dans la journée pour soulager mon dos.

Cette semaine focalisée sur ma posture ne m’a finalement pas vraiment fait de bien. Au contraire, j’ai été focalisé sur ma mauvaise posture et du coup dans un état d’esprit pas très positif. Ajouter à cela le mal de dos qui en a découlé – de l’état d’esprit pas de la mauvaise posture. Bref, ce n’est pas un défi que je vais retenir, même si j’en comprends évidemment toute l’importance.

J’ai tout de même aimé remarqué ce que l’auteur nous dit « Le corps et l’esprit ne sont pas séparés, ils sont étroitement liés et interdépendants. Lorsque votre esprit ou votre humeur s’affaisse, ajustez votre posture« . Je l’ai noté à plusieurs reprises, c’est une technique vraiment très efficace!

Je pense que c’est un défi sur lequel il faudra que je revienne dans quelques temps, quand j’aurai sorti cette expérience de mon esprit.

En attendant, le nouveau défi de cette semaine, me semble beaucoup plus abordable! Ouf!

Et si vous voulez nous rejoindre dans ce défi, c’est toujours possible, contactez-moi sur Instagram! 

[Menu] Repas de la semaine #26

Voici venu le temps de partager les repas de la semaine.

Aucune nouvelle recette cette semaine.

Le week-end dernier, les microbes avaient envahit une partie de la famille Kangourou et Little Miss Sunshine a passé son week-end à courir de copine en copine – enfin surtout moi à faire le taxi à vélo à travers Shanghai. Les repas n’ont donc rien eu de particulier, surtout samedi. La journée à tout de même commencé sur les chapeaux de roue à 6h30 du matin, avec quatre enfants affamés, auxquels nous avons préparé des crêpes. J’ai rapidement préparé des farfalles à la crème de citron pour déjeuner avant que Little Smiling Buddha et Papa Lou ne s’endorment ensemble fiévreux. Pour dîner, nous avons juste réchauffé les mini-pizzas individuelles à la pancetta, au poivron et à la mozzarella qui nous restaient de la veille.

Le dimanche, nous sommes allés faire des courses et nous avons donc déjeuner dans notre restaurant de burger préféré de Shanghai: Fat Cow. Au dîner, ce fut blinis rapide et facile à préparer – mais vous avez là-bas une recette de blinis à la pâte levée juste délicieuse si vous avez un peu plus de temps – et des rillettes de haddock – inspirées de cette recette de rillettes de thon.

Nous avons refait, avec plaisir, un dîner que toute la famille apprécie beaucoup: des galettes de légumineuses avec du tatziki. Je vais vous donner la base de notre recette d’ici peu sur le blog.

Un autre incontournable que nous avons préparé mercredi soir: des sandwich boeuf menthe avec des naans tout fraichement préparé. A l’apéro, nous nous régalons d’ailleurs de naans au fromage frais et au curcuma à chaque fois que nous préparons ce plat. La recette des naans est déja sur Instagram (stories Recettes), et j’essaierai de publier la recette des sandwich boeuf menthe sur le blog sous peu.

Vendredi, Ayi était absente. J’avais prévu de sortir déjeuner en amoureux avec Papa Lou, mais notre déjeuner a failli tomber à l’eau quand Little Smiling Buddha a fait une otite dans la nuit de jeudi à vendredi. Finalement, c’est à trois que nous avons mangé dasn un restaurant italien. Le soir, Papa Lou a préparé des tartines de saumon fumé avec un raïta à la menthe.

Ayi a été inspiré cette semaine, surtout mardi midi lorsqu’elle m’a préparé du porc aigre-piquant et de la purée à l’oeuf et à la carotte. C’était délicieux! Elle a préparé plusieurs fois du bambou d’eau – un des légumes de saison – et de la salade d’épinards. Mais ce sont deux choses que j’apprécie énormément…

Enfin pour les goûters, j’ai un peu modifié ma recette habituelle de cake au chocolat et tout le monde a adoré. Et Little Miss Sunshine nous a préparé des montecao mercredi après-midi.

J’espère vous avoir inspiré. N’hésitez pas à me donner vos incontournables en commentaire!

[Roadtrip] Dans les montagnes à thé taïwanaises: Jour 1 Lugu et DongDing

Cette année, nous avons choisi de partir visiter l’île de Taïwan durant la semaine férié de la fête nationale chinoise. Nous avons choisi Taïwan pour plusieurs raisons: nous voulons visiter cette île depuis longtemps déja, nous avions envie de verdure et de nature, nous ne voulions pas être pris dans le flot des Chinois qui partent en vacances et Taïwan produit de très jolis thés.

Pour en profiter au maximum, nous avons décidé de partir un peu avant les vacances – à savoir vendredi après-midi à la place de samedi soir-, pour éviter le gros des départs chinois. Je ne le répèterai jamais assez, mais les Chinois sont nombreux, et quand ils décident de tous faire la même chose en même temps au même moment – à savoir se rendre à l’aéroport – ça peut être vraiment difficile, même si les autorités chinoises savent très bien gérer le monde, nous par contre, on devient vite agoraphobe 😉

Les enfants étaient donc resté à la maison le dernier vendredi avant les vacances pour nous permettre de prendre l’avion un peu plus tôt. Papa Lou est allé travailler le matin uniquement et nous sommes partis tous ensemble en taxi pour l’aéroport vers 12h30.

Nous avons donc eu de la chance puisqu’il y avait relativement peu de monde sur la route et pas trop de monde à l’aéroport. Nous avons quand même failli arriver en retard, à cause du monde à l’enregistrement, et nous avons d’ailleurs dû demander à passer l’immigration en express car notre avion partait 30 minutes plus tard.

Mais nous avons bien eu notre avion. Et nous n’avons pas eu le temps de nous ennuyer à l’aéroport et c’est un bon point aussi.

Nous avons donc embarqué pour deux heures de vol en direction de Kaohsiung. Nous sommes arrivés un peu après 17h. Nous avons alors pris le métro pour nous rendre dans le quartier du marché de nuit de LiuHe où se situait notre hôtel pour la nuit.

Après avoir déposé nos affaires à l’hôtel, nous sommes allés faire un tour sur le marché de nuit et chercher un restaurant pour dîner. Nous avons choisi de ne pas manger sur le marché de nuit, car nous y installer sur des tabourets bas avec les enfants auraient été un peu compliqué. Nous avons trouvé un restaurant japonais – ils sont nombreux à Taïwan – où nous avons fait un barbecue. Le genre de repas que les enfants adorent…

Après une dernière promenade à travers le marché de nuit, son brouhaha et ses odeurs, nous sommes rentrés nous coucher pour un bonne nuit de sommeil.

Le lendemain, dès 7h nous étions prêt à aller prendre notre petit déjeuner. A 8h, nous sommes partis pour la gare. Nous avons pris nos billets de train pour Taichung.

Là-bas, à la gare, nous avions loué une voiture pour continuer notre roadtrip. Papa Lou ayant perdu son permis de conduire, c’est moi qui ai conduis durant tout le séjour. Pas facile de reprendre la main avec une voiture à boite automatique quand on a l’habitude d’une boite manuelle. On a beaucoup rigolé quand on n’a jamais réussi à faire démarrer la voiture. Car oui, pas très logique d’appuyer sur le frein et la bouton « démarrer » en même temps pour faire démarrer une voiture quand il n’y a pas de clef. On a dû arrêter un taxi pour lui demander comment faire, il a dû nous prendre pour des dingues. Du coup, à chaque démarrage, cette expérience nous a valu un gros fou rire…

Pour commencer réellement notre roadtrip, nous avons donc pris la direction des montagnes. Nous nous sommes rendus à Lugu, la région de la montagne DongDing où est produit le thé du même nom.

Nous nous sommes arrêté en cours de route dans un restaurant au bord de la route pour déjeuner. Les spécialités des montagnes étaient le poulet rôti et le bambou. Vous vous en doutez, on a goûté les deux. Deuxième gros fou rire de la journée, quand un énorme poulet nous a été servi entier avec une paire de baguette et des gants en plastique. On s’est senti un peu bête face à notre poulet entier et il faut l’avouer,

on a un peu galéré à le dépiauter!

La vue depuis le restaurant sur la vallée était magnifique…

Après le déjeuner, nous avons repris la route pour nous rendre au lac de Lugu, au pied de la montagne DongDing.

Nous avons fait une belle promenade au bord du lac où nous avons croisé de nombreux fruits et légumes exotiques qui poussaient. Les enfants ont adoré découvrir la manière dont pousse ses plantes.

Tout au bord de l’eau, nous avons ainsi pour la première fois pu observer des pomelos chinois qui poussaient sur leur arbre. Les fruits étaient énormes et les branches de l’arbre pendaient lourdement au-dessus de l’eau…

Nous avons découvert comment poussent les fruits du dragon... sur un cactus! Nous en avons vu énormément par la suite.

Et puis les fruits de la passion qui sont des plantes grimpantes.

Et puis j’adore toujours observé des plantes qui sont exotiques dans nos contrées et qui poussent comme de la mauvaise herbe, au bord de la route ici!

Evidemment, il y avait aussi des théiers, mais ça les enfants les repèrent de loin…

Nous avons également croisé un joli temple très coloré, qui nous a vraiment fait pensé aux temples du sud du Yunnan.

Et puis, au détour de notre promenade, un producteur de thé nous a invité à goûter sa production. Vous nous connaissez, nous ne nous sommes pas fait prier! Nous y avons d’ailleurs dégusté un très bon DongDing.

Et puis, l’après-midi touchant doucement à sa fin, nous avons repris la route pour monter dans le petit village de DongDing, un peu plus haut. Les routes étaient particulièrement étroites, deux voitures ne pouvaient pas se croiser et j’avais un peu peur de devoir faire trop de manoeuvre avec cette voiture automatique que je ne gérais pas encore tout à fait, mais ça a été un bon entrainement pour le lendemain – ce que je ne savais pas encore à ce moment-là.

Mais arrivé au sommet de la montagne, tout en haut du joli village de DongDing, la vue sur les théiers et les palmiers était magnifique…

Comme à leur habitude, les enfants courraient devant ou derrière nous. Ils se sont amusés à se prendre en photo et nous avons d’ailleurs décidé de leur offrir à chacun un vrai appareil photo, simple d’utilisation, pour Noël. Je pense que ce sera un des plus beaux cadeaux que l’on puisse leur faire!

Nous avons encore croisé de nombreux fruits et légumes qui poussaient, dont des papayes. Taïwan a vraiment l’air d’être une île très fertile. 

Et puis, nous avons repris la route vers notre hôtel pour cette deuxième nuit. Papa Lou avait réservé dans un joli hôtel de montagne en bois. La chambre était très jolie, surtout à l’heure où nous sommes arrivés, juste avant que le soleil ne se couche…

Nous avons pris notre temps. Les enfants ont pris un bain et y ont longuement joué. Puis nous avons pris un bain en amoureux pendant que les enfants jouaient à cache-cache dans l’armoire 😉 Une douce fin de soirée…

Et puis est venu l’heure de dîner. L’hôtel avait son propre restaurant – il faut dire qu’il n’y avait pas grand chose autour. Nous avons goûté de nouveaux légumes, pour le moins originaux: une salade de chats bouillis – je vous rassure ce sont des pousses de fougères comestibles! – et des moustaches de dragons – une autre pousse d’une plante locale.

Et puis nous sommes allés nous promener dans la nuit, dans la forêt alentour. Les enfants ont bien profité. Avant de remonter dans notre chambre, nous sommes allés prendre un thé dans une des boutiques de l’hôtel. Les enfants ont commencé par jouer aux cartes ensemble, mais rapidement Little Smiling Buddha a donné des signes de fatigue…

Nous sommes donc remontés dans notre chambre. Les enfants se sont doucement endormis, alors que nous savourions encore une tasse du délicieux DongDing acheté plus tôt dans l’après midi chez le producteur du bord du lac de Lugu.

Une douce soirée prenait fin…

[Recette] Pâte à pizza

Les pâtes levées sont certainement ce que je prépare le plus à la maison. Entre les brioches, les pâtes à pizza, les pâtes à naans et autres, je prépare au minimum trois pâtes levées par semaine.

Du coup, je suis passée experte dans la préparation de pâtes levées ces dernières années. Je vous livre ma recette et mes astuces.

Pour une boule de pâte permettant de préparer deux pizzas:

  • 300g de farine 
  • 10g de levure boulangère sèche
  • 150 cl d’eau 
  • Sel
  • Une cuillère à soupe d’huile d’olive (facultatif)
  • Une cuillère à café de thym, d’origan, de curcuma… (facultatif)

Préparation:

  • Dans le bol d’un robot, verser la farine et la levure boulangère
  • Commencer à faire tourner le robot, vitesse 1. 
  • Ajouter l’huile d’olive et les épices si vous en avez envie.
  • Ajouter très progressivement l’eau. Il faudra peut être en rajouter un tout petit peu plus ou en mettre un peu moins, vérifier bien la consistance de la pâte, elle doit très facilement former une boule.
  • Ajouter le sel (le sel ne doit pas entrer en contact avec la levure, d’où mon ajout tardif)
  • Quand une belle boule s’est formée, laisser le robot pétrir la pâte pour une dizaine de minutes encore.
  • Ensuite, couvrir d’un torchon propre et laisser monter la pâte au moins deux heures. Elle doit avoir doublé de volume.

Au moment de préparer votre pizza, dégazer la pâte. Puis séparer votre boule en deux et abaisser-là pour donner la forme de votre pizza. Garnissez votre pizza et enfournez 15 minutes à 180°C.

Astuces:

  • En utilisant de la levure sèche, pas besoin de faire chauffer quoi que ce soit pour la faire fondre ou réactiver les levures, il suffit simplement de verser le sachet et de prendre son temps.
  • Pour me simplifier la préparation des dîners, je prépare habituellement mes pâtes montées le matin (en 15 minutes la pâte est prête et je n’ai a passer que 5 minutes devant mon robot) et je ne fais que dégazer et préparer mes pizzas, mes tartes flambées ou mes pissaladières dans la soirée.
  • La pâte à pain se congèle et se décongèle facilement crue.

[Visite] 1933 l’ancien abattoir de Shanghai

Voici un lieu bien étrange. Un lieu que l’on m’avait conseillé d’aller visiter il y a bien longtemps. Mais en connaissant son utilité première: l’ancien abattoir de Shanghai, j’étais mitigé quant à une visite. En parallèle, j’ai régulièrement vu passer des photos de ce lieu et je me suis toujours demandé comment un tel lieu pouvait être un abattoir.

Il y a deux ans, une visite était organisé par le cercle francophone de Shanghai. Je ne sais plus pourquoi, je n’avais pas eu l’occasion de la joindre et j’étais finalement déçu de l’avoir loupé. L’an dernier, comme je travaillais, la question ne s’est pas posé. Mais cette année, quand j’ai vu apparaître la visite sur le site, je me suis dit qu’il ne fallait pas que je la rate. Et j’ai bien fait!

Lundi matin, j’ai donc quitté la maison juste après avoir déposé Little Smiling Buddha dans le bus scolaire pour me rendre à HongKou. J’ai pris le bus parce que j’ai remarqué qu’un bus passant non loin de chez moi m’emmenait jusqu’au lieu de rendez-vous. 45 minutes plus tard, j’étais sur place.

Au passage, je dois dire qu’avec le vélo, le bus est mon moyen de transport préféré à Shanghai. Je trouve le métro trop long, les distances lors des changements sont généralement très longues, et j’ai toujours l’impression de perdre un temps fou à tourner dans les stations pour trouver la bonne sortie. Shanghai a un réseau de bus très bien répartit et dans la mesure où il n’y a pas de changement, le bus est souvent plus rapide que le métro. L’inconvénient, il n’y a pas vraiment d’indications d’horaire – on sait que le bus passe toutes les 15 minutes, mais pas plus. Et en plus, c’est vraiment peu cher 2 RMB le voyage – soit 0,25 euros le voyage…

De l’extérieur, rien ne laisse paraître que nous avons affaire à un abattoir… Ce lieu est souvent appelé 1933 – rapport à sa date d’inauguration.

Dans les années 1930, Shanghai était en pleine expansion. C’était une ville très riche dans un pays très riche. Il y avait encore à cette époque la concession internationale – née de la fusion de la concession américaine et de la concession britannique dans les années 1860 – et la concession française. C’est à la demande du gouvernement de la concession internationale que cet abattoir est créé.

Un premier abattoir en brique est construit sur ce terrain dans les années 1860 qui est vite insuffisant face à l’augmentation de la population et à l’évolution de ses goûts en terme de viande.

L’abattoir qui est construit dans les années 1930 devient le plus grand abattoir de l’extrême orient. Et le plus atypique également puisqu’il s’agit d’un abattoir construit sur cinq étages

Le bétail arrivait par le canal adjacent et entrait par cette porte. Les bêtes montaient ensuite elles-même dans les étages. Les animaux les plus lourds montaient le plus haut, jusqu’au cinquième étage.  

Des rampes d’accès crénelées, pour éviter aux animaux de glisser et nettoyer plus facilement, ont été construite et emmenaient les animaux d’étages en étages.

Les quelques hommes qui travaillaient là – environ 80 personnes pour un aussi grand abattoir! – pouvaient se protéger derrière des grilles si nécessaire. Les grilles permettaient aussi d’orienter les animaux vers différents parcours. 

Alors que la forme extérieur du bâtiment est un carré, à l’intérieur tout est en courbe et rond. C’est absolument déconcertant pour un abattoir. Les passerelles, que l’ont voit, permettent aux animaux de passer des étables – dans la structure carré extérieure – où ils patientaient, jusqu’au centre de l’abattoir pour être abattu – dans la structure ronde.

Les passerelles ont différentes largeurs en fonction de la taille des animaux qu’elles laissaient passer.

La partie centrale, là où l’on abattait les animaux, est de forme ronde. 

Le bâtiment rond central ne laisse absolument pas penser à un espace d’abattage.

Tout est rond et les surfaces au sol sont finalement petites. Apparemment c’était un abattoir très mécanisé pour l’époque. Je me demande même où ils ont pu installé des machines…

Dans tout le bâtiment, tout est très aéré, l’air entre partout, c’est quasiment un bâtiment à toit ouvert. Si on y ajoute le fait que tout le bâtiment a été construit en béton armé – ce qui est exceptionnel à l’époque, surtout pour un bâtiment d’une telle utilité – on peut s’imaginer que l’intérieur du bâtiment restait finalement relativement frais. Et c’était le cas en ce jour de visite où la pluie nous a accompagné. Il faisait plus froid dans le bâtiment qu’à l’extérieur.

Une fois abattues, les carcasses étaient jetées dans ces sortes de cheminées et descendaient seules, par la simple force de la gravité, jusqu’en bas. Avoir un abattoir de plusieurs étages permettait d’avoir toutes les carcasses qui arrivaient au même endroit et ainsi facilitait le transport jusque sur le canal avoisinant.

En face, les restes des carcasses dépecées étaient brûlées et on utilisait la chaleur ainsi produite pour produire l’électricité nécessaire aux machineries de l’abattoir.

De l’autre côté, on aperçoit encore les bâtiments administratifs et les logements des ouvriers. 

En arrivant, on passe à côté de l’hôtel Jiulong – des neufs dragons – qui remplace aujourd’hui les anciennes salles réfrigérées de l’abattoir.

Partout dans le bâtiment on retrouve des symboles bouddhiques. Le rond dans le carré en Chine représente le ciel et la terre. Partout des colonnes à huit côtés ornent le bâtiment. Comme si on voulait contrebalancer les horreurs qui se passent à l’intérieur du bâtiment… Une vision très chinoise finalement. L’équilibre. Le yin et le yang…

pour un style très occidental, d’ailleurs appelé le style cathédrale.

Aujourd’hui, le bâtiment est quasiment vide. Ne vous attendez pas à un musée. Il y a eu plusieurs tentaives pour en faire un lieu à la mode, mais rien n’a vraiment pris. Il y a des salles de bals, des magasins, mais rien n’est plus vraiment en activité depuis des années… Les Chinois n’aiment pas parcourir ce genre de lieu chargé d’histoire et de morts. Les mauvais esprits certainement…

Cette visite m’a interpellé. Je trouve ce bâtiment complètement fou au vu de son utilité et en même temps réfléchi dans les moindres détails pour faciliter le travail, la circulation de l’air, du bétail…

C’est vraiment une visite que je vous conseille pour comprendre la démesure de Shanghai, qui ne date finalement pas d’hier…

La visite s’est poursuivit dans le quartier attenant à l’abattoir. Nous avons longé le canal et pu observer les dernières maisons qui ont encore les pieds dans l’eau à Shanghai – une fois qu’elles auront été détruites, il faudra sortir du centre-ville vers les villes d’eau pour observer ce genre d’architecture…

Nous avons traversé le petit pont de Harbin Lu et nous sommes allés voir la jolie caserne des pompiers de HongKou qui date de la même période que l’abattoir.

Nous avons continué dans la rue en face de la caserne, la Wujin Lu. Nous sommes passé à côté de l’un des complexes Soho. Et puis devant cette jolie église protestante qui a été construit par les Japonais quand ils ont investit la concession internationale.

Et puis nous sommes rentrés dans un des nombreux lilongs qui borde la rue pour observer encore cette vie traditionnelle qui tend de plus en plus à se perdre dans le nouveau Shanghai…

En ressortant du lilong, nous avons tourné dans la rue à gauche, la Zhapu Lu, et nous sommes tombés sur le Pearl theatre. 

Il s’agit en fait d’un ancien temple japonais construit durant la période d’occupation des Japonais. Aujourd’hui, c’est un théâtre cabaret. 

Juste un peu plus loin dans la rue, une autre preuve du passage des Japonais par ce quartier, les restes de la porte d’entrée d’un temple shinto. 

Et puis au bout de la rue, au croisement avec la Haining Lu, on croise deux anciens cinémas de ce quartier, qui a été durant une centaine d’année et qui l’était encore il y a quelques années, LE quartier de la vie de la nuit à Shanghai. Aujourd’hui, tout a été fermé par les autorités chinoises, il n’en reste rien…

On a continué notre parcours dans la Zhapu Lu. Nous avons fait un crochet vers la droite dans la Kunchan Lu pour voir l’église catholique qu’ont fréquentées les trois soeurs Song (Ailing, QingLing et Meiling). Puis on a pris une rue sur la gauche, la Tanggu Lu, pour rejoindre la Sichuan Bei Lu. Nous avons continué notre route vers la Suzhou. 

Sur notre gauche, nous avons croisé cet énorme bâtiment de style art déco. Un autre bâtiment au lourd passé, puisqu’il s’agissait du siège de la police secrète japonaise où de nombreuses personnes ont été torturés ou assassinés…

Et puis, nous sommes arrivés au croisement avec la rivière Suzhou. Nous avons eu une magnifique vue sur le Bund et les tours de Pudong totalement prises dans les nuages bas…

Notre visite s’est terminée devant le bâtiment de la poste centrale de Shanghai.

J’adore découvrir Shanghai au travers de parcours historique comme celui-ci. Shanghai est une ville à l’histoire tellement riche et fascinante!

J’ai déja fait plusieurs visites dans ce quartier de HongKou – je vous avais d’ailleurs raconté ma visite du quartier juifet je me rend compte que c’est un quartier que je ne connais pas du tout en-dehors de ces visites et qui me semble vraiment très intéressant.

J’ai hâte de faire une prochaine visite, et je me suis d’ailleurs inscrite à une visite d’une journée de l’île de ChongMing le 1er novembre. Je suis ravie d’avoir repris un abonnement à Shanghai Accueil cette année. Et j’espère vous faire profiter de jolies photos!

[Activité] Apprendre à découper

Voici un plateau que je propose très régulièrement à Little Smiling Buddha depuis qu’il a deux ans environ.

Tout a commencé quand il a voulu découper comme sa grande sœur. Difficile de trouver une matière assez souple pour être découpé facilement, mais assez rigide pour ne pas se plier dans ses mains.

Et puis j’avais un jour des chutes de papier plastifié à côté de moi. Et depuis, c’est un plateau récurrent qu’il me réclame très souvent quand il ne l’a pas à disposition.

Voici donc la composition de ce plateau:

  • Un ciseau à bout rond qui coupe bien
  • Des bandes de papier plastifié
  • Un récipient

Il pioche donc une bande de papier de son choix. Leur largeur varie souvent en fonction des découpes et il aime alterner les bandes fines, qu’il coupe d’un seul coup de ciseaux, et les bandes plus larges, qui demande plus d’effort. Ensuite, il coupe avec son ciseaux et fait tomber le morceau découpé dans le récipient, ou le pose dedans s’il est tombé à côté. C’est une activité qui demande pas mal de patience.

Je viens de lui re-proposer – pour la énième fois – ce plateau très simple à mettre en place. Et encore une fois, c’est un succès. C’est d’ailleurs toujours le premier plateau vers lequel il s’oriente.

Et j’ai bien remarqué que son geste devient plus assuré. Il coupe de manière beaucoup plus régulière. Et je pense dessiner des traits sur les chutes de papier plastifié lors de la prochaine présentation pour complexifier l’activité et commencer à lui donner envie de suivre une ligne…

[Recette] Moelleux aux pommes et aux noix

A la fin de la semaine dernière, j’ai testé une nouvelle recette: un gâteau moelleux aux pommes et aux noix. De quoi faire entrer un peu l’automne à Shanghai, alors que même si nous approchons saisonnièrement parlant de la fin de l’automne ici, concrètement on n’en voit encore aucun signe…

Pour préparer ce délicieux moelleux, j’ai eu besoin de:

  • 200g de farine
  • 3 oeufs
  • 100g de beurre 
  • 100g de sucre 
  • 3 pommes 
  • 1/2 sachet de levure 
  • 1 cuillère à soupe de sucre vanillé
  • 50g de cerneaux de noix 

Préparation: 

  • Préchauffer le four à 180°C.
  • Pelez les pommes et les couper en dés.
  • Faites fondre le beurre dans une casserole. Réservez.
  • Cassez les oeufs dans une jatte, y ajoutez le sucre et le sucre vanillé et battez énergiquement jusqu’à ce que le mélange blanchisse.
  • Ajoutez le beurre et mélanger.
  • Ajoutez progressivement la farine et la levure. Mélangez pour obtenir une pâte bien homogène.
  • Puis ajoutez les dés de pomme et les cerneaux de noix légèrement brisés.
  • Beurrez le moule et versez-y la pâte.
  • Faire cuire 40 minutes à 180°C.

Une fois refroidit, il ne reste plus qu’à le déguster!

[Défi] 52 semaines pour pratiquer la pleine conscience #6

Le défi de cette semaine a été particulièrement difficile pour moi à appliquer. Et pourtant, j’en comprends bien l’intérêt et le pouvoir bénéfique, mais j’ai eu beaucoup de mal à m’y résoudre. Il s’agissait de faire des compliments sincères à ceux qui nous entourent.

Je m’étais fixé comme objectif de faire un compliment sincère par jour à une personne et je suis à la fin de a semaine, bien loin des sept compliments sincères que j’avais prévu.

Lundi, j’ai remercié sincèrement mon mari d’avoir pris le temps au milieu de son travail pour venir déjeuner avec moi. C’est une décision que nous avons prise la semaine dernière de nous accorder un déjeuner en tête à tête par semaine. Il fait donc l’effort de sortir du travail pour nous et je lui en suis immensément reconnaissante. Ce temps en amoureux va nous faire un bien fou.

Mardi, j’avais rendez-vous à l’école de Little Miss Sunshine pour un bilan avec la maîtresse qui va la prendre en charge deux heures par semaine pour l’aider à fluidifier sa lecture et son écriture, qui sont encore un peu hésitantes. J’ai eu un échange très enrichissant avec cette personne, elle avait très bien cernée Little Miss Sunshine et j’ai été touché par la bienveillance qu’elle dégageait. Je l’ai remercié sincèrement de sa bienveillance et de la chance qu’elle offrait à Little Miss Sunshine. Elle m’a immédiatement rétorqué que c’est son travail, mais je suis persuadé qu’il y a manière et manière de faire. Et la sienne m’a vraiment touchée.

Mercredi, Little Miss Sunshine rentre tôt à la maison. C’est notre moment à toutes les deux et nous nous amusons toujours beaucoup ensemble. Nous faisons des jeux, nous travaillons un peu, nous bricolons, nous nous lançons dans de nouveaux grands projets et ce jour-là, j’ai eu envie de la remercier pour ces moments qu’elle m’offrait. Elle a en effet pris la décision de ne pas faire d’activités extra-scolaire le mercredi pour pouvoir profiter d’un temps entre filles. Alors je l’ai remercié sincèrement d’être là avec moi à partager de beaux moments… 

Et puis ensuite, je n’ai plus vraiment tenu mon défi. Je trouve cet exercice particulièrement difficile. J’ai toujours l’impression que mon compliment sera mal interprété, que je ne trouve pas les bons mots, que je vais gêner la personne en face de moi.  J’avais envie de remercier Ayi aussi pour son aide et sa présence quotidienne dans notre famille depuis trois ans et demi. Et puis, je n’ai pas trouvé l’occasion. Mais avais-je vraiment besoin d’une occasion pour lui dire? Pourquoi ne pas simplement lui dire ma reconnaissance? Faire des compliments, comme les recevoir, ce n’est pas une tâche facile pour moi. Je vais continuer à travailler là-dessus. C’est quelque chose de très enrichissant dans nos relations avec les autres, j’en suis sûre.

En parallèle, je me suis surprise, à plusieurs reprises, à conserver mes habitudes de la semaine dernière en terme de pleine conscience à table. J’ai encore repéré des mots inutiles dans mes propos, mais j’ai toujours autant de mal à m’en débarrasser. Mais j’ai bon espoir, puisque la première étape est déja de les identifier. Et j’ai vraiment pris l’habitude d’essayer quasi-systématiquement de ne pas laisser de traces de mon passage, ce qui allège un peu le rangement et libère une partie de mon esprit pour être plus dans l’instant présent.

Et vous, où en êtes-vous? 

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