[Bienveillance éducative] Les principes éducatifs à l’épreuve de l’expatriation

Je ne reviendrai pas dans cet article, sur ce qui se passe chez nous au quotidien, sur la manière dont nous avons mis en place bienveillance, écoute active et non-violence et sur la manière dont nous essayons au mieux de l’appliquer chaque jour. Mais confrontés à un contexte nouveau, face à notre expatriation, surtout dans les premiers temps, quand on est encore totalement face à l’inconnu, on est malheureusement obligé de faire des aménagements, de tâtonner, de faire des erreurs,  de se remettre en questions sur notre manière de réagir à l’extérieur. Laissez-moi vous conter un des principal questionnement qui m’a obnubilé durant plusieurs semaines suite à notre arrivée en Chine.

Je ne vous apprend certainement rien, mais en Chine, les blonds et les châtains clairs ne courent pas vraiment les rues. Alors quand on arrive en Chine avec une jolie blonde de deux ans et demi, d’un coup tous les regards se tournent vers nous. Tant que ce ne sont que les regards, ça passe encore. Mais très vite, ce sont les appareils photos et les mains de tous les passants aussi.

Moi qui ait éduqué Little Miss Sunshine dans le respect de son corps, ça m’a beaucoup pesé. Je vous explique. Depuis toute petite, elle sait que son corps lui appartient, que personne ne peut la toucher, l’embrasser, la prendre dans les bras si tel n’est pas son désir. Il est important qu’un enfant sache que son corps appartient à lui seul et que personne ne peut en disposer selon son bon vouloir. Cela implique par exemple que nous avons très tôt mis en place, le principe du « bisou de loin », avec la main, lorsque Little Miss Sunshine n’avait pas envie d’embrasser nos amis, ses grands-parents ou ses arrières-grands-parents. Pas toujours facile de le faire comprendre autour de nous, surtout dans la famille. Mais un enfant n’est pas un jouet. Et ce n’est pas parce qu’on aime la douceur de la peau des bébés qu’on doit s’autoriser à les toucher contre leur gré, sans leur avis. Autre exemple, je me suis longtemps battus avec les passants dans la rue à Paris, souvent des personnes âgés d’ailleurs, qui voulaient toucher les pieds, les mains, les joues de Little Miss Sunshine. Je trouvais ça tellement déplacé, sans compter du problème d’hygiène qui se pose également à chaque fois. De ce point de vue, le seul endroit où Little Miss Sunshine a toujours été en sécurité, c’est contre moi, sur le ventre, dans l’écharpe ou le porte-bébé physiologique.

A Shanghai, c’est différent. Déja il y a le problème de communication. Et puis le problème de culture – ça porte bonheur de toucher un/une blonde! Et puis, nous voilà à vouloir vivre dans un pays de culture totalement différente de la nôtre, et pour moi, c’est à nous de nous adapter aux moeurs chinoises et pas l’inverse. Little Miss Sunshine est vite devenue agressive face à tous ces Chinois qui voulaient la toucher et/ou la photographier. Mon pire souvenir est une promenade sur le Bund, où nous nous sommes retrouvées entouré de dix-neuf personnes avec des téléphones portables qui nous filmaient ou nous photographiaient tout en nous bloquant le passage pour qu’on ne puisse pas aller plus loin… Dans un premier temps, la seule alternative que j’ai pu offrir à Little Miss Sunshine était mes bras. Elle enfouissait alors la tête contre mes seins pour que les photos cessent, mais les gens venaient alors souvent vers nous pour la toucher et nous devions littéralement nous enfuir… J’ai été très étonnée que Little Miss Sunshine, qui ne connaît pas la violence, se soit mis à répondre par des tapes de la main ou du pied aux gens qui s’approchaient trop près d’elle. C’est là que j’ai compris qu’elle le vivait vraiment comme une agression. Et qu’elle avait raison…

Soucieuse de lui dire clairement ce qui se passait, je lui ai expliqué clairement que les Chinois aimaient voir sa peau claire et ses cheveux blonds parce que c’était rare en Chine, qu’ils étaient très maladroit dans leur manière faire, mais que nous ne pouvions pas comparer puisque nous n’avons pas la même culture, que j’étais là pour elle, qu’il ne fallait pas qu’elle se laisse faire et que mes bras étaient toujours ouverts. Grâce à la répétition de cette explication, nous avons réussi à combattre l’incompréhension, mais nous n’avons de loin pas réglé le problème.

Quelques semaines, après notre arrivée, une Maman m’a donné un bon conseil pour éviter les photos. L’enfant doit mettre sa main sur sa bouche et son nez, mais pas sur ses yeux – comme Little Miss Sunshine avait commencé spontanément à le faire pour se cacher – pour que ça n’entrave en rien sa liberté de mouvement. Et ça marche! Après de rapides explications, Little Miss Sunshine a tout de suite adopté ce geste simple. Et les Chinois comprennent. Pour ceux qui la touche, j’ai demandé à Little Miss Sunshine de prendre leur main et de l’enlever avant de venir se réfugier chez moi. Elle avait tendance à taper. Et ce simple geste – qu’elle a tout de même parfois du mal à pratiquer sans violence, mais je la comprend! – l’a beaucoup aidé. Les gens n’osent pas recommencer en général.

Et puis sa compréhension du Chinois a aussi quelque peu apaisé sa relation avec ces-derniers. Cette situation a été quelque peu stressante pour moi et pour Little Miss Sunshine. Elle aura duré quelques semaines, m’aura valu quelques réveils nocturnes et beaucoup de triturage de méninges, mais je suis ravie de la manière dont nos sorties se passent aujourd’hui. Nous avons trouvé des solutions simples et efficaces, en accord avec nos idéaux

[Recette] Nouilles sautées au boeuf et aux épinards

Il y a quelques temps, je me suis inscrite, grâce au Cercle Francophone de Shanghai, à des cours de cuisine chinoise. N’ayant pas d’Ayi à la maison – littéralement tante, mais comprenez d’aide à domicile en gros – pour le moment, je ne connais de la cuisine chinoise que ce que nous mangeons au restaurant. A noter tout de même que la cuisine chinoise est bien différente et vraiment meilleure que ce que nous en connaissons dans les restaurant chinois en France, rarement tenus par des Chinois en plus.

Lundi matin à donc eu lieu mon premier cours. Nous étions six Françaises. Nous nous sommes rendus chez notre professeur. Et nous avons découvert les délicieux plats que nous allons apprendre à cuisiner chaque semaine durant un mois. Trois plats par séance.

Aujourd’hui, je vous partage la recette d’un grand classique de la cuisine chinoise, les nouilles sautées. Nous en préparons régulièrement à la maison. Mais avec la recette de Papa Lou, un peu différente de la recette traditionnelle que je vous livre ici.

Pour 6 personnes, il vous faudra:

  •  500g de viande de boeuf (nous avons utilisé du filet, mais un morceau de boeuf maigre fera très bien l’affaire)
  • 500g d’épinards frais
  • 700g de nouilles chinoises de blé fraîches (mais des nouilles de blé chinoises sèches feront très bien l’affaire aussi)
  • 1 oeuf
  • 3 cuillères à soupe de sauce soja 
  • 2 cuillères à café de farine de maïs
  • 10 cuillères à soupe d’huile de tournesol
  • 1 cuillère à café de sucre
  • 1 cuillère à café de bouillon de poule
  • 1 cuillère à café de pâte de piment (facultatif)
  • 1 cuillère à soupe de vinaigre de riz

Et voici la préparation:

  • Commencer par émincer le boeuf en lamelles très fines.
  • Mettre le boeuf émincé dans un bol, y ajouter un oeuf entier, une cuillère à soupe de sauce soja et deux cuillère à café de farine de maïs. Mélanger et réserver.

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  • Laver et nettoyer les épinards. Réserver.
  • Faire bouillir 2l d’eau à gros bouillon, y jeter les nouilles fraîches. Dès que l’eau bout, laisser cuire une minute.
  • Egoutter les nouilles et les rincer à l’eau froide pour stopper la cuisson. Réserver.
  • Dans un wok, faire chauffer quatre cuillères à soupe d’huile de tournesol et faire sauter le boeuf. Il doit être bien cuit.
  • Ajouter une cuillère à café de sucre et une cuillère à café de bouillon de poule. Réserver.
  • Dans un autre wok, faire revenir trois cuillères à soupe d’huile de tournesol et y faire sauter la moitié des nouilles.
  • Une fois que les nouilles sont bien chaudes, ajouter une cuillère à soupe de sauce soja et faire revenir.
  • Ajouter la moitié des épinards et faire revenir.
  • Ajouter la moitié du boeuf et faire revenir.
  • Renouveler l’opération avec le reste des nouilles, des épinards et du boeuf.
  • Au moment de servir, ajouter au plat une cuillère à café de pâte de piment (facultatif) et une cuillère à soupe de vinaigre de riz.

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Et il n’y a plus qu’à déguster! 

Pour varier les plaisirs, on peut très bien changer de viande – à essayer avec du porc ou du poulet – ou de légumes – notamment du choux chinois émincé.

Si vous testez la recette, n’hésitez pas à m’en donner des nouvelles! Bonne dégustation! 

[Vivre en Chine] Circuler à Shanghai

Quand on parle de Shanghai, on pense souvent à la ville des vélos. C’était peut être le cas il y a quelques années encore, mais aujourd’hui, même si ils sont encore nombreux, ils ont largement été remplacé par des scooters électriques et des voitures.

La plupart des femmes d’expat ont leur chauffeur et ne se pose donc que peu la question de savoir quel moyen de transport utiliser, mais comme je n’ai pas de chauffeur, c’est une question qui s’est vite posé.

Il y a tout d’abord le métro. C’est un moyen de transport pratique et rapide si on habite proche d’une station et que l’endroit où l’on veut aller n’impose pas plusieurs changements de lignes. A Shanghai, les changements de ligne sont particulièrement long et peuvent vite rallonger le temps de trajet. Je n’habite pas vraiment très près d’une station et la ligne la plus proche est loin d’être la plus pratique pour me déplacer vers l’école de Little Miss Sunshine ou le vieux centre ville. Je ne prend donc le métro que rarement.

Le moyen qui me semble le moins cher et le plus pratique, c’est le bus. Les lignes de bus sont très développées à Shanghai et pour l’équivalent de 25 centimes d’euros, le bus vous emmène jusqu’à l’autre bout de la ville. Le problème s’est qu’il faut savoir où monter, où descendre, quel bus prendre,… Et c’est quasi impossible si on ne comprend pas le Chinois. Sauf que Papa Lou, dès son arrivée à trouvé une application en Chinois certes, mais une fois quelques petits trucs compris, on peut trouver n’importe quel trajet. C’est le moyen de transport que j’utilise le plus quand je ne suis pas pressée par le temps.

Enfin, il y a le taxi. Les taxis à Shanghai sont nombreux. Très nombreux. Il suffit de se mette au bord de la route, de tendre le bras et un taxi s’arrête. Ou presque. Ça dépend quand même des horaires… C’est le moyen de transport que j’utilise quotidiennement pour emmener et rechercher Little Miss Sunshine de l’école. Il n’y a ni métro, ni bus qui vont de chez nous à son école. Je n’ai donc pas le choix. Ou presque. Matin et soir, je prend donc le taxi. Et pour l’équivalent de 2,75 euros, il m’emmène à l’école ou me ramène chez moi.

C’est une drôle d’habitude de prendre le taxi. Je ne m’y fais pas vraiment. Je n’avais d’ailleurs quasi-jamais pris le taxi en France. Je me souviens de mon déménagement de Nantes à Paris, j’avais pris le taxi de chez moi à la gare de Nantes – 6 minutes de trajet – pour 20€ avec deux valises et d’un retour de l’aéroport dans un bouchon de Charles De Gaulle à Paris pour 75€. Je crois que ça m’a vacciné du taxi. Alors même si ici ça me coûte quelques euros seulement, j’ai toujours du mal…

Mais il faut l’avouer, le taxi s’est quand même le moyen de transport le plus pratique, quand on connaît l’adresse où l’on doit se rendre. Et puis ça me permet d’apprendre le Chinois, les chauffeurs de taxi Shanghaiens ne parlant pas du tout l’anglais!!!

[Expatriation] [Scolarisation] L’école internationale

En janvier dernier, lorsque nous avons appris notre départ en Chine, j’ai appris en parallèle que j’étais déja en retard pour inscrire Little Miss Sunshine en première année de maternelle à Paris. Il faut dire que j’avais déja pas mal réfléchi à la question, qu’un autre départ venait de nous passer sous le nez et que j’en étais resté à la conclusion que je n’avais pas envie d’inscrire Little Miss Sunshine dans un circuit classique.

Si j’avais réellement eu le choix, j’aurai cherché une école alternative sur Paris: Montessori, Steiner, Freinet, … Mais je savais que notre départ approchait et qu’il était de toute façon trop tard pour l’inscrire pour la rentrée 2014. Nous avons donc tacitement choisi avec Papa Lou d’attendre notre départ et de lui faire l’école à la maison en attendant sa rentrée en Chine.

Arrivé tardivement en Chine, – en août – je ne pensais pas trouvé de place dans une école qui nous conviendrait avant janvier 2015. Et mes premières tentatives n’ont fait que confirmer mon idée première. Pour s’inscrire dans une école française à Shanghai, il faut généralement pratiquer une pré-inscription dès le mois de novembre de l’année précédente. Dès le mois de juin, des listes d’attente se mettent en place. Par contre, avec le départ de certains expatriés à la nouvelle année, la chance de trouver une place au mois de janvier est un peu plus importante. A noter tout de même que chaque pré-inscription se paie (de l’ordre de 200€).

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La cage d’escalier qui mène aux salles de classe

Little Miss Sunshine était très pressée d’entrer à l’école. Elle m’en parlait tous les jours depuis au moins le mois de janvier dernier. C’est une petite fille très sociable qui apprécie particulièrement la vie en communauté. Seule avec moi à la maison depuis plusieurs mois, même si nous sortions dans les parcs, les aires de jeux, les bibliothèques jeunesse, quotidiennement, cet aspect de vie en communauté entre enfant lui a cruellement manqué. Je savais que même si j’avais envie de lui faire l’école à la maison, je ne pourrai pas m’y tenir bien longtemps… Pour son bien-être.

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La véranda

Et puis j’ai eu la chance d’avoir un très sympathique interlocuteur au bout du fil lors d’un de mes appels dans une école française de Shanghai. Il n’avait pas de place dans son école, mais à pris beaucoup de temps à m’indiquer d’autres écoles suceptibles d’avoir encore quelques places, de m’orienter vers d’autres solutions et surtout il m’a dit de ne pas hésiter à le recontacter. Grâce à lui, j’ai trouvé deux écoles qui disposait encore de place pour Little Miss Sunshine. Je les ai visité les deux. Elles étaient diamétralement opposées, mais m’ont énormément plu toutes les deux.

La première que nous avons visité Little Miss Sunshine et moi est celle que nous avons finalement choisi. En dehors du charme du lieu, du bon contact que nous avons eu avec le personnel et de la qualité des outils pédagogiques disponibles, c’est la manière dont Little Miss Sunshine s’est instantanément sentie très à l’aise dans cette structure qui nous a convaincu. Il s’agit d’une école internationale où l’on peut suivre deux cursus différents, soit un cursus français/chinois, soit un cursus anglais/chinois.

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La cour de récréation

La seconde était une école chinoise. Une école spécialisée dans la musique qui venait d’ouvrir une section française. Tous les enfants de la classe étaient des enfants de couples mixtes (français/chinois) qui parlaient chinois à la maison. Little Miss Sunshine aurait donc été la seule dont la langue maternelle est le Français. La structure m’a plut, l’éveil musical très présent m’a donné très envie d’y inscrire Little Miss Sunshine.

Après réflexion, ce qui a vraiment fait la différence, c’est que j’avais très peur de ne pas pouvoir communiquer avec le personnel, les professeurs. Il n’y avait dans l’école qu’un professeur français présent uniquement le matin. Que ce serait-il passé si on avait eu à me contacter en plein après-midi pour me dire de venir chercher Little Miss Sunshine pour X raisons? Je n’aurai même pas compris de quoi il s’agissait… Et avec le recul, et l’impossibilité que j’ai toujours à communiquer avec la maîtresse chinoise et une partie du personnel de l’école internationale, je sais que nous avons fait le bon choix.

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Le mur d’escalade

L’école de Little Miss Sunshine est toute neuve. Elle vient d’ouvrir cette année en septembre et c’est pour cette raison que nous y avons encore trouvé de la place. L’implication du personnel dans ce projet, le charme du lieu, le nombre de personnes à s’occuper en continu des enfants m’ont convaincu. Dans la classe de Little Miss Sunshine, ils sont huit enfants. Ils ont une belle et grande classe, équipé d’un système de climatisation, de chauffage – un luxe à Shanghai – et de purificateurs d’air – un luxe dans une école.

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Le petit théâtre dans la salle de classe de Little Miss Sunshine

A huit, ils ont une maîtresse française présente les lundis, mercredis et jeudis matin et une maîtresse chinoise présente les lundis, mardis, jeudis après midi et vendredis. Sans compter leur Ayi chinoise – équivalent de nos aides-maternelles – présente tous les jours. C’est une réel luxe de savoir que régulièrement Little Miss Sunshine se retrouve seule avec ses maîtresses et peu facilement travailler de manière individuelle. Je l’ai notamment observer avec la maîtresse chinoise qui prend beaucoup de temps avec elle.

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L’observatoire

En outre, ils ont une bibliothèque, une salle de théâtre, une salle d’art, une salle de jeu/yoga, une énorme salle au sous-sol, équipée de purificateurs d’air qui leur sert de récréation en cas de froid ou de grosse pollution…

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La bibliothèque

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La salle d’art

Je me suis tout d’abord orientée vers des écoles proposant la pédagogie Montessori à Shanghai. Il y en a beaucoup. Mais les places sont rares et se réservent au moins un an à l’avance. En trouvant cette école, j’ai été charmé par leur idée de la pédagogie, par le fait que tout est fait et organisé pour les enfants. Little Miss Sunshine s’y sent totalement à sa place. Et c’est ce qui était primoridal pour moi. Qu’elle trouve facilement sa place à l’école et qu’on continue à lui donner le goût de la curiosité…

[Grossesse] Les maux du tout début

Nous en avons longtemps rêvé. Little Miss Sunshine nous réclame un petit frère ou une petite soeur depuis des mois. C’est absolument ravis et confiants que nous nous lançons dans cette nouvelle aventure…

Mais un début de grossesse, ce n’est jamais une pure partie de plaisir. Et cette grossesse ne fait pas exception. Et elle ne ressemble aucunement à ma grossesse précédente. Oui. J’en suis déja à comparer mes deux grossesses.

Et pour cause. Lors de ma première grossesse, mes premiers symptômes ont été de violentes douleurs de « règles » durant les dix premiers jours. Au point que j’étais persuadé d’avoir juste un retard de règles et qu’il me semblait impossible d’être enceinte. J’ai mis huit jours avant de faire un test de grossesse. Positif. Cette fois-ci, je n’ai eu aucun symptôme. Ou presque. Parce que depuis le tout début de la grossesse – mais ça je l’ai remarqué après coup – je tombe littéralement de sommeil entre 20h et 21h. Au point que Papa Lou n’a pas arrêté de me charier sur le sujet durant nos vacances dans le Yunnan.

Lors de ma première grossesse, je n’ai eu que peu de nausées. Et des nausées qui se réglaient en mangeant. Je m’explique. J’avais des nausées dès que j’avais l’estomac vide. En grignotant un petit quelque chose toutes les deux heures, je n’étais plus du tout déranger. Cette fois-ci les nausées sont beaucoup plus puissantes et persistantes. Je suis hyper sensible aux odeurs qui peuvent me retourner l’estomac en quelques secondes. Et j’ai des nausées qui m’empêchent quasiment de manger tous les soirs depuis près de trois semaines et qui m’ont totalement empêché de m’alimenter durant pres d’une semaine.

Lors de ma première grossesse, j’ai eu un mémorable et douloureux passage de constipation qui ne s’est résorbé qu’au bout de plusieurs semaines. Cette fois-ci, rien à signaler de ce côté.

Là où ces deux grossesses se rejoignent, c’est qu’elles ont toutes les deux été une belle surprise. Lors de la première grossesse, je venais d’arrêter la pilule. Et avec les douleurs de règles dont je vous parlais plus haut à la fin du premier mois, je ne m’imaginais pas du tout être enceinte! Cette fois-ci, nous nous étions dit que nous allions attendre la fin de l’année pour essayer de faire un bébé. Le temps pour tous de reprendre nos marques dans cette nouvelle vie. Mais notre petit pois a décidé de s’accrocher au fond de mon ventre et de ne plus nous lâcher…

Je suis ravie. Ravie de la manière dont ces deux grossesses sont arrivées. Je dois avouer qu’après avoir pris la pilule pendant plus de dix ans avant ma première grossesse, j’étais très angoissé. J’avais plusieurs exemples autour de moi de stérilité à plus ou moins long terme et de fausses couches. J’avais très peur de mettre notre couple à l’épreuve de plusieurs mois voire années de tentatives. Maintenant, je peux être rassurée… Et savourer ma deuxième grossesse…

[Expatriation] [Education bienveillante] Etre baigné dans un milieu multilingue

Une des grandes conséquences de notre expatriation pour Little Miss Sunhsine est qu’elle a été plongée dans un milieu multilingue. Du jour au lendemain, elle est passée d’une langue, le Français, avec parfois un peu d’Alsacien – notamment lors de notre long séjour en Alsace et de la venue de ses grands parents – à un milieu trilingue: Chinois, Anglais et Français.

Depuis mi-octobre, Little Miss Sunshine a fait sa première rentrée dans une école internationale. Elle suit un cursus bilingue et passe donc la moitié de sa semaine en Français et l’autre moitié en Chinois. Elle est également inscrite à la danse tous les lundis où son professeur ne parle qu’Anglais et elle est amenée à rencontrer du personnel et des enfants qui ne parlent qu’Anglais à l’école. Nous passons nous-même nos journées à nous exprimer en Anglais et un peu en Chinois avec les personnes que nous croisons.

Les professeurs de Little Miss Sunshine ne cessent de me parler de ses progrès et de ses efforts pour parler Chinois. Pourtant, quand je lui demande si elle a appris des mots en Chinois, elle me répond invariablement: « Mais Maman, je suis Française moi! » Même réponse à son père quand il essaie de travailler son Chinois avec elle. Impossible de lui faire dire le moindre mot en Chinois devant nous. Ce qui n’est en soit absolument pas anormal, mais quelque peu frustrant pour les parents! Par contre, en l’observant je suis tout à fait rassurée sur sa compréhension de cette nouvelle langue. Elle est beaucoup plus à l’aise avec les gens qui viennent vers elle en lui parlant Chinois, moins sur la défensive, moins agressive, et je l’ai récemment surprise à répondre à une question d’un chauffeur de taxi. De temps à autre, pour mon seul plaisir, je l’observe de loin quand je vais la chercher à l’école, entrain de communiquer avec sa maîtresse chinoise…

Avec l’Anglais, ce n’est pas la même chose. Elle dit assez spontanément des mots en anglais devant nous. Peut être parce que nous lui racontons de temps à autre des histoires dans cette langue ou parce qu’elle sait que nous comprenons cette langue parce que nous la parlons quotidiennement à l’extérieur. Et là, je peux facilement observer ses progrès.

Je pense qu’en tant que parent, nous projetons inconsciemment ou pas, d’énormes attentes sur nos enfants en ce qui concerne les langues dans le cadre d’une expatriation. Nous savons la richesse que cela peut être. L’enfant n’y voit qu’une utilité pour la communication avec ses camarades, ou pas. Nous savons aussi la complexité de l’apprentissage d’une nouvelle langue comme le Chinois à l’âge adulte. Alors qu’avant huit ans, un enfant a la capacité d’apprendre une langue naturellement, sans effort et n’est absolument pas limité dans le nombre de langues qu’il peut apprendre en parallèle. Mais malgré toutes nos attentes, il faut rester à l’écoute de notre enfant. L’apprentissage d’une nouvelle langue, c’est aussi l’apprentissage d’une nouvelle culture. Après le départ de son pays d’origine, l’enfant peut vivre l’apprentissage d’une nouvelle culture comme une réelle trahison à l’égard de sa culture maternelle.

Alors je reste à l’affut. Le Français est et restera toujours la seule et unique langue dans laquelle nous nous exprimerons à la maison, comme cela l’a été jusqu’à présent. Bien sûr, je rêve de voir Little Miss Sunshine se débrouiller facilement et naturellement en Chinois. Je ne vois que la facilité que ça lui apportera à apprendre d’autres langues, l’importance qu’une telle langue pourra avoir plus tard sur son CV, la richesse et l’ouverture d’esprit qu’une telle expérience pourra lui apporter. Mais peut être que ça n’arrivera pas. Peut être qu’elle décidera qu’il est plus facile pour elle de continuer à parler Français avec ses camarades qui parlent tous Français dans sa classe, peut être qu’elle ne verra aucune utilité à l’apprentissage du Chinois. Mais ça,… seul le temps nous le dira!  

[Expatriation] Le déménagement international Part.II

Voilà bien longtemps que j’avais prévu de vous parler de notre déménagement international. J’aurai dû commencer à vous en parler dès la réception de nos affaires en Alsace, mais je ne voulais pas réagir trop à chaud, le déménagement s’étant mal passé. J’ai voulu attendre la résolution complète du déménagement pour me faire une idée globale sur le sujet, mais cette date n’arrivera finalement peut être jamais.

Nous venons d’apprendre aujourd’hui que nos affaires en provenance de France sont arrivées à Shanghai par voie aérienne dans une caisse en bois non-homologué pour le déménagement international. Pour les douanes, il n’y a que deux solutions: la destruction ou la quarantaine. Pour rappel, nous n’avons emmené que des choses auxquelles nous tenions vraiment, des choses qui font un peu partis de nous et dont nous ne voulions pas être séparé durant plusieurs années. Nos meubles et une grande partie de nos affaires sont restés en Alsace. Se retrouve donc dans cette caisse nos souvenirs de voyage,  les jouets et les livres de Little Miss Sunshine, nos affaires de thé, nos albums de mariage, notre cocotte en fonte, nos plats alsaciens, notre table basse chiné chez un brocanteur et vieille de plus de 100 ans, un coffre en cuir chinois d’une centaine d’années également que nous nous étions offert pour la naissance de Little Miss Sunshine… Des biens qui ont une valeur matériel, bien sûr et nous avons dû détailler cette valeur lors de l’inventaire valorisé exhaustif, mais surtout des biens irremplaçables qui font partis de nos vies et de nos souvenirs… La décision tombera certainement dans les jours qui viennent.

Je vous ai raconté notre déménagement en juin dernier. Le départ de nos affaires de Paris. Laissez moi déja vous raconter leur arrivée en Alsace

Quinze jours après le départ de nos affaires de Paris, j’ai réceptionné la partie nationale du déménagement en Alsace chez mes beaux-parents. Ce n’était pas le déménageur avec lequel nous avons signé notre contrat, à savoir Grospiron International qui a effectué la livraison, mais un sous-traitant alsacien. Les déménageurs étaient très symptaiques, ils ont emmené les cartons là où nous leur demandions dans les différentes pièces de la maison, on remonté les meubles, ou plutôt tenté de remonter les meubles. Car dans la précipitation du déménagement parisien, l’équipe de Grospiron International a perdu toute la visserie de notre lit. Au déballage des cartons, qui a eu lieu sous l’oeil de l’équipe de déménageurs, les cartons de vaisselle, très bien protégé étaient tous intact. Pas un verre, pas une assiette n’a été abîmé. Et pour cause, je suis restée le plus possible à surveiller la personne qui s’occupait de l’emballage ne voyant que le côté fragile de ces objets. Par contre, comme je ne pouvais pas être à côté de six déménageurs en même temps, je n’ai pas pu superviser le rangement de nos bibelots, décoration de Noël, affaires de bricolage,… Quand nous avons ouvert ses cartons, ça a été le choc. Mes tubes de peintures, sans aucune protection, avaient explosé dans mes sacs à mains et mes chaussures, ma décoration de Noël avait été broyé sous une pile de papiers administratifs divers, la poubelle de la salle de bain et nos tabourets pliants ont été écrasé dans un carton,… Les dégats étaient important, mais sur des objets quelconques et pas très chers. Après un échange de mails intense et de nombreux appels téléphoniques, Grospiron International a décidé de faire venir un ébéniste à ses frais pour que notre lit soit à nouveau mis en état et ils ont accepté de nous rembourser les objets dégradés. Mais pour moi, la question n’était pas là. Je n’avais plus confiance. J’ai demandé à ce que nos affaires en partance pour Shanghai soient ré-emballés le plus rapidement possible avant leur départ de manière conforme à ce qu’on nous avait promis lors de la visite de leur commercial. On m’a rit au nez, me disant que tout était très bien emballé comme c’était. Nous avons dû passer par la menace de ne pas faire envoyer nos affaires à Shanghai et en demandant à l’employeur de mon mari de ne plus travailler avec Grospiron International pour avoir enfin une réponse positive au bout de près de deux semaines. Nos cartons ont été ré-emballé selon leur norme, photos à l’appui. L’épisode du déménagement national était clos.

On nous avait promis une livraison quinze jours après que mon mari ait fourni à Grospiron International son permis de travail en règle. Ce qui aurait dû faire arriver notre déménagement à Shanghai avant nous, vers la fin juillet. Mais bizarrement, à cette date, on nous a dit que comme notre déménagement contenait des « baby items », comprenez des affaires de bébé, l’arrivée sur le sol chinois de notre déménagement dépendait du permis de résident dudit bébé… Nous avons donc dû attendre fin septembre et l’obtention de nos papiers à Little Miss Sunshine et moi. Dès que nous avons trouvé les quatre jours ouvrés sans nos passeports – enfin surtout sans le passeport de Papa Lou qui est très régulièrement en déplacement – nécessaires pour les douanes, notre déménagement a été envoyé de Paris à Shanghai. Notre déménagement est donc arrivée juste après la semaine des congés de la Fête nationale en Chine. Et depuis, alors qu’on nous avait promis une livraison sous quinze jours, plus de nouvelles.

Nous avons relancé le sous-traitant de Grospiron en Chine au début de la semaine pour connaître notre date de livraison. Aujourd’hui, on nous a répondu qu’après investigation il s’avère que nos affaires sont arrivées sur le sol chinois dans une caisse non homologuée pour un déménagement international. Comment cela a-t-il pu être possible? De la part d’un déménageur international? Je ne comprend pas. Je n’ai pas de mot pour qualifier ce manque de professionalisme, cette faute grave, ce manquement à notre contrat. Grospiron International vient de briser le contrat qui nous liait à lui par son manque de professionalisme. Je suis révoltée. Aujourd’hui, notre contact chez Grospiron International ne pourra pas me dire que c’est de la pure malchance, qu’ils avaient mis leur meilleure équipe sur notre déménagement. Les erreurs se sont cumulées tout au long de ce déménagement et je regrette amèrement d’avoir fait le choix d’emmener ses affaires…

=> Mise à jour du 11/11/2014:

Nous venons d’apprendre que la douane chinoise, qui ne pratique pas la destruction systématique, vient de relâcher nos affaires  après plusieurs semaines de quarantaine. Nous avons eu beaucoup de chance. Suite à d’intenses communications par mail, et quelques menaces de notre part, la livraison de notre déménagement est prévue demain! Je n’ose y croire… et n’ose penser à l’état de nos affaires suite à toutes ses péripéties…

Heureuse nouvelle

Little Miss Sunshine, Papa Lou et moi avons le bonheur de vous annoncer que la famille Kangourou va s’agrandir. Un nouveau bébé kangourou devrait voir le jour à la mi-juin de l’année prochaine…

A cause de notre départ en expatriation l’attente de ce deuxième bébé aura été longue. Bien plus longue que ce que nous espérions au départ. Mais c’est une douce surprise qu’il nous a fait ce mois-ci…

Et toute la famille l’aime déja ce petit pois…

C’est encore une nouvelle aventure qui nous attend!

 

[Roadtrip] Dans le Yunnan 1. Kunming

Nous avons quitté Shanghai par un beau mercredi matin du mois d’octobre. On nous avait prévenu. Partir en vacances en Chine pendant les vacances de la fête nationale relève du parcours du combattant. Car vous le savez, les Chinois sont nombreux. Alors quand tous les Chinois décident de profiter d’une des seules semaines de vacances qu’ils ont de l’année, automatiquement ça en fait du monde sur la route…

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Nous sommes donc partis bien en avance, prévoyant le manque de taxi et les bouchons sur la route de l’aéroport. Et finalement, tout est allé très vite. Peut être étions nous trop matinaux pour les Chinois, ou alors Shanghai s’était-elle vidée de tous ses habitants la veille au soir, en tout cas nous avons eu de la chance. Comble de l’exploit, notre avion était à l’heure. Au décollage. Et à l’arrivée. Ce qui est assez rare sur les vols internes chinois pour être souligné…

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Nous avons atterri à Kunming, capitale de la province du Yunnan, en début d’après-midi. La ville est située sur un plateau à quelques 1900m d’altitude et l’atterrissage est particulièrement étonnant, puisque d’un seul coup apparait sous les roues de l’avion le sus-dit plateau… Nous nous attendions à ressentir quelques effets à cause de l’altitude, mais là encore, toute la famille Kangourou a eu de la chance.

Notre guide, Thimmy, nous attendait à la sortie. Elle nous a tout de suite reconnu. Il faut dire que cinq blancs dont un enfant de 3 ans, à l’aéroport de Kunming, ça ne cours pas les rues…

Notre voiture et notre chauffeur nous attendait juste devant l’aéroport, et après avoir mis nos bagages dans le coffre, nous avons tout de suite opté pour une première visite. Nous sommes allés voir la Porte du Dragon en haut de la Montagne de l’Ouest face au Lac Dianchi. Nous avons commencé par monter en haut de la montagne en téléphérique en passant au-dessus du lac. La vue était splendide. A notre arrivée, la couleur des temples a tout de suite accroché notre regard…

Visite de la Porte du Dragon

Puis nous avons grimpé à pied au sommet de la montagne à la recherche de la Porte du Dragon. Une longue et magnifique promenade au bord de la falaise…

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Jusqu’à la découverte de la Porte du Dragon…

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Nous n’étions pas seuls, vous imaginez bien. Il y avait beaucoup de monde. Difficile de prendre des photos sans y voir des têtes, des ombrelles et d’autres appareils photos… Mais la promenade en valait le coup!

En redescendant, nous avons pris le télésiège et nous avons eu une vue absolument magnifique sur Kunming et le lac Dianchi. Little Miss Sunshine a adoré cette douce promenade dans les airs à observer le paysage et les papillons…

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Après un rapide passage à l’hôtel pour déposer nos affaires, nous sommes repartis vers le centre ville de Kunming pour y dîner dans un très joli et très bon restaurant de spécialités locales.

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L’ambiance du restaurant était juste parfaite. Les bruits du restaurant, les bruits de la rue, la lumière tamisée dans les tons rouge et jaune, le bois sculpté, … J’avais un peu l’impression de remonter le temps et de plonger dans les aventures de Tintin et le Lotus bleu…

Après le dîner, nous sommes allés voir un très beau spectacle, Yunnan Dynamic, présentant les différentes minorités présentent dans le Yunnan, mêlant tradition et modernité, chant, musique et danse. Le spectacle  m’a énormément plu!

Le lendemain, après un bon petit déjeuner à l’hôtel, Thimmy et notre chauffeur nous ont rejoint pour nous emmener visiter la Forêt de Pierres.

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Nous n’avons pas eu beaucoup de chance ce jour-là car il pleuvait à verse. Mais ça n’a duré qu’une matinée et nous n’avons plus revu la pluie pour le restant de notre séjour… Là encore, malgré la pluie, nous étions loin d’être seul! Et c’est dans les endroits les plus étroits qu’on le remarque le plus! C’est notamment le cas en allant visiter le pavillon…

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Mais de là-haut, la vue sur tout le site vaut vraiment le coup…

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La Forêt de Pierres est magnifique. Ces colonnes de pierres énormes sont vraiment impressionnantes…

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Nous avons aussi pu voir les costumes traditionnels colorés des Sani, la minorité majoritairement présente sur le site de la Forêt de Pierres.

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J’aime beaucoup leur costume coloré et leur petit panier de fleur dans le dos… Nous avons passé une très belle matinée dans la forêt de pierres, malgré la pluie. C’est un endroit magique, un peu mystérieux, qui laisse rêveur…

Thimmy nous a ensuite conduit dans un superbe restaurant où nous avons pu déguster du canard laqué. Mais pas du canard à la mode de Pékin, non. Le canard à la mode du Yunnan… Et c’était délicieux!

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Voilà les canards qui attendaient d’être cuisiné…

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Après le repas, nous sommes retournés à Kunming pour profiter encore un peu de cette jolie ville. Nous sommes allés nous promener dans le parc du Lac d’Emeraude.

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La floraison des lotus était terminé, mais on devine sans mal la beauté du lieu à ce moment précis de l’année…

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Comme un peu partout en Chine dans les parcs, les plus âgés se regroupent pour danser et chanter…

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Plus tard, nous sommes allés nous promener dans la vieille-ville. Nous avons entre autres vus la Porte du Cheval Doré et la porte du Phénix de Jade.

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Après une dernière soirée à Kunming, nous avons rassemblé nos affaires. Mais avant de quitter Kunming, pas moyen de ne pas aller faire un tour sur le marché au gros du thé du Yunnan. C’est par là que transitent tous les thés du Yunnan, tous les Pu erh du Xishuangbanna…

Je dois dire que je ne m’attendais pas vraiment à cela. Tout était bien organisé, bien propre, de belles boutiques alignées…

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Nous avons tout de même pu voir une jeune femme triant différents grades de feuilles de Pu Erh. Mais tout cela m’a semblé bien trop aseptisé. La Chine m’avait habitué à autre chose 😉

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Nous sommes allés déguster quelques thés dans une des boutiques. Une très belle boutique.

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Du Pu Erh cru. Du Pu Erh cuit.

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Pendant que Little Miss Sunshine s’organisait une marelle au milieu de la boutique…

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Thimmy nous a également fait une démonstration de Guqin, sorte de cithare à 7 cordes qui a beaucoup plu à Little Miss Sunshine.
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Puis nous avons pris la route de Dali…

[Vivre en Chine] Ses habitudes chinoises auxquelles je ne me fais pas

Voilà un peu plus de deux mois que nous sommes installés en Chine. La première phase d’observation étant passée, je peux maintenant vous parlez de ces petites choses auxquelles je n’arrive pas encore à me faire…

La première et certainement la plus insurmontable pour moi, ce sont les crachats. Les Chinois ont pour habitude de ne pas garder à l’intérieur ce qui les gênent et de le laisser / le faire sortir. C’est vrai pour tout… Mais quand ils se mettent à se racler la gorge avec insistance avant de faire sortir un énorme crachat, juste à mes pieds, je ne peux m’empêcher d’être dégouté. Le pire étant qu’ils crachent aussi bien dans la rue, que dans les bus, dans le métro et même dans les magasins. Les plus polis / civilisés d’entre eux crachent dans la poubelle, comme c’est souvent le cas dans les magasins, le métro ou sur le lieu de travail. Mais il n’empêche… Quand j’entend quelqu’un se racler la gorge derrière moi, que je me retourne pour éviter de me faire cracher sur les pieds et que je me retrouve face à une très jolie jeune fille chinoise, la vingtaine, avec une mini-jupe et des talons aiguilles, je me dis que décidément, je ne m’y ferai jamais. Et je ne vous parle pas du taxi qui se racle le fond de la gorge pendant cinq minutes avant de cracher par la fenêtre sur l’autoroute…

Les deux choses suivantes se rejoignent un peu. C’est liée à la foule. Vous le saviez déja, mais je l’expérimente depuis quelques semaines, les Chinois sont nombreux! Quand on se retrouve dans une file d’attente, que ce soit à la caisse, à l’aéroport, pour visiter un lieu public, ils ne peuvent pas s’empêcher de se coller à vous et d’essayer par tous les moyens plus ou moins discrets – surtout moins en fait – de vous dépasser. C’est un vrai sport national. Ils ne sont absolument pas capable d’attendre leur tour. Et encore moins de respecter un minimum d’espace vital entre les individus. Les gens qui attendent derrière vous se collent littéralement à vous. Quand l’attente dure quelques minutes, c’est plus que gérable. Quand on passe à plusieurs heures, ça devient vraiment très angoissant…

La quatrième chose n’est pas que l’apanage des Chinois, je pourrais en dire autant des Italiens, mais qu’est ce qu’ils parlent fort. Qu’ils soient au téléphone, dans la rue, dans le hall de l’immeuble, sur le palier, dans une file d’attente, ils s’apostrophent de loin, se lancent dans des conversations agitées, dont on ne sait jamais comment elles vont se terminer – est-ce qu’ils vont vraiment en venir aux mains ou est-ce qu’ils sont juste entrain de discuter? Dans les transports en commun, c’est souvent au téléphone qu’ils sont les plus bruyants. Dans les files d’attente, ils se hurlent dessus parce qu’ils se dépassent. Ce qui n’empêche pas celui qui vient de se faire dépasser et de hurler sur celui qui venait de le dépasser, de dépasser à son tour…

Autre chose, qui a plutôt tendance à me faire sourire, ce sont les feux d’artifices. Les Chinois adorent le bruit. Ca klaxonne, ça crie, ça fait claquer des feux d’artifices à la moindre occasion. Là où ça devient bizarre, c’est que le plus souvent les feux d’artifices sont tirés en pleine journée. Et non, il ne s’agit pas de pétards, mais bien de feux d’artifices. On ne voit pas les couleurs, à peine les éclats scintillants… Vraiment je ne comprend pas. Et puis, ils sont capable, pour l’ouverture d’un magasin, de bloquer une grande rue (3×3 voies) en faisant claquer des feux d’artifices en plein milieu en heure de pointe en plein bouchon. Ca claque, ça klaxonne,… Quel tintamarre! C’est sûr que je n’avais jamais vu ça ailleurs 😉

D’autres choses vont certainement encore me venir en tête une fois cet article publié. J’y apporterais donc régulièrement des modifications. Et puis je vous réserve aussi un article spécial sur les habitudes très particulières des Chinois sur la route…