Les colères de bébé

Little Miss Sunshine n’est pas un bébé colérique. Loin de là. Elle est raisonnable et souriante. Pourtant, à l’heure où l’on entre progressivement dans la phase d’opposition – comprendre quand tout ce qu’on demande ou propose se solde par une seule et même réponse « non! » – j’ai commencé à mettre en place quelques petits astuces anti-crise.

Celui que j’ai le plus expérimenté est la diversion. À l’heure où bébé a décidé que ce n’est pas l’heure de l’habiller, même si, pour nous, l’urgence du départ au travail est là, il n’y a pas beaucoup de solution. Soit on s’énerve, bébé se braque encore plus, on crie, on envenime la situation et au final on obtient un résultat médiocre qui relève plus du coup de force. Soit on fait diversion pour obtenir ce qu’on veut sans en avoir l’air. Ce qui marche le mieux chez moi, c’est la boîte à musique. Si Little Miss Sunshine refuse de s’habiller, je lui propose de jouer avec sa boîte à musique, et en règle générale tout se passe bien. Bébé est habillé et on en a profité pour s’amuser un peu toutes les deux.
Si elle est fixée sur un jouet qu’elle ne veut pas lâcher, même stratégie qui s’avère vraiment d’efficace, on emmène tout ou partir du jouet dans la salle de bain. Si vraiment rien ne fonctionne, – ce qui n’arrive qu’exceptionnellement – je lui propose quelque chose de nouveau: on s’habille sur la canapé, ou sur le lit de Papa et Maman et l’effet de surprise termine en général de la convaincre.

Autre solution testée et approuvée par la famille Kangourou: le compromis. C’est l’heure de partir et Little Miss Sunshine refuse de mettre son bonnet / ses gants / son écharpe / son chapeau. Je me pose d’abord la question: est-ce vraiment indispensable? Elle sera contre moi dans le porte-bébé, le trajet n’est pas long, elle a une capuche, je laisse tomber le bonnet pour l’instant. Je le garde sur moi et au moment de sortir de l’immeuble, je retente ma chance. Si elle accepte, tant mieux, si non ça n’est pas bien grave. Pareil pour le chapeau, tant qu’on reste à l’ombre l’urgence n’est pas avérée, et d’ici là elle aura certainement autre chose en tête. Un enfant ne comprend pas forcément le point de vue de l’adulte et nous même demandons parfois des choses à nos enfants par pure habitude et sans prendre en compte les besoins et les envies propres à l’enfant. Un peu de remise en question n’a jamais fait de mal à personne et le compromis aide vraiment à simplifier la relation.

Mais le plus efficace chez nous reste l’anticipation. Depuis que Little Miss Sunshine a commencé à se déplacer seule, j’ai instauré un moment où « Maman explique » dès que l’on arrive dans un endroit que l’on ne connait pas. Qu’on soit dans la famille, chez des amis, dans un musée, un parc ou à la plage, je prends quelques minutes avec Little Miss Sunshine pour faire le tour de la pièce / de l’endroit en lui montrant bien là où elle a le droit d’aller et là où s’est dangereux. Une fois le tour effectué, je la pose par terre, je me mets à sa hauteur et on répète les points importants. Pour l’instant, elle n’a jamais fait quelque chose pour laquelle je l’avais prévenu. Je vous le disais, elle est très raisonnable. Mais j’ose parfois penser que c’est également le fait de l’éducation que nous lui donnons. Par contre, je peux être sûre que la seule fois où je ne le ferai pas, j’aurai droit à une crise. Dans ce cas précis, la gestion de la crise peut s’avérer bien compliquée… Même dans ses moments-là une des seules choses qui marche le mieux est de me mettre  son niveau, de capter son attention et de faire ce que j’aurai dû faire dès le début « Maman explique ».

Finalement, Little Miss Sunshine est un bébé particulièrement coopératif!

Et vous, quels sont vos astuces anti-crises? 

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