[Recette] Brownie moelleux aux noix

Il y a quelques jours, j’ai eu envie de faire un gâteau au chocolat et puis en voyant les noix, j’ai eu un flash: un brownie.

Voilà des années que je n’ai plus fait de recette de brownie. Je ne suis même pas sûre qu’il y ait une recette de brownie sur ce blog d’ailleurs. Alors j’ai cherché et j’ai adapté à ma sauce, comme souvent. Et le résultat a été plus que convaincant, tout le monde m’en a redemandé et pour ne rien gâcher la recette est très rapide à préparer et nécessite un minimum de vaisselle, ce qui n’est pas rien dans ma vie de maman entrepreneur!

Je vous livre donc sans attendre ma recette:

  • 150g de beurre
  • 80g de sucre
  • 10g de sucre vanillé
  • 4 oeufs
  • 200g de chocolat noir
  • 70g de farine
  • une poignée de pépite de chocolat
  • une poignée de noix décortiquées
  • Préchauffer le four à 180°C et beurrer un moule carré
  • Faire fondre délicatement au bain marie le chocolat noir, le beurre et les sucres
  • Quand le chocolat est bien fondu, ajouter les œufs et mélanger délicatement
  • Ajouter la farine tamisée. Tout cela peut être fait directement dans le bol que l’on a utilisé pour le bain marie.
  • Ajouter enfin quelques pépites de chocolat et quelques morceaux de noix dans la pâte.
  • Verser la pâte dans le moule et parsemez du reste de pépites de chocolat et de noix.
  • Enfourner 15mn à 180°C.

Quand le brownie sort du four, il continue de « cuire » un moment. Attention donc à ne pas le surcuire. Pour un brownie vraiment moelleux, il suffit que lorsque l’on pose le doigt sur la « croûte », elle reste intacte à la sortie du four. Mais on peut aussi le laisser cuire 5mn de plus pour obtenir un brownie moins fondant.

Enfin, couper le brownie en carré et déguster tiède ou froid!

Chez nous, c’est validé!!!

[Recette] Sirop cru maison

Nous avons découvert la recette des sirop cru en Chine. C’est une tradition dans toute l’Asie où on ne fait pas cuire les sirops contrairement à notre habitude occidentale. On connait souvent la version japonaise, le fameux Koso, ou la version coréenne, mais l’équivalent existe en Chine.

L’avantage de ne pas cuire le sirop est de conserver toutes les propriétés et les nutriments des plantes et des fruits que l’on met dans le sirop et également les levures qui y sont naturellement présentes. De plus, le goût est absolument divin et colle exactement au goût du fruit ou de la fleur cru, rien à voir avec le goût modifié d’un sirop cuit.

Après des années de pratique, je vous livre ma recette du sirop cru :

Pour les ingrédients, on aura besoin:

  • d’un fruit juteux: citron, orange, fraise, prune, pêche…
    ET 
  • d’une fleur comestible: violettes, lilas, sureau, rose, lavande,…
  • OU d’une herbe aromatique: menthe, mélisse, thym, origan…
  • ET  du sucre

On peut ainsi varier les plaisirs à l’infini ou presque!

  • Alterner les couches de fruit, de fleurs ou d’herbes et de sucre. Terminer par une couche de sucre pour recouvrir l’ensemble.
  • Laisser à température ambiante une journée, jusqu’à ce que les sucs des fruits aient fait fondre le sucre et que les premières bulles de fermentation apparaissent.
  • Mélanger avec une cuillère propre si nécessaire en veillant toujours à ce que les fruits et fleurs restent sous le sucre.
  • Quand les premières bulles sont apparues, mettre au frigo pour une meilleure conservation.

On peut filtrer pour une meilleure conservation, mais chez nous on le consomme si vite que la plupart du temps je retire le sirop à la cuillère dès qu’il apparaît. Mais il se conserve de longues semaines voire plusieurs mois au frigo.

Délicieux dans les cocktails, en sirop à l’eau ou avec de la limonade, on peut même l’utiliser en coulis sur une glace ou une crêpe par exemple.

Mes favoris du printemps: violettes et citron ET fleurs de sureau et fraises 

Mon favori de l’hiver: orange amère et cannelle

Avez-vous déjà testé? Quelle est votre recette favorite?

[Recette] Sirop de violettes maison

Chaque printemps à partir de la fin février, notre jardin se couvre de milliers de violettes odorantes pour quelques semaines.

Voici quelques indications sur la violette sauvage pour commencer. Les violettes odorantes commencent à tapisser les sous-bois ou les coins frais des jardins dès la fin février. On connaît souvent l’utilisation de ses fleurs, mais c’est une plante dont même les feuilles se mangent.

C’est une fleur commune sous nos latitudes, une petite plante vivace d’une dizaine de centimètres qui n’a pas de tige. Comme le fraisier, elles se multiplient grâce à ses stolons, des rejets rampants qui s’enracinent et forment de nouvelles plantes. C’est ainsi qu’elles se retrouvent souvent à tapisser tout un espace.

Quelques indices pour reconnaître la violette odorante, Viola odorata L. Malvaceae de son nom scientifique:
– C’est une plante vivace dont les fleurs apparaissent tôt dans la saison, dès la fin du mois de février. Elles peuvent être violette ou blanche.
– Elle est facilement reconnaissable à son odeur typique.
– Ses feuilles évoluent au fil des saisons, de recourbées sur elles et glabre au début du printemps, elles prennent une forme de cœur velu à l’été.

Attention tout de même la règle numéro 1 du cueilleur est d’être absolument sûr de ce qu’il cueille!

Les fleurs de violettes font d’excellents sirop, mais on peut aussi faire des fleurs au sucre ou des glaces.

La violette odorante est également une plante médicinale réputée pour être un antitussif et un expectorant efficace. On peut préparer un macérât huileux à appliquer en massage. En application locale de ses feuilles, notamment grâce au mucilage, elle peut également soulager les démangeaisons, les gerçures et autres irritations de la peau.

On peut utiliser les feuilles fraîches pour les intégrer à une salade. On peut également les faire cuire, elles donnent une consistance onctueuses aux sauces et aux soupes.

Pour profiter au maximum de ce délicat parfum, je prépare chaque année plusieurs bouteilles de sirop de violettes.

Voici la recette que j’utilise après en avoir testé des dizaines:

– 250 fleurs de violettes odorantes
– 1/2 citron
– 50 cl d’eau
– du sucre blanc (important pour conserver et le goût et la couleur) en fonction du poids final

  • Ramasser les fleurs, séparer les fleurs des brindilles et assurez vous d’avoir le moins de tige possible – elles développent de l’amertume.
  • Mettez les à infuser pendant 24h dans une eau filtrée à température ambiante.
  • Le lendemain, filtrez l’eau à travers une étamine ou un torchon propre, assurez vous de bien presser les fleurs, c’est à ce moment là que la couleur ressort.
  •  Ajouter le jus d’un demi citron ou un peu moins (plus il y aura de citron, plus le sirop sera rose et moins on sentira la violette, c’est un juste équilibre à trouver, mais il en faut au moins quelques gouttes pour stabiliser le sirop)
  • Peser le poids du liquide ainsi obtenu, et y mettre l’équivalent en sucre. (Exemple: 480 grammes de liquide, je mets 480 grammes de sucre)
  • Faire chauffer dans une casserole à feu doux, quand de petits bouillons apparaissent surveiller la texture du sirop, dès que le liquide devient légèrement sirupeux, c’est prêt! Il faut compter environ une dizaine de minutes.
  • En parallèle, stérilisez une bouteille à l’eau bouillante ou au four et verser le sirop bouillant dans la bouteille que vous refermez tout de suite.

Dès que le sirop a refroidit, il est prêt à être consommé!

 En fonction de la quantité de violettes, du pressage des fleurs, de la quantité de “parties vertes”, de la quantité de citron votre sirop ira du rose pâle au violet clair en passant par du verdâtre. Il est bon dans tous les cas, mais vous saurez quels ajustements faire pour les prochains sirops!

Alors, prêt à tester?

[Recette] Cake moelleux au citron vegan

Lors du forum des associations de notre village début septembre, nous avons été ravis de constater que l’association Petits Pas vers le Zéro déchet allait à nouveau proposer des ateliers cette année. Comme il s’agit vraiment d’un de nos objectifs familiaux, c’est en famille que nous nous sommes inscrits.

Chaque mois, un atelier permet de se rencontrer, de discuter et de créer de nos mains pour limiter nos déchets. Pour ce premier atelier, nous avons parlé végétarisme et véganisme et nous avons confectionné tous ensemble un délicieux cake moelleux au citron vegan.

Le gros avantage de cette recette, tout comme celle que je vous avais déjà partagé sur le tranches aux amandes, les ingrédients sont vraiment ceux que l’on a sous la main. Très facile à faire et super moelleux. Il a convaincu toute la famille Kangourou et comme j’ai eu beaucoup de demandes sur Instagram, je partage ici la recette.

Ingrédients pour un cake:

  • 3 citrons non traités
  • 200g de yaourt végétal (on a utilisé du yaourt au lait d’amande)
  • 60g d’huile végétale (on a utilisé de l’huile de tournesol, mais j’ai l’habitude d’utiliser de l’huile d’olive dans les pâtisseries)
  • 125g de sucre
  • 200g de farine
  • 1 cac bomber de bicarbonate de soude
  • 150g de sucre glace

Préparation

– Zester les trois citrons et réserver les zestes

– Dans un bol, presser le jus de deux citrons et ajouter les 2/3 des zestes.

– Ajouter le yaourt végétal au citron et bien mélanger

– Ajouter les 125g de sucre et l’huile et bien mélanger

– Ajouter la farine et le bicarbonate et mélange jusqu’à obtenir un appareil bien homogène

– Avec de l’huile d’olive et un peu de farine chemiser un moule à cake, puis y verser l’appareil

– Enfourner 45 minutes a 160 degrés .

– Pendant la cuisson, préparer le glaçage au citron en pressant le dernier citron, en y ajoutant le restes des zestes et les 150g de sucre glace.

A la sortie du four du cake, le laisser refroidir un temps avant de le sortir du moule, puis verser le glaçage sur tout le cake.

Nous avons tous beaucoup aimé le moelleux et la fraîcheur de ce cake au citron.

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Autre recette vegan facile qui pourrait vous intéresser:

Tranches fondantes aux amandes

Objectif 2021

Voilà plusieurs années que je me fixe des objectifs en début d’année, plutôt que de faire de bonnes résolutions, auxquelles je ne me tenais jamais. Pourquoi? Parce que les objectifs se réfléchissent, se divisent en sous-objectifs, s’étalent dans le temps et se travaillent. Les résolutions ont y pensent vaguement et une semaine plus tard, on a oublié. Résultat: au début de l’année suivante on reprend les mêmes résolutions et on se sent nul de ne pas avoir réussi à s’y tenir… Avec des objectifs, on se fixe des étapes et on réfléchi vraiment à la manière d’avancer chaque jour…

Je suis très fière de me dire que mes principaux objectifs de l’année 2020 ont été atteint: j’ai créé mon entreprise, Retour des Montagnes Jaunes, et nous avons accueilli notre Petite Panda avec beaucoup de sérénité.

Nous avons continué à travailler sur notre manière de consommer cette année. J’ai beaucoup moins utilisé mes traceurs d’habitudes que les deux années précédentes et je pense diminuer le nombre de mes traceurs cette année, car j’ai évolué dans ma manière d’appréhender mes objectifs.

Voici quelques unes de nos avancées de cette année sur notre manière de consommer:

  • nous avons créé un compost, qu’à mon sens nous n’utilisons pas encore assez (coucou les bottes boueuses à mettre pour aller dans le jardin… coucou le compost dont nous ne savons pas quoi faire après un an d’utilisation car nous n’avons pas de jardin potager suffisant pour l’absorber…), mais nous avons tout de même réussi à bien diminuer nos déchets et c’est déjà pas mal.
  • nous n’achetons plus que très peu de produits emballés dans du plastique et privilégions toujours les autres alternatives quand c’est possible (notamment le bois et le verre que nous réutilisons par la suite, à défaut le papier ou le carton)
  • nous utilisons des pochons à vrac pour nos fruits secs
  • nous achetons la plupart de ce que nous consommons régulièrement en gros (minimum 2kg) et en sachet papier (farine, riz, sucre, légumineuses…) ou en gros bocaux en verre de 500g ou 1kg (huile de coco, miel,…)
  • nous n’achetons plus aucun produit transformé (à part exceptionnellement) et préparons donc tout par nous-même, nous avons commencé à faire des conserves (soupe, ratatouille, fruits au sirop, sauce tomate, …)
  • nous nous sommes lancés dans la lacto-fermentation et nous adorons ça (au point d’en préparer chaque semaine de nouvelles variétés),
  • nous n’achetons plus de savon. Nous sommes désormais auto-suffisant et nous en fournissons même à nos familles
  • Papa Lou prépare une grande part de sa bière lui-même,
  • il prépare également ses bitter lui-même (au pamplemousse, au céleri branche, à la bergamotte), quelques litres d’hydromel et du Nusswasser (alcool de noix verte), des liqueurs d’épines et autres baies, du tepache, … Bref, niveau alcool Papa Lou assure!
  • je prépare mon produit lave-vaisselle moi-même
  • nous n’achetons plus aucune bouteille en plastique grâce à l’achat d’une machine soda-stream qui nous permet de préparer de l’eau gazeuse
  • nous avons récolté pas mal de fruits autour de chez nous (des cerises dans notre jardin et offert par des voisins, des kakis offert par des voisins, des quetsches et des raisins récoltés dans les vergers abandonnés autour de chez nous, des églantines, des aubépines, des mûres dans les haies autour de chez nous, des châtaignes et des noix dans la forêt…)
  • quasiment tous les vêtements achetés l’ont été de seconde main
  • nous n’avons absolument rien acheté pour la naissance de Petite Panda (hormis une nouvelle coque pour la voiture, car j’ai donné la mienne et la poussette à une famille chinoise à Shanghai) C’est un bébé 100% récup!
  • nous avons acheté plusieurs jeux sur Vinted

Je suis fière de notre cheminement, nous avançons doucement, mais surement, car les nouveaux gestes que nous ajoutons progressivement deviennent de vrais besoins pour coller au plus juste de notre état d’esprit… Une fois acquis, il n’y a donc pas de retour en arrière.

Un autre objectif était de continuer à lire le plus possible. J’ai changé ma manière de faire et je lis désormais autant que j’en ai envie. J’ai ainsi lu plus de 16 000 pages cette année soit quelque 62 livres. Mais je vous prépare un article complet à ce sujet.

J’ai continué à travailler sur moi et sur ma parentalité, au travers de formations, de podcasts, de conférences en ligne. L’offre est large actuellement. Cette année, j’aimerai me concentrer sur mes blocages, mes pensées limitantes. J’aimerai arriver à passer outre, je sens bien que je stagne depuis quelques mois… Je veux vraiment être plus apaisée dans mon quotidien.

Quant au Chinois, nous nous y sommes doucement remis cette année. J’espère vraiment pouvoir lire de petits livres en Chinois d’ici la fin 2021.

Notre grand objectif familial pour 2021 sera de trouver la maison qui nous correspond dans le village où nous habitons depuis un an et demi, de l’acheter et de l’aménager à notre goût. Une belle nouvelle aventure qui nous attend!

Et vous, résolutions ou objectifs? Quels sont les vôtres?

Recette – Gingembre lacto-fermenté

Vous avez été nombreux sur Instagram à me demander la recette du gingembre lacto-fermenté dont j’ai parlé en story. Je vous propose donc de vous partager la recette ici sur le blog.

Je vous conseille quand même de vous renseigner un peu sur la lacto-fermentation avant de vous lancer. C’est une réaction de fermentation non alcoolique, il faut évidement respecter certaines règles d’hygiène pour que ça fonctionne et que le mélange soit consommable.

C’est un premier essai pour nous, je complèterai donc la recette au fil de nos expérimentations.

Pour une première lacto-fermentation, il vous faudra:

  • un gros morceau de gingembre (de la taille d’une main au moins)
  • de l’eau 
  • du sel 

Et c’est tout! Facile non? 

Commencez par couper le gingembre comme vous le désirer. Si c’est pour croquer à l’apéro ou avec des plats japonais, faites-le très fin, à la mandoline. Si c’est pour utiliser dans des plats cuits, vous pouvez faire des cubes ou des rectangles plus grands, que vous pourrez couper plus finement au moment de faire votre plat, en fonction de vos envies.

Ensuite placer votre gingembre dans un récipient pour la fermentation. Nous avons utilisé une ancienne bouteille de jus de fruits en verre, ce qui a très bien fonctionné. Il faut bien tasser le gingembre dans la bouteille, c’est très important pour la fermentation.

A ce stade, si vous le désirez, vous pouvez ajouter des épices.

Ensuite, il faut ajouter l’eau salé nécessaire pour remplir la bouteille, jusqu’à 2/3cm du bord (pour éviter que ça ne déborde au moment de la fermentation). Il faudra calculer le sel nécessaire à votre saumure, sachant qu’il faut 40g de sel pour un litre d’eau pour le gingembre.

Remplir la bouteille avec la saumure et la fermer. Placer dans un endroit à température ambiante. Ne pas oublier de secouer la bouteille deux fois par jour. 

Laisser fermenter votre gingembre d’une semaine à un mois en fonction du goût recherché: le mieux est de goûter régulièrement!

Le jour où vous avez vidé votre gingembre, ne jetez surtout pas la saumure. Vous pouvez la réutiliser plusieurs fois pour votre lacto-fermentation suivante. Utiliser une saumure déja prête a le don de concentrer les goûts et d’accélérer le début de la fermentation.

Tenez moi au courant si vous testez! 

DIY – Savon au lait maternel

Lorsque j’ai parlé de notre réalisation de savon au lait maternel sur Instagram, vous avez été nombreux à me demander notre recette. Je vais donc vous parlez de la réalisation de savons maison dans cet article.
Ce n’est vraiment pas compliqué de réaliser son propre savon, mais comme il s’agit tout de même d’une réaction chimique avec la soude, qui peut être dangereuse si elle n’est pas maîtrisé, je vous conseille de bien vous renseigner sur le sujet auparavant et de bien vous protéger (gants, protection pour les yeux, matériel qui touche la soude à usage uniquement de la préparation de savon) au moment où vous le réalisez. Je ne donnerai ici aucune recette exacte, car il me semble important que vous prépariez votre propre recette parce que nous n’avons pas tous le même type de peau, mais également parce que je n’ai rien d’une experte en la matière, car les dosages sont vraiment importants et que vous trouverez tous les détails sur des sites de calculs spécifiques pour faire du savon.
Pour les ingrédients, il vous faudra:
  • de la soude caustique
  • de l’eau 
  • du lait maternel (à titre indicatif, une quinzaine de centilitres suffisent pour un pain de savon de 900g environ)
  • des huiles en fonction de vos envies et de vos besoins 
Pour commencer, c’est l’étape la plus délicate: celle du mélange de la soude et de l’eau. Une réaction chimique est créé qui provoque beaucoup de chaleur et qui peut vous brûler. Personnellement, nous mettons un glaçon pour refroidir l’eau et éviter ainsi que la température ne s’envole. On arrive ainsi à éviter de dépasser les 70 degrés. Surveiller la température de l’eau avec une sonde (qui ne sera utilisée que pour faire du savon puisqu’elle est en contacte avec la soude). Si vous ajoutez du lait maternel, il faut mettre cette même quantité d’eau en moins (dans notre cas, 15cl d’eau en moins) et quand la réaction entre l’eau et la soude a refroidi un peu, y ajouter le lait maternel.
Ensuite, on prépare le mélange d’huiles que l’on a choisi en fonction de ce dont on a besoin: savon surgras, savon très dur… et on les fait légèrement chauffer (<30 degrés) pour faire fondre les huiles qui sont la plupart du temps solides. Personnellement, nous avons utilisé notamment du beurre de cacao, de l’huile d’olive, de l’huile de coco,… 
Enfin, on verse la soude + eau + lait maternel dans les huiles et on mélange vivement. On peut utiliser un vieux mixeur-plongeur que l’on gardera uniquement pour cet usage, pour vraiment bien mélanger et aller plus vite, jusqu’à ce que la trace apparaisse. La trace, c’est simplement le fait de bien voir apparaître la trace du mixeur ou de la cuillère en bois dans le mélange.
À ce moment là -l’apparition de la trace -, c’est le moment d’ajouter des huiles essentielles ou du colorant ou encore des fleurs séchées ou de l’argile si vous en avez envie. Personnellement, nous ne l’avons jamais fait.
Enfin, il faut verser le savon dans un moule. On peut acheter des moules spécifiques pour le savon, mais on peut aussi utiliser un vieux moule à gâteau ou des petits moules à mini-muffins qu’on destinera à cet usage, par exemple. Les moules en silicone fonctionnent très bien, car on peut bien en sortir le savon. Il ne reste plus qu’à mettre le moule à sécher dans un endroit frais et sec pour deux jours.  
Au bout de deux jours, le savon est déja sec mais pas complètement. C’est le moment de le couper en pain à la taille souhaitée ou de démouler les mini-savons.
C’est aussi le moment de graver un message sur les savons, si vous en avez envie.
Pour finir, le savon doit sécher sur une planche en bois pendant un mois dans un endroit frais et sec. Le mieux pour les premières fois est d’acheter des languettes pour tester le PH de vos savons, ça vous permettra de vous rassurer et d’être sûr que toute la soude a bien disparu au moment de l’utiliser.
Afin de vous aider dans le choix de vos huiles, je vous conseille de trouver un site qui décrit bien les spécificités de chaque huile.
Pour le grammage exact, je vous conseille le site soapcalc.net. Il est très précis et vous donnera les quantités exactes pour chaque ingrédients – chaque huile choisie, la soude, l’eau – en fonction de la recette que vous aurez créé.
N’hésitez pas à me laisser un commentaire si vous testez les savons maison! 

Remèdes naturels – Maux de gorge / Extinction de voix

Depuis le week-end dernier, pour la première fois depuis tout l’hiver, nous nous sommes retrouvés envahi par les microbes… Je dois bien avouer que dans le contexte actuel, j’ai d’abord été un peu inquiète face à ma vulnérabilité de femme enceinte et au coronavirus. Finalement, il n’a s’agit que d’une grippe quelconque qui est passée par chez nous et a posé ses bagages pour une grosse semaine.

Tout a commencé avec Papa Lou, qui en a eu pour deux jours. Puis Little Smiling Buddha a enchainé avec cinq jours de haute fièvre (jamais descendu sous 38,6°C). J’ai continué avec de la fatigue et des quintes de toux qui s’est terminé par une extinction de voix totale de quatre jours. La seule qui ait été épargné, c’est Little Miss Sunshine. 

Vous avez été très intéressé par mes remèdes naturels pour combattre mon extinction de voix sur Instagram, je vais donc vous partagez mes recette ici.

  • L’eau de cuisson des pommes de terre 
    • Quelques pommes de terre
    • de l’eau

La première chose à faire, et la plus simple, c’est de faire cuire des pommes de terre pelées dans de l’eau. Quand elle sont cuites, on les utilise pour le repas et on fait réduire l’eau pour que l’amidon soit bien concentré. A l’heure du repas, buvez l’eau de cuisson des pommes de terre. Que ce soit pour une extinction de voix, un simple mal de gorge, ou une gorge et un nez qui commencent à piquer, ça marche vraiment très bien. C’est un remède issu de la médecine traditionnelle chinoise qui fonctionne vraiment très bien. 

  • Un jus de melon amer, poire et citron
    • Un melon amer
    • Une poire
    • Un citron

Le melon amer est comme une espèce de concombre avec des boutons. C’est un légume très répandu en Chine. Je n’en ai pas encore vu en France, mais je pense qu’il y a moyen d’en acheter dans les magasins asiatiques. Ce qui est consommable dans le melon amer ce n’est « que » la peau. On coupe donc la peau et on jette l’intérieur qui est blanc. Si on a un extracteur à jus, le mieux est d’y passer la peau du melon amer, la poire ainsi que le jus d’un citron. C’est encore une recette issue de la médecine traditionnelle chinoise qui est très efficace. Tous les ingrédients amers étant très efficace pour la gorge.

  • Salade de melon amer
    • Trois melons mers
    • Un bouquet de ciboulette
    • Deux cuillères à soupe d’huile de sésame
    • Une cuillère à soupe de vinaigre de cidre (ou le jus d’un citron)
    • sel

Il vous faudra trois melons amers, un bouquet de ciboulette, de l’huile de sésame, du vinaigre de cidre (ou du jus de citron) et du sel. La première étape est de laver le melon, de le couper en tronçon de 5 cm et de ne couper et garder que la peau. La partie blanche intérieur n’est pas consommable. Mettre la peau dans un plat, couvrir avec de l’eau, salé et couper grossièrement la ciboulette. Mettre au frais pour trois ou quatre heures. Au moment de servir, tremper dans une vinaigrette préparée à base de vinaigre de pomme (ou de jus de citron), d’huile de sésame et de sel. Encore une recette issue de la médecine traditionnelle chinoise qui est très efficace.

  • Décoction de sauge et thym au miel 
    • Une cuillère à soupe de sauge
    • Une cuillère à soupe de thym
    • Un morceau de 2cm de gingembre frais
    • Un demi litre d’eau
    • Une cuillère à café de miel (facultatif)

Un remède de grand-mère bien de chez nous cette fois-ci et donc plus simple à mettre en place si nécessaire. Il vous suffit d’avoir de l’eau, du thym frais (ou séché  par vos soins, c’est plus efficace, mais du thym acheté séché peut très bien faire l’affaire dans un premier temps) et de la sauge fraîche (ou séchée de votre jardin, mais si vous en avez achetez en grande surface, ça ira aussi dans un premier temps). Pour préparer la décoction, mettez une cuillère à soupe de thym, une cuillère à soupe de sauge et un demi-litre d’eau froide à cuire dans une casserole. Quand l’eau frémit, laisser frémir sans bouillir à gros bouillon, pendant 10 minutes. Au bout de ce temps, retirer du feu et laissez infuser 10 minutes supplémentaires. Vous pouvez ajoutez une belle cuillère à café de miel dans votre tasse si vous trouvez le mélange trop amer.

  • Oxymel rapide 
    • 20cl de vinaigre de cidre
    • Une cuillère à soupe de sauge
    • Une cuillère à soupe de thym
    • Une cuillère à soupe d’origan
    • Un bâton de cannelle
    • Le zeste d’un citron vert
    • Du miel (tant pour tant par rapport à la décoction finale de vinaigre)

Papa Lou a préparé un oxymel rapide il y a quelques jours maintenant alors que je n’arrivais même plus à avaler ma salive tellement j’avais mal à la gorge parce que j’étais malade et que j’ai multiplié ça avec des remontées acides toute la nuit plusieurs jours d’affilés. Résultat: j’ai eu les cordes vocales brûlées. Je n’étais vraiment pas convaincu quand il m’a parlé de décoction de vinaigre de cidre. Je pensais que j’allais souffrir le martyr en avalant ce mélange. Mais ce n’est pas le cas, c’est vraiment ce qui m’a aidé à récupérer ma voix en deux jours. Et j’ai vu la différence dès le premier jour d’utilisation. Il s’agit donc d’une décoction à base de vinaigre de cidre. Il a mis 20cl de vinaigre de cidre dans une casserole, il a ajouté une cuillère à soupe de sauge, une cuillère à soupe de romarin, un bâton de cannelle, une cuillère à soupe de thym, une cuillère à soupe d’origan, le zeste d’un citron vert et il a fait cuire la décoction à petits bouillons pendant 10 minutes. Il a retiré du feu et laissé infusé 10 minutes supplémentaires. Au moment de le mettre en bouteille (dans un petit contenant en verre pour épices dans notre cas), il a mis autant de miel que de décoction. Il a bien secoué tant que le mélange était encore chaud pour faire fondre le miel dans la décoction.

Je dilue une cuillère à soupe d’oxymel dans un verre d’eau bouillante de 20cl et ça n’est pas acide. Je prends deux verres de ce mélange par jour. 

A la fin de l’été, nous préparerons un vrai oxymel qui infusera plusieurs mois, pour l’hiver prochain. C’est un remède presque miracle que nous allons adopté définitivement, c’est sûr! 

Pour information, nous n’avons pas été malade de l’hiver, malgré cinq ans passés loin des microbes de la France (et oui, les microbes varient d’une région du monde à l’autre). Nous n’avons pas vu un médecin depuis la fin de l’hiver 2019. Les remèdes naturels ne sont pas magiques ou miraculeux, mais les plantes et les épices ont de vraies vertus, de vrais principes actifs dont on tire d’ailleurs de nombreux médicaments.

N’hésitez pas à tester et à me faire votre retour! 

A noter: attention au thym pour les mamans allaitantes au thym et au miel pour les jeunes enfants. Renseignez-vous sur les plantes avant d’en faire des infusions et des décoctions, ce sont de vrais principes actifs.

Recette – Battelman aux pommes et aux noisettes

Voici une très bonne recette, quand on a des restes de pain ou de brioche et des fruits sur le point de se gâter et dont on ne sait pas vraiment quoi faire.

C’est une recette qui, dans mon enfance, se déclinait presque toujours autour des cerises noires – car ma grand-mère avait un grand cerisier dans le jardin – mais qui peut très bien se décliner avec d’autres fruits. Cette fois-ci, je l’ai préparé avec des pommes.

Ingrédients pour un battelman pour 4 personnes:
  • 300g de pain ou de brioche rassis
  • 1 litre de lait 
  • 15g de sucre vanillé
  • 4 cuillères à soupe de sucre
  • 1 cuillère à café de schnaps ou de rhum
  • 4 pommes
  • 50g de noisettes entières
  • 3 oeufs 
  • 2 cuillères à café de cannelle
  • 50g de chapelure
Préparation:
  • Préchauffer le four à 180°C.
  • Faire chauffer le lait jusqu’à ce qu’il soit tiède.
  • Ecraser le pain rassis dans un saladier.
  • Ajouter le lait et laisser le pain infuser dans le lait.
  • Pendant ce temps, laver, peler et couper les pommes en morceaux. 
  • Quand le pain est bien imbibé, on peut écraser encore un peu pour ne pas avoir de gros morceaux de pain dans le battelman.
  • Ajouter le sucre, le sucre vanillé et la cannelle. 
  • Battre les oeufs dans un bol, puis les verser dans le saladier avec le pain et le lait et bien mélanger.
  • Ajouter le schnaps.
  • Enfin, ajouter les morceaux de pommes et les noisettes. 
  • Bien huiler/beurrer le moule dans lequel vous allez mettre votre battelman.
  • Verser la préparation dans le moule, recouvrir d’un peu de chapelure et de cannelle en poudre.  Et enfourner pour au moins 50 minutes à 1 heure. 
  • Le battelman se mange tiède ou froid. 
Cette recette avec des pommes a eu beaucoup de succès à la maison, mais on peut très facilement faire la même chose avec des cerises, des poires ou des bananes. N’hésitez pas à me dire si vous testez la recette! 

Recette – Burger végétarien aux flocons d’avoine, graines germées et sauce à la moutarde

Une nouvelle recette de burger végétarien validée par toute la famille, comme la précédente, à base de légumineuses, nous utiliserons celle-ci comme base et varierons les céréales.

Ingrédients pour quatre burgers:

  • 8 cuillères à soupe de flocons d’avoine (on peut remplacer par n’importe quel autre type de flocons)
  • 3 carottes
  • 1 échalote
  • 4 cuillères à soupe de sauce soja
  • 1 oeuf 
  • 1 cuillère à soupe de graines de lin 
  • 1 cuillère à soupe de farine 
  • 4 pains à burger 
  • Des graines germées 
  • 1 yaourt 
  • 1 cuillère à soupe de moutarde

Préparation:

  • Commencer par mixer grossièrement les graines de lin.
  • Dans un saladier, mettre les flocons d’avoine et la sauce soja. Laisser reposer quelques instants.
  • Pendant ce temps, laver les carottes et les râper.
  • Emincer l’échalote.
  • Ajouter les carottes râpées, les graines de lin mixées et l’échalote émincée aux flocons d’avoine.
  • Ajouter un oeuf et la cuillère de farine et bien mélanger.
  • Préparer la sauce à la moutarde: dans un bol, verser le yaourt, la moutarde et poivrer. Bien mélanger. Réserver.
  • Préchauffer votre four à 180°C. 
  • Faire chauffer une poêle à feu vif avec deux cuillères à soupe d’l’huile d’olive.
  • Pendant ce temps, faire quatre grosses boules avec le mélange à partir de flocons d’avoine et de carottes. Ecraser légèrement ces boules et les mettre dans la poêle. Les laisser cuire 3/4 minutes sur chaque face.
  • Pendant que les galettes cuisent, couper vos pains à burger en deux. Les mettre sur une plaque allant en four.
  • Ajouter les galettes sur la plaque allant au four pour une dizaine de minutes. 
  • Quand les pains à burger sont grillés, il est temps de faire le montage. Déposer une cuillère à café de sauce à la moutarde sur chaque face du burger. Poser une galette et une belle poignée de graines germées. Recouvrir avec le haut du pain à burger.

C’est prêt! 

Ces burgers sont vraiment très gourmands. On a tous adoré!

On testera sans aucun doute avec d’autres types de flocons et avec d’autres légumes (pourquoi pas la courgette à l’été par exemple)

N’hésitez pas à me laisser un commentaire si vous testez!