[Sortie] Shanghai Wild Animal Park

Voilà un parc animalier, situé à une quarantaine de kilomètres de Shanghai, que nous avions envie de visiter il y a longtemps déjà avec les enfants. Le problème à Shanghai, c’est le temps et la température. Et je sais par expérience combien il est fatiguant pour toute la famille de se promener dans un parc, même ombragé, par 40 degrés. Nous avions donc prévu d’aller le visiter au printemps ou à l’automne, quand les températures sont encore clémentes et le temps au beau fixe. Finalement, entre nos week-ends et le temps, il aura fallu attendre un bon bout de temps! Mais c’est enfin chose faite!

Il y a deux zoos à Shanghai. Le premier est assez vieux, en partie rénové seulement, mais facilement accessible (30 minutes du centre-ville) près de l’aéroport de HonqQiao. Nous nous y sommes rendus très régulièrement depuis que nous sommes à Shanghai, parce qu’il est facile d’accès, que le tarif est très raisonnable (l’équivalent de 5€ pour un adulte et les enfants ne paient pas jusqu’à 1,20m). Le second – dont je vous parle aujourd’hui – est plus grand, plus neuf et les animaux plus nombreux, mais il est également plus loin de Shanghai (proche de l’aéroport de Pudong, il faut compter quasi 50 minutes de taxi à partir du centre-ville).  

Un samedi matin du début du mois de mai (oui vous remarquez comme je suis à jour dans mes articles!), nous avons donc pris le taxi en famille un peu avant 10h. Nous sommes arrivés au parc un peu avant 11h. Le temps d’acheter les billets (compter 130RMB par adulte – gratuit pour les enfants de moins de 1,30cm), de passer aux toilettes et de faire la queue pour entrer dans le parc, il était presque 11h30.

Le parc se divise en deux parties. Une première partie qui se visite à pied, comme tous les zoos. Et une sorte de safari qu’il faut visiter en bus. Avec le billet d’entrée, un bus de tourisme classique est compris dans le prix pour visiter cette partie du parc. Mais l’attente est longue! Il y en avait au moins pour une heure d’attente le jour où nous y étions et finalement assis dans un bus classique, on ne voit pas grand chose, puisque les animaux sont vraiment au bord de la route au pied du bus (et non au loin).

Après avoir visité une petite partie du zoo qui se visite à pied et avoir déjeuner d’un burger et de frites (pour faire plaisir aux enfants), nous avons choisi, mais un peu par hasard, il faut bien le dire, de payer un billet supplémentaire (20RMB par adulte) pour prendre le bus grillagé qui nourrit les animaux. Et c’était finalement un très bon choix car les enfants ont été émerveillé de voir les animaux juste à leur pied.

Bien installé devant les grilles, les enfants étaient aux premières loges pour observer les animaux. Régulièrement le bus s’arrêtait, le guide lançait quelques morceaux de nourriture au travers de trappes et on pouvait observer les animaux de très très près!

La partie safari est divisée en plusieurs zones. Dans la première, on rencontre entre autres, des paons, des chèvres ou des chameaux. Le bus fait un arrêt pour nourrir les animaux. Là ce sont les chèvres qui sont venus voir ce qu’il y avait à manger…

La seconde partie est la partie « savane », sans les carnivores. Les animaux sont clairement habitué à recevoir de la nourriture, ils attendent le bus le long de la route… Et puis il faut dire que les bus se succèdent et à quelques minutes d’écart à longueur de journée.

Mais c’est tout de même impressionnant de les voir de si près. On pourrait presque les toucher.

Ensuite on passe dans les espaces des grands animaux et des carnivores qui se succèdent les uns les autres: les lions, les ours, les tigres, les léopards… A chaque nouvel enclos, le bus s’arrête et lance de la nourriture aux animaux. Pour augmenter le côté « impressionnant », ils narguent parfois les animaux avec de la nourriture au bout d’une pique. Résultat un ours était accroché aux barreaux du bus pendant toute une partie de notre passage dans l’enclos des ours… Les enfants ont adoré!

Le bus fini par nous ramener à notre point de départ après avoir réaliser une sorte de boucle dans le parc.

Et puis nous avons poursuivi notre promenade à pied à travers le zoo. Les enclos sont beaux et grands. On recroise tous les animaux que l’on a vu durant notre safari. Je suppose que les soigneurs font tourner les animaux entre ceux qui sont dans les enclos à l’intérieur du zoo et ceux qui sont dans le safari.

A chaque enclos ou presque, pour quelques RMB, on peut entrer, toucher, nourrir et se photographier avec les animaux. Que ce soit les kangourous, les aras, les hippopotames ou les singes. Nous avons d’ailleurs essuyé une grosse crise de larmes et d’incompréhension de la part de Little Miss Sunshine quand nous lui avons expliqué que nous ne voulions pas qu’elle caresse les kangourous. Nous lui avons longtemps expliqué nos raisons, en la prenant en point de comparaison, elle, qui ne supporte plus que les Chinois la touchent systématiquement quand ils passent à côté d’elle. Mais il n’empêche que ça a été un moment difficile.

Ici, un soigneur accompagnait un touriste pour nourrir un hippopotame et faire des photos.

Son petit était installé à l’abri dans un plus petit enclos juste à côté de sa maman qui se faisait photographier.

 

Les animaux sont beaux, ils semblent vraiment bien soigné et les enclos sont plutôt bien conçu. 

Il n’empêche que j’ai été très mal à l’aise dans ce zoo durant toute ma visite. Le principe d’accepter qu’on touche les animaux contre rémunération me met particulièrement mal à l’aise. Peut être que si j’avais eu plus d’informations sur ce zoo avant d’y aller, je n’y aurai pas été. Surtout pas avec les enfants.

En Chine, dans les zoos, les Chinois  lancent tout et n’importe quoi à manger aux animaux: carottes, chips, gâteau, paquet plastique… malgré les interdictions. Ils tapent contre les vitres, hurlent ou font des flash avec leurs appareils juste pour réveiller les animaux. Ces comportements m’insupportent particulièrement. Je comprend tout à fait l’intérêt pour ce nouveau zoo d’offrir une solution intermédiaire. Nous n’avons vu personne lancer de la nourriture dans les cages. Les gens ont eu l’air de respecter le fait de ne les toucher, les nourrir que contre rémunération. Mais il n’empêche que ça me gêne.

  

En parallèle, les animaux sont aussi mis en scène avec des spectacles comme celui de la nourriture des fauves où l’on fait délibérément sauter un tigre sur les vitres pour assouvir les envies des spectateurs.

Ou alors on peut faire un tour sur les éléphants…

Et puis il y a un spectacle plusieurs fois par jour, avec de la musique très forte, où de nombreux animaux sont présentés sur scène, mais nous ne sommes pas allés le voir.

Vous comprendrez que je suis mitigée sur ce zoo et que nous n’y retournerons certainement pas. Même si nous avons passé une belle journée. Leurs principes sont trop contraire aux nôtres.

Reconversion professionnelle

Avec notre retour en Alsace pour les vacances d’été, mon stage à l’école s’est terminé. Et avec lui, le début de mon parcours de reconversion. Dès mi-août, c’est officiellement en tant que maîtresse que j’enseignerai à ma classe de TPS.

Après avoir passé trois ans, en tant que maman au foyer, à m’occuper de tout le monde et à m’oublier souvent, j’avais un peu peur de ce que pouvait signifier reprendre le travail. J’avais peur de négliger mes enfants, j’avais peur de m’oublier encore un peu plus moi, de remettre en cause tout l’équilibre que j’avais réussi à construire ces derniers mois autour de notre famille à quatre.

Mais j’en avais besoin. J’avais besoin de me sentir utile ailleurs, pour autre chose, de m’investir auprès des enfants – mais pas seulement des miens – de sortir de chez moi, d’avoir plus de discussion d’adultes, de revoir plus régulièrement du monde…

Cette possibilité de reconversion est arrivée un peu comme par magie (enfin presque, j’ai quand même donné beaucoup de mon temps aux enfants de l’école durant deux ans…). Et elle était idéale pour moi dans tout ce qu’elle me laissait envisager. 

Être maîtresse en maternelle, c’est avoir toujours le temps de profiter de mes enfants le soir, le week-end et durant toutes les vacances scolaires – ce que ne me permettait pas mon précédent emploi -, c’est n’avoir pas trop de préparation pour les activités du lendemain – ce qui me dégage la soirée avec ma famille -, en plus, c’est un mi-temps qui devrait me permettre d’effectuer mes préparations entre midi et deux heures. J’aurai donc toujours l’opportunité d’avoir du temps en solo avec Little Smiling Buddha – que je ramènerai dans un premier temps à la maison avec moi à 14h, au réveil de la sieste – jusqu’au retour de sa sœur vers 16h30. Et je pourrai toujours facilement organiser des soirées mère-fille à la piscine avec Little Miss Sunshine. En parallèle, Ayi changera ses horaires de travail, elle viendra toutes les matins vers 11h et préparera le repas du soir du lundi au jeudi. Je suis donc sereine et rassurée par rapport à cet aspect.

Quand j’ai commencé à travailler à l’école, j’ai adoré l’attitude des enfants à mon égard. Ils étaient plein de curiosité et d’amour à revendre. J’avais un peu peur de ne pas savoir comment réagir à certaines situations et finalement je me suis toujours laissée guider par ma bienveillance et j’ai réussi à dénouer tous les soucis qui se sont présentés à moi. J’ai passé beaucoup de temps à observer les enfants, à tenter de trouver une réponse adéquate à ceux qui étaient « plus difficile ». J’ai réussi a bien calmer le jeu avec un petit très en colère, qui avait beaucoup de mal à gérer la présence d’un autre camarade et la frustration en générale. Lors de chacune de mes présence, nous nous sommes isolés dans le couloir ensemble, à une ou plusieurs reprises, pour souffler notre colère ensemble. J’ai pris le temps d’accueillir ses émotions, de l’écouter, de tenter de le comprendre ou de comprendre en partie d’où venait le problème. J’étais très fière de notre coopération. Et il a fini par être beaucoup plus calme et posé en ma présence. J’ai également beaucoup observé les autres maîtres et maîtresses, français, chinois et anglais. J’ai puisé chez chacun des idées, des comportements, des solutions, des organisations. Et aujourd’hui, je me sens prête.

Je me suis dores et déja attelée à la tâche de créer mon programme pour cette année scolaire à partir des thèmes globaux définis par l’école et du choix du personnage de littérature enfantine qui va nous suivre toute l’année: P’tit Loup. J’aimerai définir le plus précisément possible mes journées jusqu’à fin décembre – ce qui ne m’empêchera pas du tout de changer d’activités si les enfants en ressentent le besoin – et définir une trame assez claire pour mes activités jusqu’à la fin de l’année scolaire. J’espère ainsi me libérer un maximum de temps pour profiter avec mes enfants dans l’après-midi et le soir.

Je sais bien que cette année est une année test. Est-ce que je vais y arriver avec les enfants? Avec les parents? – et ça, ça m’inquiète beaucoup plus! Est-ce que ce que je vais faire avec les enfants correspondra à ce que la direction attend de moi? à ce que les parents attendent de moi? J’ai une idée bien précise de la manière dont il faut laisser évoluer un enfant, avec les miens c’est une chose, mais avec ceux des autres, comment cela sera-t-il perçu? La directrice me connait et le sait. Mais que penseront les parents du fait que je ne punisse pas les enfants? Que je ne les mettent pas à l’écart du groupe? Que je suis contre les menaces? Et comment moi je m’en sortirai à ma manière alors que les enfants ont pour la plupart l’habitude de ne réagir qu’à la peur de la punition, de la menace? Autant de question qui se pose encore pour moi. Au terme de cette année, la direction et moi prendront ensemble la décision de renouveler ou non l’expérience pour une année supplémentaire. Mais bizarrement, je ne suis pas très inquiète, j’y crois! Je me sens bien dans ce boulot, je m’épanouis auprès des petits et c’est LA reconversion qu’il me fallait, j’en suis sûre.

Je suis heureuse de la tournure que prend ma vie ces dernières années, et cette reconversion est encore une nouvelle étape vers une vie qui me correspond plus, une vie plus douce, plus calme, une vie où je m’écoute et j’écoute ma famille, une vie avec laquelle je suis en paix et dans laquelle je peux trouver le bonheur à chaque instant…

Vacances d’été

Ce soir, je prends l’avion seule avec les enfants. Je ne suis pas inquiète. Ils savent comment ça se passe et ils dormiront une grande partie du trajet. En plus, à deux ans, Little Smiling Buddha aura son propre siège et trois sièges à trois, c’est juste le méga luxe! Ces voyages en solo avec les enfants sont fatiguant, mais pas insurmontables.

Nous profitons de la dernière année où je ne travaille pas pour rentrer en France deux mois complets. Comme l’an dernier, Papa Lou ne viendra en France qu’une courte période (deux semaines au mois d’août). Nous avons fait le choix de rentrer à deux à Shanghai pour éviter que je n’ai l’aller-retour à effectuer seule avec les enfants. Mais pour la peine, nous serons séparés cinq semaines.

Nous allons passer une grande partie de l’été en Alsace, logeant alternativement chez Papapa et Mamama ou chez Nonna et GrandPapa. Nous avons également prévu d’aller passer une semaine en région parisienne chez Parrain, Tata et Petit O.

Cette année, je n’ai pas de grand programme. L’année dernière, nous avions envie de faire tellement de choses, nous en avons fait tellement, mais finalement nous n’avons de loin pas fait tout ce que nous avions prévu. Donc pour éviter les déceptions, je ne prévois rien. Ou plutôt si. Je me prévois deux impératifs: une soirée et une nuit en amoureux avec Papa Lou pendant ses vacances et l’organisation de mon année scolaire 2017/2018 en TPS.

J’ai donc prévu de laisser les enfants aux grands-parents tous les matins, pour m’organiser. Evidement je m’autoriserai quelques sorties sur des journées complètes. Et puis, je ne travaillerai pas le week-end, mais j’ai vraiment envie d’en faire un maximum cet été – alors que mes enfants peuvent profiter de leurs grands-parents – afin d’avoir le temps de profiter de mes enfants durant toute l’année scolaire!

J’ai pas mal de billets en attente, comme toujours. Certains devraient rapidement être publié – nos efforts pour réduire nos déchets, la place de la nature dans nos vies citadines, le choc culturel des toilettes en Chine,… – d’autres prendront un peu plus de temps, mais devraient être publié cet été – nos différents voyages de cette année (Angkor, le Sichuan,Hangzhou, Pékin, les montagnes jaunes )-, sans compter les billets plein des nouveautés de cet été que j’espère partager avec vous! N’hésitez pas à me dire si certains billets vous intéressent plus que d’autres!

Je vous souhaite à toutes et tous un bel été!

[Week-end] Les Huang Shan

Ce soir, nous nous offrons un dernier week-end prolongé en vadrouille avant notre retour en France pour les vacances. Nous prenons donc le train pour un week-end de quatre jours dans les montagnes jaunes. Ce week-end, nous l’avions déjà prévu l’an dernier à la même époque alors que mes parents étaient en Chine. Malheureusement, j’ai fait une grosse intoxication alimentaire (la seule à ce jour!) deux jours avant de partir et j’étais tellement faible qu’il nous a été impossible de partir. Nous avons donc dû tout annuler. Mais ce n’était que partie remise! 

Nous quittons donc Shanghai ce soir. Nous prendrons un train rapide qui nous emmènera dans les montagnes jaunes en quelques 4h. Nous passerons une première nuit à l’hôtel avant de commencer à découvrir ces fameuses montagnes.

Nous allons passé deux jours dans les HuangShan à proprement parler avant d’aller visiter les villages traditionnels de cette région paysanne et les plantations de thé les deux jours suivant. Nous prendrons le train de nuit lundi soir pour arriver mardi matin tôt à Shanghai. Little Miss Sunshine et moi partirons directement pour l’école, tandis que Papa Lou ramènera Little Smiling Buddha et les valises à la maison avant de partir travailler.

C’est un voyage qui nous tenait vraiment à cœur! N’hésitez pas à nous rejoindre sur Instagram pour profiter de nos photos en direct ou presque!

Séjour chez l’habitant dans le Sichuan

Depuis hier soir, à l’école de Little Miss Sunshine, ce sont les vacances françaises. Elle n’ira donc pas en classe durant une semaine, par choix, puisqu’un service minimum est maintenu par l’école à l’aide des professeurs chinois.

Ce sont ces vacances du mois de mars que nous avions choisi avec Ayi il y a longtemps déja – ça remonte au mois de septembre, si je me souviens bien, juste avant notre séjour dans le Sichuan avec Nonna et GrandPapa. Quand Ayi et sa famille ont su que nous avions envie de visiter le Sichuan, ils nous ont aussitôt invité. Malheureusement, Papa Lou ayant beaucoup de travail ici à Shanghai et partant d’ailleurs plusieurs jours en déplacement à Pékin durant notre absence, c’est seule avec les enfants que j’effectuerai ce voyage.

L’organisation a été périlleuse. Ayi veut tout nous montrer et tout nous faire découvrir de sa région, et absolument toute sa famille et ses amis veulent nous rencontrer. Nous avons dû jongler pour combler et Ayi et sa famille. Finalement, nous allons normalement passer trois jours dans sa ville natale où habitent la majeur partie de sa famille et ses amis et trois jours dans le parc naturel de JiuZhaiGou, réputé pour être un des plus beaux endroits de Chine.

Je ne sais pas trop à quoi m’attendre. J’ai l’impression que le programme évolue de jour en jour entre les envies d’Ayi et de sa famille. Nous allons donc passé une semaine à vivre à la Chinoise, avec uniquement des Chinois – même le tour réservé à JiuZhaiGou par Ayi est un tour pour les Chinois. Moi qui ai besoin de tout planifier, organiser, qui veut savoir où je vais et quand, qui aime anticiper, il va falloir que je lâche du leste durant cette semaine!

J’espère que cette expérience plaira aux enfants – j’angoisse deja de la réaction de Little Miss Sunshine face aux milliers de photos qu’ils vont vouloir prendre d’elle – et à moi aussi. Je ne pars pas totalement confiante, j’avoue. Entre la crise d’asthme de Little Smiling Buddha il y a quelques jours à peine, la difficulté que j’ai à communiquer avec Little Miss Sunshine ces derniers temps, le fait que Papa Lou ne se joigne pas à nous et ma fatigue, je croise les doigts pour que tout se passe au mieux. Et pourquoi pas que cette semaine à trois ne règle finalement nos soucis à Little Miss Sunshine et moi…

Si vous voulez des nouvelles fraîches, c’est sur le compte Instagram du blog que ça se passera.

À très vite pour le récit de cette expérience hors du commun!

[Voyage à Siem Reap] Jour 1 – Notre hôtel et Angkor Vat

Vous vous en souvenez très certainement, mais ses vacances de printemps ont failli nous passer sous le nez à cause de la maladie de Little Miss Sunshine. C’est finalement au dernier moment, alors qu’elle n’avait plus de fièvre depuis 12h environ, que nous avons fait le choix de partir quand même. Et nous avons eu raison! A part un petit épisode de grosse fatigue le premier jour – que nous avons du coup adapté à cette fatigue -, tout s’est passé pour le mieux.

Nous avons quitté l’appartement vers 16h30, alors que nous venions de boucler nos valises. Nous voulions partir en avance, parce que voyageant avec une compagnie lowcost chinoise, Spring Airlines – qui par ailleurs est une très bonne compagnie – durant les fêtes du Nouvel An Chinois, nous nous attendions à ce qu’il y ait vraiment un monde de dingue. Finalement, soit on s’habitue au monde – ce qui doit être en partie le cas -, soit il n’y avait finalement pas tant de monde que ça – en plus, les Chinois savent gérer la foule, il faut bien le dire! -, mais tout est allé relativement vite. Nous avons même pu dîner de raviolis chinois à l’aéroport avant d’embarquer.

Entre Shanghai et Siem Reap, le vol est direct. 4h plus tard, nous sommes arrivés en pleine nuit à l’aéroport de Siem Reap. J’ai beaucoup aimé ce bel aéroport. Il n’est pas très grand, mais très exotique je trouve. Tout se passe à l’extérieur. On ne rentre dans l’aéroport que pour le contrôle de l’immigration et récupérer ses bagages. Les bâtiments sont très jolis, la végétation luxuriante aux abords des pistes. C’est la première fois de ma vie que je trouve un aéroport « beau ».

L’hôtel avait envoyé une voiture pour nous chercher. Nous sommes arrivés à notre hôtel vers les 2h du matin. Little Smiling Buddha et Little Miss Sunshine dormaient. L’un dans le Boba, l’autre dans les bras de Papa Lou. Le temps de faire une photo de notre jolie chambre et nous sommes tous allés terminer notre nuit dans nos lits!

Nous avons tout de suite été séduit par notre hôtel, que nous avions minutieusement choisi avec l’aide de Little Miss Sunshine au courant du mois de décembre. Même dans la nuit, il était magnifique et reposant. Et nous y avons passé un magnifique séjour, mais j’aurai encore l’occasion de vous en reparler. Nous avons mis notre réveil sur 8h30, pour éviter de louper le petit-déjeuner et nous avons terminé notre nuit…

Le lendemain, au réveil, mon premier réflexe fut de sortir de la chambre pour aller voir les alentours et visiter notre hôtel. La lumière matinale était magnifique. Voici par exemple notre grande chambre vue de l’extérieur. On entend les bruits de la ville au loin – on est quand même en plein coeur de Siem Reap, au bord de la rivière, et pourtant c’est le calme qui règne. Le jardin de l’hôtel est magnifique, rempli de plantes et de fleurs tropicales…

Et nous sommes juste à côté de la piscine. Nous n’avons qu’une hâte, c’est de commencer vraiment ses vacances. Les enfants ont bien dormi. Little Miss Sunshine va bien, pas de fièvre à l’horizon. Nous sommes donc allés prendre notre petit-déjeuner.

Les petits-déjeuners étaient copieux, et le choix était important: deux petits-déjeuner asiatique, un petit-déjeuner continental et un petit-déjeuner américain. Ce matin là, je me suis régalée avec le grand petit-déjeuner continental: des oeufs au plat, une saucisse, du lard grillé, une tomate grillée aux herbes et une pomme de terre, un plat de fruit, des viennoiseries et un thé.

Nous nous doutions bien que Little Miss Sunshine allait encore être fatiguée. Elle sortait tout juste d’une semaine de fièvre. Nous avons donc décidé de partir visiter un seul temple en ce premier jour, puis de rentrer à l’hôtel pour profiter de la piscine. Et pour ce premier jour, nous avons choisi de visiter un des plus connu: Angkor Vat.

Nous avons choisi de faire le trajet en tuk-tuk. C’est de loin le moyen de transport le plus pratique, même si pas vraiment sécuritaire. Si on est en couple, ou avec des adolescents, ça doit être sympa de louer des vélos ou des scooter, encore que la circulation reste importante et le code de la route rarement respecté.

Dans un premier temps, notre chauffeur de tuk-tuk nous a emmené jusqu’au ticket office pour acheter nos pass pour les différents temples. Nous avons passé cinq jours à Siem Reap. On peut acheter des pass pour une journée (à 20$, le pass est valable trois jours), pour trois jours (40$, le pass est valable une semaine) ou pour une semaine (60$, le pass est valable un mois). Nous avons opté pour le pass une semaine, même si nous ne restions que cinq jours et nous l’avons largement rentabilisé. A chaque fois que l’on entre dans la zone d’Angkor, le pass est poinçonné. Seuls les temples les plus lointains ne sont pas compris dans le tarif du pass (nous avons dû acheter une entrée pour visiter le temple de Beng Mealea).

Mais revenons-en a notre visite du premier jour: Angkor Vat. Il faut dire que je ne savais pas trop à quoi m’attendre. J’avais des images en tête, mais j’avais un peu peur d’être déçue, qu’il y ait trop de vendeurs « à la sauvette », qu’il y ait trop de mendicité, qu’il y ait trop de monde – surtout de Chinois vu la période à laquelle nous y séjournions! -, … Mais finalement je n’ai pas été déçue. Les vendeurs ne sont pas trop insistants, la mendicité est quasi-inexistante, les Chinois étaient nombreux mais compte tenu du nombre de temple, leur nombre est moindre…

Notre tuk-tuk nous a déposé à l’entrée arrière d’Angkor Vat. Comme nous avions deux enfants en bas-âge, il nous a conseillé de faire un aller-retour sur l’entrée arrière, plus facilement accessible et moins loin du temple. C’est vrai que nous avons loupé la majestueuse entrée d’Angkor Vat ce premier jour, mais nous avons pu l’observer à plusieurs reprises lors de nos autres journées de visite.

Nous sommes donc arrivés par l’arrière, là où les douves sont les plus présentes. La promenade a donc commencé le long de l’eau.

Puis, nous sommes arrivés au premier mur d’enceinte. C’est certainement l’endroit où les enfants se sont le plus amusés. On peut grimper partout ou presque. 

Ils sont partis à la découverte, à leur rythme, en grimpant comme ils le pouvaient, en faisant demi-tour quand ils ne pouvaient plus avancer, en appelant quand ils étaient coincé… En plus, nous étions quasiment seuls. Nous avons vraiment bien profité!

Ensuite, nous sommes allés visiter le temple proprement dit. Il y avait évidement déja plus de monde.

Il faisait vraiment chaud ce jour-là, dans les 35°C facilement. Nous avons régulièrement fait des pauses pour nous hydrater.

Little Miss Sunshine a adoré grimper les énormes escaliers des temples, d’abord avec l’aide de Papa Lou, puis seule. Little Smiling Buddha a passé une grande partie du temps de la visite du temple dans le Boba.

Il y avait partout de magnifiques bas-relief sculpté.

 

  

La partie centrale du temple n’est accessible que pour les personnes de plus de 12 ans, n’étant pas enceinte et n’ayant pas de problème de coeur. Nous avons fait le choix de ne pas faire cette visite avec les enfants, nous aurions évidement pu nous relayer, mais où aurait été le côté familial dans tout ça… En outre, et je trouve ça tout à fait normal, il faut avoir une tenue décente – à savoir les épaules couvertes ainsi qu’un bas qui couvre au moins les genoux – pour accéder au site. Certains touristes ont fait un scandale parce qu’ils ne pouvaient pas accéder au site en mini-short avec un pashmina autour de la taille, au point de bousculer vivement le personnel sur place et j’ai trouvé ça particulièrement honteux, surtout que la précision sur la tenue vestimentaire est présente partout. C’est peut être un lieu touristique mais il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un temple à l’origine…

 

A cause de la fatigue de Little Miss Sunshine, nous avons fait de nombreuses pauses, nous asseyant à l’ombre régulièrement.

Nous avons finalement passé près de trois heures sur le site d’Angkor Vat. Et nous en avons pris plein les yeux.

     

Nous sommes tardivement revenu vers Siem Reap. Notre tuk-tuk nous a emmené déjeuner dans un restaurant de cuisine traditionnelle khmer.

On a pu se désaltéré avec de délicieuses noix de coco fraîches.

Et quelques plats typiquement locaux et d’autres moins (pourquoi servent-ils des frites avec des plats typiquement locaux?!?

Après ce premier aperçu de la cuisine local, nous sommes rentrés nous reposer à l’hôtel.

Et après une petite sieste pour toute la famille, nous sommes allés profiter de la jolie piscine de l’hôtel… Quel bonheur de voir les enfants patauger dans l’eau! 

Pour dîner, l’hôtel étant idéalement placé assez proche du Old Market et de la Pub Street, nous avons repris le tuk-tuk pour nous y rendre – à cause des enfants, mais entre adulte ça n’aurait pas été nécessaire.

Après une petite promenade sur le Old Market, nous sommes partis à la recherche d’un restaurant.  

Dans une des petites rues animés, nous avons trouvé le Purple Mangousteen, un sympathique restaurant de spécialités locales. Et nous nous sommes régalés.

Little Miss Sunshine est tombée amoureuse d’un de leur curry local, le amok. Elle en a mangé à tous les repas pendant les cinq jours qu’a duré notre séjour au Cambodge.

Tout le monde était bien fatigué, Papa Lou et moi avions très envie de profiter encore un peu de la soirée, mais finalement, notre promenade sur le Night Market a été microscopique. Mais ce ne fut que partie remise puisque nous avons pu en profiter d’autres soirs de notre séjour…

Cette première journée n’aura pas été trop chargée pour ne pas sur-fatigué les enfants. Et nous avons fait le bon choix. Ils ont très bien dormi, toute la nuit et ce sont réveillé en pleine forme pour repartir à la découverte d’autres temples!

Ma reconversion professionnelle 

Cette reconversion, j’en rêve depuis plus de trois ans. J’en rêvais déjà, que je n’avais pas encore arrêté mon précédent boulot. Pas que je n’aimais pas ce que je faisais. Mais je ne supportais plus les horaires et le manque de disponibilité pour ma famille que cela impliquait. Et j’avais besoin de faire une pause professionnelle, j’avais besoin de prendre soin de mes enfants, de leur offrir ce dont ils avaient besoin durant leurs plus jeunes années.

Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire. Un emploi qui me permette d’avoir du temps pour ma famille, pour moi. C’était l’essentiel. Si cet emploi pouvait en plus me permettre de travailler en lien avec une de mes passions: les livres, le thé ou les enfants, ça aurait été parfait. Je me suis promis d’analyser la situation, de trouver des pistes, de trouver une formation, de m’organiser pour reprendre le travail le jour où on rentrerait en France.

Et puis je suis tombée enceinte, et puis Little Smiling Buddha est arrivé, et puis il avait intensément besoin de moi. Et puis ma reconversion a été mise de côté. Ce n’était de loin plus ma priorité…

En même temps, par l’intermédiaire de l’école de Little Miss Sunshine, j’ai très vite eu l’occasion de m’investir un peu dans quelque chose qui me plaisait: la bibliothèque de l’école. Dès la deuxième rentrée de Little Miss Sunshine, ou les trois mois de Little Smiling Buddha, j’ai participé à son entretien. Un après-midi par semaine. Jusqu’à ce que Little Smiling Buddha ait 8 mois, je l’emmenais chaque mardi. Ensuite, c’est Ayi qui s’en est occupée. J’avais un moment pour moi. Un moment où je m’investissais dans un projet plus grand que moi. Un moment où je sortais de mon train-train. Un moment où je pouvais parler avec des adultes. Et ce moment m’a fait beaucoup de bien.

À la rentrée suivante, j’ai décidé de m’investir plus. J’avais envie de plus. J’étais prête à faire autre chose que pouponner. Même si Little Smiling Buddha, 15 mois à l’époque, n’était pas forcément du même avis. Mais il restait volontiers avec Ayi un après-midi par semaine. J’ai créé les « ateliers du mardi » pour les classes de la section française. Une lecture et un bricolage en lien avec cette lecture par classe, pour chaque niveau, des Tout-Petits au CP, différent chaque semaine. J’avais besoin de beaucoup plus de disponibilité, notamment pour réfléchir mes ateliers – souvent le jeudi ou le vendredi de la semaine précédente – et puis pour les organiser – le mardi matin. Pas toujours simple avec Little Smiling Buddha dans les pattes, mais ce fut une réelle révélation. Je savais ce que je voulais faire. Et j’ai repensé à mes études, à ma première remise en question, il y a de ça presque dix ans maintenant…

J’ai tendance à dire que pour la suite, ma reconversion m’est tombée dessus. Mais à vrai dire, c’est mon investissement sur deux ans qui a payé. Je sais aussi que c’est ce statut un peu particulier d’expat qui me permet cette reconversion. Il faudra que je valide mes acquis lors de notre retour en France, mais j’ai déja des projets en tête pour le moment où ça arrivera.

Cette semaine, je commence un stage de deux jours par semaine à l’école qui durera jusqu’à la fin de l’année. Je passerai mes journées dans les classes des TPS, des PS, et des MS-GS. En observation ou en renfort. J’effectuerai des remplacements si nécessaire (comme je l’ai déjà fait en décembre).

J’ai aussi des formations de prévu. Notamment une formation à la pédagogie Reggio Emilia dès fin février. Je réfléchi aussi beaucoup à ma manière de mettre en place la bienveillance dans ma future classe. Je veux apporter ma contribution à la création d’une société plus bienveillante. Et moi qui ait longtemps réfléchi à faire l’instruction en famille à mes enfants, mais qui ait été mise en défaut par leur besoin de contact avec les autres, par leur ouverture d’esprit, je pense qu’il n’y a pas de meilleure manière de faire bouger les choses que de rentrer dans le système et de faire changer les choses à son niveau…

Et dès la rentrée de septembre, j’aurai ma classe. La classe des Tout-Petits. Et Little Smiling Buddha sera dans ma classe. J’ai déjà des tonnes d’idées, des tonnes d’envies, des tonnes de projets. J’ai aussi des tonnes d’appréhension. Mais je suis certaine que tout se passera bien. Je suis sûre de moi. J’aurai enfin le boulot de mes rêves! 

Vacances de printemps

Comme l’an dernier à la même période, Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha ont été malade. Bien malade. Surtout Little Miss Sunshine. Si vous nous suivez sur Instagram, vous le savez, nous avons hésité jusqu’au dernier moment.

Mais c’est aussi ça voyager avec des enfants en bas âge, faire face aux imprévus, quels qu’ils soient.

Il est 16h30. Nous quittons la maison dans une heure pour l’aéroport. Nous venons de décider de partir. Little Miss Sunshine n’a plus eu de douleurs abdominales depuis plus de 24h. Elle n’a plus de fièvre à plus de 40° depuis presque 36h et plus de fièvre du tout depuis 18h.

Ce matin, Little Miss Sunshine s’est réveillée de bonne humeur, avec une folle envie de colorier, dessiner et jouer. Little Smiling Buddha et elle ont passé la journée à jouer. Impossible de lui faire faire une sieste pour qu’elle se repose.

Alors on prend donc le risque. Little Smiling Buddha est guérit depuis plusieurs jours. Little Miss Sunshine est clairement en voie de guérison. On se lance.

Hier soir, on avait décidé de rester à la maison, de ne pas partir. Ce matin, quand on a vu la pêche de Little Miss Sunshine au réveil, on a hésité. On a finalement bouclé les valises tardivement. Juste avant notre départ.

C’est la première fois que nous partons en voyage pour plus d’un week-end sans changer d’hôtel en cours de route, sans partir en vadrouille chaque jour dans un autre lieu.  Pour la première fois, nous n’avons rien d’autre de prévu que visiter à notre rythme les temples d’Angkor et de profiter du soleil et de la chaleur au bord de la piscine. Peut-être avions nous senti que c’est ce dont nous avions besoin à cette période de l’année…

Bref, nous allons passer cinq jours à Siem Reap, entre visites des temples et farniente. On espère qu’on a fait le bon choix!

A bientôt!