Reconversion professionnelle

Avec notre retour en Alsace pour les vacances d’été, mon stage à l’école s’est terminé. Et avec lui, le début de mon parcours de reconversion. Dès mi-août, c’est officiellement en tant que maîtresse que j’enseignerai à ma classe de TPS.

Après avoir passé trois ans, en tant que maman au foyer, à m’occuper de tout le monde et à m’oublier souvent, j’avais un peu peur de ce que pouvait signifier reprendre le travail. J’avais peur de négliger mes enfants, j’avais peur de m’oublier encore un peu plus moi, de remettre en cause tout l’équilibre que j’avais réussi à construire ces derniers mois autour de notre famille à quatre.

Mais j’en avais besoin. J’avais besoin de me sentir utile ailleurs, pour autre chose, de m’investir auprès des enfants – mais pas seulement des miens – de sortir de chez moi, d’avoir plus de discussion d’adultes, de revoir plus régulièrement du monde…

Cette possibilité de reconversion est arrivée un peu comme par magie (enfin presque, j’ai quand même donné beaucoup de mon temps aux enfants de l’école durant deux ans…). Et elle était idéale pour moi dans tout ce qu’elle me laissait envisager. 

Être maîtresse en maternelle, c’est avoir toujours le temps de profiter de mes enfants le soir, le week-end et durant toutes les vacances scolaires – ce que ne me permettait pas mon précédent emploi -, c’est n’avoir pas trop de préparation pour les activités du lendemain – ce qui me dégage la soirée avec ma famille -, en plus, c’est un mi-temps qui devrait me permettre d’effectuer mes préparations entre midi et deux heures. J’aurai donc toujours l’opportunité d’avoir du temps en solo avec Little Smiling Buddha – que je ramènerai dans un premier temps à la maison avec moi à 14h, au réveil de la sieste – jusqu’au retour de sa sœur vers 16h30. Et je pourrai toujours facilement organiser des soirées mère-fille à la piscine avec Little Miss Sunshine. En parallèle, Ayi changera ses horaires de travail, elle viendra toutes les matins vers 11h et préparera le repas du soir du lundi au jeudi. Je suis donc sereine et rassurée par rapport à cet aspect.

Quand j’ai commencé à travailler à l’école, j’ai adoré l’attitude des enfants à mon égard. Ils étaient plein de curiosité et d’amour à revendre. J’avais un peu peur de ne pas savoir comment réagir à certaines situations et finalement je me suis toujours laissée guider par ma bienveillance et j’ai réussi à dénouer tous les soucis qui se sont présentés à moi. J’ai passé beaucoup de temps à observer les enfants, à tenter de trouver une réponse adéquate à ceux qui étaient « plus difficile ». J’ai réussi a bien calmer le jeu avec un petit très en colère, qui avait beaucoup de mal à gérer la présence d’un autre camarade et la frustration en générale. Lors de chacune de mes présence, nous nous sommes isolés dans le couloir ensemble, à une ou plusieurs reprises, pour souffler notre colère ensemble. J’ai pris le temps d’accueillir ses émotions, de l’écouter, de tenter de le comprendre ou de comprendre en partie d’où venait le problème. J’étais très fière de notre coopération. Et il a fini par être beaucoup plus calme et posé en ma présence. J’ai également beaucoup observé les autres maîtres et maîtresses, français, chinois et anglais. J’ai puisé chez chacun des idées, des comportements, des solutions, des organisations. Et aujourd’hui, je me sens prête.

Je me suis dores et déja attelée à la tâche de créer mon programme pour cette année scolaire à partir des thèmes globaux définis par l’école et du choix du personnage de littérature enfantine qui va nous suivre toute l’année: P’tit Loup. J’aimerai définir le plus précisément possible mes journées jusqu’à fin décembre – ce qui ne m’empêchera pas du tout de changer d’activités si les enfants en ressentent le besoin – et définir une trame assez claire pour mes activités jusqu’à la fin de l’année scolaire. J’espère ainsi me libérer un maximum de temps pour profiter avec mes enfants dans l’après-midi et le soir.

Je sais bien que cette année est une année test. Est-ce que je vais y arriver avec les enfants? Avec les parents? – et ça, ça m’inquiète beaucoup plus! Est-ce que ce que je vais faire avec les enfants correspondra à ce que la direction attend de moi? à ce que les parents attendent de moi? J’ai une idée bien précise de la manière dont il faut laisser évoluer un enfant, avec les miens c’est une chose, mais avec ceux des autres, comment cela sera-t-il perçu? La directrice me connait et le sait. Mais que penseront les parents du fait que je ne punisse pas les enfants? Que je ne les mettent pas à l’écart du groupe? Que je suis contre les menaces? Et comment moi je m’en sortirai à ma manière alors que les enfants ont pour la plupart l’habitude de ne réagir qu’à la peur de la punition, de la menace? Autant de question qui se pose encore pour moi. Au terme de cette année, la direction et moi prendront ensemble la décision de renouveler ou non l’expérience pour une année supplémentaire. Mais bizarrement, je ne suis pas très inquiète, j’y crois! Je me sens bien dans ce boulot, je m’épanouis auprès des petits et c’est LA reconversion qu’il me fallait, j’en suis sûre.

Je suis heureuse de la tournure que prend ma vie ces dernières années, et cette reconversion est encore une nouvelle étape vers une vie qui me correspond plus, une vie plus douce, plus calme, une vie où je m’écoute et j’écoute ma famille, une vie avec laquelle je suis en paix et dans laquelle je peux trouver le bonheur à chaque instant…

L’odeur du café

Les odeurs. Tristement, l’odorat ne fait pas partie des sens que l’on apprend spontanément à travailler à un enfant. Je m’explique. On apprend aux enfants à toucher, à observer, à écouter, parfois à goûter, mais très peu à sentir. Et pourtant, les odeurs font partie intégrante de notre mémoire émotionnelle.

Grâce à mon ancien travail, j’ai pris conscience depuis quelques années de l’importance de notre mémoire olfactive. Et depuis la naissance de Little Miss Sunshine, je m’efforce de lui montrer l’importance d’apprendre à reconnaître les odeurs. Dès ses premiers jours, nous n’avons pas hésité à lui faire sentir les différentes épices, les différents ingrédients que nous utilisions pour cuisiner. Avant même de manger, elle connaissait déja de nombreuses odeurs. Et aujourd’hui, nous essayons dans la mesure du possible de faire pareil avec Little Smiling Buddha.

On a tous des odeurs en tête qui nous rappelle notre enfance. Certaines nous rappellent des choses positives et d’autres nous crispent. L’odeur qui me renvoie le plus à mon enfance, c’est l’odeur du schnaps de quetsches mêlé à l’odeur du café. C’est un peu ma madeleine de Proust. Elle me renvoie à mes jeunes années, lorsque j’étais chez mes grands-parents le mercredi. Après le repas, mon Grand Père prenait toujours un café et y ajoutait quelques gouttes de schnaps de quetsches maison. L’odeur du café mêlée à l’odeur de l’alcool de quetsches envahissait alors la cuisine pour de longues minutes.

Plus tard, j’ai rencontré Papa Lou. Il avait, à l’époque et durant quelques années, la grande habitude de boire énormément de café. Durant plusieurs années, c’est dans une cafetière à l’italienne que je lui préparais son café. L’odeur typique d’un café préparé à l’italienne, je la reconnais entre toute. Depuis ce temps là, même si Papa Lou ne consomme plus de café à la maison, mais du thé, cette odeur me renvoie inévitablement à lui.

Je ne consomme pas de café. Je n’aime pas le goût. Je n’aime pas cette sensation qui me rappelle inévitablement le brûler. Mais j’aime son odeur. J’aime sentir l’odeur de café le matin au réveil. Ce qui n’arrive jamais. Nous buvons du thé. Alors quand le fumet du café des voisins parvient jusqu’à chez nous, je replonge dans mes souvenirs… J’en serais presque à préparer du café, juste pour le plaisir de respirer son odeur…

Et vous, quelle odeur vous rappelle votre enfance?

[Un mois, un mot] Plaisir – Janvier 2015

Plaisir.

Il me fallait commencer cette année en douceur.

L’année 2014 aura été très chargée en émotions et il me fallait un peu de temps pour aborder cette nouvelle année, qui s’annonce au moins tout aussi forte émotionnellement!

En outre, la fin de l’année aura été marquée par d’importants maux de début de grossesse qui ne m’auront pas laissé beaucoup de répit et par un retour en France, attendu, mais tellement fatiguant… J’avais donc besoin de douceur, de calme, de repos pour commencer cette nouvelle année sereinement. Et surtout de renouer avec les petits plaisirs du quotidien.

C’est ce que je me suis efforcée de faire durant tout le mois de janvier. Reprendre goût progressivement à tous les petits bonheurs qui font notre quotidien. Pas besoin de grand chose pour ça. Il suffit de changer son regard sur les choses de la vie. Un peu sur le même principe du challenge « 21 jours pour entretenir son bonheur » auquel j’ai participé à la même période l’an dernier, j’ai décidé de me poser les bonnes questions chaque soir pour commencer.

Et puis progressivement, j’ai recommencé à repérer les petits plaisirs, les petits bonheurs de la vie quotidienne au moment où ils se présentaient.

  • Un rayon de soleil qui vient illuminer ma table de petit déjeuner et éclairer toute ma journée…

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  • La dégustation d’un thé, trop longtemps laissé de côté par manque de temps et d’envie, dans les règles de l’art qui me rappelle pourquoi le temps du thé est un temps si précieux pour moi…

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  • La confection d’un jus de fruits fraichement pressés et gorgé de vitamines qui me donne envie de me remettre au sport…

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  • Une promenade dans mon quartier par une journée grise et fraîche qui me donne envie de repartir de plus belle à la découverte de ma ville d’adoption…
  • Un grand ménage de printemps dans notre bureau/salle de thé qui m’a permis de renouer avec le plaisir d’investir cette pièce pour faire du yoga sur les tatamis ou me plonger dans l’écriture assise au bureau…
  • Le tri, le lavage et le rangement des affaires de bébé de Little Miss Sunshine dans la future armoire de son petit frère…
  • Une promenade dans un centre commercial pour repérer quelques boutiques que je cherchais depuis longtemps…
  •  Le tri et le rangement dans mon armoire des habits que je portais lors de ma première grossesse pour avoir le plaisir de redécouvrir mon corps de femme enceinte dans ses vêtements que je n’avais pas porté depuis près de trois ans…
  • Un moment calme et câlin passé avec Little Miss Sunshine sur le canapé, blotties l’une contre l’autre, pour lui lire des histoires la soirée tout entière…
  • Un bain bien chaud, quelques bougies, juste moi et mon gros ventre dans la salle de bain, alors que Papa Lou pouvait jouer tranquillement avec Little Miss Sunshine dans la pièce à côté…
  • Un croissant tout frais acheté dans une boulangerie trouvée au détour d’une promenade et dévoré avec un thé bien chaud juste après être rentré…
  • Une douche brûlante qui s’éternise…
  • Masser mon gros ventre avec de l’huile de rose musquée…
  • Ecouter les fous rires de Little Miss Sunshine et Papa Lou qui font une bataille de polochon dans notre chambre
  • Le câlin du matin, tous les trois sous la couette…
  • Pouvoir prendre le temps de lire un roman et de boire une tisane sans être interrompu…
  • Faire une sieste sur le canapé, blottie sous le plaid, devant une série télévisée…
  • Avoir la satisfaction de trouver le temps, le courage et la force et surtout l’inspiration pour me remettre à écrire…
  • Réaménager la chambre de Little Miss Sunshine et lui faciliter l’accès à ses jouets et à ses livres…
  • Réorganiser ma bibliothèque – quasi-vide suite à notre déménagement – et me dire qu’il y a encore beaucoup de livres dans lesquels j’ai hâte de me plonger…
  • Commencer une nouvelle série télévisée et l’apprécier…
  • M’amuser comme une petite folle à préparer des jeux et des activités à réaliser avec Little Miss Sunshine quand elle rentre de l’école…

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  • Observer Little Miss Sunshine jouer et évoluer seule dans l’appartement, l’écouter se raconter des histoires, être épater par le pouvoir de son imagination, …
  • M’endormir dans les bras de Papa Lou après une journée bien remplie…
  • Préparer et planifier nos futures vacances – et dernières vacances à trois –  au Japon…
  • Passer plusieurs minutes à observer les lumières des tours autour de nous, le soir au moment de fermer les volets, et me dire que la nature, la campagne me manquent cruellement, mais que la ville s’est beau quand même!
  • Observer les ombres qui se dessinent sur le sol en bois de mon balcon et qui s’étirent au courant de la journée et au gré du passage des nuages devant le soleil, les jours de grand beau temps…
  • Chanter dès le matin, dans ma tête ou à tue-tête, avec Little Miss Sunshine, avec Papa Lou ou toute seule. Chanter des comptines ou des chants de Noël, des mélodies ou de réelles paroles….
  • Faire une sieste sur le canapé, sous un plaid, quand j’en ressens le besoin…

Et je compte bien continuer sur cette voie dans les mois à venir. Mon objectif pour les mois à venir, maintenant que j’ai repris l’habitude des petits plaisirs quotidiens: ne jamais oublier d’identifier ses petits riens qui rendent pourtant notre journée exceptionnelle et qui participent grandement à la construction de notre bonheur au quotidien… 

[Bien être de Maman] Belle en bio

Voilà plusieurs années que je suis une adepte des produits naturels et biologiques à mettre sur ma peau. C’est au moment de ma grossesse que j’ai pris conscience de l’impact de ce qu’on peut mettre sur notre peau. Je ne réfléchissais plus pour moi seule, mais pour deux. Et ce dont j’ai pris conscient m’a d’un coup poussé a plus de naturel, plus de biologique. Cette semaine, j’ai passé ma dernière commande en France chez Bébé au Naturel, un site que j’affectionne particulièrement et que j’utilise très régulièrement depuis la naissance de Little Miss Sunshine.

Commande Bébé au Naturel

Vous vous souvenez certainement, jusqu’à ses quinze mois, Little Miss Sunshine n’a porté que des couches lavables. Ensuite, par manque de temps pour racheter la taille supérieure de sur-couches, j’ai abandonné. Il faut dire que j’étais aussi dans une mauvaise période au niveau du boulot et que la Nounou de Little Miss Sunshine commençait à râler après les couches lavables après six mois d’utilisation (parce qu’il fallait qu’elle porte la couche sale de Little Miss Sunshine quand il fallait la changer en promenade et que c’est lourd!). Suite à ceci, nous avons opté pour les couches jetables Naty – issues de produits naturels et renouvelables – que nous utilisons encore aujourd’hui et qui sont parfaites pour les fesses de Little Miss Sunshine. Nous utilisons également leurs lingettes sans parfum quand nous sortons. A la maison, c’est lavette ou mouchoirs en papier et liniment. Mais pour le prochain bébé, je pense fabriquer mes propres lingettes lavables.

Depuis ma grossesse, j’ai totalement changé de manière de consommer mes produits de beauté. Pour la toilette, je suis passée au Savon d’Alep et je n’utilise plus que ça. Je ne m’en étais pas rendu compte, mais cela m’arrivait souvent d’avoir la peau des mains qui pèle complètement suite à l’utilisation de savon liquide. Ca ne m’est plus jamais arrivé. Toute la famille Kangourou n’utilise que du Savon d’Alep. Que ce soit pour nous laver, sous la douche ou dans le bain ou juste pour nous laver les mains. Nous avons deux savonnettes dans la salle de bain et deux bidons de savon d’Alep liquide – un dans les toilettes et l’autre dans la douche. Nous aimons beaucoup deux marques: Karawan et Douce Nature. Nous avons utilisé un pain d’Alep pour laver Little Miss Sunshine dès sa naissance. Encore aujourd’hui, je n’utilise que ça pour son corps et ses cheveux.

Pour les cheveux de Papa Lou et moi, nous alternons entre plusieurs marques qui nous conviennent bien: Cattier, So Bio Etic et Bio Seasons. Progressivement, j’ai également acheté des produits naturels pour mon hygiène intime. Et je suis vraiment très satisfaite de Melvita et Naty dans ce domaine. Côté dentifrice, on utilise depuis longtemps le dentifrice à la badiane de Melvita qui nous convient parfaitement à tous les deux.

Pour le maquillage, je ne m’y mets que progressivement. Je me maquille très peu depuis la naissance de Little Miss Sunshine par manque de temps. J’utilise deux crèmes de jour suivant les périodela crème des saisons de Sanoflore en temps normal et Nourséa de Vitacology en hiver ou quand j’ai la peau très sèche – conseillée par mon esthéticienne. J’ai un baume pour les lèvres de Plante System, que je ne quitte plus depuis longtemps. J’ai quelques vernis à ongles et ombres à paupières de Couleur Caramel, un mascara de chez So Bio Etic – j’ai aussi déja testé Lavera pour le mascara qui m’avait plutôt bien convenu. J’ai récemment acheté une CC Cream de chez So Bio Etic qui va rejoindre ma trousse de toilettes en partance pour Shanghai.

Voilà un petit tour d’horizon des produits de beauté que nous consommons quotidiennement. Tout ça pour vous dire que je viens de passer ma dernière commande de produits bio et naturels et que je me demande comment nous allons faire à Shanghai. Si je vais trouver des produits bio. Si je vais devoir faire des concessions et revenir en arrière sur certains choix que nous avons fait ici en France. Si je vais pouvoir fabriquer mes produits de beauté moi-même – il ne me manquait que le temps à Paris!

J’espère trouvé rapidement des repères et ne pas avoir à remettre trop en question notre manière de consommer actuelle. Mais je vous en reparlerais certainement dans quelques temps quand nous serons installés!

Et vous, votre manière de consommer a-t-elle été remise en question par votre grossesse ou la naissance de vos enfants?

[Expatriation] Une expérience de longue haleine

Papa Lou et moi avons eu notre première discussion au sujet de l’expatriation, alors que nous étions encore tous les deux étudiants. Et je dois bien dire que je ne comprenais absolument pas cette envie d’ailleurs. Historienne de France jusqu’au bout des ongles, je ne me voyais pas quitter mon beau pays. Papa Lou a eu beau m’expliquer, me faire part de ses envies, ce n’est que lorsqu’il m’a dit que dans beaucoup d’entreprises de sa future branche, pour évoluer il faut partir que je me suis vraiment remise en question. En parallèle, l’idée s’est insinuée dans mon esprit et a commencé à faire son chemin…

Début de l’année 2009, Papa Lou a fait sa première demande. Nous en avions rediscuté plus concrètement. Papa Lou a bien vu que j’avais fait du chemin depuis notre première discussion. Et nous étions tous les deux prêt à franchir le cap. Avec le recul, je me rends compte que j’étais tout de même encore très fébrile face à cette idée. Son entreprise lui a bien expliqué qu’il faudra certainement patienter entre deux et quatre ans avant de voir s’accomplir nos projets… Ce qui me laissait largement le temps de me faire à l’idée.

Fin 2012, Papa Lou a refait valoir sa demande de manière beaucoup plus appuyé et en précisant que nous voulions partir en Asie. Que de chemin parcouru pour moi. Car oui, Papa Lou pourrait vous le dire mais depuis cette période, mon envie de partir est irrépressible. Nous avons donc décidé de tout mettre en oeuvre pour partir au courant de l’année 2013 ou au plus tard début 2014. Nous avons tout mis en suspens dans nos vies en attendant: bébé numéro 2, déménagement,… Les premières propositions se sont orientées vers Singapour et Kuala Lumpur.

Toute l’année 2013, nous avons été tenu en haleine par un départ à Kuala Lumpur. Les discussions avançaient, et mi-2013 ne restait presque qu’à valider financièrement la création d’un poste pour Papa Lou. Et puis tout s’est éternisé. Plus rien n’avançait. Nous avions décidé de nous donner jusqu’à fin septembre pour prendre une décision – continuer avec la boite de Papa Lou ou chercher directement sur place. Et puis, on s’est dit qu’on n’est pas à un mois prêt, on a attendu fin octobre et on nous a dit que tout devrait être validé fin novembre. Alors j’ai posé ma démission pour être sûre d’être libre au moment de notre départ.

Et début décembre, Papa Lou est rentré un soir en m’annonçant que la validation financière ne se fera pas, que notre projet d’expatriation à Kuala Lumpur tombait à l’eau. Après un an. J’avais posé ma démission. Je nous voyais déja couler financièrement parlant.

Et mi-décembre, Papa Lou me demande si je serai d’accord de partir vivre en Chine. Bien sûr, je lui dit ai dit « Oui! ». Je n’y croyais pas vraiment et puis en même temps, c’était un peu inespéré. Papa Lou est parti en déplacement à Shanghai début janvier et en quelques quinze jours, nous avions la confirmation quasi-certaine que nous partirions en Chine au courant de la première moitié de l’année 2014. Je n’ai pas réussi à me projeter, à m’investir dans ce projet comme il se devait. Ma déception avait été telle pour Kuala Lumpur que j’ai voulu me protéger inconsciemment d’une nouvelle déconvenue.

Mais il a commencé son contrat à Shanghai, le 2 juin. Finalement, il y aura eu même pas six mois entre la première fois que nous avons parlé de la Chine et le départ de Papa Lou. Notre départ, à moi et Little Miss Sunshine, aura été un peu plus long… Mais quand même!

Une expatriation, c’est vraiment un projet de longue haleine!  

[Bien-être de Maman] Bilan des huit mois

Avant de partir pour Shanghai, et de changer radicalement de vie, j’avais envie de faire un dernier bilan de ce qu’aura été ma vie de « mère au foyer » en France. Rappelez-vous, il y a huit mois de celà, j’ai arrêté de travailler. A ce moment-là, pour ne pas oublier les raisons qui m’ont poussé à rester à la maison, j’ai les ai noté ici. Ce que j’ai surtout envie de retenir de ce billet, c’est que j’avais envie de remettre ma vie de couple et ma vie de maman au coeur de mes réflexions.

Pour commencer, j’ai envie de dire que je n’ai pas vu passer le temps. Huit mois! Regarder en arrière me donne presque le vertige tant nos vies ont été chamboulé en l’espace de ce temps. Je me rend compte que j’ai offert énormément de mon temps à Little Miss Sunshine, que j’ai réussi a créer avec elle une relation absolument magique dans le respect et la bienveillance. Nous avons donné la possibilité aux grands-parents de profiter au maximum de leur petite-fille. Nous avons d’ailleurs passé presque trois de ces huit mois en leur compagnie. Ils ont ainsi pu se construire une vraie relation et créer de vrais beaux souvenirs en commun. J’ai réussi à me reposer, à prendre un peu de temps pour moi, régulièrement. Que ce soit en allant chez l’esthéticienne ou chez le coiffeur ou en m’occupant à nouveau plus régulièrement de mon blog.

Le seul qui ai été lésé dans cette histoire, c’est Papa Lou. Entre notre absence, – puisque nous avons passé beaucoup de temps en Alsace -, son travail, – qui l’a tenu loin de nous un bon moment le temps de clôturer ses dossiers à Paris -, et son départ anticipé à Shanghai, nous n’avons pas vraiment eu le temps de nous retrouver.  C’est donc mon objectif principal pour les prochains mois: remettre ma vie de couple au coeur de mes réflexions. E j’ai hâte de le rejoindre enfin à Shanghai!

Avec notre départ en expatriation, j’ai vécu beaucoup de choses auxquelles je ne m’attendais pas forcément il y a quelques mois encore, la gestion de notre déménagement international et les soucis qui en ont découlé – il faut d’ailleurs que je vous raconte! -, les montagnes de papiers administratifs qui s’accumulent et que je déteste régler – mais je n’ai pas le choix – , l’absence forcé de l’autre, l’adaptation constante à la perte de repères de Little Miss Sunshine,…

Je porte sur ces mois un regard bienveillant. J’ai fait tout ce que je pouvais. Je me suis donnée à fond pour le bien-être de Little Miss Sunshine. J’ai commencé à reprendre du temps pour moi. Ne reste plus qu’à retrouver Papa Lou dans quelques semaines. Mais je suis sûre que nous nous retrouverons avec autant de fougue si ce n’est plus qu’il y a quinze ans…

[Bien-être de Maman] L’heure bénite de la sieste

Little Miss Sunshine n’a jamais été une grande dormeuse. Dès sa naissance, côté sieste, on n’a pas eu beaucoup de chance. La petite, très éveillée, faisait paradoxalement de très bonne nuit. Je dis paradoxalement car je n’ai pas fait de nuits complètes pendant un an. Réveil toutes les deux heures en moyenne pour la tétée. Mais dès que je la mettais au sein, elle se rendormait aussi sec. Je ne l’ai jamais trouvé à hurler ou à jouer dans son petit lit à trois heures du matin. Une chance certainement! Paradoxalement, elle faisait donc des nuits relativement bonnes et longues, ce qui lui a longtemps évité les siestes.

A son arrivée chez la Nounou, vers 10 mois, il a bien fallu qu’elle s’adapte. Elle n’a pas eu le choix. Elle a fini par faire des siestes. Et même de très longues siestes chez la Nounou – jusqu’à trois heures. Chez nous, nous avions droit à une heure ou deux en moyenne, ce qui est déja pas mal! J’ai donc commencé à prendre l’habitude de ce moment à moi au courant de la journée quand nous étions toutes les deux. Ce moment qui me permettait de prendre mon repas dans un premier temps, puis de ranger un peu. Progressivement, j’ai eu le temps de me préparer un thé au Gong Fu Cha, de faire un tour sur internet, sur mon blog. Un vrai moment de détente!

Et puis j’y ai pris goût! Aujourd’hui, il m’est difficile d’assurer toute la journée, sans ce petit répit. Il faut bien le dire, quand on est maman au foyer, c’est 24h/24 et 7j/7. Alors une heure de « pause » dans la journée, ce n’est pas grand chose. Mais là encore, tout dépend de l’humeur de bébé. Car Little Miss Sunshine grandit. Elle fait de belles et longues nuits de douze heures sans réveil. Je ne peux pas non plus lui demander de dormir trois heures dans l’après-midi. Alors nous avons réussi à trouver une alternative ces dernières semaines qui nous convient bien à toutes les deux. 

Nous conservons le rituel de la sieste. Quoiqu’il arrive après le repas, vers 13h, c’est « Au lit! ». Le plus souvent, c’est d’ailleurs elle qui lance le mouvement. On se change, on lit une histoire et on se couche. Mais je ne l’oblige pas à dormir. Elle a une pile de livres à sa disposition, de nombreuses peluches et quelques jouets. Je lui demande de rester calmement dans sa chambre, de préférence dans son lit, de lire, de jouer tout doucement, de dormir. Et ça marche! En moyenne, elle y reste une petite heure. Je l’entend papoter avec ses peluches, je l’entend se lever et bouger dans la pièce, je l’entend cogner la porte que je laisse toujours entrouverte. Et puis, le plus souvent, elle fini par retourner dans son lit et s’endormir un petit moment, plus ou moins trente minutes. Ce qui me permet de bénéficier de mon heure de détente salvatrice… Un compromis dont je ne sais pas jusqu’à quand il va bien fonctionner, mais dont j’espère chaque jour l’efficacité! 

Et vous, avez-vous trouvé une alternative à la sieste de vos tout-petits? 

[Bien-être de Maman] Trois mois

Voilà prêt de trois mois déja que je suis mère au foyer. Et j’ai envie de faire un bilan à ce moment de cette expérience. Le jour où j’ai arrêté de travailler, j’ai eu à coeur d’écrire ce que j’attendais de cette parenthèse.

Notre aventure a débuté au début du mois de décembre. Le premier mois n’a pas été tel que je me l’été imaginé. Little Miss Sunshine et moi nous nous sommes beaucoup reposé, nous avons fait de nombreuses siestes, nous avons fait de belles grasses matinées. Il semble bien que nous avions du sommeil à rattraper.

Les deux mois suivants ont été vraiment très riches en nouvelles expériences pour Little Miss Sunshine et c’est exactement ce que j’attendais de cette période. De mon côté, très entourée, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer.

Nous avons bricolé, dessiné, peint, et beaucoup rigolé avec Little Miss Sunshine. Nous nous sommes promenés dans des tas d’endroit. Nous avons joué dans la neige, nous avons visité une ferme, nous avons passé un après midi dans un merveilleux château, nous avons fait de belles promenades dans le vignoble alsacien,… J’ai pu faire tout un tas de nouvelles expériences en pâtisserie pour le goûter de Little Miss Sunshine. J’ai eu un peu de temps pour m’occuper de moi, avec notamment une demi-journée de détente dans un magnifique institut de beauté. Je me suis bien reposé, et un an après la fin de nos nuits entrecoupées par Little Miss Sunshine, je peux dire que je n’ai plus de sommeil en retard! J’ai pris le temps de m’occuper un peu de Papa Lou et surtout de nous offrir un moment rien qu’à nous.

Mes objectifs ont bien avancé. Je suis vraiment heureuse de la manière dont se déroule cette période jusqu’à présent.

Ce week-end encore, j’ai vu à quel point j’étais bien maintenant. Little Miss Sunshine et moi étions malade. Mais je n’ai pas eu à m’en faire pour un arrêt maladie. J’ai pu resté assise sur le canapé, avec Little Miss Sunshine dans les bras, à dormir sur moi, sans me poser d’autres questions. Le reste pouvait attendre. Pas de nounou à prévenir et à payer quand même. Pas de médecin à retourner voir pour prolonger mon arrêt maladie. Pas de travail à prévenir de mon absence et pas d’alternative à trouver pour arranger tout le monde. Papa Lou n’a pas eu à s’en faire que nous soyons malade, j’avais le temps de gérer. La vaisselle et le rangement ont attendu ce lundi matin. Je n’ai pas eu a réveillé Little Miss Sunshine alors qu’elle s’était enfin endormi. Je n’ai pas eu à me forcer à faire quoi que ce soit. Il n’y a pas si longtemps, j’expliquai ici ou ici, ce que vive la plupart des parents, le stress de l’imprévu. Aujourd’hui, je me félicite d’avoir trouver une autre voie, qui correspond tout à fait à mes envies actuelles.

Pour l’instant, être mère au foyer pour moi, ce n’est que du bonheur! Ou presque 😉

Et vous, dans quelles situations vous trouvez-vous actuellement?