[Week-end] Team building dans les montagnes Anji

Mi-janvier, j’ai participé à mon premier week-end de team building avec tout le personnel de l’école. Tous les ans, l’école propose à son personnel, deux weeks-ends – l’un avant le Nouvel An Chinois, l’autre à ma fin de l’année scolaire – tout frais payé pour renforcer le lien des équipes et prendre du bon temps tous ensemble. Cette pratique est très courante dans les entreprises chinoises.

Cette année, le premier week-end a eu lieu à la mi-janvier dans les montagnes Anji, à trois heures de bus de Shanghai, et le but était d’apprendre à faire du ski et découvrir les sources chaudes chinoises. Tout le personnel de l’école a été convié: personnel de cuisine, l’équipe enseignante, personnel administratif, les ayis, les gardiens, l’infirmière,… Malheureusement tous n’ont pas pu se joindre à nous, mais nous étions tout de même une cinquantaine de personnes. Evidemment, il y avait beaucoup plus de Chinois que d’étrangers (cinq étrangères seulement pour être exact, les autres ayant d’autres obligations)

La semaine précédente, j’ai cru ne pas pouvoir me joindre à cette expérience. En effet les enfants ont tous les deux eu la grippe et ont été à la maison toute la semaine dans un état de fatigue impressionnant. Je n’avais pas trop espoir d’y réchapper alors que je dormais avec eux, que j’ai passé ma semaine à les câliner, et que ma gorge piquait dès jeudi. Mais… j’ai bouclé mon sac à dos vendredi soir, sans y croire encore. Et samedi matin, après un réveil à 5h45, un petit-déjeuner en solo dans la pénombre, j’ai quitté la maison sur la pointe des pieds à 6h45…

Arrivés devant l’école, un bus nous attendait. Nous avons attendu tout le monde et nous avons pris la route pour trois heures. Nous avons fait une pause pipi après 1h30 de route. Et puis nous nous sommes arrêté pour déjeuner un peu avant midi.

Je vous l’avais déja raconté là-bas, mais les voyages organisés en Chine sont particulier. Les guides adorent parler. Et c’est donc dans un flot constant de paroles que l’on voyage…

Après le déjeuner, nous nous sommes rendus dans la fameuse station de ski. La guide ne cessait de répéter qu’il y avait de la belle neige naturelle là-haut. Et pourtant, nous avions beau grimper la montagne avec le bus, pas la moindre trace de neige… mais de magnifiques paysages brumeux.

Arrivés à la station de ski, nous n’avons que pu constater que la neige ne risquait pas d’être naturelle… La guide a alors consenti à nous révéler (à nous les étarngers dubitatifs) qu’il n’avait effectivement pas neigé le jour précédent (et les autres jours auparavant non plus d’ailleurs, hein!)

J’avoue qu’à ce moment-là, je me suis demandé ce qui nous attendait. J’étais un peu déçue. Le programme avait l’air vraiment chouette, mais finalement à peine arrivé rien ne semblait correspondre…

Et puis au détour d’un chemin, dans un épais brouillard, nous avons découvert la piste de ski. Une petite piste (la moitié était fermée puisqu’il n’y avait pas de neige), avec deux tapis-roulants en guise de tire-fesses.

L’école nous offrait une heure de ski. A nous ensuite de compléter si nous voulions en faire plus. Mais après avoir observer de loin cette piste solitaire dévorée par le brouillard avec de la neige artificielle et une tonne de chinois qui, ne sachant absolument pas skier, tombaient les uns sur les autres au milieu de la piste, je me suis dit qu’une heure allait être largement suffisante.

Nous avons commandé nos chaussures de ski et nos skis et me voilà déja à chausser mes skis pour la deuxième fois de ma vie. En effet, je n’ai fait qu’une seule fois du ski dans ma vie (et encore c’est Papa Lou qui avait insisté pour m’initier à un sport qu’il apprécie beaucoup) et je n’ai jamais réussi à vraiment me déplacer, sans compter que j’avais une peur bleue des tire-fesses.

Première surprise: je ne suis pas tombée dans les premières minutes après avoir chaussé mes skis. J’arrive même à avancer doucement mais sûrement… Et puis j’ai vite remarqué que c’était pareil pour tous mes autres collègues, chinois ou étrangers, nous montions tous sur des skis pour la première fois ou presque.

Deuxième surprise: je me suis vite prise au jeu et j’ai suivi mes collègues sur l’espèce de tapis-roulant qui nous menait au milieu de la piste. Et là encore, je ne suis pas tombée.

Je suis montée sans encombre et j’ai même pris beaucoup de plaisir à descendre doucement en chasse-neige pour la première fois. Et puis de nombreuses fois encore, avec de plus en plus d’assurance. Quel plaisir! Finalement, nous avons oublié l’heure, nous nous sommes éclatés et nous avons largement dépassé l’heure initialement prévue.

Trosième surprise: j’ai passé un excellent après-midi à faire du ski et nous n’avons finalement payé que 60 yuans supplémentaires (moins de 10 euros) alors qu’on nous avait dit 4 yuans par minutes supplémentaires (ce qui n’est déja pas cher à la base!). Bref, une belle expérience!

Après le ski, il a été l’heure d’aller dîner. Le bus nous a conduit dans un restaurant au bord de l’eau.

Enfin, le bus nous a déposé à l’hôtel où nous allions passer la nuit et profiter des sources chaudes. L’hôtel était beau et grand (allez voir là-bas pour plus de photos). Il y avait de nombreux espaces de jeux pour les enfants, de nombreux bains, des piscines, … bref un vrai « resort », ce dont je n’ai pas du tout l’habitude…

Nous étions deux françaises dans l’équipe, nous avons donc eu le droit de nous partager cette jolie chambre…

Après nous être rapidement installée, nous sommes partis à la découverte des sources chaudes à la chinoise. Ayant l’habitude des bains chauds japonais ou coréen, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. La seule chose que je savais c’est que le maillot de bain est nécessaire dans les bains chinois.

Photo empruntée sur Ctrip.com

Il y avait une bonne vingtaine de petits bains qui peuvent accueillir maximum une dizaine de personnes. Les bains sont plus ou moins chauds (je dirai de 35° à 42°C) On se promène dans un joli parc, d’un bain à l’autre avec sa serviette et on se relaxe dans les bains. Les bains chinois sont mixtes. Le lieu était plutôt familial.

Au début tout s’est donc bien passé. Nous étions entre collègues à patauger dans l’eau chaude, à profiter de la nuit et des volutes de vapeur qui dansaient au-dessus de nos têtes. Et puis, un groupe de Chinois éméchés est passé près de notre bain, et un Chinois bien alcoolisé a décidé de nous rejoindre. Et iI n’a plus arrêté de nous suivre de bains en bains et de nous parler dans un mauvais chinois/ mauvais anglais tout en nous crachant la fumée de sa cigarette dessus… C’est assez déçus et passablement saoulés que nous sommes finalement sortis de l’eau peu avant la fermeture des bains (22h). Je n’ai donc de loin pas un avis aussi positif des sources chaudes chinoises que de leurs homologues japonaises, mais j’espère que je pourrai me faire un autre avis à une prochaine occasion.

Le lendemain matin, nous nous sommes régalés d’un grand buffet petit-déjeuner. Moi qui aime manger au petit-déjeuner, j’ai été servi. Sucré, salé, plat chinois ou western style, il y en avait pour tous les goûts.

Et puis nous avons quitté l’hôtel avec nos bagages pour reprendre la route. Une heure plus tard, nous arrivions dans un endroit où nous avons vraiment eu l’impression d’être seuls au monde (ce qui est rare en Chine!): le Zhejiang Grand Canyon Scenic Area. Nous avons eu de la chance, il ne pleuvait pas et finalement le brouillard a donné un aspect un peu magique et très poétique à notre promenade.

Je vous laisse savourer les photos.

Nous avons marché une bonne heure jusqu’à la cascade qui marque la source de la rivière HuangPu et puis nous avons fait demi-tour. Nous avons vraiment passé un très beau moment!

Et puis nous avons déjeuné avant de reprendre le bus pour un peu plus de quatre heures de route pour rentrer à Shanghai. Nous sommes arrivé assez tardivement – vers 18h – à l’école. Je me suis dépêchée de rentrer rejoindre Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha, qui pour la première fois de leur vie avaient passé un week-end sans moi, juste avec leur père. Mais  ils ont eu l’air d’apprécier!

J’ai beaucoup apprécié cette expérience! J’ai passé un bon week-end, le premier en 6 ans, seule et sans enfant. J’ai passé ma première nuit complète en plus de trois ans! Bref, j’ai vraiment pu souffler et ça m’a fait beaucoup de bien!

Ma liste d’envies 

Presque deux ans que cette liste d’envies n’a pas été mise à jour. Et pourtant, beaucoup d’envies ont été réalisées (voir la liste plus bas) et d’autres sont toujours d’actualité. Alors, je m’y replonge avec plaisir, notant au passage à quel point on procrastine parfois sur certain sujet… Toujours aucune contrainte quant à ces envies, juste celle de les voir se réaliser un jour…

  1. Faire une belle photo de rentrée des enfants qui partent tous les deux à l’école cette année
  2. Compléter notre carillon maison réalisé avec Little Miss Sunshine
  3. Faire une promenade dans la Cité Bourgogne de l’Ex-Concession française
  4. Visiter le Xishuangbanna et la région de Pu’Er pour en apprendre plus sur ce thé en famille
  5. Refaire la chambre de Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha (en cours)
  6. Repenser la déco de la chambre des enfants
  7. Fêter nos 7 ans de mariage avec un dîner en tête à tête
  8. Planter des mini-cactus dans des théières en terre
  9. Bricoler un portrait de famille
  10. Emmener Little Miss Sunshine à l’Opéra
  11. Réorganiser le bureau et trouver un système de rangement pour mes affaires de l’école
  12. Visionner la suite de Games of Thrones
  13. Trouver une organisation pour continuer à préparer les petits-déjeuner et les goûters maison, malgré la reprise du travail
  14. Continuer les albums photo (2-3 ans LMS, 3-4 ans LMS, 4-5 ans LMS, 3 premiers mois LSB, 1-2 ans LSB, vacances, …)
  15. Refaire du shampoing maison
  16. Organiser une fête à thème pour les 6 ans de Little Miss Sunshine
  17. Faire une séance photo de nous quatre
  18. Créer un calendrier de l’Avent pour Little Miss Sunshine
  19. Créer un calendrier de l’Avent pour Little Smiling Buddha
  20. Passer des vacances à 4 à Taïwan
  21. Faire des portraits rigolos à la Andy Wharol sur le PC de toute la famille
  22. Imprimer les articles du blog qui parlent des enfants et leur créer un livre à chacun
  23. Imprimer les articles du blog qui parlent de l’expatriation et en faire un livre
  24. Créer et envoyer des cartes de voeux pour 2018
  25. Préparer un petit colis pour les grands-parents + parrain et marraine des enfants + filleul de Papa Lou pour Noël comme nous ne rentrerons pas cette année à Noël
  26. S’organiser une fête d’Halloween en famille
  27. Faire des cadres avec le profil des enfants
  28. Offrir une corde à sauter à Little Miss Sunshine
  29. Offrir une draisienne à Little Smiling Buddha
  30. Refaire des mikados maison
  31. Découvrir les marchés de Noël de Shanghai
  32. Faire des manala pour la Saint Nicolas
  33. Créer un atelier peindre à la manière de … pour Little Miss Sunshine
  34. Proposer plus d’invitations à créer aux enfants
  35. Créer un calendrier photo 2018 pour toute la famille
  36. Prospecter les écoles pour l’entrée en CE1 de Little Miss Sunshine
  37. Retourner au Japon en famille
  38. Aller voir l’Océan avec les enfants
  39. Changer les plaids du canapé
  40. Organiser des vacances de Noël avec Nonna et GrandPapa
  41. Me faire une playlist pour les trajets maison-travail
  42. Acheter un vélo et un siège enfant pour Little Smiling Buddha
  43. Prendre l’habitude d’aller au travail en vélo
  44. Commencer le yoga avec les enfants
  45. Me mettre à la méditation
  46. Continuer les soirées piscine mère-fille avec Little Miss Sunshine
  47. S’organiser un week-end à Putuo Shan
  48. Découvrir la Corée du Sud
  49. Télécharger de nouveaux dessins animés aux enfants
  50. Bricoler une nouvelle horloge pour simplifier la lecture de l’heure à Little Miss Sunshine
  51. Faire une boule à neige avec Little Miss Sunshine
  52. Changer le panier à linge
  53. Aller visiter les FengHuangShan durant la récolte des feuilles de thé
  54. Organiser la venue de mes parents pour le Nouvel An chinois
  55. Se créer un nouveau rituel pour fêter Noël dans un pays où cette fête n’existe pas
  56. Photographier plus régulièrement les enfants avec l’appareil photo (plutôt que le téléphone)
  57. Faire du thé glacé / des eaux de fruits plus régulièrement
  58. S’organiser une soirée par mois en amoureux avec Papa Lou
  59.  Aller voir le site Madame Pop and Kids et créer des objets personnalisés pour toutes la famille
  60. Re-tester la pâte à sel à Shanghai (problème d’humidité lors de notre premier test)
  61. Re-organiser un coin herbes aromatiques sur le balcon
  62. Refaire une séance cinéma avec Little Miss Sunshine
  63. Réfléchir et faire un déguisement d’Halloween à Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha
  64. Changer le meuble TV
  65. Acheter un nouveau meuble pour la pièce principale
  66. S’organiser des soirées jeux de société avec les enfants
  67. Emmener Little Miss Sunshine faire du patin à glace
  68. Acheter un nouveau tapis pour le salon
  69. Réorganiser le rangement du meuble TV et du placard à chaussures
  70. Trouver de jolies manières de me coiffer rapidement
  71. Faire un tissage en laine avec Little Miss Sunshine
  72. Me faire faire une belle robe chinoise en soie pour le mariage de mon frère
  73. Faire faire une belle robe à Little Miss Sunshine pour le mariage de mon frère
  74. Trouver un costume mignon à Little Smiling Buddha pour le mariage de mon frère
  75.  M’acheter de nouveaux vêtements sympas dans les petites boutiques chinoises du quartier
  76. Faire des gressins pour l’apéro
  77. Trouver d’autres idées d’apéro maison rapide à faire
  78. Retourner à HaiYiDun ou dans un autre SPA en famille
  79. Créer un headband pour Little Miss Sunshine
  80. Créer de jolis petits vases à partir de bouteille de doliprane enfant
  81. Apprendre à faire de jolies coiffures à Little Miss Sunshine
  82. Faire de la pâte à modeler maison plus souvent
  83. Mettre en place un nettoyant naturel pour toute la maison (avec le soutien d’Ayi!)
  84. Découvrir le Québec en famille
  85. Faire un grand tri dans nos affaires: donner tout ce qu’on n’a pas utilisé depuis notre déménagement en Chine
  86. Changer la machine à laver
  87. Trouver une organisation plus visuelle pour nos épices
  88. Accrocher nos portraits au mur du salon et y ajouter la photo à 4 une fois qu’elle sera réalisée
  89. Faire faire une photo des deux enfants lors de la photo de classe
  90. Continuer à m’émerveiller de petits riens et m’inspirer du regard des enfants sur le monde
  91. Trouver du temps pour lire plus
  92. Ecrire plus et plus souvent
  93. S’organiser une jolie soirée de la Saint Nicolas en famille
  94. Mettre en place une table des saisons avec les enfants et pourquoi pas créer un rituel autour des changements de saison
  95. Créer un tableau à afficher dans la salle de jeux avec les enfants
  96. Proposer plus d’expérience scientifique simple à mettre en place aux enfants
  97. Créer une bande des âges avec Little Miss Sunshine pour se rendre compte de l’âge des uns et des autres dans la famille
  98. Imprimer une carte du monde et y noter tous nos voyages en famille, en couple ou pour le travail
  99. Créer un cube photo avec des cubes en bois
  100. Créer une mangeoire à oiseaux pour observer les oiseaux sur le balcon cet hiver

—- Liste d’août 2015

Il y a quelques temps de ça, je suis tombée sur la liste d’envies de Débobrico dont je suis toujours le blog avec beaucoup de plaisir. Et ça m’a inspiré. Je le fais régulièrement sur papier, mais pourquoi pas le partager avec vous finalement? Avoir une liste de choses qu’on a envie de réaliser ou de voir se réaliser qui nous offre la possibilité de cocher ce qui a été réalisé est vraiment stimulant pour moi. Et puis on garde nos idées, nos envies sous le coude…

Alors voilà ma liste d’envies. Pas de date butoir pour leur réalisation, juste cette envie de les voir toutes se réaliser dans un délai plus ou moins long. Quand celle-ci sera quasi-épuisé et que d’autres idées fleuriront, je la mettrai à jour…

  1. M’offrir deux montres bracelets de deux couleurs différentes
  2. Faire une promenade dans la Cité Bourgogne dans l’Ex-Concession française
  3. Faire un gâteau château fort avec Little Miss Sunshine  ici
  4. Passer un week-end à découvrir Hangzhou en famille
  5. Visionner la suite de Bates Motel
  6. Faire un atelier pour apprendre à faire des cosmétiques maison
  7. Créer un busy-bag pour Little Miss Sunshine pour notre prochain vol retour en France
  8. Fêter nos 5 ans de mariage avec un dîner en tête à tête
  9. Trouver un meuble à chaussures
  10. Ouvrir un livret d’épargne à Petit Poisson
  11. Planter des mini-cactus dans des théières en terre
  12. Créer un coin nature à Little Miss Sunshine sur le balcon
  13. Bricoler un portrait de famille
  14. Créer quatre cartes postales avec Little Miss Sunshine à envoyer à la famille
  15. Réaliser un livre photo sur les trois premiers mois d’Ambroise
  16. Emmener Little Miss Sunshine au cirque
  17. Réaliser un rainbow-cake
  18. Créer un album photo des créations et bricolages de Little Miss Sunshine
  19. Organiser une fête à thème avec les copains pour les 4 ans de Little Miss Sunshine
  20. Faire une séance photo de nous quatre
  21. Créer un calendrier de l’Avent pour Little Miss Sunshine
  22. Créer un calendrier de l’Avent pour Petit Poisson
  23. Imprimer les photos d’Instagram dans un album à conserver
  24. Passer des vacances à quatre à Taiwan
  25. Ranger et réorganiser le bureau
  26. Faire le second atelier de cuisine chinoise du Cercle Francophone de Shanghai
  27. Faire des portraits rigolos de toute la famille à la Andy Warhol sur l’ordinateur
  28. Emmener Little Miss Sunshine à la piscine
  29. Réaliser un livre photo sur la troisième année de Little Miss Sunshine
  30. Trouver un parrain et une marraine à Petit Poisson
  31. Organiser le baptême de Petit Poisson
  32. Emmener Little Miss Sunshine à l’opéra
  33. Imprimer les articles du blog qui parlent des enfants et leur créer à chacun un livre
  34. Imprimer les articles du blog qui parlent de l’expatriation et créer un livre
  35. Créer et envoyer des cartes de voeux pour 2016
  36. Visionner la fin de Game of Thrones en cours
  37. Réaliser un album photo de la quatrième année de Little Miss Sunshine
  38. Créer et envoyer un faire-part de naissance pour Petit Poisson
  39. Sculpter une citrouille pour Halloween
  40. Faire des cadres avec les profils des enfants
  41. Acheter des vernis à ongles naturels pour enfant à Little Miss Sunshine
  42. Acheter du maquillage naturel pour pouvoir déguiser et maquiller les enfants sans danger
  43. Offrir un ruban à Little Miss Sunshine
  44. Fabriquer un costume d’Halloween à Little Miss Sunshine
  45. Aller voir les cerfs-volants au bord du HuangPu avec les enfants
  46. Trouver un nouveau surnom pour Petit Poisson
  47. Fabriquer un déguisement de docteur à Little Miss Sunshine
  48. Prendre le temps de me faire les ongles régulièrement
  49. Acheter un vaporisateur et une cruche en plastique pour nos activités
  50. Me faire une nouvelle petite garde-robe post-accouchement allaitement-proof
  51. Créer un carillon peint en bois à installer sur le balcon
  52. Offrir une corde à sauter à Little Miss Sunshine
  53. Emmener Little Miss Sunshine manger une glace en cornet chez Haagen Dazs ici
  54. Réaliser un livre photo de notre voyage hivernal au Japon
  55. Réaliser un livre sur la première année scolaire de Little Miss Sunshine

Reconversion professionnelle

Avec notre retour en Alsace pour les vacances d’été, mon stage à l’école s’est terminé. Et avec lui, le début de mon parcours de reconversion. Dès mi-août, c’est officiellement en tant que maîtresse que j’enseignerai à ma classe de TPS.

Après avoir passé trois ans, en tant que maman au foyer, à m’occuper de tout le monde et à m’oublier souvent, j’avais un peu peur de ce que pouvait signifier reprendre le travail. J’avais peur de négliger mes enfants, j’avais peur de m’oublier encore un peu plus moi, de remettre en cause tout l’équilibre que j’avais réussi à construire ces derniers mois autour de notre famille à quatre.

Mais j’en avais besoin. J’avais besoin de me sentir utile ailleurs, pour autre chose, de m’investir auprès des enfants – mais pas seulement des miens – de sortir de chez moi, d’avoir plus de discussion d’adultes, de revoir plus régulièrement du monde…

Cette possibilité de reconversion est arrivée un peu comme par magie (enfin presque, j’ai quand même donné beaucoup de mon temps aux enfants de l’école durant deux ans…). Et elle était idéale pour moi dans tout ce qu’elle me laissait envisager. 

Être maîtresse en maternelle, c’est avoir toujours le temps de profiter de mes enfants le soir, le week-end et durant toutes les vacances scolaires – ce que ne me permettait pas mon précédent emploi -, c’est n’avoir pas trop de préparation pour les activités du lendemain – ce qui me dégage la soirée avec ma famille -, en plus, c’est un mi-temps qui devrait me permettre d’effectuer mes préparations entre midi et deux heures. J’aurai donc toujours l’opportunité d’avoir du temps en solo avec Little Smiling Buddha – que je ramènerai dans un premier temps à la maison avec moi à 14h, au réveil de la sieste – jusqu’au retour de sa sœur vers 16h30. Et je pourrai toujours facilement organiser des soirées mère-fille à la piscine avec Little Miss Sunshine. En parallèle, Ayi changera ses horaires de travail, elle viendra toutes les matins vers 11h et préparera le repas du soir du lundi au jeudi. Je suis donc sereine et rassurée par rapport à cet aspect.

Quand j’ai commencé à travailler à l’école, j’ai adoré l’attitude des enfants à mon égard. Ils étaient plein de curiosité et d’amour à revendre. J’avais un peu peur de ne pas savoir comment réagir à certaines situations et finalement je me suis toujours laissée guider par ma bienveillance et j’ai réussi à dénouer tous les soucis qui se sont présentés à moi. J’ai passé beaucoup de temps à observer les enfants, à tenter de trouver une réponse adéquate à ceux qui étaient « plus difficile ». J’ai réussi a bien calmer le jeu avec un petit très en colère, qui avait beaucoup de mal à gérer la présence d’un autre camarade et la frustration en générale. Lors de chacune de mes présence, nous nous sommes isolés dans le couloir ensemble, à une ou plusieurs reprises, pour souffler notre colère ensemble. J’ai pris le temps d’accueillir ses émotions, de l’écouter, de tenter de le comprendre ou de comprendre en partie d’où venait le problème. J’étais très fière de notre coopération. Et il a fini par être beaucoup plus calme et posé en ma présence. J’ai également beaucoup observé les autres maîtres et maîtresses, français, chinois et anglais. J’ai puisé chez chacun des idées, des comportements, des solutions, des organisations. Et aujourd’hui, je me sens prête.

Je me suis dores et déja attelée à la tâche de créer mon programme pour cette année scolaire à partir des thèmes globaux définis par l’école et du choix du personnage de littérature enfantine qui va nous suivre toute l’année: P’tit Loup. J’aimerai définir le plus précisément possible mes journées jusqu’à fin décembre – ce qui ne m’empêchera pas du tout de changer d’activités si les enfants en ressentent le besoin – et définir une trame assez claire pour mes activités jusqu’à la fin de l’année scolaire. J’espère ainsi me libérer un maximum de temps pour profiter avec mes enfants dans l’après-midi et le soir.

Je sais bien que cette année est une année test. Est-ce que je vais y arriver avec les enfants? Avec les parents? – et ça, ça m’inquiète beaucoup plus! Est-ce que ce que je vais faire avec les enfants correspondra à ce que la direction attend de moi? à ce que les parents attendent de moi? J’ai une idée bien précise de la manière dont il faut laisser évoluer un enfant, avec les miens c’est une chose, mais avec ceux des autres, comment cela sera-t-il perçu? La directrice me connait et le sait. Mais que penseront les parents du fait que je ne punisse pas les enfants? Que je ne les mettent pas à l’écart du groupe? Que je suis contre les menaces? Et comment moi je m’en sortirai à ma manière alors que les enfants ont pour la plupart l’habitude de ne réagir qu’à la peur de la punition, de la menace? Autant de question qui se pose encore pour moi. Au terme de cette année, la direction et moi prendront ensemble la décision de renouveler ou non l’expérience pour une année supplémentaire. Mais bizarrement, je ne suis pas très inquiète, j’y crois! Je me sens bien dans ce boulot, je m’épanouis auprès des petits et c’est LA reconversion qu’il me fallait, j’en suis sûre.

Je suis heureuse de la tournure que prend ma vie ces dernières années, et cette reconversion est encore une nouvelle étape vers une vie qui me correspond plus, une vie plus douce, plus calme, une vie où je m’écoute et j’écoute ma famille, une vie avec laquelle je suis en paix et dans laquelle je peux trouver le bonheur à chaque instant…

Ma reconversion professionnelle 

Cette reconversion, j’en rêve depuis plus de trois ans. J’en rêvais déjà, que je n’avais pas encore arrêté mon précédent boulot. Pas que je n’aimais pas ce que je faisais. Mais je ne supportais plus les horaires et le manque de disponibilité pour ma famille que cela impliquait. Et j’avais besoin de faire une pause professionnelle, j’avais besoin de prendre soin de mes enfants, de leur offrir ce dont ils avaient besoin durant leurs plus jeunes années.

Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire. Un emploi qui me permette d’avoir du temps pour ma famille, pour moi. C’était l’essentiel. Si cet emploi pouvait en plus me permettre de travailler en lien avec une de mes passions: les livres, le thé ou les enfants, ça aurait été parfait. Je me suis promis d’analyser la situation, de trouver des pistes, de trouver une formation, de m’organiser pour reprendre le travail le jour où on rentrerait en France.

Et puis je suis tombée enceinte, et puis Little Smiling Buddha est arrivé, et puis il avait intensément besoin de moi. Et puis ma reconversion a été mise de côté. Ce n’était de loin plus ma priorité…

En même temps, par l’intermédiaire de l’école de Little Miss Sunshine, j’ai très vite eu l’occasion de m’investir un peu dans quelque chose qui me plaisait: la bibliothèque de l’école. Dès la deuxième rentrée de Little Miss Sunshine, ou les trois mois de Little Smiling Buddha, j’ai participé à son entretien. Un après-midi par semaine. Jusqu’à ce que Little Smiling Buddha ait 8 mois, je l’emmenais chaque mardi. Ensuite, c’est Ayi qui s’en est occupée. J’avais un moment pour moi. Un moment où je m’investissais dans un projet plus grand que moi. Un moment où je sortais de mon train-train. Un moment où je pouvais parler avec des adultes. Et ce moment m’a fait beaucoup de bien.

À la rentrée suivante, j’ai décidé de m’investir plus. J’avais envie de plus. J’étais prête à faire autre chose que pouponner. Même si Little Smiling Buddha, 15 mois à l’époque, n’était pas forcément du même avis. Mais il restait volontiers avec Ayi un après-midi par semaine. J’ai créé les « ateliers du mardi » pour les classes de la section française. Une lecture et un bricolage en lien avec cette lecture par classe, pour chaque niveau, des Tout-Petits au CP, différent chaque semaine. J’avais besoin de beaucoup plus de disponibilité, notamment pour réfléchir mes ateliers – souvent le jeudi ou le vendredi de la semaine précédente – et puis pour les organiser – le mardi matin. Pas toujours simple avec Little Smiling Buddha dans les pattes, mais ce fut une réelle révélation. Je savais ce que je voulais faire. Et j’ai repensé à mes études, à ma première remise en question, il y a de ça presque dix ans maintenant…

J’ai tendance à dire que pour la suite, ma reconversion m’est tombée dessus. Mais à vrai dire, c’est mon investissement sur deux ans qui a payé. Je sais aussi que c’est ce statut un peu particulier d’expat qui me permet cette reconversion. Il faudra que je valide mes acquis lors de notre retour en France, mais j’ai déja des projets en tête pour le moment où ça arrivera.

Cette semaine, je commence un stage de deux jours par semaine à l’école qui durera jusqu’à la fin de l’année. Je passerai mes journées dans les classes des TPS, des PS, et des MS-GS. En observation ou en renfort. J’effectuerai des remplacements si nécessaire (comme je l’ai déjà fait en décembre).

J’ai aussi des formations de prévu. Notamment une formation à la pédagogie Reggio Emilia dès fin février. Je réfléchi aussi beaucoup à ma manière de mettre en place la bienveillance dans ma future classe. Je veux apporter ma contribution à la création d’une société plus bienveillante. Et moi qui ait longtemps réfléchi à faire l’instruction en famille à mes enfants, mais qui ait été mise en défaut par leur besoin de contact avec les autres, par leur ouverture d’esprit, je pense qu’il n’y a pas de meilleure manière de faire bouger les choses que de rentrer dans le système et de faire changer les choses à son niveau…

Et dès la rentrée de septembre, j’aurai ma classe. La classe des Tout-Petits. Et Little Smiling Buddha sera dans ma classe. J’ai déjà des tonnes d’idées, des tonnes d’envies, des tonnes de projets. J’ai aussi des tonnes d’appréhension. Mais je suis certaine que tout se passera bien. Je suis sûre de moi. J’aurai enfin le boulot de mes rêves! 

[Atelier lecture] Petit Bleu et Petit Jaune

Après mon premier atelier auprès des CP, j’ai continué mes lectures avec une partie de la classe de Petite Section. Suite à ma proposition, leur maître avait choisi l’histoire de Petit bleu et Petit jaune de Léo Lionni.

Deux semaines plus tard, j’ai relu cette histoire à la classe des Tout-Petits. Ils n’ont beau avoir qu’entre six mois et un an de différence d’âge, entre ces deux sections, l’écart d’éveil est colossal. J’ai donc proposé deux activités totalement différentes à ces deux classes.

Pour la classe des Petits, j’ai pris un risque. J’ai réalisé une activité qui n’était que de l’observation: un arc en ciel de couleurs qui prend forme devant nos yeux avec des colorants. J’ai longtemps hésité avant de le faire. Mais après avoir faire plusieurs fois l’expérience, j’ai réussi à réduire le temps d’attente à 10 minutes et je me suis donc dit que l’expérience pouvait être tentée.

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Pour réaliser cette belle expérience, il vous faudra:

  • six pots transparents (type pot à yaourt ou verre)
  • de l’eau
  • 6 feuilles de papier essuie-tout assez épais
  • des colorants alimentaires (jaune, rouge et bleu)

Pour que l’expérience soit rapide, il faut bien remplir les verres d’eau. Plus ils seront plein et plus rapide sera l’expérience. Placer les six verres en rond. Dans un verre sur deux, verser quelques gouttes de colorants alimentaires des couleurs primaires: rouge, bleu et jaune. Replier chaque feuille de papier essuie-tout, sous forme de boudin que l’on aplatit. Elles servent ensuite à créer des ponts entre les différents verres. Il faut bien veiller à ce que chaque pont trempe bien dans l’eau de chaque côté: un côté dans de l’eau coloré, un côté dans de l’eau claire. Ensuite, il ne reste plus qu’à être patient.

Progressivement on va observer les couleurs remonter le long de chaque petit pont et teinter l’eau claire. Au bout d’un temps, on observera les couleurs qui se mélangent.

Enfin, à la fin de l’expérience, on pourra observer toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

Avec les Petits, j’ai choisi d’effectuer mon expérience au sol dans la bibliothèque de l’école. Il s’agissait d’un groupe de neuf enfants et de leur maître. Nous nous sommes tous assis en rond autour du plateau où j’effectuais l’expérience. J’ai commencé par mettre en place mon expérience, tout en mettant à leur disposition l’arc-en-ciel moyen de Grimms.

Nous avons parlé des couleurs, nous les avons nommé, nous avons parlé d’arc-en-ciel. Je leur ai expliqué ce que je faisais et ce que nous allions pouvoir observer.

Une fois que tout à été mis en place, je leur ai lu l’histoire Petit Bleu et Petit Jaune

J’essai toujours, au cours de mes lectures, de les faire répéter ce qu’ils ont compris de certaines situations clefs, de les faire observer les images et voir ce qu’ils en comprennent, de leur poser des questions sur des mots de vocabulaire que je ne suis pas sûre qu’ils maîtrisent. Ca permet également de garder l’attention d’un maximum de monde…

Et j’ai été bluffé par l’attention qu’ils m’ont porté. Ils ont observé l’évolution des couleurs avec très grand intérêt. ils m’ont posé des tas de questions sur l’histoire, sur les couleurs, les arc-en-ciel. Ils m’ont raconté des tas de choses de leur vie au fur et à mesure que ça leur passait par la tête et moi j’étais juste là pour les écouter et les inciter à continuer à communiquer. J’ai passé un superbe moment avec ce groupe particulièrement attachant! 

Avec la classe des Tout-petits, c’était différent. C’était ma deuxième intervention dans leur classe. Ma première intervention auprès des tout-petits, à la bibliothèque, quelques semaines à peine après la rentrée, ne m’avait pas convenu. Ils avaient été trop chamboulé à mon goût. Ils sortaient de la sieste, avaient été amené à la bibliothèque où ils n’étaient encore jamais allé, m’avaient rencontré pour la première fois… La plupart ont pleuré à un moment où à un autre… Mais cette deuxième intervention à un horaire différent et dans le cocon de leur classe a été beaucoup plus encourageante.

J’ai commencé par leur donner l’arc-en-ciel de Grimms, qui leur a énormément plu. Ils ont beaucoup joué avec. Nous avons énuméré les couleurs. Et je leur ai laissé l’arc-en-ciel à disposition pendant que je leur ai lu l’histoire. Ils sont 6 enfants dans la classe. Leur maîtresse chinoise et leur Ayi étaient également présentent pour les rassurer. Et ils ont été beaucoup plus réceptif dans un univers connu.

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A la fin de la lecture, je leur ai proposé mon activité de peinture propre. J’ai placé de la peinture dans un sac congélation et nous avons essayé de mélanger les couleurs entre elles. Nous avons réalisé trois mélanges: le bleu et le jaune, le rouge et le bleu et enfin le jaune et le rouge. Alors que lors de mon précédent atelier, j’avais eu beaucoup de mal à les faire participer, cet atelier les a bien intéressé. La moitié d’entre eux à accepter de patouiller et mélanger les couleurs. L’autre moitié était dans l’observation.

Cet atelier m’a renforcé dans ma conviction qu’il fallait que je persévère avec les Tout-Petits, qu’il s’agit juste d’une question de temps et d’univers. Nous avions en effet discuté avec leur maîtresse française pour savoir si nous n’allions pas remettre les ateliers au mois de janvier, quand les enfants seraient déja plus à l’aise avec l’école. Nous nous étions donné une séance de plus pour observer dans d’autres conditions et cette séance a porté ses fruits! Je suis ravie!

Je songe de plus en plus sérieusement à ma reconversion professionnelle…

Bénévolat à la bibliothèque de l’école

Depuis deux ans maintenant, je m’investis quelque peu à l’école de Little Miss Sunshine. Tout est partie de notre bibliothèque, particulièrement fournie en livres, albums, revues et documentaires pour enfant – ce n’est pas nouveau, dans la famille Kangourou, on aime tous les livres! Et suivant les thèmes abordés à l’école, Little Miss Sunshine était fière d’emmener ce qui s’y rapportait dans son sac. Du coup, sa maîtresse m’a proposé de m’investir un peu pour la bibliothèque de l’école. Et après discussion avec la directrice, je me suis lancée.

L’an dernier, avec un Little Smiling Buddha d’à peine trois mois à la rentrée, je ne voulais pas investir trop de temps. J’y passais donc les mardis après-midi, de 14h à 17h. Je m’occupais principalement de l’organisation et du rangement de la bibliothèque. Je couvrais et étiquetais les nouveaux livres qui arrivaient. Je réparais les livres abimés.

Mais cette année, c’est différent. Après près de trois ans à la maison pour m’occuper des enfants, j’ai envie de m’investir un peu plus dans d’autres projets. Et celui-ci est un de ses projets qui me tiennent à cœur. Alors chaque mardi après-midi, vers 13h, je quitte la maison et laisse Little Smiling Buddha avec Ayi. Je profite de cet après-midi en particulier, parce que Little Miss Sunshine fait de la danse et il n’y a plus de bus pour la ramener après les activités extra-scolaire, je suis donc obligée de me déplacer.

Cette année, à la bibliothèque, je fais plus ou moins la même chose que l’an dernier, sauf que l’étiquetage et la couverture des livres a été confié à un groupe de professeurs chinois car il en arrive vraiment beaucoup actuellement (500 livres chinois au dernier arrivage!). En parallèle, j’ai donc du temps qui s’est libéré et j’avais envie de m’investir plus auprès des enfants. Et c’est ce que m’a offert de faire la directrice de l’établissement.

Dorénavant, chaque mardi après-midi, j’organise un atelier lecture comprenant la lecture d’un ouvrage et la réalisation d’une activité liée au livre d’environ 30 minutes par classe. Je défini donc un livre avec les professeurs – que je propose ou que les professeurs me proposent –  et concocte une activité. Ca me prend un peu plus de temps et me demande un investissement un peu plus important, mais ça me plait beaucoup. Je passe donc minimum une matinée ou un après-midi, en plus, par semaine, à la maison, à préparer les activités que je réalise le mardi avec les enfants. Je réalise mon atelier lecture avec la Section des Tout-Petits, la section des Petits, la section des Moyens, la section des Grands et avec les CP. Ca me donne donc une palette d’âge assez large et varié. Chaque mardi, j’interviens en moyenne auprès de deux ou trois groupes de 6 à 10 enfants d’une même classe.

J’aime cet investissement. Il me permet un regard neuf et de l’intérieur sur l’école de Little Miss Sunshine. Je sais également que ça fait extrêmement plaisir à Little Miss Sunshine de me savoir dans l’école et de me croiser dans les couloirs une fois par semaine.  Mais c’est surtout et avant tout un réel plaisir pour moi d’être entouré d’enfants, de pouvoir les observer, les écouter et en apprendre d’eux. Chaque atelier me conforte un peu plus dans mon choix et me fait voir ma réorientation professionnelle d’une autre manière… Et puis, renouer avec ma passion des livres et la partager avec le personnel de l’école et les enfants est un pur bonheur!

Cette année, j’avais besoin de ce petit quelque chose en plus. J’avais besoin de me réinvestir dans un projet personnel, en dehors de la maison et de mes enfants. C’était vital pour mon épanouissement personnel et que je puisse continuer à savourer le fait d’être maman au foyer le reste du temps…

J’ai encore d’autres projets personnels qui me tiennent à coeur et que j’ai envie de mettre en place dans les mois à venir. Il faut au maximum que je profite de ces moments un peu hors du temps que sont ceux d’une femme d’expat…

[Education bienveillante] Vivre au rythme d’un nourrisson

Près de deux mois déja que notre Petit Poisson est entrée dans la famille. Deux mois que nous prenons énormément de plaisir à l’observer. Deux mois que nous essayons tant bien que mal de nous habituer à son rythme, sans perdre complètement le nôtre.

Vivre au rythme d’un nourrisson n’a rien de facile. En tout cas pour moi. Adapter son rythme à celui d’un nourrisson demande d’accepter de lâcher-prise. Cela demande également de l’aide et du soutien – au moins dans la « logistique ». Vivre au rythme d’un nourrisson quand on a une ainée en pleine forme et très en demande de la présence de sa Maman, c’est encore moins facile. Mais pas impossible.

Pour cette naissance, j’ai l’immense chance d’avoir l’aide de notre Ayi. C’est elle qui s’occupe d’une grande partie de la logistique et du ménage. Je n’ai donc à me soucier ni de la vaisselle, ni du repassage, ni de cinq repas de midi et deux dîners par semaine, ni du ménage en général. Ce qui est déja énorme. Et je dois bien le dire, ça change la vie. A la naissance de Little Miss Sunshine, j’étais seule pour assurer tout cela, mais débordée, je m’étais rapidement résolue à prendre quelqu’un pour le ménage superficiel, un peu de repassage et l’entretien de la salle de bain. Cette personne passait deux heures chez nous toutes les deux semaines. Avec le recul, je sais bien que ce n’était pas suffisant. Il faut bien dire que ce soit aujourd’hui ou à l’époque, impossible pour nos familles de nous soutenir puisque nous vivions et vivons toujours bien trop loin. Alors on doit trouver du soutien ailleurs.

Et c’est à mon sens primordial d’être soutenu durant cette période. Cela permet à la Maman de se reposer au maximum en même temps que bébé. Il est facile de dire à une Maman de dormir quand bébé fait la sieste, mais quand on a pas encore mangé, quand on a rien préparé à l’avance, quand la vaisselle s’accumule et rend la préparation du repas encore plus longue, quand on voit le linge à laver et/ou à repasser s’accumuler, qu’on arrive enfin à prendre une douche et qu’on se rend compte que cela fait deux semaines voire plus que celle-ci n’a pas été nettoyé et que les cheveux – parce que oui, des cheveux on en perd après un accouchement! – s’accumulent dangereusement sur la bonde de la douche, et je ne parle même pas du lit qui sent le lait caillé à plein nez et qu’il faudrait changer quasiment tous les jours… Résultat, il est tout simplement impossible de dormir à ce moment-là pour la maman.

Alors je vous promets que j’apprécie hautement l’aide constante d’Ayi au courant de la journée. Et c’est encore plus vrai depuis quelques jours que Little Miss Sunshine est également à la maison et en demande constante de jeux, d’activités, de câlins, de promenades… Certaines nuits ont beau être compliqué, jusqu’à la fin du mois de juillet – Little Miss Sunshine ayant participé au Camp d’été de son école et ayant de ce fait garder les mêmes horaires que durant l’année scolaire – je pouvais me recoucher dès 8h30 et me reposer sans me poser de questions avec Petit Poisson sur mon ventre. Pareil quand Petit Poisson n’était pas bien, il suffisait que je m’allonge sur le canapé, un livre à la main ou une série à la tv avec lui sur mon ventre pour qu’il s’apaise, sans avoir à penser au déjeuner ou à la vaisselle. Chaque maman devrait être ainsi soutenue que ce soit par sa famille ou par quelqu’un d’extérieur. Et en Chine, ils l’ont bien compris. A la naissance d’un enfant, les mères et belle-mères s’installent chez le couple pour prendre soin de la maman et du bébé, en parallèle quelqu’un est embauché pour gérer la logistique de la maison (repas, courses, vaisselle, ménage, lavage, repassage,…) Je trouvais ça contraignant – et je le trouve toujours car les deux mamans restent en général vivre chez les jeunes parents jusqu’à ce que l’enfant aille à l’école, à 4 ou 5 ans en Chine – mais en même temps, c’est un sacré soutien.

Autre caractéristique de la vie avec un nourrisson, et qui me perturbe toujours autant, on a aucune régularité. Je m’explique. Durant deux jours, Petit Poisson fait la sieste de 10h à 11h30. Le troisième jour, je prends donc mon temps avec lui jusqu’à cette heure en me disant que je ferai ce que j’avais prévu de faire au moment de cette sieste. Sauf que la-dite sieste n’arrivera jamais. Avec un nourrisson, il ne faut jamais rien prévoir à l’avance. En tout cas, chez moi, que ce soit avec Petit Poisson ou avec Little Miss Sunshine, ça n’a jamais fonctionné. Au contraire, ça a toujours été un motif d’échec. Et j’ai beau le savoir, je me fais encore régulièrement avoir. Le tout est de prévoir ce qu’on a besoin ou envie de faire à la journée, en étant pas trop optimiste, et de profiter des moments de calme du bébé. Sans se fixer d’horaires. Et j’ai beau le savoir, je n’arrive pas toujours à m’y tenir!

Que ce soit Petit Poisson ou Little Miss Sunshine, entre deux semaines et trois mois (on verra pour Petit Poisson, mais c’est bien parti!), la tombée de la nuit est vraiment le moment difficile de la journée. Passé 17 ou 18h heures, impossible de poser bébé. Il réclame les bras en permanence, si ce n’est pas le sein. Les pleurs sont quasi-incessant même en le berçant, en chantant des chansons, en changeant de position,… C’est l’heure où on ne sait pas s’il s’agit de coliques, de mal de dents, de pleurs de décharge, de faim,… Alors j’essaie tant bien que mal de me dire que l’essentiel est qu’il se sente entouré, qu’il ne soit pas seul, que les pleurs finiront par cesser. Et ils cessent en général à l’heure où bébé s’endort vers 21h. Mais comme c’est l’horaire où Papa Lou rentre du travail, où il faut préparer le repas, manger, gérer la frustration de fin de journée de Little Miss Sunshine parce que je ne peux pas ou difficilement la prendre dans les bras, l’horaire aussi où tout le monde commence à fatiguer, ce n’est pas toujours évident.

Et la nuit finalement répond au même schéma. Ne pas faire de prévisions. Un nourisson n’a pas de rythme de sommeil. Il peut donc très bien dormir une nuit et très peu la suivante. Et ce n’est pas parce que bébé passe sa journée ou presque à dormir qu’il dormira moins bien la nuit et inversement, ce n’est pas parce qu’il n’a quasiment pas dormi de la journée qu’il fera une bonne nuit.  Il faut se laisser porter par les événements et espérer que la nuit se passera au mieux. Mais je dois bien dire qu’ayant été habitué à me réveiller toutes les heures ou toutes les deux heures pendant un an par Little Miss Sunshine, les deux ou trois réveils par nuit de Petit Poisson me semblent presque reposant! Même si à la longue ça reste fatiguant 😉

En résumé, la vie au rythme d’un nourrisson est vraiment difficile à rendre compatible avec nos propres rythmes de vie. Et pourtant, c’est essentiel pour être à l’écoute des besoins de son bébé. Il faut donc savoir lâcher prise et ne pas hésiter à se faire aider, le soutien durant cette période reste essentiel! 

Et vous, comment avez-vous vécu la période nourrisson de vos enfants?

[Education bienveillante] Le lâcher prise

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de quelque chose de pas évident à mettre en place mais qui, à mon sens, fait toute la différence dans l’éducation que nous donnons à nos enfants et qui nous aide vraiment au jour le jour: le lâcher prise.

C’est pour moi, un des points essentiels de l’éducation bienveillante. En effet, la grande majorité d’entre nous a reçu une éducation « classique », et si l’on combine cela au poids du regard de la société, nous nous retrouvons à avoir de nombreux automatismes pas toujours bienveillants envers nos enfants et notre entourage dont nous ne savons souvent pas exactement d’où ils sortent, mais qui sont bels et bien présent au quotidien.

Le lâcher prise permet de prendre du recul et de remettre les choses à plat. Ce n’est pas simple à mettre en place, et je l’ai encore vécu il y a quelques semaines, mais cela peut être vraiment salvateur pour l’équilibre familial. Un des points essentiels du lâcher prise à mon sens est la remise en question. Quand on arrive à se remettre en question, c’est qu’on a déja fait un beau chemin vers le lâcher prise.

Je vous en parlais il y a quelques semaines sur la page Facebook du blog, mais entre l’accouchement imminent et les soucis de sommeil de Little Miss Sunshine, j’étais totalement dépassée par le retour de son angoisse de séparation. Je pensais avoir fait le tour de mes ressources en éducation bienveillante, avoir épuisée toutes mes idées, avoir fait tout ce que je pouvais faire pour elle: lui offrir du temps, de l’attention, des jeux, du réconfort, de l’écoute, mais rien n’y a fait. Little Miss Sunshine passait, et passe toujours ses soirées avec nous, pas possible de discuter directement avec Papa Lou car elle était toujours dans nos pattes, je ne savais plus quoi faire. J’ai lancé un appel sur la page Facebook du blog et sur Instagram et vous avez été plusieurs à me répondre. J’avais besoin de réconfort, de me sentir soutenue, de trouver peut-être d’autres idées, d’autres astuces. Et vous avez répondu présentes. Et pour ça, je vous remercie du fond du coeur! C’est vous toutes qui m’avez aidé à prendre du recul…

Le soir même, avec Papa Lou, nous avons réussi à parler, à remettre des choses au clair. Entre ce que vous avez pu me conseiller et les remarques de Papa Lou, j’ai réussi assez rapidement à me remettre en question. Mon attitude y était certainement pour beaucoup dans l’angoisse de séparation de Little Miss Sunshine. Je ne m’en étais pas rendu compte. Un week-end au calme, dans la douceur de notre foyer, tous les trois, m’a rendu mon objectivité. 

Le dimanche soir, Little Miss Sunshine se couchait dans son petit lit d’appoint à une heure raisonnable. Le lundi matin, elle partait enthousiaste à l’école. Mon changement d’attitude, mon lâcher prise y était pour beaucoup, j’en suis sûre. A force de se focaliser sur ce que l’on estime être un problème, on fini par l’amplifier au lieu de le régler.

Une fois qu’on a réussi à lâcher prise, à se remettre en question, je pense qu’il est important de trouver à qui appartient réellement le problème: est-ce un problème pour moi ou est-ce réellement un problème pour l’enfant? En fonction de la réponse, on pourra modifier son point de vue ou sa vision des choses, aborder la chose sous un autre angle et réussir à régler le problème presque naturellement. C’est ce qui s’est passé dans mon cas, il y a quelques semaines.

Les problèmes de coucher que nous avons eu avec Little Miss Sunshine au courant du mois de janvier en sont également un exemple. Depuis que nous avons lâcher prise, que nous avons vu que ce n’est finalement que le poids de la société et de notre éducation qui nous empêche d’être serein en dormant ensemble tous les trois, les couchers sont beaucoup plus facile. Tout le monde dort bien et est rassuré. Little Miss Sunshine est d’autant moins anxieuse. Et depuis la naissance de Petit Poisson, notre chambre s’est vraiment transformée en suite familiale. Ils prendront chacun leur envol vers leur chambre quand ils seront prêts… Dans la plupart des pays d’Asie, les parents dorment avec les enfants jusqu’au moins quatre ou cinq ans. La question récurrente qu’on se pose en France: Est-ce qu’il fait ses nuits? N’existe pas ici. Ils ont une autre manière de voir les choses! L’expatriation, les voyages, ont également ça de bon qu’ils nous aident à lâcher prise sur certains points.

Dernier exemple, les petits soucis d’alimentation que nous rencontrons avec Little Miss Sunshine depuis près de trois mois. Ils sont certainement liés à l’arrivée de Petit Poisson également. Little Miss Sunshine a toujours mangé de tout et surtout goûté à tout. Je lui ai toujours fait confiance sur son alimentation et tout c’est toujours très bien passé. Mais depuis quelques mois, elle refuse systématiquement de goûter ce qu’on lui propose – je pense que c’est également lié au changement d’alimentation français/chinois suite à son entrée à l’école -, elle refuse la plupart du temps de manger des légumes et ne mange que du riz et de la sauce soja ou des pâtes si on n’insiste pas un peu. Après une période où je ne me suis pas trop inquiétée, j’ai fini par m’en faire un peu plus en voyant qu’elle ne mangeait vraiment plus de légumes, ni à l’école, ni à la maison. Mais ce n’est pas en insistant et en la braquant que j’allais la convaincre. J’ai finalement lâcher prise. Elle ne va pas se laisser mourir de faim et même si elle ne mange pas ou peu de légumes, elle adore toujours les fruits. Alors on s’adapte. Elle aime les soupes. Donc une ou deux fois par semaine, quand je sais qu’elle ne mangera pas ce qu’on va manger nous, je lui prépare une soupe aux légumes. Et le week-end quand c’est Papa Lou qui cuisine, elle mange toujours bien. Voilà donc près de trois mois que ça dure et on commence enfin à voir des améliorations. Ne pas la forcer, la laisser maître de ses envies (tout en veillant tout de même un minimum à son équilibre alimentaire) a porté ses fruits. Elle ne goûte plus systématiquement ce qu’on lui propose comme auparavant, mais elle goûte de nouveau plus volontiers les nouveaux aliments. Elle ne mange toujours que peu de légumes, mais ça aussi, ça reviendra, j’en suis convaincu.

Et vous, pratiquez-vous le lâcher prise?