[DIY] Une ferme en carton

En ce moment, Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha sont très inspirés par les thèmes de l’école. En effet, entre Little Miss Sunshine qui lui raconte ses journées et moi qui prépare mes activités à la maison, même Little Smiling Buddha s’y met.

Le mois de mai était placé sous le thème de l’agriculture et des animaux. J’ai donc entre autre préparé plusieurs activités sur les animaux de la ferme aux TPS (dont le bac sensoriel que vous pouvez revoir là-bas) et très spontanément, Little Miss Sunshine m’a demandé de lui fabriquer une ferme avec un carton pendant ses dernières vacances.

Il nous aura fallu:

  • un carton
  • de la peinture rouge et de la peinture blanche
  • un pinceau
  • un pistolet à colle chaude
  • des bâtons de bois 
  • un morceau de tissu jaune (récupéré d’un bouquet)

A la demande de Little Miss Sunshine, nous avons construit une grange/étable. Elle voulait une grande porte et deux fenêtres. C’est la première chose que j’ai commencé par découper dans le carton. Puis, c’est Little Miss Sunshine qui a peint la ferme selon son envie. Sur le balcon, couchée par terre, elle a vraiment apprécié ce moment!

Quand la peinture a été sèche, nous avons découpé la forme du toit et collé le toit à la colle chaude. Ensuite, j’ai découpé le tissu jaune à la taille de l’intérieur de la ferme et je l’ai également collé à la colle chaude. A la demande de Little Miss Sunshine, nous avons récupéré le morceau de carton que nous avions enlevé pour faire la porte, pour en faire un mur et séparer la grange en deux.

Lors de notre sortie quotidienne au parc avec Little Smiling Buddha, nous avons ramassé pas mal de bâton de bois sec. Bâtons que j’ai lavé, laissé sécher puis cassé en petits tronçons de 4cm environ. Pour commencer, je les ai rassemblé sous forme de barrière et je les ai collé à la colle chaude. Puis je leur ai ajouté des pieds au pistolet à colle pour qu’ils tiennent debout seuls. Puis Little Miss Sunshine m’a demandé de créer une mangeoire pour y mettre du foin. Je l’ai créé de la même manière que mes barrières avec des morceaux de bois que j’ai finalement collé directement sur le mur de la ferme.

On est allé faire le tri dans notre énorme caisse d’animaux (parce qu’ici c’est vraiment le jouet coup de coeur n°1 des enfants) et ils ont installé leur ferme.

Voilà plusieurs semaines qu’ils jouent inlassablement avec la ferme, qui trône au milieu de notre salon. Depuis un certain temps, les arc-en-ciel de Grimms sont venus créer des barrières supplémentaires. Et puis de temps à autre, il y a aussi quelques voitures ou des animaux qui n’ont rien à voir dans la ferme qui s’ajoutent…

Et c’est même devenu mon petit plaisir d’aller jeter un oeil à la ferme en rentrant du travail le soir pour découvrir de quelle manière Little Smiling Buddha a joué avec durant la journée

[Bac sensoriel] La ferme 

Voici le premier bac sensoriel que j’ai proposé à l’école à la classe de TPS dont je m’occupe par alternance durant mon stage de reconversion professionnelle. Je pense que c’est le premier bac sensoriel qui leur était proposé de l’année au vu de leur réaction. C’est aussi la première fois, certainement qu’on les laissait jouer avec de la boue! C’est dingue les enfants de la ville! Rien que pour ça je suis ravie de leur avoir proposé!

Je dois bien avouer que je ne savais pas trop comment ils allaient réagir, à 7 autour d’un bac sensoriel. J’ai plutôt l’habitude de préparer deux bacs distincts pour Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha pour éviter les crises et les disputes. De temps à autre, ils ont un seul et même bac sensoriel, comme ça a été avec le bac sensoriel des engins de chantier, mais ça reste assez rare. Comme ils ne patouillent pas à la même vitesse et de la même manière, je préfère qu’ils aient l’opportunité d’expérimenter chacun à leur rythme.

Le thème du mois de mai à l’école, c’est les animaux et l’agriculture. Mon bac sensoriel était donc tout trouvé. Heureusement, niveau bac de transvasement, ils ont de quoi faire à l’école. J’ai donc emprunté un des bacs à sable pour créer mon bac.

La veille, à la maison, j’avais préparé une jolie ferme à l’américaine en bâtonnet à glace que j’ai préalablement peint puis collé à la colle chaude. Je voulais une ferme reconnaissable entre toute, et j’ai eu beau me creuser les méninges, cette ferme à l’américaine est la seule qui me paraissait facilement reconnaissable par tous. J’avais également trouvé quelques dessins de légumes que j’ai plastifié pour que les enfants puissent créer un jardin potager dans la ferme. Ainsi que des barrières pour séparer les différents animaux, que j’ai réalisé avec des morceaux de bâtons que nous avions ramassé avec Little Smiling Buddha pendant notre promenade et de la colle chaude.

Le matin même en arrivant à l’école, j’ai préparé le bac sensoriel avec les animaux de la ferme dont les enfants de TPS disposaient dans leur classe. J’ai utilisé de la paille qu’il restait de la fête de Pâques, de la terre et des graines qu’ils restaient des plantations réalisées par les enfants les semaines précédentes ainsi qu’une assiette avec un peu d’eau pour créer une mare.

J’ai prévenu leur maîtresse habituelle que le but de l’exercice était vraiment de les laisser manipuler ce qu’il y avait dans le bac à leur convenance. Que ma seule consigne serait de garder dans le bac ce qui est dans le bac. J’ai présenté mon activité au cours de notre rituel d’accueil. J’ai commencé par leur parler de la ferme et des animaux de la ferme au travers d’un petit livre documentaire que j’ai trouvé dans la bibliothèque de l’école. Puis, j’ai sorti les cartes de nomenclatures que j’avais créé pour l’occasion. Nous avons nommé les différents animaux, nous avons fait leur bruit. Puis j’ai distribué les cartes et appelé les différents animaux. Les enfants devaient répondre par le cri de l’animal. Ils ont beaucoup aimé ce jeu. Ensuite je leur ai expliqué que j’avais construit une ferme pour eux avec les animaux, le tracteur, la mare, le jardin potager. Je leur ai dit une première fois que ce qui était dans le bac de la ferme devait rester dans le bac et nous sommes descendu dans la cour pour profiter du bac sensoriel. Je leur ai répété une dernière fois la consigne avant qu’ils ne se ruent sur le bac. Et j’ai été très étonné par le fait qu’ils n’ont rien sorti du bac. Je m’attendais à avoir un sacré bazar!

Les enfants se sont beaucoup amusés. Je pense que c’est la première fois qu’ils avaient le droit de faire de la boue. Ils se sont éclatés à mettre la terre dans l’eau puis à tout verser dans le bac sur la paille. L’un d’entre eux nous a re-demandé de l’eau que je lui ai redonné avec plaisir. Et ils ont recommencé. Dans une belle coopération. Ils en ont oublié leurs habituelles chamailleries. J’étais ravie!

L’ayi de la classe était catastrophée. Elle les rappelait régulièrement pour leur nettoyer les mains. Je crois qu’elle n’avait jamais vu d’enfants jouer avec de la boue de sa vie! Un seul n’a pas voulu participé et a préféré observer de loin.

Nous avons terminé cette jolie activité en allant laver les animaux et le tracteur. Et chacun a remonté quelques animaux dans la classe. C’est la première fois que je les voyait aussi spontanément participer au rangement d’une activité. J’étais très fière d’eux.

Cette première expérience m’a vraiment donné envie de retenter un autre bac sensoriel  avec eux d’ici quelques semaines!

[DIY] Puzzle botanique: la fleur

Durant le mois d’avril, à l’école, toutes les classes travaillent sur le thème du printemps et du jardinage.

A cette occasion, j’ai créé un puzzle et un dé en papier mousse et en feutrine pour aborder la botanique avec les enfants de la Toute Petite Section (TPS). Ce puzzle me permet d’introduire l’utilisation d’un dé, de poursuivre la compréhension et la réalisation de puzzle, de réviser les couleurs, mais surtout d’introduire le vocabulaire de la fleur. C’est également un jeu sensoriel qui permet de toucher les différences de textures entre le papier mousse et la feutrine.

Ce puzzle est très facilement adaptable pour des enfants plus âgés. On peut utiliser un dé classique et ajouter des autocollants avec un nombre de point ou encore un chiffre sur chaque partie de la fleur. Pour les jeunes lecteurs, on peut ajouter des étiquettes à faire écrire par les enfants avec les noms de chacune des parties de la fleur pour approfondir le puzzle.

 

J’ai tout d’abord commencé par réaliser un dessin, qui m’a servi de gabarit pour réaliser ma fleur.

Ensuite, j’ai découpé partie après partie mon gabarit en prenant soin à chaque fois de dessiner puis découper ladite partie de la fleur dans de la feutrine ou du papier mousse. D’abord la terre, puis les racines, la tige, les feuilles, les pétales et enfin le cœur. J’ai tout fait en double dans le but de réaliser deux puzzles pour créer deux groupes lors de ma présentation du puzzle aux enfants.

Enfin, j’ai cherché un gabarit de dé sur internet. Avec du carton épais, j’ai réalisé le dé, que j’ai ensuite simplement collé au pistolet à colle pour plus de solidité.

Sur chaque face du dé, j’ai collé une des couleurs de la fleur. Le papier mousse rouge pour les pétales, le papier mousse jaune pour le cœur, la feutrine vert tendre pour la tige, la feutrine blanche pour les racines, le papier mousse marron pour la terre et la feutrine verte foncée pour les feuilles.

J’ai actuellement sept élèves dans la classe de TPS où je suis en formation. Erreur de débutante, lors de la première présentation, je n’ai pas laissé assez de temps aux enfants pour toucher, observer, s’approprier le jeu. Résultat, ils ont beaucoup voulu s’approprier les pièces au cours de la partie. Et je pense que c’était d’autant plus flagrant qu’il y avait un aspect sensoriel au jeu… Mais on va dire que c’était une séance de présentation. J’ai évidemment changer ma manière de faire pour la présentation suivante. Mais si la première présentation était à refaire, je présenterai le jeu une première fois sur le temps d’accueil pour qu’ils puissent se l’approprier avant d’essayer de faire le jeu.

Ils ont eu l’air d’apprécier le jeu. Ils ont aimé toucher les différentes textures, essayer de replacer les différentes parties de la fleur. Lors de la première présentation, j’ai hésité à les laisser construire la fleur comme ils le désiraient. Mais j’ai finalement opté pour guider le jeu. A plus y réfléchir, la prochaine fois que je présenterai ce jeu pour la première fois à un groupe, je pense que je plastifierai une photo du jeu complet que je poserai sur la table pour les guider, mais que je les laisserai créer la fleur comme ils le désirent.

Pour la deuxième présentation, c’est ce que j’ai fait. J’ai posé les pièces de puzzles sur la table, en leur demandant si ils se rappelaient de ce jeu (que nous avions vu pour la première fois ensemble une semaine plus tôt). Trois enfants sur les six ont tout de suite voulu jouer avec le dé. Je les ai donc installé ensemble à une table pour réessayer de les faire jouer avec le dé. Ils ont donc lancé le dé tour à tour, mais je ne les ai pas guidé pour placer les pièces. Les autres ont tour à tour essayé de reconstituer la fleur comme ils l’entendaient sans dé. Et c’était plutôt intéressant à observer. Surtout quand ils ont essayé de s’aider les uns les autres pour se corriger. J’ai vraiment beaucoup aimé ce moment. Pour conclure, nous avons bien reformé notre jolie fleur.

Lors de cette deuxième présentation, nous avons vraiment bien pu aborder les différents termes de la botanique de la fleur que je voulais leur apprendre (les pétales, le coeur de la fleur, la tige, les feuilles, les racines), contrairement à la première présentation, où nous étions, comme je le disais, vraiment dans la découverte du matériel en lui-même.

J’au aussi remarqué, que lancer le dé n’a pas été chose facile pour tout le monde. Pourtant j’avais justement créé un grand dé pour leurs petites mains. Ils ne doivent pas avoir eu l’habitude de jouer avec un dé. Ca m’a donc donné l’idée de leur créé un nouveau jeu, différent, pour le thème du mois de mai, les animaux et l’agriculture.

[Jeu] Mosaïques en bois

Il y a un moment déjà, Little Miss Sunshine avait reçu un joli coffret de mosaïques en bois de la marque Mélissa & Doug. Elle n’avait jamais réellement accroché, et j’étais un peu déçue. Elle avait bien réalisé, planche après planche, les modèles prédéfinis, mais n’avait pas cherché plus loin et nous avions fini par ranger ce jeu.

Il y a quelques semaines, nous l’avons ressorti à sa demande et ce fut une réelle re-découverte. Depuis, c’est le grand amour. Régulièrement, le soir, un peu avant de passer à table, quand la tension de la journée tombe doucement, Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha passent de long moment à créer de nouvelles mosaïques.

Les modèles ont d’abord été très simples. Et progressivement, Little Miss Sunshine a trouvé comment créer des mandalas. Et depuis elle n’arrête plus…

Elle aime créer des fleurs de toutes sortes. Elle s’essaie en mettant de petites pièces ou de grandes pièces au centre, pour éviter de faire toujours les mêmes.

Et Little Smiling Buddha aussi essaie de créer des formes, par imitation. Il s’assoit à côté de sa soeur, l’observe de longs moments, puis commence par lui passer des formes en bois au fur et à mesure de ses besoins, jusqu’à se décider à créer lui-même. C’est chaque fois le même rituel. Et je trouve ça adorable!

Voici quelques modèles réalisées par Little Miss Sunshine…

Ce jeu est juste génial. Il est riche en apprentissages et en découvertes. Il prouve à l’enfant qu’il peut être un vrai artiste et créer ses propres figures. Je ne l’aurai jamais proposé à un enfant de 18 mois, mais en observant Little Smiling Buddha, je me rends compte qu’on peut très facilement le substituer à un puzzle et laisser libre cours à l’imagination de l’enfant. Bien sûr, tout dépend de l’enfant. Comme je le disais au début de mon article, il y a un an encore, donc à 4 ans, Little Miss Sunshine ne s’y intéressait pas…

Les mosaïques en bois ne sont finalement pas si nombreuses que ça pour les grandes créations dans ce coffret. J’ai essayé d’en trouver en Chine, mais impossible pour le moment. J’espère que nous aurons l’occasion de leur en offrir encore!

C’est un réel coup de coeur pour toute la famille!

[Activités] La chenille qui fait des trous

Depuis quelques semaines, Little Smiling Buddha est totalement passionné par l’histoire de la chenille qui fait des trous d’Eric Carle, qu’il me fait lire et relire plusieurs fois au cours d’une même journée. C’est un livre que nous avons acquis en anglais, à notre arrivée à Shanghai. Little Miss Sunshine avait donc deux ans et demi. Mais j’ai choisi de lui traduire en français quand nous le lisons – sauf quand nous le lisons avec sa soeur – afin d’approfondir son vocabulaire en français dans un premier temps. Et il a déja intégré pas mal de vocabulaire au travers de cette petite histoire: la chenille, le cocon, le papillon. Sans compter certains aliments qu’ils connaissaient déja en partie. On n’insistera jamais assez sur la lecture pour l’acquisition de vocabulaire. Les livres sont des trésors!

J’aime beaucoup ce livre et nous l’avions déja bien exploité avec Little Miss Sunshine, quand elle avait trois ans et demi pour étudier le cycle du papillon. Je vous en avais d’ailleurs parlé là-bas.

Cette semaine, je me suis replongée dans mon tableau Pinterest consacré aux livres d’Eric Carle. J’y ai allègrement pioché idées et inspiration. Et j’ai commencé, comme j’avais déja dans l’idée à l’époque pour Little Miss Sunshine par créer un bac sensoriel coloré sur le sujet.

Quand nous avions acheté le livre, il y avait une peluche avec. A l’époque, je n’avais pas pensé à son utilité, mais c’est finalement plutôt sympa d’avoir une peluche pour créer facilement de jolis bacs sensoriels. Le bac a eu pas mal de succès. Surtout la feuille et l’oeuf que j’ai créé en feutrine pour l’occasion et le riz coloré qu’il manipulait pour la première fois.

Lors de la deuxième présentation, j’ai ajouté les cartes de nomenclature que j’ai créé pour l’occasion grâce aux scans du livre et au super site C’est pour vous. Après avoir été intéressé uniquement par le riz coloré, il a finalement décidé de donner à manger à sa chenille.

Je re-proposerai régulièrement le bac sensoriel à Little Smiling Buddha tant qu’il montre de l’intérêt pour celui-ci.

J’ai imprimé les jolies cartes de nomenclature en grand modèle afin que Little Smiling Buddha puisse mieux s’en servir. J’ai dans l’optique de les conserver grâce à un anneau de porte-clef pour les ranger facilement, mais aussi pour y revenir aussi souvent que l’envie nous en prend. Mais pour le moment, comme nous nous en servons quasi quotidiennement, je les ai laissé libre.

L’utilité des cartes de nomenclature est très variée. Quand je les donne à Little Smiling Buddha, il cherche spontanément ce qu’il connait pour me dire le nom de l’objet représenté. Ensuite, souvent, on reprend les cartes ensemble en les nommant, chacun notre tour. Mais ce que je préfère, c’est lire le livre et le laisser chercher seul la carte correspondant à ce dont nous sommes entrain de parler. Pour réduire la difficulté, je ne pose jamais toutes les cartes sur la table, je les sélectionne par rapport à son intérêt. Comme je le disais plus haut, on les utilise aussi avec le bac sensoriel. Mais dans ce cas-là, je n’interviens pas le laissant découvrir et jouer à son rythme.

Little Miss Sunshine aussi y trouve son intérêt. Grâce aux trois écritures, elle commence à déchiffrer et même à écrire. Elle a d’ailleurs spontanément cherché un stylo et du papier en m’annonçant qu’elle allait essayer d’écrire les mots en attaché grâce aux cartes de nomenclature.

Je savais que les cartes de nomenclature lui plairait – et ça fait d’ailleurs un long (trop long) moment que je ne lui en avais pas proposé -, mais je ne pensais pas qu’elle les utiliserait spontanément pour écrire en attaché.

J’ai également imprimé un mini jeu de mémory, des images séquentielles et le cycle de la vie du papillon. Little Miss Sunshine a très tôt apprécié les jeux de mémory. Je ne sais pas si ce sera pareil pour Little Smiling Buddha, mais il a l’air de suivre les pas de sa soeur à ce sujet… Pour les images séquentielles, pour le moment, on fait ensemble en parlant de ce qui se passe dans le livre, juste après sa lecture. Quant au cycle de vie du papillon, on l’utilise avec le livre au courant de la lecture pour mettre le doigt sur chaque étape. Little Miss Sunshine est également fière d’utiliser toutes ces ressources, pour elle en feuilletant le livre, ou pour le raconter avec ses propres mots à son frère.

J’ai encore l’intention de faire un peu de bricolage sur le sujet. Je pense notamment faire de la peinture avec des ballons, Little Smiling Buddha aimant beaucoup varier les ustensiles pour peindre. J’ai aussi l’intention de refaire de la pâte à modeler maison et de proposer une invitation à créer sur le sujet de la chenille qui fait des trous, sur le même principe que celle proposée pour l’automne. Ensuite, tout dépend de l’intérêt des enfants pour le sujet. Mais quoiqu’il en soit, j’ajouterai des photos au fur et à mesure de nos créations.

J’adore exploiter les livres pour créer des activités, et vous, qu’en pensez-vous? 

[DIY] Squelette géant

Par un doux vendredi soir du mois d’octobre, alors que ça n’était plus arrivé depuis la rentrée de septembre, Little Miss Sunshine m’a réclamé une activité. Je n’avais rien prévu de particulier, et en farfouillant dans nos jeux, on y a trouvé le nouveau jeu « Apprenons le corps humain » d’Educa offert il y a peu par Nonna.

 

Ce jeu est composé de quatre puzzles. Pour notre première approche, nous nous sommes juste contentées de faire les puzzles. Mais il y a également plusieurs manières de jouer seul ou à plusieurs sur la notice d’utilisation. Et pour toutes les deux, ce jeu a été un beau coup de cœur. Il est ludique, éducatif, les dessins sont jolis, les puzzles ne sont ni trop simples, ni trop compliqués et il permet des discussions à n’en plus finir sur le corps humain et tout un tas d’autres sujets liés. On a passé un vrai beau moment d’apprentissage sans en avoir l’air avec un réel intérêt passionné de la part de Little Miss Sunshine.

Le lendemain, la météo a été terrible. Un typhon passait dans le Sud de la Chine, et comme d’habitude, Shanghai a eu les restes. C’est à dire 48h de pluie diluvienne. Enfermés à l’intérieur, après la sortie obligatoire pour faire les courses durant laquelle nous nous sommes fait trempés, Little Miss Sunshine m’a encore réclamé une activité. Quel bonheur de retrouver ces moments à deux!!! 

Alors cette fois-ci, je lui ai proposé une activité d’Halloween directement en lien avec nos puzzles de la veille. Nous avons fabriqué un squelette géant avec des assiettes en carton, selon une idée que j’avais repéré l’an dernier quelque part sur Pinterest.

Nous l’avons réalisé à quatre mains. J’ai dessiné les différents os sur des assiettes en papier. Pendant ce temps, Little Miss Sunshine a dessiné ses mains et ses pieds sur du papier blanc cartonné et les a découpé. En parallèle, nous avons repris notre conversation de la veille sur le nom des différents os du corps humain.

Puis j’ai découpé les différentes parties du squelette et fait des trous à l’aide d’une épingle – il faut que j’achète une perforatrice! Pendant ce temps, Little Miss Sunshine a découpé des morceaux de fil de laine noire.

Enfin pour terminer, j’ai relié les différents os du squelette ensemble à l’aide des fils de laine pendant que Little Miss Sunshine lui dessinait un visage.
 Enfin, nous avons choisi de l’accrocher sur notre porte d’entrée. Notre voisin de palier chinois a dû beaucoup rire en sortant de chez lui!

Et vous, avez-vous déja réalisé quelques bricolages pour Halloween? 

[Education bienveillante] Intégrer la nature à la vie citadine

Si on me demande mon idéal de cadre de vie avec un jeune enfant, je répondrais certainement la campagne. Pas la campagne profonde, mais une petite ville au milieu de la campagne, un endroit où nous pourrions avoir un jardin pour courir et jouer, un potager pour faire pousser quelques légumes, quelques arbres fruitiers, quelques lapins, une ruche, un grand arbre pour y faire une cabane… Un endroit pas trop éloigné d’autres grandes villes pour conserver les commodités de la ville auxquelles nous avons tout de même pris goût. Mais certainement pas la grande ville.

Et pourtant, par la force des choses, depuis la naissance de Little Miss Sunshine, nous n’avons vécu qu’en appartement dans des grandes, voire très grandes villes. Un de nos critères de recherche d’appartement comprenait le fait qu’il devait y avoir un parc à proximité, ainsi qu’un balcon pour profiter un minimum de l’extérieur. Je ne m’imaginais pas vivre sans pouvoir sortir facilement.

Il n’en demeure pas moins important, à mon avis, de faire profiter les enfants des bienfaits de la nature. En trois ans et quelques mois, nous avons donc mis pas mal de choses en place dans ce sens.

  • La faune

J’ai toujours pensé qu’il était important pour les enfants d’être au contact d’animaux. Cela leur apporte beaucoup. Ils comprennent les limites des autres, comprennent qu’il existe différents types d’êtres vivants, qu’il faut prendre soin de la vie et des autres, cela les aide à développer leur empathie, et leur donne un aperçu de la diversité du règne animal. Et c’est vrai que j’ai toujours vécu dans mon enfance avec des animaux autour de moi (chien, chat, tortue, poissons, cochon d’inde, lapins,…)

Tant que nous avons vécu à Paris, nous avions deux octodons chez nous. Little Miss Sunshine se plaisait à les observer, à les laisser s’approcher d’elle, à les écouter chanter, à les caresser, … Elle m’aidait régulièrement à les nourrir. Mais avec notre départ pour la Chine, nous avons été contraint de les laisser à Papapa et Mamama. Et nous ne souhaitions pas avoir d’autres animaux, puisque nous devons régulièrement rentrer en France pour des périodes plus ou moins longues (quelques jours à plusieurs semaines) et ne pouvons pas emmener d’animaux.

Sen et Haku

Durant notre passage par la maison de Parrain et Tata F. avant notre départ en Chine, Little Miss Sunshine a découvert la vie avec un chat, puis une fois en Alsace, la vie avec un chien. Elle a appris à respecter leur besoin de calme, mais aussi à jouer avec eux…

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Et puis Ayi est arrivée. Et Ayi est fantastique. Elle nous a ramené des vers à soie pour commencer. Une expérience inoubliable de voir se développer des papillons. Little Miss Sunshine, curieuse de nature, ne cesse de nous poser des questions. La richesse d’une telle expérience est extraordinaire. On peut aborder le cycle de la vie de la naissance à la mort d’un individu, l’observation en direct d’un vers à soie, d’un cocon puis d’un papillon et même l’éclosion d’un papillon si on a de la chance, l’accouplement des papillons et la ponte, on peut aborder de nombreuses notions au travers de cette belle expérience. Ne connaissant que peu les Bombyx du mûrier, je me suis renseignée sur ses papillons et j’ai moi-même appris beaucoup de choses. Cette expérience aura été d’une grande richesse pour toute la famille!

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Quelques semaines plus tard, c’est une tortue aquatique qu’Ayi nous a ramené. En effet, elles ne semblent pas être une espèce protégée en Chine et les vendeurs de tortues, que ce soit pour les manger ou pour en faire des animaux domestiques, sont très nombreux. Comme les tortues sont des dizaines, voire des centaines, dans de tout petits bacs, souvent ils y en a quelques unes qui s’échappent et se retrouvent sur la route. C’est là qu’Ayi en a trouvé une et a décidé de la ramener à Little Miss Sunshine. Cette dernière qui nous en avait déja souvent réclamé une a été ravie de cette initiative. Mais l’expérience lui semble moins concluante qu’avec les vers à soie (leur évolution est très rapide) et la tortue bouge beaucoup moins que ce qu’elle espérait. Alors elle a décidé de se concentrer sur la nettoyage de son « aquarium » et sur les moments où nous la nourrissons (environ tous les deux jours). Finalement, cette expérience lui aura appris la frustration de ne pas voir gambader sa tortue comme elle l’espérait et à prendre soin d’un petit être vivant qui est dépendant de nous.

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Et j’ai récemment remarqué qu’il y a beaucoup d’escargots dans le parc de notre compound quand il pleut. Je pense que nous irons bientôt à la chasse aux escargots et que nous en ramènerons quelques uns sur le balcon dans un « terrarium » pour les observer également. L’an dernier, en Alsace, c’était une des passions de Little Miss Sunshine que de chasser les escargots 😉

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  • La flore

Quand nous sommes en promenade, nous prenons toujours le temps d’observer les arbres et les fleurs, les oiseaux et les insectes que nous croisons. Nous essayons de savoir à quelles espèces ils appartiennent quand c’est possible. Ce printemps, nous avons observé les bourgeons dans les arbres, nous avons scruté l’ouverture des premières fleurs, nous avons attendue que l’herbe redevienne vert tendre, nous avons suivi les jardiniers du compound quand ils plantaient des fleurs…

Mais il nous manque un potager pour une observation sur le long terme, pour le bonheur de la récolte. Et nous n’avons pas de potager de balcon, parce que malheureusement, je n’ai vraiment pas la main verte et que les plantes vertes décident de mourir à peine je les touche. Mais il n’empêche, lorsque Little Miss Sunshine a voulu acheter un petit cactus pour en prendre soin, j’ai tout de suite accepté. C’est son cactus, son GrandPapa lui a montré comment en prendre soin, alors depuis, une fois par semaine le dimanche, elle lui donne son bain. Et il a déja sacrément bien grandit!

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Dès qu’elle sera un peu plus âgé, et dans la mesure où je trouve des graines – parce que je n’en ai pas encore vu en Chine – je lui organiserai un mini-potager de balcon dont elle pourra prendre soin. Nous pourrons alors reparler en détail du cycle de vie des plantes… Et Little Miss Sunshine est méticuleuse, nulle doute que nous aurons de jolies récoltes 😉

  • Jouer avec ce que nous offre la nature

Depuis que nous étions en Alsace, Little Miss Sunshine a pris l’habitude de récolter divers objets que lui offre la nature pour en faire du landart. Elle nous ramène donc des tonnes de feuilles mortes, de bâtons, de fleurs plus ou moins fanées, de pommes de pin, de cailloux plus ou moins gros,… Papa Lou n’est pas d’accord, car en Chine, en plus dans une grande ville où tout le monde passe son temps à cracher par terre, il pense que ce n’est pas vraiment hygiénique, voire même dangereux (aussi par ce qu’on trouve vraiment de tout par terre…) Je suis tout à fait d’accord avec lui, mais je n’arrive pas à lui interdire de ramasser des feuilles et des bâtons au sol. Nous prenons toujours soins de bien laver les mains et notre récolte en rentrant, mais il n’empêche que je ne suis pas toujours rassurée et que je suis vraiment tiraillée entre mon coeur qui me dit de la laisser faire ses propres découvertes et ma tête qui me dit de ne pas la laisser ramasser n’importe quoi, n’importe où. Alors on tente des négociations, on ramasse certaines choses, à certains endroits seulement… Mais ce n’est pas toujours évident. Elle a par exemple pris l’habitude de me ramener une feuille morte chaque soir en rentrant de l’école. Feuille morte qu’elle récolte elle-même dans la cour de l’école ou sur le trottoir juste avant de rentrer. Je ne suis donc pas forcément là pour la surveiller. Et en même temps, c’est devenu un joli rituel qui me touche encore chaque soir…

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Dans ce but, je crois que je vais lui créer un « coin nature » sur notre balcon. Nous ferons régulièrement des récoltes « guidées et surveillées » dans les parcs, puis nous nous assurerons que tout à été soigneusement nettoyé avant de le laisser à sa disposition dans une belle boite que je customiserai sur le balcon. Elle pourra ainsi laisser libre cours à son imagination pour faire du landart en toute sécurité…

En attendant d’avoir la maison et le jardin de nos rêves, nous intégrons donc dans la mesure du possible, un peu de nature à notre vie de citadin…

Et chez vous, comment faites-vous? Vous êtes plutôt campagnard ou citadin? 

[Atelier] Observation et repérage spatial

Pour Noël, Little Miss Sunshine a reçu un puzzle absolument extraordinaire de la part d’amis très proche. Il s’agit d’un puzzle avec 24 très grandes pièces, très facile à manipuler et à encastrer pour de petites mains, et qui représente une mappemonde et la répartition des animaux sur les différents continents.

Little Miss Sunshine étant une grande voyageuse et également très en demande de savoir où Papa Lou part en déplacement, elle connaît et identifie déja plusieurs continents et plusieurs pays sur une mappemonde. Ce puzzle était donc un cadeau absolument parfait. Et je nous vous raconte pas le nombre de fois que nous l’avons déja réalisé, que ce soit le matin avant de partir à l’école ou le soir en rentrant de l’école.

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Il y a quelques semaines, alors que je rangeais pour une énième fois les animaux qui trainaient un peu partout dans la maison, j’ai eu une idée. J’allais lui proposer un jeu d’observation et de placement de certains animaux sur la mappemonde. J’ai donc sélectionné une quinzaine d’animaux qui sont représentés sur la mappemonde et présents dans la collection de Little Miss Sunshine.

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A son retour de l’école, après un goûter et un temps de jeu libre, je lui ai proposé cette activité. Nous avons réalisé le puzzle à quatre mains, puis Little Miss Sunshine a pioché un à un tous les animaux que j’avais sélectionné, a cité leur nom, a recherché leur lieu de vie, a donné le nom de leur lieu de vie si elle en était capable – si non, c’est moi qui lui expliquait – et a posé l’animal au bon endroit sur la carte. Par la même occasion, nous avons commencé à introduire les notions de point cardinaux, notamment le Nord et le Sud – avec l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud, le Pôle Nord et le Pôle Sud notamment.

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Ce jeu l’a beaucoup amusé. Nous l’avons réalisé deux fois de suite à sa demande. Et en cours de partie, j’ai eu plusieurs idées pour décliner le jeu. Une prochaine fois, je pourrai donc au choix, lui proposer:

  • de mettre les animaux dans un sac, de les piocher sans regarder et d’essayer de déterminer de quel animal il s’agit simplement au toucher, à la façon du sac à mystère.
  • de cacher les animaux dans un boite ou un sac, d’en piocher moi-même un au hasard et de la faire deviner l’animal que j’ai en main avec un certain nombre de devinettes – « Mon animal à de grandes oreilles. Il a des défenses. Il peut vivre en Afrique ou en Asie… »
  • de piocher une fiche « animal » dans un pile de fiches que j’aurai préalablement conçu pour ce jeu et que nous lirons ensemble pour apprendre encore plus de choses sur ses animaux (alimentation, type d’habitation, anecdotes rigolotes, nom du mâle, de la femelle et du bébé, …) avant de chercher la figurine correspondante et de la placer sur la mappemonde.

Je sens qu’on va encore passer des heures de jeux avec ce superbe puzzle! 

Et vous, avez-vous un gros coup de coeur actuellement en ce qui concerne les jeux de vos enfants?