[DIY] Une ferme en carton

En ce moment, Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha sont très inspirés par les thèmes de l’école. En effet, entre Little Miss Sunshine qui lui raconte ses journées et moi qui prépare mes activités à la maison, même Little Smiling Buddha s’y met.

Le mois de mai était placé sous le thème de l’agriculture et des animaux. J’ai donc entre autre préparé plusieurs activités sur les animaux de la ferme aux TPS (dont le bac sensoriel que vous pouvez revoir là-bas) et très spontanément, Little Miss Sunshine m’a demandé de lui fabriquer une ferme avec un carton pendant ses dernières vacances.

Il nous aura fallu:

  • un carton
  • de la peinture rouge et de la peinture blanche
  • un pinceau
  • un pistolet à colle chaude
  • des bâtons de bois 
  • un morceau de tissu jaune (récupéré d’un bouquet)

A la demande de Little Miss Sunshine, nous avons construit une grange/étable. Elle voulait une grande porte et deux fenêtres. C’est la première chose que j’ai commencé par découper dans le carton. Puis, c’est Little Miss Sunshine qui a peint la ferme selon son envie. Sur le balcon, couchée par terre, elle a vraiment apprécié ce moment!

Quand la peinture a été sèche, nous avons découpé la forme du toit et collé le toit à la colle chaude. Ensuite, j’ai découpé le tissu jaune à la taille de l’intérieur de la ferme et je l’ai également collé à la colle chaude. A la demande de Little Miss Sunshine, nous avons récupéré le morceau de carton que nous avions enlevé pour faire la porte, pour en faire un mur et séparer la grange en deux.

Lors de notre sortie quotidienne au parc avec Little Smiling Buddha, nous avons ramassé pas mal de bâton de bois sec. Bâtons que j’ai lavé, laissé sécher puis cassé en petits tronçons de 4cm environ. Pour commencer, je les ai rassemblé sous forme de barrière et je les ai collé à la colle chaude. Puis je leur ai ajouté des pieds au pistolet à colle pour qu’ils tiennent debout seuls. Puis Little Miss Sunshine m’a demandé de créer une mangeoire pour y mettre du foin. Je l’ai créé de la même manière que mes barrières avec des morceaux de bois que j’ai finalement collé directement sur le mur de la ferme.

On est allé faire le tri dans notre énorme caisse d’animaux (parce qu’ici c’est vraiment le jouet coup de coeur n°1 des enfants) et ils ont installé leur ferme.

Voilà plusieurs semaines qu’ils jouent inlassablement avec la ferme, qui trône au milieu de notre salon. Depuis un certain temps, les arc-en-ciel de Grimms sont venus créer des barrières supplémentaires. Et puis de temps à autre, il y a aussi quelques voitures ou des animaux qui n’ont rien à voir dans la ferme qui s’ajoutent…

Et c’est même devenu mon petit plaisir d’aller jeter un oeil à la ferme en rentrant du travail le soir pour découvrir de quelle manière Little Smiling Buddha a joué avec durant la journée

[Bac sensoriel] La ferme 

Voici le premier bac sensoriel que j’ai proposé à l’école à la classe de TPS dont je m’occupe par alternance durant mon stage de reconversion professionnelle. Je pense que c’est le premier bac sensoriel qui leur était proposé de l’année au vu de leur réaction. C’est aussi la première fois, certainement qu’on les laissait jouer avec de la boue! C’est dingue les enfants de la ville! Rien que pour ça je suis ravie de leur avoir proposé!

Je dois bien avouer que je ne savais pas trop comment ils allaient réagir, à 7 autour d’un bac sensoriel. J’ai plutôt l’habitude de préparer deux bacs distincts pour Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha pour éviter les crises et les disputes. De temps à autre, ils ont un seul et même bac sensoriel, comme ça a été avec le bac sensoriel des engins de chantier, mais ça reste assez rare. Comme ils ne patouillent pas à la même vitesse et de la même manière, je préfère qu’ils aient l’opportunité d’expérimenter chacun à leur rythme.

Le thème du mois de mai à l’école, c’est les animaux et l’agriculture. Mon bac sensoriel était donc tout trouvé. Heureusement, niveau bac de transvasement, ils ont de quoi faire à l’école. J’ai donc emprunté un des bacs à sable pour créer mon bac.

La veille, à la maison, j’avais préparé une jolie ferme à l’américaine en bâtonnet à glace que j’ai préalablement peint puis collé à la colle chaude. Je voulais une ferme reconnaissable entre toute, et j’ai eu beau me creuser les méninges, cette ferme à l’américaine est la seule qui me paraissait facilement reconnaissable par tous. J’avais également trouvé quelques dessins de légumes que j’ai plastifié pour que les enfants puissent créer un jardin potager dans la ferme. Ainsi que des barrières pour séparer les différents animaux, que j’ai réalisé avec des morceaux de bâtons que nous avions ramassé avec Little Smiling Buddha pendant notre promenade et de la colle chaude.

Le matin même en arrivant à l’école, j’ai préparé le bac sensoriel avec les animaux de la ferme dont les enfants de TPS disposaient dans leur classe. J’ai utilisé de la paille qu’il restait de la fête de Pâques, de la terre et des graines qu’ils restaient des plantations réalisées par les enfants les semaines précédentes ainsi qu’une assiette avec un peu d’eau pour créer une mare.

J’ai prévenu leur maîtresse habituelle que le but de l’exercice était vraiment de les laisser manipuler ce qu’il y avait dans le bac à leur convenance. Que ma seule consigne serait de garder dans le bac ce qui est dans le bac. J’ai présenté mon activité au cours de notre rituel d’accueil. J’ai commencé par leur parler de la ferme et des animaux de la ferme au travers d’un petit livre documentaire que j’ai trouvé dans la bibliothèque de l’école. Puis, j’ai sorti les cartes de nomenclatures que j’avais créé pour l’occasion. Nous avons nommé les différents animaux, nous avons fait leur bruit. Puis j’ai distribué les cartes et appelé les différents animaux. Les enfants devaient répondre par le cri de l’animal. Ils ont beaucoup aimé ce jeu. Ensuite je leur ai expliqué que j’avais construit une ferme pour eux avec les animaux, le tracteur, la mare, le jardin potager. Je leur ai dit une première fois que ce qui était dans le bac de la ferme devait rester dans le bac et nous sommes descendu dans la cour pour profiter du bac sensoriel. Je leur ai répété une dernière fois la consigne avant qu’ils ne se ruent sur le bac. Et j’ai été très étonné par le fait qu’ils n’ont rien sorti du bac. Je m’attendais à avoir un sacré bazar!

Les enfants se sont beaucoup amusés. Je pense que c’est la première fois qu’ils avaient le droit de faire de la boue. Ils se sont éclatés à mettre la terre dans l’eau puis à tout verser dans le bac sur la paille. L’un d’entre eux nous a re-demandé de l’eau que je lui ai redonné avec plaisir. Et ils ont recommencé. Dans une belle coopération. Ils en ont oublié leurs habituelles chamailleries. J’étais ravie!

L’ayi de la classe était catastrophée. Elle les rappelait régulièrement pour leur nettoyer les mains. Je crois qu’elle n’avait jamais vu d’enfants jouer avec de la boue de sa vie! Un seul n’a pas voulu participé et a préféré observer de loin.

Nous avons terminé cette jolie activité en allant laver les animaux et le tracteur. Et chacun a remonté quelques animaux dans la classe. C’est la première fois que je les voyait aussi spontanément participer au rangement d’une activité. J’étais très fière d’eux.

Cette première expérience m’a vraiment donné envie de retenter un autre bac sensoriel  avec eux d’ici quelques semaines!

[DIY] Puzzle botanique: la fleur

Durant le mois d’avril, à l’école, toutes les classes travaillent sur le thème du printemps et du jardinage.

A cette occasion, j’ai créé un puzzle et un dé en papier mousse et en feutrine pour aborder la botanique avec les enfants de la Toute Petite Section (TPS). Ce puzzle me permet d’introduire l’utilisation d’un dé, de poursuivre la compréhension et la réalisation de puzzle, de réviser les couleurs, mais surtout d’introduire le vocabulaire de la fleur. C’est également un jeu sensoriel qui permet de toucher les différences de textures entre le papier mousse et la feutrine.

Ce puzzle est très facilement adaptable pour des enfants plus âgés. On peut utiliser un dé classique et ajouter des autocollants avec un nombre de point ou encore un chiffre sur chaque partie de la fleur. Pour les jeunes lecteurs, on peut ajouter des étiquettes à faire écrire par les enfants avec les noms de chacune des parties de la fleur pour approfondir le puzzle.

 

J’ai tout d’abord commencé par réaliser un dessin, qui m’a servi de gabarit pour réaliser ma fleur.

Ensuite, j’ai découpé partie après partie mon gabarit en prenant soin à chaque fois de dessiner puis découper ladite partie de la fleur dans de la feutrine ou du papier mousse. D’abord la terre, puis les racines, la tige, les feuilles, les pétales et enfin le cœur. J’ai tout fait en double dans le but de réaliser deux puzzles pour créer deux groupes lors de ma présentation du puzzle aux enfants.

Enfin, j’ai cherché un gabarit de dé sur internet. Avec du carton épais, j’ai réalisé le dé, que j’ai ensuite simplement collé au pistolet à colle pour plus de solidité.

Sur chaque face du dé, j’ai collé une des couleurs de la fleur. Le papier mousse rouge pour les pétales, le papier mousse jaune pour le cœur, la feutrine vert tendre pour la tige, la feutrine blanche pour les racines, le papier mousse marron pour la terre et la feutrine verte foncée pour les feuilles.

J’ai actuellement sept élèves dans la classe de TPS où je suis en formation. Erreur de débutante, lors de la première présentation, je n’ai pas laissé assez de temps aux enfants pour toucher, observer, s’approprier le jeu. Résultat, ils ont beaucoup voulu s’approprier les pièces au cours de la partie. Et je pense que c’était d’autant plus flagrant qu’il y avait un aspect sensoriel au jeu… Mais on va dire que c’était une séance de présentation. J’ai évidemment changer ma manière de faire pour la présentation suivante. Mais si la première présentation était à refaire, je présenterai le jeu une première fois sur le temps d’accueil pour qu’ils puissent se l’approprier avant d’essayer de faire le jeu.

Ils ont eu l’air d’apprécier le jeu. Ils ont aimé toucher les différentes textures, essayer de replacer les différentes parties de la fleur. Lors de la première présentation, j’ai hésité à les laisser construire la fleur comme ils le désiraient. Mais j’ai finalement opté pour guider le jeu. A plus y réfléchir, la prochaine fois que je présenterai ce jeu pour la première fois à un groupe, je pense que je plastifierai une photo du jeu complet que je poserai sur la table pour les guider, mais que je les laisserai créer la fleur comme ils le désirent.

Pour la deuxième présentation, c’est ce que j’ai fait. J’ai posé les pièces de puzzles sur la table, en leur demandant si ils se rappelaient de ce jeu (que nous avions vu pour la première fois ensemble une semaine plus tôt). Trois enfants sur les six ont tout de suite voulu jouer avec le dé. Je les ai donc installé ensemble à une table pour réessayer de les faire jouer avec le dé. Ils ont donc lancé le dé tour à tour, mais je ne les ai pas guidé pour placer les pièces. Les autres ont tour à tour essayé de reconstituer la fleur comme ils l’entendaient sans dé. Et c’était plutôt intéressant à observer. Surtout quand ils ont essayé de s’aider les uns les autres pour se corriger. J’ai vraiment beaucoup aimé ce moment. Pour conclure, nous avons bien reformé notre jolie fleur.

Lors de cette deuxième présentation, nous avons vraiment bien pu aborder les différents termes de la botanique de la fleur que je voulais leur apprendre (les pétales, le coeur de la fleur, la tige, les feuilles, les racines), contrairement à la première présentation, où nous étions, comme je le disais, vraiment dans la découverte du matériel en lui-même.

J’au aussi remarqué, que lancer le dé n’a pas été chose facile pour tout le monde. Pourtant j’avais justement créé un grand dé pour leurs petites mains. Ils ne doivent pas avoir eu l’habitude de jouer avec un dé. Ca m’a donc donné l’idée de leur créé un nouveau jeu, différent, pour le thème du mois de mai, les animaux et l’agriculture.

[Jeu] Mosaïques en bois

Il y a un moment déjà, Little Miss Sunshine avait reçu un joli coffret de mosaïques en bois de la marque Mélissa & Doug. Elle n’avait jamais réellement accroché, et j’étais un peu déçue. Elle avait bien réalisé, planche après planche, les modèles prédéfinis, mais n’avait pas cherché plus loin et nous avions fini par ranger ce jeu.

Il y a quelques semaines, nous l’avons ressorti à sa demande et ce fut une réelle re-découverte. Depuis, c’est le grand amour. Régulièrement, le soir, un peu avant de passer à table, quand la tension de la journée tombe doucement, Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha passent de long moment à créer de nouvelles mosaïques.

Les modèles ont d’abord été très simples. Et progressivement, Little Miss Sunshine a trouvé comment créer des mandalas. Et depuis elle n’arrête plus…

Elle aime créer des fleurs de toutes sortes. Elle s’essaie en mettant de petites pièces ou de grandes pièces au centre, pour éviter de faire toujours les mêmes.

Et Little Smiling Buddha aussi essaie de créer des formes, par imitation. Il s’assoit à côté de sa soeur, l’observe de longs moments, puis commence par lui passer des formes en bois au fur et à mesure de ses besoins, jusqu’à se décider à créer lui-même. C’est chaque fois le même rituel. Et je trouve ça adorable!

Voici quelques modèles réalisées par Little Miss Sunshine…

Ce jeu est juste génial. Il est riche en apprentissages et en découvertes. Il prouve à l’enfant qu’il peut être un vrai artiste et créer ses propres figures. Je ne l’aurai jamais proposé à un enfant de 18 mois, mais en observant Little Smiling Buddha, je me rends compte qu’on peut très facilement le substituer à un puzzle et laisser libre cours à l’imagination de l’enfant. Bien sûr, tout dépend de l’enfant. Comme je le disais au début de mon article, il y a un an encore, donc à 4 ans, Little Miss Sunshine ne s’y intéressait pas…

Les mosaïques en bois ne sont finalement pas si nombreuses que ça pour les grandes créations dans ce coffret. J’ai essayé d’en trouver en Chine, mais impossible pour le moment. J’espère que nous aurons l’occasion de leur en offrir encore!

C’est un réel coup de coeur pour toute la famille!

[Activités] La chenille qui fait des trous

Depuis quelques semaines, Little Smiling Buddha est totalement passionné par l’histoire de la chenille qui fait des trous d’Eric Carle, qu’il me fait lire et relire plusieurs fois au cours d’une même journée. C’est un livre que nous avons acquis en anglais, à notre arrivée à Shanghai. Little Miss Sunshine avait donc deux ans et demi. Mais j’ai choisi de lui traduire en français quand nous le lisons – sauf quand nous le lisons avec sa soeur – afin d’approfondir son vocabulaire en français dans un premier temps. Et il a déja intégré pas mal de vocabulaire au travers de cette petite histoire: la chenille, le cocon, le papillon. Sans compter certains aliments qu’ils connaissaient déja en partie. On n’insistera jamais assez sur la lecture pour l’acquisition de vocabulaire. Les livres sont des trésors!

J’aime beaucoup ce livre et nous l’avions déja bien exploité avec Little Miss Sunshine, quand elle avait trois ans et demi pour étudier le cycle du papillon. Je vous en avais d’ailleurs parlé là-bas.

Cette semaine, je me suis replongée dans mon tableau Pinterest consacré aux livres d’Eric Carle. J’y ai allègrement pioché idées et inspiration. Et j’ai commencé, comme j’avais déja dans l’idée à l’époque pour Little Miss Sunshine par créer un bac sensoriel coloré sur le sujet.

Quand nous avions acheté le livre, il y avait une peluche avec. A l’époque, je n’avais pas pensé à son utilité, mais c’est finalement plutôt sympa d’avoir une peluche pour créer facilement de jolis bacs sensoriels. Le bac a eu pas mal de succès. Surtout la feuille et l’oeuf que j’ai créé en feutrine pour l’occasion et le riz coloré qu’il manipulait pour la première fois.

Lors de la deuxième présentation, j’ai ajouté les cartes de nomenclature que j’ai créé pour l’occasion grâce aux scans du livre et au super site C’est pour vous. Après avoir été intéressé uniquement par le riz coloré, il a finalement décidé de donner à manger à sa chenille.

Je re-proposerai régulièrement le bac sensoriel à Little Smiling Buddha tant qu’il montre de l’intérêt pour celui-ci.

J’ai imprimé les jolies cartes de nomenclature en grand modèle afin que Little Smiling Buddha puisse mieux s’en servir. J’ai dans l’optique de les conserver grâce à un anneau de porte-clef pour les ranger facilement, mais aussi pour y revenir aussi souvent que l’envie nous en prend. Mais pour le moment, comme nous nous en servons quasi quotidiennement, je les ai laissé libre.

L’utilité des cartes de nomenclature est très variée. Quand je les donne à Little Smiling Buddha, il cherche spontanément ce qu’il connait pour me dire le nom de l’objet représenté. Ensuite, souvent, on reprend les cartes ensemble en les nommant, chacun notre tour. Mais ce que je préfère, c’est lire le livre et le laisser chercher seul la carte correspondant à ce dont nous sommes entrain de parler. Pour réduire la difficulté, je ne pose jamais toutes les cartes sur la table, je les sélectionne par rapport à son intérêt. Comme je le disais plus haut, on les utilise aussi avec le bac sensoriel. Mais dans ce cas-là, je n’interviens pas le laissant découvrir et jouer à son rythme.

Little Miss Sunshine aussi y trouve son intérêt. Grâce aux trois écritures, elle commence à déchiffrer et même à écrire. Elle a d’ailleurs spontanément cherché un stylo et du papier en m’annonçant qu’elle allait essayer d’écrire les mots en attaché grâce aux cartes de nomenclature.

Je savais que les cartes de nomenclature lui plairait – et ça fait d’ailleurs un long (trop long) moment que je ne lui en avais pas proposé -, mais je ne pensais pas qu’elle les utiliserait spontanément pour écrire en attaché.

J’ai également imprimé un mini jeu de mémory, des images séquentielles et le cycle de la vie du papillon. Little Miss Sunshine a très tôt apprécié les jeux de mémory. Je ne sais pas si ce sera pareil pour Little Smiling Buddha, mais il a l’air de suivre les pas de sa soeur à ce sujet… Pour les images séquentielles, pour le moment, on fait ensemble en parlant de ce qui se passe dans le livre, juste après sa lecture. Quant au cycle de vie du papillon, on l’utilise avec le livre au courant de la lecture pour mettre le doigt sur chaque étape. Little Miss Sunshine est également fière d’utiliser toutes ces ressources, pour elle en feuilletant le livre, ou pour le raconter avec ses propres mots à son frère.

J’ai encore l’intention de faire un peu de bricolage sur le sujet. Je pense notamment faire de la peinture avec des ballons, Little Smiling Buddha aimant beaucoup varier les ustensiles pour peindre. J’ai aussi l’intention de refaire de la pâte à modeler maison et de proposer une invitation à créer sur le sujet de la chenille qui fait des trous, sur le même principe que celle proposée pour l’automne. Ensuite, tout dépend de l’intérêt des enfants pour le sujet. Mais quoiqu’il en soit, j’ajouterai des photos au fur et à mesure de nos créations.

J’adore exploiter les livres pour créer des activités, et vous, qu’en pensez-vous? 

Ma reconversion professionnelle 

Cette reconversion, j’en rêve depuis plus de trois ans. J’en rêvais déjà, que je n’avais pas encore arrêté mon précédent boulot. Pas que je n’aimais pas ce que je faisais. Mais je ne supportais plus les horaires et le manque de disponibilité pour ma famille que cela impliquait. Et j’avais besoin de faire une pause professionnelle, j’avais besoin de prendre soin de mes enfants, de leur offrir ce dont ils avaient besoin durant leurs plus jeunes années.

Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire. Un emploi qui me permette d’avoir du temps pour ma famille, pour moi. C’était l’essentiel. Si cet emploi pouvait en plus me permettre de travailler en lien avec une de mes passions: les livres, le thé ou les enfants, ça aurait été parfait. Je me suis promis d’analyser la situation, de trouver des pistes, de trouver une formation, de m’organiser pour reprendre le travail le jour où on rentrerait en France.

Et puis je suis tombée enceinte, et puis Little Smiling Buddha est arrivé, et puis il avait intensément besoin de moi. Et puis ma reconversion a été mise de côté. Ce n’était de loin plus ma priorité…

En même temps, par l’intermédiaire de l’école de Little Miss Sunshine, j’ai très vite eu l’occasion de m’investir un peu dans quelque chose qui me plaisait: la bibliothèque de l’école. Dès la deuxième rentrée de Little Miss Sunshine, ou les trois mois de Little Smiling Buddha, j’ai participé à son entretien. Un après-midi par semaine. Jusqu’à ce que Little Smiling Buddha ait 8 mois, je l’emmenais chaque mardi. Ensuite, c’est Ayi qui s’en est occupée. J’avais un moment pour moi. Un moment où je m’investissais dans un projet plus grand que moi. Un moment où je sortais de mon train-train. Un moment où je pouvais parler avec des adultes. Et ce moment m’a fait beaucoup de bien.

À la rentrée suivante, j’ai décidé de m’investir plus. J’avais envie de plus. J’étais prête à faire autre chose que pouponner. Même si Little Smiling Buddha, 15 mois à l’époque, n’était pas forcément du même avis. Mais il restait volontiers avec Ayi un après-midi par semaine. J’ai créé les « ateliers du mardi » pour les classes de la section française. Une lecture et un bricolage en lien avec cette lecture par classe, pour chaque niveau, des Tout-Petits au CP, différent chaque semaine. J’avais besoin de beaucoup plus de disponibilité, notamment pour réfléchir mes ateliers – souvent le jeudi ou le vendredi de la semaine précédente – et puis pour les organiser – le mardi matin. Pas toujours simple avec Little Smiling Buddha dans les pattes, mais ce fut une réelle révélation. Je savais ce que je voulais faire. Et j’ai repensé à mes études, à ma première remise en question, il y a de ça presque dix ans maintenant…

J’ai tendance à dire que pour la suite, ma reconversion m’est tombée dessus. Mais à vrai dire, c’est mon investissement sur deux ans qui a payé. Je sais aussi que c’est ce statut un peu particulier d’expat qui me permet cette reconversion. Il faudra que je valide mes acquis lors de notre retour en France, mais j’ai déja des projets en tête pour le moment où ça arrivera.

Cette semaine, je commence un stage de deux jours par semaine à l’école qui durera jusqu’à la fin de l’année. Je passerai mes journées dans les classes des TPS, des PS, et des MS-GS. En observation ou en renfort. J’effectuerai des remplacements si nécessaire (comme je l’ai déjà fait en décembre).

J’ai aussi des formations de prévu. Notamment une formation à la pédagogie Reggio Emilia dès fin février. Je réfléchi aussi beaucoup à ma manière de mettre en place la bienveillance dans ma future classe. Je veux apporter ma contribution à la création d’une société plus bienveillante. Et moi qui ait longtemps réfléchi à faire l’instruction en famille à mes enfants, mais qui ait été mise en défaut par leur besoin de contact avec les autres, par leur ouverture d’esprit, je pense qu’il n’y a pas de meilleure manière de faire bouger les choses que de rentrer dans le système et de faire changer les choses à son niveau…

Et dès la rentrée de septembre, j’aurai ma classe. La classe des Tout-Petits. Et Little Smiling Buddha sera dans ma classe. J’ai déjà des tonnes d’idées, des tonnes d’envies, des tonnes de projets. J’ai aussi des tonnes d’appréhension. Mais je suis certaine que tout se passera bien. Je suis sûre de moi. J’aurai enfin le boulot de mes rêves! 

Le Nouvel An chinois à Yu Garden

Comme chaque année lors du Nouvel An chinois, le dimanche précédant la fête est un jour travaillé. Les écoles sont ouvertes et les parents travaillent. Papa Lou est donc parti travaillé tôt le matin, comme à son habitude, tandis que je gardais Little Miss Sunshine à la maison pour profiter de ces moments un peu particulier avec elle.

Nous l’avions prévu. Nous voulions allé visiter Yu Garden ensemble, avec Little Smiling Buddha cette fois-ci. Pour éviter le plus gros de la foule, nous avons choisi de partir dès la fin de la matinée. Papa Lou avait prévu de nous rejoindre pour que l’on puisse déjeuner tous ensemble.

Malgré mon appréhension, la date était bien choisie. Une semaine avant le Nouvel An chinois, les touristes ne sont pas encore nombreux à Shanghai et comme les Shanghaiens travaillent encore, la foule était plus que raisonnable! Nous avons largement pu profiter des belles décorations colorées!

Nous avons commencé notre promenade dans l’enceinte de la vieille ville. Comme l’an dernier, sur chaque petite place, des décorations colorées sur le thème de l’animal de l’année: le coq, ou sur le thème des héros légendaires chinois nous en mettent plein les yeux.

 

Peu après midi, nous sommes allés faire la queue dans le fameux restaurant de Xiao Long Bao, ces sortes de raviolis typiquement shanghaien dans lesquels on rencontre un délicieux jus de viande ou de crabe lorsque l’on croque, le NanXiang. Pour déguster des Xiao Long Bao à emporter, l’attente est toujours très longue dans ce restaurant, mais pour manger sur place, le temps d’attente est relativement raisonnable – 15/20 minutes.

Juste au moment où nous avons pu nous installer à table, Papa Lou est arrivé. Pour le plus grand plaisir de tous, et surtout de Little Miss Sunshine qui m’a dit plusieurs fois que c’est la première fois que nous mangions avec Papa Lou alors qu’il travaillait…

En plus des traditionnels Xiao Long Bao, nous avons dégusté quelques autres gourmandises, comme un énorme raviolis dont on ne boit que la soupe de crabe qui est à l’intérieur, du tofu puant ou des shaomai, sorte de raviolis farcis au riz gluant.

En sortant du restaurant, Papa Lou nous a assez rapidement quitté pour retourner au travail. Et avec les enfants, nous avons continué notre promenade…

Sur la grande place principale, qui mène à la jolie maison de thé sur l’eau, c’est le paon qui est à l’honneur cette année.

Pour la promenade autour de la maison de thé sur l’eau, il y avait bien moins de monde que l’an dernier et c’était vraiment très agréable…



Le ciel était d’un beau bleu. Et j’aime toujours autant voir le contraste entre l’univers traditionnel chinois et l’univers moderne qui règne à Shanghai.

On a encore fait quelques photos avec les enfants pour garder de jolis souvenirs de cette journée…

Et pour la deuxième fois, depuis que nous vivons en Chine, Little Miss Sunshine a reçu une barbe à papa en forme de fleur…

Nous avons passé une très belle journée dans l’ambiance du Nouvel An chinois. Et je sais que les enfants en garde également un joli souvenir…

En sortant de la vieille ville pour aller prendre le taxi, j’ai jeté un dernier regard en arrière, vers cet univers que j’aime tant…

[Livre jeunesse] Réunis

Réunis est un album absolument magnifique qui traite parfaitement de la réalité du Nouvel An Chinois en Chine. Ici pas de stéréotype à l’Occidental.

Lors de la fête du livre de l’école de Little Miss Sunshine l’an dernier, nous avons eu la grande chance de rencontrer l’illustrateur de ce magnifique album. Nous avons échangé quelques mots en Chinois, il a dédicacé le livre à Little Miss Sunshine, mais surtout, il a tenu à faire une photo souvenir avec chacun d’entre nous. Cette anecdote, forte de sens à mes yeux, me fait encore sourire aujourd’hui.

Dans cet album, le dessin est pur et beau. Il retranscrit avec beaucoup de douceur et de couleurs la Chine telle qu’elle est. On y reconnait les canaux et les jolies maisons blanches aux tuiles noires de Suzhou. Les joues joliment rouges de Maomao, typique des enfants chinois en hiver toujours trop couvert. La petite fille qui s’endort paisiblement entre ses deux parents, alors que ceux-ci ne se retrouvent que quelques jours par an.

L’histoire nous raconte ce que vivent la plupart des Chinois chaque année. Malgré le développement des transports en commun, nombre de Chinois, compte tenu du coût ou des contraintes de travail, n’ont pas l’occasion de retrouver leur famille plus d’une ou deux fois par an. Le Nouvel An Chinois est donc la période idéal pour les retrouver. L’autre moment privilégié est la fête nationale chinoise autour du 1er octobre.

C’est le cas d’Ayi par exemple. Elle rentre dans le Sichuan, sa région natale où vit encore une grande partie de sa famille, une ou deux fois par an. Elle privilégie l’été puisque nous sommes absent deux mois complets. Elle voit son fils une fois par an et n’a pas vu son mari qui travaille au Tibet depuis quatre ans. La vie de famille n’est de loin pas identique à la nôtre en Chine.


Ce livre revient donc sur ce phénomène d’éloignement que vivent beaucoup de Chinois, mais également sur les grandes traditions qui rythment les jours qui précèdent et suivent le Nouvel An Chinois. A la fin du livre, comme souvent chez cet éditeur jeunesse de grande qualité, on retrouve des explications plus concrètes sur les traditions du Nouvel An Chinois. Un album d’une grande richesse.

C’est un énorme coup de coeur pour nous! Et nous le lisons toujours avec la même émotions.

Réunis, Yu LiQiong et Zhu ChengLiang, HongFei Cultures, 14,50€