[DIY] Profils colorés

Il y a bien longtemps, (avant de partir vivre en Chine, c’est dire!) j’avais vu une très jolie idée chez Débobrico, dont le blog m’inspire souvent. Je l’avais mis dans un coin de ma tête. J’y pensais régulièrement, mais jusque récemment, je ne m’étais pas lancé…

Et puis cette année, j’avais vraiment envie que l’on créé de nos propres mains de jolis cadeaux de Noël pour la famille qui nous manque. Alors j’ai ressorti l’idée des jolis profils de ma tête, et je les ai arrangé à ma sauce.

Je savais exactement ce que je voulais pour mes profils. Je les voulais noirs, comme des ombres chinoises. Et pour le fond, je voulais quelque chose de joyeux, de coloré, quelque chose que même Little Smiling Buddha, 2 ans et demi puisse réaliser par lui-même pour que le souvenir reste.

Et puis j’ai décidé de reprendre une activité que j’avais déja réalisé avec Little Miss Sunshine il y a longtemps: peindre une toile de différentes couleurs à l’aide de masking-tape. Et le résultat est vraiment superbe. J’adore!

Pour réaliser ces jolis profils, vous aurez besoin de:

  • une jolie photo de profil de votre enfant que vous imprimer sur une feuille A4
  • un cadre carré de 25x25cm
  • un ciseau
  • du papier épais noir
  • un crayon blanc
  • du masking tape
  • de la peinture

Pour les réaliser, c’est très simple. Vous commencer par découper le profil de votre enfant sur la feuille A4. Ensuite vous reportez au crayon blanc le profil sur le papier épais noir.

Sur le cadre, avec le masking-tape organisez des traits dans tous les sens pour avoir de petits espaces à peindre.

Les formes qui se touchent ne doivent jamais avoir la même couleur, c’est la seule consigne pour peindre.

Ensuite, il suffit de laisser sécher la peinture puis de retirer doucement le masking-tape.

Enfin, coller le profil noir de votre enfant.

Les enfants ont offert ces tableaux à Papa Lou pour Noël, et ils étaient vraiment très fiers de leur travail!

Nous avons réitéré l’expérience pour réaliser le cadeau de Noël de Papapa et Mamama. Mais nous avons utilisé une autre technique. J’ai d’abord reporté les profils des enfants sur un papier blanc que j’ai collé sur la toile avant de peindre au rouleau en utilisant toujours des couleurs de la même nuance (jaune et orange en dégradé de couleurs pour Little Miss Sunshine et vert et jaune en dégradés de couleurs pour Little Smiling Buddha)

Comme il s’agissait là encore d’une technique très simple, même Little Smiling Buddha a pu le faire seul. L’astuce pour limiter les enfants dans leur envie de passer et repasser plusieurs fois sur la toile est de leur proposer d’autres feuilles de papier pour continuer à peindre dès que le résultat attendu est obtenu sur la toile. Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha ont continuer à peindre un long moment sur du papier (que nous avons par la suite utilisé pour faire une mosaïque).

Ensuite, nous avons laissé sécher nos jolis profils à plat et nous avons retiré le profil de la toile pour laisser apparaître le profil blanc…

Et voici les quatre profils juste avant de les offrir.

J’aime beaucoup le résultat! Et vous, qu’en pensez-vous? 

Notre premier Noël à Shanghai

Après notre premier réveillon de Noël à Shanghai est venu le premier jour de Noël à Shanghai. Pour l’occasion, nous avions invité Ayi à partager le repas de Noël avec nous. Et c’est avec beaucoup de joie qu’elle a accepté.

C’est donc en famille, avec Nonna et GrandPapa, mais aussi Ayi – qui soit dit en passant fait aussi partie de la famille depuis près de trois ans qu’elle partage notre vie – que nous avons vécue cette première fois.

Papa Lou et moi avons passé la matinée à cuisiner, pendant que les grands-parents sont sortis jouer avec les enfants.

Pour l’apéro, nous avons préparé un soleil en pâte feuilletée maison à la tomate et aux herbes et quelques toasts avec de la brioche et du foie gras.

Quel joli moment de partage nous avons passé tous ensemble! Ayi à pu découvrir notre manière de manger à la française, les différents plats qui défilent, à mille lieux de ce qu’ils peuvent faire en Chine…

Les enfants ont ouverts de nouveaux paquets qui s’étaient glissés sous le sapin, essentiellement les livres et les jolis gilets tricotés par BisNonna.

Et ils ont pu profiter de feuilleter leurs livres et de poursuivre la découverte des jeux reçus la veille.

En entrée, Papa Lou avait préparé lui-même du gravlax qu’il a ensuite fumé au romarin. Avec quelques tranches de pain de campagne, c’était un pur délice! 

Entre chaque plat, les enfants continuaient de s’amuser et de découvrir leurs cadeaux reçus la veille. Little Miss Sunshine a beaucoup aimé les craies à la cire d’abeille Stockmar que nous avons offert aux enfants pour leurs futures créations artistiques!

Pour le plat principal, Papa Lou avait préparé un agneau de sept heures et des pommes paillassons maison.

Et puis j’ai terminé de dresser ma bûche, réalisée à la demande de Little Miss Sunshine, je ne pensais pas en être capable… et puis, elle n’était de loin pas parfaite, mais elle était délicieuse pour une première!

Au dessert, nous avons donc dégusté ma bûche citron vert, coco, chocolat et framboises ainsi que quelques schwowabredla que j’avais préparé la veille, avec un thé.

Nous avons passé une douce journée en famille. Et remplit nos têtes de doux souvenirs de ce premier Noël à Shanghai! 

[Voyage] Les petites choses que nous aimons ramener du Japon

On aime voyager au Japon. Si vous nous suivez depuis un moment déjà, vous le savez bien. Nous essayons d’y aller une fois tous les deux ans au minimum et une fois par an depuis que nous sommes en Chine. Et à chaque voyage, nous ramenons quelques petites choses dans nos bagages pour nous souvenir de ces beaux moments passer dans ce magnifique pays.

Nous ne sommes pas fan des bibelots. Nous préférons nous offrir des choses qui nous servirons au quotidien ou des rappels des goûts du Japon.

Voici donc ce que nous avons ramené cette fois-ci, mais qui est très similaire à ce que nous ramenons à chaque fois…

Nous avons ramené un nouveau junbei pour Little Smiling Buddha. Le sien commençait à être petit et comme ce sont des vêtements que nous utilisons quasiment quotidiennement, comme sortie de bain, le soir venu, nous ramenons toujours une yukata ou un junbei pour un des membres de la famille Kangourou…

Autre chose que nous ramenons quasi systématiquement du thé, du sobacha, du mugicha et des umeboshi – prunes au vinaigre à mettre dans les onigiri. Cette fois-ci, nous avons refait le plain d’umeboshi que Little Miss Sunshine adore dans ces onigiri. Nous avons trouvé une boutique où elle a pu les goûter et choisir l’acidité et le niveau de sucre de ses prunes. Elle était ravie. J’ai racheté du sobacha également car nous en consommons pas mal.

Petite gourmandise que nous ramenons souvent également, les fameux KitKat spéciaux qu’on ne trouve qu’au Japon. Et cette fois, on a fait fort, on en a ramené de chaque sorte (ou presque).

Enfin, nous offrons toujours un petit cadeau utile ou coup de cœur aux enfants. Little Smiling Buddha a eu un énorme coup de cœur pour les tanuki qu’il réparait un peu partout durant notre voyage. Nous lui en avons donc offert un petit en porcelaine, qu’il aime regarder ou manipuler avec beaucoup de précaution. Little Miss Sunshine a demandé une petite boîte à bijoux aux jolis couleurs des tissus traditionnels du Japon pour y mettre les jolis bijoux qu’elle a reçu de Nonna et GrandPapa à Noël.

Enfin, nous récupérons toujours les origamis offerts dans les différents hôtels où nous logeons et cette fois-ci nous avons eu beaucoup de chance car nous avons eu de petits kits avec les jolis papiers et les instructions pour les réaliser nous mêmes. Un joli moment de création en perspective…

Habituellement, quand nous voyageons nous ne ramenons que peu de choses ou rien du tout pour nous les parents. Quand nous nous offrons quelque chose, c’est toujours de la vaisselle pour le thé: tasse, théière, bateau à thé… Mais cette fois-ci, nous avons été très raisonnable et nous n’avons rien acheté!

Et vous, quels types de « souvenirs » ramenez-vous de voyage?

Deux ans

J’ai du mal à réaliser que toi, mon tout-petit, mon bébé, tu ais déjà deux ans aujourd’hui.

Quand je te regarde découvrir le monde ces dernières semaines, je vois bien que tu n’es plus le même. Tu n’es plus mon bébé, mais un magnifique petit garçon, charmeur et souriant, dont la soif de connaissance et d’apprentissage n’a que peu de limite. Tu veux tout dévorer. Croquer la vie à pleine dent.

J’aime, autant qu’elle me frustre, ton impatience. Ta capacité à passer du rire aux larmes et aux cris en un quart de seconde.

J’aime nos tétées, autant qu’elles peuvent parfois m’exaspérer. Nos tétées de la nuit – trop nombreuses à mon goût, mais si douce quand je plonge mon nez dans tes cheveux. Nos tétées du jour – qui peuvent être quasi-inexistante quand je ne suis pas à la maison et qui peuvent vite se multiplier sans limite dans le cas contraire. Je me pose actuellement mille questions sur cet allaitement long, des questions que je n’aurai jamais pensé me poser. Mais notre prochaine rentrée scolaire commune me pose question…

J’aime ton sourire et tes grimaces. Ta manière bien à toi de t’exprimer dans un charabia mêlant des intonations françaises et chinoises quand tu joues, alors que tu sais très bien parler français et chinois. J’aime tes grimaces qui en disent long, tes yeux qui se lèvent au ciel, tes sourcils qui se froncent, ton air sérieux ou fâché…

J’aime la belle relation qui te lie à ta sœur. Vous pouvez passer de longs moments à jouer dans une quasi-osmose. Elle, répondant à tes envies et toi, essayant tant bien que mal de suivre ses jeux. J’aime la bienveillance dont elle fait preuve avec toi. Et puis parfois, les cris, les chamailleries… le lot de tous les frères et sœurs!

J’aime te regarder jouer avec Ayi. Elle t’adore. Tu vas lui manquer à la rentrée quand tu vas commencer l’école. Mais vous aurez passé de beaux et longs moments ensemble ces derniers mois! Et vous continuerez de passer du temps ensemble tous les après-midi…

Dans deux mois et demi, tu vas faire ta première rentrée. Ce n’était pas prévu, que tu entres aussi tôt à l’école. Mais ce sera une rentrée un peu particulière, puisque ce sera moi, ta maîtresse… Quoiqu’il en soit, je te sens prêt. Tu seras ravi d’avoir des copains autour de toi, de prendre le bus avec ta sœur le matin et de faire tout un tas d’activités et de jeux. Nous commencerons par la matinée seulement et puis ce sera à toi de nous guider…

À deux ans, tu: 

  • parles français et chinois. Dès qu’un mot est acquis dans une langue, tu l’apprends naturellement dans l’autre langue. J’adore quand tu mêles les deux langues, quand tu appliques au français les tournures chinoises, quand Ayi t’envoie me dire quelque chose en Chinois et que tu me le traduis naturellement en français. Tu manies déjà les pronoms personnels avec beaucoup de conviction, nous répétant des « moi! », « à moi! », « le mien! » ou « toi » sans relâche. 
  • ne fais toujours pas nos nuits. Tu ne fais que peu de sieste. Mais ça fait longtemps que tu n’es plus un gros dormeur!

  • adore chanter. Tu chante en français, en anglais, en chinois. Tu as appris un nombre incalculable de comptines dans les trois langues et il suffit que ta sœur entonne une nouvelle chanson pour que tu la suive.
  • adore les bouillons d’Ayi. Ton plat préféré du moment: la soupe de poisson et de tofu, c’est d’ailleurs ce que tu réclames à Ayi à chaque fois qu’elle te demande ce que tu veux manger. Tu aimes les pâtes aussi. Mais tu ne manges toujours pas grand chose – sans doute en rapport avec les quantités de mon lait que tu avales encore!

  • joue inlassablement aux voitures actuellement. Tu voues une véritable passion aux pelles-mécaniques. Et ça tombe bien parce qu’à Shanghai, on en voit tous les jours!
  • charme tout ton petit monde et même ceux que tu ne connais pas. Un regard, un mot, de ta part suffisent à concentrer tout le monde sur toi. C’est parfois vraiment impressionnant!

  • as découvert de nombreuses contrées: la France, le Japon, le Cambodge, mais aussi Yixing, le Sichuan, Pékin, Hangzhou et les montagnes jaunes en Chine. Tu as déja un nombre de kilomètres en avion incalculable à ton actif et pas mal de voyages en train également. Ton troisième prénom te sied à merveille…

Ce que je veux retenir cette année, ce sont tes regards qui en disent long, ta manière de jouer la comédie quand tu nous racontes quelque chose, ton intérêt pour toutes les activités que je te propose, ta patience et ton impatience.

Joyeux anniversaire mon tout-petit! 

Les 5 ans Reine des Neiges de Little Miss Sunshine

L’an dernier, elle avait hésité entre un anniversaire Totoro et un anniversaire Reine des Neiges. Mais son coeur avait vite penché du côté de son héro de toujours, Totoro. Cette année, nous ne sommes pas passé à travers la folie de la Reine des Neiges, encore qu’il y a eu un très petit moment d’hésitation avec un thème Petit Poney…

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Question timing, je dois bien avouer que, nous avons pris les devants. Little Miss Sunshine est née le 31 décembre. L’an dernier, nous avions choisi de faire sa fête d’anniversaire début janvier, juste après la rentrée. Cette année, nous sommes rentrés en Chine seulement le 9 janvier et le 20 janvier, les vacances du Nouvel An Chinois débutent déjà. Elle a également un autre camarade né en janvier et qui a fêté son anniversaire au début du mois. Notre choix était donc vite fait. Nous avons choisi de faire sa fête le dernier week-end où nous étions à Shanghai avant les vacances de Noël.

C’est en tout 12 copains et le même nombre de parents qui nous ont rejoint pour faire la fête chez nous. Nous avons choisi de faire le même type de fête que l’an dernier. Les enfants ont pu jouer et s’amuser en toute liberté dans l’appartement sous le regard attentif d’Ayi. Les parents ont pu tranquillement papoter et grignoter les gourmandises que j’avais préparé.

Pour l’occasion, afin de coller au thème, j’avais l’intention de créer un bonhomme de neige géant en gobelet, d’après une vidéo que j’ai trouvé sur YouTube. Je me suis mise au travail, mais très vite, ça n’était finalement pas aussi simple que sur la vidéo. Rapidement, je me suis retrouvée avec des lignes et des lignes de gobelet et pas moyen de les faire se refermer en une belle boule… Bref, je ne sais pas si c’était ma technique ou la qualité de mes gobelets chinois, mais c’était galère… Alors j’ai appelé Papa Lou à la rescousse!

Et là, il a décidé de rectifier le tir et de commander des gobelets plus petits pour réaliser un vrai Olaf et pas simplement un bonhomme de neige. Merci à lui! Notre Olaf était splendide et il a fait son petit effet!

Comme l’an dernier, nous avons tout préparé nous-même. Pour son gâteau d’anniversaire, à sa demande, j’ai repris le même concept que l’an dernier. Mais cette fois-ci, j’ai fait un gâteau au chocolat fourré à la pâte à tartiner. Papa Lou a fait une pâte d’amandes maison, qu’il a pris soin de colorer pour créer le décor Reine des Neiges. Voici donc la création originale de Papa Lou!

J’avais également préparé deux sortes de sablés en forme de flocon de neige ou plutôt en forme d’étoiles que j’ai transformé en flocon de neige avec un stylo alimentaire. Les premiers étaient de simples sablés au beurre, les seconds étaient aux épices.

J’avais également préparé des rochers coco sur lesquelles j’avais saupoudré de jolis perles de sucre bleu.

Pour encore plus de gourmandises, j’avais également dessiné un visage sur des marshamallow pour représenter l’espèce de monstre de glace créé par Elsa pour chasser sa soeur de son château de glace. Et j’ai ajouté quelques bonbons…

En outre, j’avais fait du popcorn et j’avais prévu des fruits – fraises et mandarines – pour le début de la fête.

Pour le déjeuner, l’anniversaire avait lieu de 11h à 14h comme la majorité des anniversaires ici, j’avais préparé deux pizza maison ainsi qu’un plateau de fromages du Fromager de Pékin et de la charcuterie.

Tout le monde a bien aimé la décoration. Un des jeux préférés des enfants étaient d’attraper les ballons que nous avions gonflés à l’hélium et qui créaient une véritable forêt dans le salon… Les parents ont également apprécié de pouvoir papoter autour d’une coupe de champagne et de quelques gourmandises. Comme l’an dernier, tout le monde était à l’aise!

Encore une fois, nous avons adoré organiser cet anniversaire! 

Dix huit mois

Il y a deux jours, tu as eu 18 mois.

Il y a tout juste un an, lors de nos vacances de Noël en France, nous discutions du Noël suivant, ce Noël où tu aurais 18 mois, où tu marcherais, où il faudrait certainement t’empêcher de grimper dans le sapin, où tu ferais pour la première fois les 400 coups avec ton cousin, qui tout juste deux mois de moins que toi. Et nous y voilà déjà. Je me souviens pourtant de cette conversation comme si elle avait eu lieu hier, de ma curiosité à savoir quel grand bébé tu serais devenu. Et puis nous y voilà…

Au lendemain de notre arrivée en Alsace cet été, tu te lançais pour faire tes premiers pas seul, avec une agilité phénoménale. Quelques jours plus tard, tu commençais à grimper sur les chaises et sur tout ce qui te permettait de monter plus haut que le sol. La motricité libre que nous avons pratiqué avec toi de manière plus poussé qu’avec ta soeur, a largement porté ses fruits. Tu as un équilibre et une confiance en toi qui sont vraiment exceptionnels.

Tu ne fais toujours pas MES nuits. Et finalement, ça n’a pas grande importance. Mais tu t’endors dans ton lit, avec ta soeur depuis tes 14 mois et demi. Quand tu te réveille la nuit, tu te lèves et tu viens nous rejoindre. Je n’ai même pas besoin de me lever. Tu trouves ton chemin dans la nuit, et tu me demandes juste de t’aider à grimper dans notre lit, avant de te rendormir pendu à mon sein.

Dix huit mois, c’est aussi un magnifique parcours d’allaitement. Tu es toujours allaité à la demande. Tu peux téter trois fois en 24h, comme deux cents fois le lendemain, juste parce que tu l’as décidé ou que tu as mal aux dents. Et je découvre avec délice, et avec quelques douleurs de temps à autre, la joie d’allaiter un bambin!

Avec tout ce lait, tu n’es pas un grand mangeur. Ce que tu préfères, c’est manger seul, à la petite cuillère ou avec les mains. Mais quand c’est Ayi qui s’occupe du repas, tu préfère te laisser nourrir. Ta nourriture préférée actuellement? Le riz sur une petite cuillère trempée dans un verre d’eau quand Ayi te donne à manger. Si je ne suis pas là à l’heure du déjeuner, tu manges. Puisque tu n’as pas eu l’occasion de téter tout ton saoul cinq minutes avant! Ton fruit préféré est la mandarine. Côté légume, je pense que c’est… le riz! Tu manges de tout, mais uniquement quand c’est toi qui le décide.

Tu es de plus en plus indépendant, en dehors de tes crises de « tétous » où tu ne lâches plus mes seins pendant une journée complète. Mais le médecin m’a confirmé que tes dernières dents étaient sur le point de sortir… J’ai donc l’espoir que d’ici peu nos nuits seront plus paisibles et que tu seras encore plus indépendant. Je sais dores et déja que ses jolis moments lactés où tu redeviens mon tout-petit se feront plus rare et je savoure d’autant plus les journées « tétous » actuelles.

Tu voues une passion aux dinosaures, aux animaux et aux petites voitures. Tu adores manipuler toutes sortes de petits objets, remplir et vider. Tu m’as récemment bluffé en peignant avec un pinceau avec une application, une concentration et un bonheur impressionnant. Comme ta soeur, tu aimes bricoler et pas moyen de proposer une activité à ta soeur sans te proposer la même ou une alternative proche pour éviter de te frustrer. Je ne sais pas si c’est parce que tu voues un véritable culte à ta grande soeur ou si c’est juste toi, mais j’ai parfois l’impression d’avoir un petit bonhomme de trois ans devant moi et pas un tout-petit de dix huit mois.

Je sais dores et déjà, qu’en septembre prochain, je reprendrai le travail – je vous en parlerai certainement de manière plus détaillé dans un autre article bientôt. Tu auras 26 mois et demi. Je me pose un millier de question, mais je sais que tu t’épanouira chez les tout-petits en maternelle. Tu adores les autres enfants, tu joues déja avec les autres, tu partages avec une facilité qui m’étonne. Sans doute, l’effet d’avoir une grande soeur. Tu seras ravi de te mêler aux autres enfants et de découvrir le monde de l’école. Tu pleurniche chaque matin quand tu vois le bus de l’école partir sans toi et emporter ta soeur.

Ta relation avec ta soeur est idyllique. Evidement vous vous chamaillez. Evidement parfois elle a juste envie de t’étriper. Mais la plupart du temps, j’observe la douceur de ta soeur dans ses gestes. Je me délecte de tes regards plein de fierté et d’admiration que tu lui jettes. Il suffit qu’elle te chante une chanson une fois, pour que tu la chante. Il suffit qu’elle t’apprenne une chose pour que tu la fasse. Tu bois ses paroles. Tu l’observe avec attention dans l’espoir de l’imiter au mieux. Je n’aurai pu rêver une relation plus apaisée…

Je me dis souvent qu’à ton âge, Little Miss Sunshine avait un vocabulaire déja bien plus développé (et c’est certainement le cas, mais chaque enfant suit un développement bien particulier!). Je mets ça sur le dos des deux langues que tu côtoies au quotidien et de la troisième que tu entends régulièrement. Mais finalement, quand le pédiatre m’a demandé quels sont les mots que tu prononce déja, je me suis rendu compte de la richesse de ton vocabulaire. En plus des mots que tu prononçais déja pour tes un an, tu as bien enrichi ton vocabulaire. Tu dis 阿姨 (Ayi) à longueur de journée, GrandPapa, Papapa. Tu adores les animaux et tu prononces très joliement 猫 (mao/chat), 鱼 (yu/poisson), 狗狗 (gougou/chien) en chinois, et dinosaures (tinoso) en Français. Tout ce qui ce mange est gâteau (tato) et tout ce qui se boit de l’eau (delo). Mais si tu t’adresse à moi pour parler d’un poisson, tu me diras d’abord « de l’eau » avant de me dire « 鱼 ». D’autres mots te servent également beaucoup « assis », « ici », « 帮帮我“ (bangbang wo/aide-moi), « bye bye », « 再见 » (zaijian/aurevoir), « 明天见 » (mingtian jian/à demain) et puis « non » et très rarement « oui » ou « 不要 » (bu yao/ je ne veux pas). Et puis ces derniers jours, tu dis au moins un nouveau mot par jour…

Et puis tu chantes. Et on reconnais très bien les chansons. Tu adores celles que ta soeur te chantent, les chansons qu’elle a appris à l’école sur le thème des indiens. « Ani Couni » est de loin ta préférée. Mais tu chantes aussi « Nagawika ». La première fois que tu as chanté une chanson, c’était cet été. Et c’était le thème de la Reine des Neiges!?! Bref, on comprendra l’impact de ta soeur sur tes apprentissages! Tu aimes aussi chanter « Joyeux anniversaire », mais ne me demander pas en quelle langue, je suis incapable de comprendre ce qu’il raconte!

Je pourrai encore longtemps continuer cette énumération un peu à la Prévert, tant j’adore t’observer… Mais ce que je veux retenir aujourd’hui, c’est ce beau petit bonhomme blond, avec ses quelques cheveux blonds, qui est avide de tout faire comme un grand.

Joyeux 18 mois mon grand bonhomme! 

[Education] Parler de sa journée

Avec le retour à l’école, j’entends à nouveau tout un tas de parents se plaindre du fait que leurs enfants ne leur racontent pas ce qu’il se passe à l’école. J’avoue, avec Little Miss Sunshine, je n’ai pas trop de problème. Elle papote énormément, du matin au soir et ça en devient même parfois fatiguant – vous savez, quand à minuit on est tous dans la même chambre et qu’elle n’arrive plus à arrêter de raconter tout ce qui lui passe par la tête! Je l’ai vécu tout l’été! 😉

Little Miss Sunshine, dès son entrée à l’école maternelle, à 33 mois, parlait très bien et elle nous a toujours raconté ce qui se passait à l’école. Surtout les moments marquants de sa journée évidement, mais c’était déja beaucoup! Evidement, à certaines périodes, la fatigue aidant, elle parle moins, est plus évasive… Mais ce qui est sûr, c’est que si je lui demande: « Qu’est-ce que tu as fait aujourd’hui à l’école? ». J’ai invariablement droit à la même réponse: « Je ne sais pas. »

Tout d’abord, je pense qu’il faut qu’on garde en tête que nous, parents, et nos enfants, n’avons pas les priorités. Si nous cherchons à savoir ce que nos enfants ont mangé à midi ou quelles leçons ils ont apprises / quels activités ils ont réalisées, ils retiennent surtout les anecdotes rigolotes avec les copains ou les moments marquants pour eux (ceux qui sortent de l’ordinaire: les pleurs d’un enfant, les disputes entre deux autres, le maître qui gronde quelqu’un…) Ce qui est vraiment important, c’est d’accorder la même importance à ce que l’on pense être des anecdotes qu’à ce qu’on cherche effectivement à savoir. Ce n’est que si l’enfant se sent écouté qu’il va parler. Et ces anecdotes sont le meilleur moyen de rentrer en communication.

Ensuite, il faut également garder en tête que pour un enfant de maternelle ou de début de l’école primaire, il est vraiment difficile de reparler de quelque chose de passé, sans n’avoir rien qui leur rappelle ce moment (photos, mots clefs, …) Pour faciliter les échanges à la maison, c’est aussi à l’école que ça se prépare. L’an dernier, nous avons eu la chance d’avoir chaque jour des photos de nos enfants à différents moments de la journée. Il était alors beaucoup plus facile d’entrer en communication avec Little Miss Sunshine. Il suffisait de lui montrer la photo pour qu’elle nous raconte la moitié de sa journée! Malheureusement, ce n’est pas toujours possible d’avoir des photos de l’école, et c’est bien dommage. Cette année, nous aurons des photos à chaque fin de semaine normalement. Mais c’est également aux maîtres et maîtresses de prendre le temps de créer des moments-clefs de regroupement pour faire le bilan de leurs activités. Cela permet aux enfants de reconstruire mentalement leur journée et donc facilite les échanges avec les parents le soir venu. Je l’ai remarqué l’an dernier, avec son maître français les regroupements étaient systématique à la fin de leur journée et elle me parlait toujours de ces journées avec une grande facilité. Alors qu’avec sa maîtresse chinoise, les rassemblements étaient loin d’être systématique et elle m’en parlait avec beaucoup plus de mal. Bien qu’il faut également prendre en compte la différence de langues dans ce cas-là (vécu en Chinois et expliqué en Français).

Il faut également garder en tête que poser une question trop généraliste ne mène à rien. Au mieux, on obtient la réponse qu’ils pensent que nous attendons. Au pire, on a droit à l’éternel « Je ne sais pas. » Il vaut donc mieux cibler précisément les questions. Poser des questions sur des moments précis de la journée, sur des ressentis bien particuliers, aident l’enfant à s’y retrouver. Si je demande à Little Miss Sunshine quel a été son moment préféré de la journée ou quel a été le moment où elle a le plus rigolé dans sa journée, elle me répond très facilement. En cas d’échec, c’est moi qui commence par répondre à ma question en lui racontant mon moment préféré. Et c’est là l’astuce qui fonctionne le mieux. Parler de sa journée à soi. On ne s’aidera jamais assez du pouvoir d’imitation des enfants pour se faciliter la tâche!Si quand elle rentre, je commence par lui raconter les chouettes moments de ma journée, assez facilement elle va prendre la suite pour me raconter la sienne, sans que je ne lui pose aucune question…

Il faut enfin relativiser! On n’a jamais accès à toutes les informations qui nous intéressent, mais il faut aussi savoir laisser une part d’intimité à l’enfant et accepter que certains enfants raconteront plus de choses que d’autres.

Et chez vous, ça se passe comment au retour de l’école? Ils vous racontent beaucoup de choses ou vous nagez dans le mystère? 

[Parentalité] Bébé sans couche

A la naissance de Little Miss Sunshine, nous étions déja convaincu par l’utilisation des couches lavables. Nous avions loué pour tester, puis acheté, notre lot de couches lavables que nous avons utilisé exclusivement jusqu’à ses 13 mois, puis en mixte avec des couches écologiques – de la marque Naty – jusqu’à ses presque 2 ans. Elle a été continente de jour à environ 30 mois. Nous n’avons utilisé que des couches Naty durant ce laps de temps. Une fois à Shanghai, nous avons malheureusement dû utiliser des couches Huggies pour la nuit, alors même que chaque matin ses couches étaient sèchent. Elle a fini par accepter de s’en passer la nuit vers 38 mois. Je dis malheureusement, parce qu’en arrivant c’est tout ce que nous avons été capable de trouver… Depuis, pour son frère, nous avons trouvé d’autres alternative plus écologique.

Avec Little Smiling Buddha, tout a été très différent. J’avais entendu parlé de l’Hygiène Naturelle Infantile lors d’un atelier Signe avec bébé que j’avais réalisé avec Little Miss Sunshine. J’avais de suite accroché à l’idée, mais je ne me voyais pas du tout l’appliquer, à mon niveau de réflexion sur la parentalité à cette époque.

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En Chine, quasiment tous les enfants vivent sans couches. Bien évidement, dans les grandes villes et dans les classes plus aisées les couches ont aussi envahit le quotidien, mais même à Shanghai, une grande partie des enfants vivent encore sans couche.

A la naissance de Little Smiling Buddha, le sans couche avait fait du chemin dans ma tête. Mais je ne savais pas comment l’appliquer au quotidien. J’avais donc en tête de faire quelque chose de mixte entre les couches lavables et le sans couche. Finalement, Little Smiling Buddha a grandit très vite. Le lot de sur-couches lavables que j’avais alors à ma disposition est devenu trop petit dès ces deux mois. En parallèle, les températures étant ici bien différentes d’en France, l’épaisseur des couches et le plastique des sur-couches n’étaient pas agréable à porter pour Little Smiling Buddha. Pour achever de me faire abandonner l’idée des couches lavables, Ayi était totalement réfractaire à cause de la chaleur et du fait que, pour elle, les couches lui semblaient trop serrés.

Little Smiling Buddha est donc rapidement repassé aux couches jetables. Et comme nous ne trouvions pas grand chose d’autres, il a porté des Pampers. Entre temps, nous avons mené notre enquête pour trouver en Chine, des marques de couches écologiques et relativement naturelles. Nous avons trouvé plusieurs marques sur le marché, notamment Bambo Nature. Mais cette marque, bien qu’intéressante, ne nous a aussi bien convenu que les Naty. Depuis, nous avons trouvé un importateur qui reçoit de temps à autre des stocks de Naty invendus et qui nous prévient pour que l’on puisse se réapprovisionner.

En parallèle, nous tentons de pratiquer le sans-couche sur une partie de la journée. Le plus souvent, Little Smiling Buddha se promène sans couche dans la matinée. Après son petit-déjeuner, je le change et je le laisse les fesses à l’air. La plupart du temps, il a fait ses besoins au moment du change – soit juste avant, soit au moment où je lui ai proposé de faire se besoins dans le lavabo au moment du change. La première heure sans couche, c’est assez rare qu’il fasse pipi. Il reste sans couche entre une heure et toute la matinée. Au plus tard, je lui remets une couche au moment du déjeuner.

Le but du sans couche, de l’Hygiène Naturelle Infantile ou Communication Elimination, n’est pas simplement de ramasser les pipis au sol, vous vous en douter. Le but est de reconnaitre les signes qui indiquent que l’enfant va faire. Pour les cacas, je n’ai pas de souci. Je reconnais très bien les grimaces qu’il fait pour me l’indiquer et jusqu’à présent, je n’ai eu qu’un loupé. Pour les pipis, par contre, c’est plus compliqué. J’avoue que je ne les attrape de loin pas tous. Quand il joue, je les loupe le plus souvent. Mais j’ai toujours une bassine et des langes à portée de main, au cas où. J’ai bon espoir d’y arriver un jour plus ou moins systématiquement! D’autant plus qu’Ayi rattrape beaucoup plus facilement que moi les pipis dans la bassine…

Je pense que pour nous, la difficulté réside surtout dans le fait que nous n’avons jamais vu personne pratiquer. Ici, quand nous jouons dans le parc de la résidence, la plupart des enfants sont sans couche. Les Ayi, les grands-parents ou les parents rattrapent tous les pipis. Le plus souvent, ils attrapent leur bébé et les placent au-dessus d’une poubelle. Je trouve ça magique! Je n’ai jamais pratiqué le sans couche à l’extérieur de chez nous. Je ne m’en sens pas capable pour le moment. Peut être pour le prochain bébé? Qui sait…

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Je trouve cette technique vraiment très intéressante. Et finalement, il s’agit juste de communication. Une communication entre une maman et son bébé, dont nous avons oublié qu’elle existait depuis que les couches jetables existent. Mais une communication qui devrait être aussi naturelle que celle que nous pratiquons avec notre bébé lorsque nous décryptons son envie de téter.

Et vous? Avez-vous tester de laisser vos enfants sans couche?