[DIY] Une tirelire pour y glisser des pièces

Il y a quelques semaines, je me suis dit que j’allais garder mes chutes de papier plastifié (alors que j’avais découpé des cartes de nomenclature pour Little Miss Sunshine), parce que je leur trouverai bien une utilité. Et puis, un soir, quelques jours avant nos vacances en France, Papa Lou est rentré avec un cadeau offert par un collègue de travail suite à la naissance de son fils. En Chine, à l’occasion d’un mariage ou d’une naissance, ils offrent à toutes leurs connaissances une boite avec des petits gâteaux, des œufs durs et des chocolats. Un peu à la manière de nos bonbonnes de dragées, mais de manière plus étendue. Et là, la boite était une tirelire. Et j’ai tout de suite eu un flash! 

J’ai ressorti mes chutes de papier plastifié, j’ai cherché quelques autocollants et j’ai préparé des pièces à mettre dans la tirelire. 

J’ai donc eu besoin de: 

  • Chutes de papier plastifié 
  • Des autocollants 
  • Un bouchon de bouteille 
  • Un marqueur 
  • Un ciseau

Sur les chutes de papier plastifié, j’ai dessiné des ronds à l’aide du bouchon de bouteille. Ensuite je les ai découpé et j’ai demandé à Little Smiling Buddha de coller un autocollant au centre de chaque pièce ainsi créé. Il a pris son  travail à coeur un certain temps, avant de déclarer forfait et de partir jouer à autre chose…

Et puis est venu le moment de tester. Et il y a passé un long moment. Il a mis toutes les pièces dans la tirelire plusieurs fois d’affilée. Il ne peut pas la vider lui-même, il doit donc me demander de l’ouvrir. Mais je pense qu’avec un peu de dextérité en plus, il devrait progressivement y arriver.

Au retour de l’école, Little Miss Sunshine aussi a aimé manipuler cette tirelire. Et le soir-même Papa Lou rentrait avec une deuxième boîte tirelire. J’ai donc l’intention de créer une seconde tirelire, avec des pièces sur lesquelles je collerai des autocollants chiffrés pour apprendre à Little Miss Sunshine à manipuler de l’argent et à faire des calculs simples.

Un autre projet que je réaliserai à la rentrée…

Deux ans

J’ai du mal à réaliser que toi, mon tout-petit, mon bébé, tu ais déjà deux ans aujourd’hui.

Quand je te regarde découvrir le monde ces dernières semaines, je vois bien que tu n’es plus le même. Tu n’es plus mon bébé, mais un magnifique petit garçon, charmeur et souriant, dont la soif de connaissance et d’apprentissage n’a que peu de limite. Tu veux tout dévorer. Croquer la vie à pleine dent.

J’aime, autant qu’elle me frustre, ton impatience. Ta capacité à passer du rire aux larmes et aux cris en un quart de seconde.

J’aime nos tétées, autant qu’elles peuvent parfois m’exaspérer. Nos tétées de la nuit – trop nombreuses à mon goût, mais si douce quand je plonge mon nez dans tes cheveux. Nos tétées du jour – qui peuvent être quasi-inexistante quand je ne suis pas à la maison et qui peuvent vite se multiplier sans limite dans le cas contraire. Je me pose actuellement mille questions sur cet allaitement long, des questions que je n’aurai jamais pensé me poser. Mais notre prochaine rentrée scolaire commune me pose question…

J’aime ton sourire et tes grimaces. Ta manière bien à toi de t’exprimer dans un charabia mêlant des intonations françaises et chinoises quand tu joues, alors que tu sais très bien parler français et chinois. J’aime tes grimaces qui en disent long, tes yeux qui se lèvent au ciel, tes sourcils qui se froncent, ton air sérieux ou fâché…

J’aime la belle relation qui te lie à ta sœur. Vous pouvez passer de longs moments à jouer dans une quasi-osmose. Elle, répondant à tes envies et toi, essayant tant bien que mal de suivre ses jeux. J’aime la bienveillance dont elle fait preuve avec toi. Et puis parfois, les cris, les chamailleries… le lot de tous les frères et sœurs!

J’aime te regarder jouer avec Ayi. Elle t’adore. Tu vas lui manquer à la rentrée quand tu vas commencer l’école. Mais vous aurez passé de beaux et longs moments ensemble ces derniers mois! Et vous continuerez de passer du temps ensemble tous les après-midi…

Dans deux mois et demi, tu vas faire ta première rentrée. Ce n’était pas prévu, que tu entres aussi tôt à l’école. Mais ce sera une rentrée un peu particulière, puisque ce sera moi, ta maîtresse… Quoiqu’il en soit, je te sens prêt. Tu seras ravi d’avoir des copains autour de toi, de prendre le bus avec ta sœur le matin et de faire tout un tas d’activités et de jeux. Nous commencerons par la matinée seulement et puis ce sera à toi de nous guider…

À deux ans, tu: 

  • parles français et chinois. Dès qu’un mot est acquis dans une langue, tu l’apprends naturellement dans l’autre langue. J’adore quand tu mêles les deux langues, quand tu appliques au français les tournures chinoises, quand Ayi t’envoie me dire quelque chose en Chinois et que tu me le traduis naturellement en français. Tu manies déjà les pronoms personnels avec beaucoup de conviction, nous répétant des « moi! », « à moi! », « le mien! » ou « toi » sans relâche. 
  • ne fais toujours pas nos nuits. Tu ne fais que peu de sieste. Mais ça fait longtemps que tu n’es plus un gros dormeur!

  • adore chanter. Tu chante en français, en anglais, en chinois. Tu as appris un nombre incalculable de comptines dans les trois langues et il suffit que ta sœur entonne une nouvelle chanson pour que tu la suive.
  • adore les bouillons d’Ayi. Ton plat préféré du moment: la soupe de poisson et de tofu, c’est d’ailleurs ce que tu réclames à Ayi à chaque fois qu’elle te demande ce que tu veux manger. Tu aimes les pâtes aussi. Mais tu ne manges toujours pas grand chose – sans doute en rapport avec les quantités de mon lait que tu avales encore!

  • joue inlassablement aux voitures actuellement. Tu voues une véritable passion aux pelles-mécaniques. Et ça tombe bien parce qu’à Shanghai, on en voit tous les jours!
  • charme tout ton petit monde et même ceux que tu ne connais pas. Un regard, un mot, de ta part suffisent à concentrer tout le monde sur toi. C’est parfois vraiment impressionnant!

  • as découvert de nombreuses contrées: la France, le Japon, le Cambodge, mais aussi Yixing, le Sichuan, Pékin, Hangzhou et les montagnes jaunes en Chine. Tu as déja un nombre de kilomètres en avion incalculable à ton actif et pas mal de voyages en train également. Ton troisième prénom te sied à merveille…

Ce que je veux retenir cette année, ce sont tes regards qui en disent long, ta manière de jouer la comédie quand tu nous racontes quelque chose, ton intérêt pour toutes les activités que je te propose, ta patience et ton impatience.

Joyeux anniversaire mon tout-petit! 

[DIY] Table lumineuse

Voilà bien longtemps que j’avais envie de leur créer une table lumineuse. C’est à la fin de l’année dernière que j’ai finalement acheté la grande boîte qui sert de table chez Ikea. J’avais préparé à ce moment-là une première table, avec une guirlande récupérée qui ne faisait que clignoter. Et c’était vraiment pas ça. Après une soirée de jeux, les enfants s’en étaient détournés. Et moi aussi…


Et puis, il y a quelque jours, en prévision de notre absence pour deux mois, j’ai fait un gros rangement et je suis retombée sur la boite. Je l’ai réinstallée dans la salle de jeux, avec l’ancienne guirlande clignotante, mais les enfants ne s’y sont pas intéressés. Le lendemain, Papa Lou me dit qu’il doit commander une guirlande pour la chambre des enfants. J’en profite donc pour lui demander d’en acheter deux.

Et la guirlande qui est arrivée est juste parfaite! Elle ne clignote pas, fait une belle lumière blanche et les leds sont assez nombreuses pour faire une jolie lumière tamisée dans la boite. En plus, c’est une guirlande à pile, qui m’aurait éviter la galère de percer la boîte pour faire passer l’interrupteur à la fin de l’année dernière!

Pour réaliser une table lumineuse facilement, il vous faudra donc: 

  • Une grande boîte en plastique (du type de celles que l’on trouve chez Ikea)
  • Une guirlande lumineuse (pour les peu bricoleurs avec des piles, c’est plus pratique, sinon il faut également penser à avoir une perceuse sous la main)
  • Du papier sulfurisé 
  • Du scotch 

Si vous avez acheté une guirlande à brancher, il vous faudra percer un trou dans le fond de la boîte, assez grand pour y faire passer la prise. C’est l’étape la plus difficile! Sinon, vous pouvez directement passer à l’étape suivante.

Ensuite, il faut recouvrir le plus proprement possible l’intérieur du couvercle de la boîte avec du papier sulfurisé. Ce qui va permettre d’avoir un beau fond et une jolie lumière tamisée. J’ai utilisé du scotch pour cette étape, mais je pense qu’à terme je le collerai proprement sur les bords avec de la colle chaude.

Ensuite, il ne reste qu’à installer la guirlande dans la boite. Veiller à avoir des petites lumières un peu partout dans la boite pour avoir une jolie lumière homogène. Encore une fois, j’ai accroché la guirlande avec du scotch, mais à terme, je pense la coller également avec de la colle chaude.

Refermer la boite, la table lumineuse est prête à être utilisée! 

Pour s’amuser et laisser les enfants créer, les utilisations sont multiples: 

  • Avec des objets transparents colorés (billes, perles de verre, pièces en plastique coloré, formes géométriques, papier vitrail,…)
  • Avec des objets de la nature dont on peut observer les ombres (feuilles, fleurs,…) On peut utiliser un feutre pour tableau blanc pour dessiner sur la table en transparence avant d’effacer.
  • Pour apprendre à dessiner ou à écrire en transparence. Sur la table elle-même ou sur une feuille de papier en décalquant.

Sans compter les idées sorties tout droit de la tête des enfants au cours de leur expérimentation! Il y a de quoi passer de longues heures de jeux!

Je n’ai qu’un seul regret, ne pas l’avoir mis en place plus tôt! 

[Bac sensoriel] Les engins de chantier

Actuellement, Little Smiling Buddha, 23 mois, voue une véritable passion aux camions, voitures, et autres moyens de transports. Il commence d’ailleurs à avoir un sacré vocabulaire, entre le Chinois et le Français.

Lors des fêtes de Pâques, j’avais repéré chez Maman Nougatine, une recette de sable magique à la poudre de cacao que j’avais mis dans un coin de ma tête. Alors quand j’ai vu Little Smiling Buddha très intéressé par ses petits engins de chantier, je me suis dit que c’était là une très bonne occasion de tester.

Nous avons réalisé cette chouette activité au courant des dernières vacances et je pensais donc réaliser le sable magique avec l’aide de Little Miss Sunshine, mais c’est finalement Little Smiling Buddha, qui adore faire de la pâtisserie, qui m’a aidé à préparer le sable magique. Et il n’a pas pu s’empêcher de goûter, tellement le sable sentait bon! Comme Maman Nougatine, nous avons utilisé:

  • 8 verres de farine
  • 4 verres de poudre de cacao
  • 2 verres d’huile de cacahuète

Et l’huile de cacahuète non raffiné, mêlée à l’odeur du cacao, je ne vous raconte même pas. Moi-même, j’ai eu du mal à ne pas le manger, ce sable! Je pensais même que ça allait être son principal souci à ce sable magique! Est-ce qu’il en resterait assez pour jouer quand il aurait fini d’en manger?!? 😂

Finalement, une fois le sable dans le bac, Little Smiling Buddha s’est mis à jouer et n’a plus pensé à le manger. Ouf!

J’ai commencé par lui proposer le bac, à lui tout seul, alors que Little Miss Sunshine s’occupait avec un joli tableau à gratter des éditions Les deux coqs.

Quand je propose des bacs sensoriels salissant, pour protéger un minimum le sol, je mets toujours une grande nappe blanche, que je peux ensuite facilement secouer et laver. J’énonce la règle au moment de lui proposer le bac: « Le sable reste à l’intérieur du bac. » Et au besoin, je répète de temps à autre. Mais j’évite au maximum d’intervenir. Il y a passé au moins un quart d’heure sans rien mettre dehors. Absorbé qu’il était à sa tâche avec ses engins de chantier.

Et puis d’un coup, comme souvent depuis quelques semaines, il s’est énervé après le sable qui ne sortait pas assez vite de son camion, et a lancé son camion plein de sable à travers la pièce. Sans lever la voix, juste en répétant la règle et en expliquant mes gestes, j’ai rangé le bac et secoué ma nappe. Lui promettant de ressortir ce joli bac quand il serait moins énervé. Puis, je l’ai accompagné dans ses pleurs de frustration. Et il s’est avéré qu’il était finalement surtout fatigué puisqu’il s’est endormi peu de temps après.

Comme promis, je lui ai re-proposé le bac avec ces engins de chantier dès le lendemain, et il a nouveau passé un long moment à jouer, avant de s’en désintéresser et de vouloir se laver les mains…

Et puis, dimanche soir, au retour de notre promenade, Little Miss Sunshine m’a demandé de tester ce sable magique pour la première fois. J’ai donc tout installé pour les deux. Et à part, quelques éclats de voix, ils ont tranquillement joué ensemble pendant une bonne demi-heure avant que Little Miss Sunshine ne se lasse des engins de chantier. Et Little Smiling Buddha y a encore passé de longues minutes seul.

Contrairement, à ce que je craignais, ils ont renversé très peu de sable à l’extérieur de la boite durant leurs jeux. Ils commencent vraiment à avoir l’habitude de ce type de bac et à comprendre la règle. Je ne pensais pas pouvoir conserver ce sable aussi longtemps,  (je pensais qu’on l’aurait mangé avant!), mais au bout d’une semaine, ils s’amusent encore régulièrement avec…

Ca me donne envie de leur en créer d’autres rapidement! 

[Activités] La chenille qui fait des trous

Depuis quelques semaines, Little Smiling Buddha est totalement passionné par l’histoire de la chenille qui fait des trous d’Eric Carle, qu’il me fait lire et relire plusieurs fois au cours d’une même journée. C’est un livre que nous avons acquis en anglais, à notre arrivée à Shanghai. Little Miss Sunshine avait donc deux ans et demi. Mais j’ai choisi de lui traduire en français quand nous le lisons – sauf quand nous le lisons avec sa soeur – afin d’approfondir son vocabulaire en français dans un premier temps. Et il a déja intégré pas mal de vocabulaire au travers de cette petite histoire: la chenille, le cocon, le papillon. Sans compter certains aliments qu’ils connaissaient déja en partie. On n’insistera jamais assez sur la lecture pour l’acquisition de vocabulaire. Les livres sont des trésors!

J’aime beaucoup ce livre et nous l’avions déja bien exploité avec Little Miss Sunshine, quand elle avait trois ans et demi pour étudier le cycle du papillon. Je vous en avais d’ailleurs parlé là-bas.

Cette semaine, je me suis replongée dans mon tableau Pinterest consacré aux livres d’Eric Carle. J’y ai allègrement pioché idées et inspiration. Et j’ai commencé, comme j’avais déja dans l’idée à l’époque pour Little Miss Sunshine par créer un bac sensoriel coloré sur le sujet.

Quand nous avions acheté le livre, il y avait une peluche avec. A l’époque, je n’avais pas pensé à son utilité, mais c’est finalement plutôt sympa d’avoir une peluche pour créer facilement de jolis bacs sensoriels. Le bac a eu pas mal de succès. Surtout la feuille et l’oeuf que j’ai créé en feutrine pour l’occasion et le riz coloré qu’il manipulait pour la première fois.

Lors de la deuxième présentation, j’ai ajouté les cartes de nomenclature que j’ai créé pour l’occasion grâce aux scans du livre et au super site C’est pour vous. Après avoir été intéressé uniquement par le riz coloré, il a finalement décidé de donner à manger à sa chenille.

Je re-proposerai régulièrement le bac sensoriel à Little Smiling Buddha tant qu’il montre de l’intérêt pour celui-ci.

J’ai imprimé les jolies cartes de nomenclature en grand modèle afin que Little Smiling Buddha puisse mieux s’en servir. J’ai dans l’optique de les conserver grâce à un anneau de porte-clef pour les ranger facilement, mais aussi pour y revenir aussi souvent que l’envie nous en prend. Mais pour le moment, comme nous nous en servons quasi quotidiennement, je les ai laissé libre.

L’utilité des cartes de nomenclature est très variée. Quand je les donne à Little Smiling Buddha, il cherche spontanément ce qu’il connait pour me dire le nom de l’objet représenté. Ensuite, souvent, on reprend les cartes ensemble en les nommant, chacun notre tour. Mais ce que je préfère, c’est lire le livre et le laisser chercher seul la carte correspondant à ce dont nous sommes entrain de parler. Pour réduire la difficulté, je ne pose jamais toutes les cartes sur la table, je les sélectionne par rapport à son intérêt. Comme je le disais plus haut, on les utilise aussi avec le bac sensoriel. Mais dans ce cas-là, je n’interviens pas le laissant découvrir et jouer à son rythme.

Little Miss Sunshine aussi y trouve son intérêt. Grâce aux trois écritures, elle commence à déchiffrer et même à écrire. Elle a d’ailleurs spontanément cherché un stylo et du papier en m’annonçant qu’elle allait essayer d’écrire les mots en attaché grâce aux cartes de nomenclature.

Je savais que les cartes de nomenclature lui plairait – et ça fait d’ailleurs un long (trop long) moment que je ne lui en avais pas proposé -, mais je ne pensais pas qu’elle les utiliserait spontanément pour écrire en attaché.

J’ai également imprimé un mini jeu de mémory, des images séquentielles et le cycle de la vie du papillon. Little Miss Sunshine a très tôt apprécié les jeux de mémory. Je ne sais pas si ce sera pareil pour Little Smiling Buddha, mais il a l’air de suivre les pas de sa soeur à ce sujet… Pour les images séquentielles, pour le moment, on fait ensemble en parlant de ce qui se passe dans le livre, juste après sa lecture. Quant au cycle de vie du papillon, on l’utilise avec le livre au courant de la lecture pour mettre le doigt sur chaque étape. Little Miss Sunshine est également fière d’utiliser toutes ces ressources, pour elle en feuilletant le livre, ou pour le raconter avec ses propres mots à son frère.

J’ai encore l’intention de faire un peu de bricolage sur le sujet. Je pense notamment faire de la peinture avec des ballons, Little Smiling Buddha aimant beaucoup varier les ustensiles pour peindre. J’ai aussi l’intention de refaire de la pâte à modeler maison et de proposer une invitation à créer sur le sujet de la chenille qui fait des trous, sur le même principe que celle proposée pour l’automne. Ensuite, tout dépend de l’intérêt des enfants pour le sujet. Mais quoiqu’il en soit, j’ajouterai des photos au fur et à mesure de nos créations.

J’adore exploiter les livres pour créer des activités, et vous, qu’en pensez-vous? 

[DIY] Nos nouvelles bouteilles sensorielles 

Il y a quelques mois de ceci, je vous avais montré les premières bouteilles sensorielles que j’avais créé pour Little Smiling Buddha. Il s’avère qu’elles ont eu un énorme succès auprès de Little Smiling Buddha, mais aussi auprès de Little Miss Sunshine.

C’est donc avec grand plaisir, qu’au gré de mon inspiration, nous avons créé de nouvelles bouteilles sensorielles, certaines éphémères – dont les bouteilles autour de l’automne, dont les marrons et les haricots ont fini par moisir – et d’autres non.

Voici deux autres bouteilles qui ont eu un énorme succès.

  • La bouteille aux perles d’eau

Après notre jolie activité de manipulation et transvasement de perles d’eau, nous avons récupéré une partie des perles que nous avons mis à l’intérieur d’une petite bouteille en plastique transparente. Puis je l’ai rempli d’eau avant de sceller le bouchon à l’aide de mon pistolet à colle. Les perles d’eau sont superbes dans la bouteilles. Les couleurs pastels plaisent aussi bien aux enfants qu’à moi et la lenteur avec laquelle les perles se déplacent est très reposante.

  • La bouteille d’hiver

Pour réaliser cette bouteille, j’ai découpé des cylindres de polystyrène – qu’il me restait suite à cette activité – en tranche, j’y ai dessiné des flocons de chaque côté au feutre indélébile bleu. Pendant ce temps, Little Smiling Buddha a glissé de jolies perles bleu et argent et blanche et argent, ainsi que des pompons blanc et bleu.

On commence à avoir une jolie collection de bouteilles sensorielles de toutes sortes, qui sont renouvelées ou pas au fur et à mesure qu’elles s’abîment. Les enfants jouent énormément avec. Little Smiling Buddha aime qu’elles fassent du bruit. Little Miss Sunshine préfère les observer. Little Smiling Buddha essaie actuellement de faire des constructions avec. Little Miss Sunshine préfère les utiliser comme biberon pour ses poupées. Chacun son utilisation…

Ces jouets réalisés avec presque uniquement du matériel récupéré sont vraiment très intéressant pour les enfants. Si vous n’avez pas déja essayé, je vous invite à le faire!

[Recette] Cake mandarine et pépites de chocolat

C’est la première fois que ça arrive, mais Little Smiling Buddha 19 mois m’a demandé un « tato o mamine » – comprendre un gateau à la mandarine. Comme nous en avons acheté beaucoup la semaine dernière – un peu plus de 2,5kg – il m’en restait justement pas mal. Alors ni une ni deux, on a tous les deux improvisé un cake à la mandarine et aux pépites de chocolat.

Pour un cake, il vous faudra:

  • 125g de sucre
  • 125g de beurre
  • 2 oeufs
  • 180g de farine
  • 1 sachet de levure
  • 2 mandarines + 1 mandarine pour le glaçage
  • 100g de chocolat noir grossièrement réduit en pépites
  • 2 cuillères à soupe de sucre glace pour le glaçage

Préchauffer le four à 180°C.

Faire fondre le beurre à la casserole. Puis mélanger énergiquement le beurre et le sucre.

Laver les mandarines et prélever le zeste. Presser deux mandarines et réserver le jus.

Réduire le chocolat en pépites grossières à l’aide d’un couteau. Réserver.

Dans le mélange beurre-sucre, ajouter les oeufs, la farine et la levure. Mélanger.

Enfin ajouter les zestes et le jus de mandarine et les pépites de chocolat. Mélanger.

Beurrer un moule, y verser la pâte. Enfourner 40 minutes à 180°C.

Juste avant de sortir le cake du four, presser le jus de la dernière mandarine et le mélanger avec le sucre glace pour obtenir un glaçage à la mandarine. A l’aide d’un pinceau, étaler sur le cake de manière homogène. Parsemer de perles de sucre ou d’écorces de mandarine confites.

Déguster!

Ici, il a fait l’unanimité et a été dévoré en une soirée!

Dix huit mois

Il y a deux jours, tu as eu 18 mois.

Il y a tout juste un an, lors de nos vacances de Noël en France, nous discutions du Noël suivant, ce Noël où tu aurais 18 mois, où tu marcherais, où il faudrait certainement t’empêcher de grimper dans le sapin, où tu ferais pour la première fois les 400 coups avec ton cousin, qui tout juste deux mois de moins que toi. Et nous y voilà déjà. Je me souviens pourtant de cette conversation comme si elle avait eu lieu hier, de ma curiosité à savoir quel grand bébé tu serais devenu. Et puis nous y voilà…

Au lendemain de notre arrivée en Alsace cet été, tu te lançais pour faire tes premiers pas seul, avec une agilité phénoménale. Quelques jours plus tard, tu commençais à grimper sur les chaises et sur tout ce qui te permettait de monter plus haut que le sol. La motricité libre que nous avons pratiqué avec toi de manière plus poussé qu’avec ta soeur, a largement porté ses fruits. Tu as un équilibre et une confiance en toi qui sont vraiment exceptionnels.

Tu ne fais toujours pas MES nuits. Et finalement, ça n’a pas grande importance. Mais tu t’endors dans ton lit, avec ta soeur depuis tes 14 mois et demi. Quand tu te réveille la nuit, tu te lèves et tu viens nous rejoindre. Je n’ai même pas besoin de me lever. Tu trouves ton chemin dans la nuit, et tu me demandes juste de t’aider à grimper dans notre lit, avant de te rendormir pendu à mon sein.

Dix huit mois, c’est aussi un magnifique parcours d’allaitement. Tu es toujours allaité à la demande. Tu peux téter trois fois en 24h, comme deux cents fois le lendemain, juste parce que tu l’as décidé ou que tu as mal aux dents. Et je découvre avec délice, et avec quelques douleurs de temps à autre, la joie d’allaiter un bambin!

Avec tout ce lait, tu n’es pas un grand mangeur. Ce que tu préfères, c’est manger seul, à la petite cuillère ou avec les mains. Mais quand c’est Ayi qui s’occupe du repas, tu préfère te laisser nourrir. Ta nourriture préférée actuellement? Le riz sur une petite cuillère trempée dans un verre d’eau quand Ayi te donne à manger. Si je ne suis pas là à l’heure du déjeuner, tu manges. Puisque tu n’as pas eu l’occasion de téter tout ton saoul cinq minutes avant! Ton fruit préféré est la mandarine. Côté légume, je pense que c’est… le riz! Tu manges de tout, mais uniquement quand c’est toi qui le décide.

Tu es de plus en plus indépendant, en dehors de tes crises de « tétous » où tu ne lâches plus mes seins pendant une journée complète. Mais le médecin m’a confirmé que tes dernières dents étaient sur le point de sortir… J’ai donc l’espoir que d’ici peu nos nuits seront plus paisibles et que tu seras encore plus indépendant. Je sais dores et déja que ses jolis moments lactés où tu redeviens mon tout-petit se feront plus rare et je savoure d’autant plus les journées « tétous » actuelles.

Tu voues une passion aux dinosaures, aux animaux et aux petites voitures. Tu adores manipuler toutes sortes de petits objets, remplir et vider. Tu m’as récemment bluffé en peignant avec un pinceau avec une application, une concentration et un bonheur impressionnant. Comme ta soeur, tu aimes bricoler et pas moyen de proposer une activité à ta soeur sans te proposer la même ou une alternative proche pour éviter de te frustrer. Je ne sais pas si c’est parce que tu voues un véritable culte à ta grande soeur ou si c’est juste toi, mais j’ai parfois l’impression d’avoir un petit bonhomme de trois ans devant moi et pas un tout-petit de dix huit mois.

Je sais dores et déjà, qu’en septembre prochain, je reprendrai le travail – je vous en parlerai certainement de manière plus détaillé dans un autre article bientôt. Tu auras 26 mois et demi. Je me pose un millier de question, mais je sais que tu t’épanouira chez les tout-petits en maternelle. Tu adores les autres enfants, tu joues déja avec les autres, tu partages avec une facilité qui m’étonne. Sans doute, l’effet d’avoir une grande soeur. Tu seras ravi de te mêler aux autres enfants et de découvrir le monde de l’école. Tu pleurniche chaque matin quand tu vois le bus de l’école partir sans toi et emporter ta soeur.

Ta relation avec ta soeur est idyllique. Evidement vous vous chamaillez. Evidement parfois elle a juste envie de t’étriper. Mais la plupart du temps, j’observe la douceur de ta soeur dans ses gestes. Je me délecte de tes regards plein de fierté et d’admiration que tu lui jettes. Il suffit qu’elle te chante une chanson une fois, pour que tu la chante. Il suffit qu’elle t’apprenne une chose pour que tu la fasse. Tu bois ses paroles. Tu l’observe avec attention dans l’espoir de l’imiter au mieux. Je n’aurai pu rêver une relation plus apaisée…

Je me dis souvent qu’à ton âge, Little Miss Sunshine avait un vocabulaire déja bien plus développé (et c’est certainement le cas, mais chaque enfant suit un développement bien particulier!). Je mets ça sur le dos des deux langues que tu côtoies au quotidien et de la troisième que tu entends régulièrement. Mais finalement, quand le pédiatre m’a demandé quels sont les mots que tu prononce déja, je me suis rendu compte de la richesse de ton vocabulaire. En plus des mots que tu prononçais déja pour tes un an, tu as bien enrichi ton vocabulaire. Tu dis 阿姨 (Ayi) à longueur de journée, GrandPapa, Papapa. Tu adores les animaux et tu prononces très joliement 猫 (mao/chat), 鱼 (yu/poisson), 狗狗 (gougou/chien) en chinois, et dinosaures (tinoso) en Français. Tout ce qui ce mange est gâteau (tato) et tout ce qui se boit de l’eau (delo). Mais si tu t’adresse à moi pour parler d’un poisson, tu me diras d’abord « de l’eau » avant de me dire « 鱼 ». D’autres mots te servent également beaucoup « assis », « ici », « 帮帮我“ (bangbang wo/aide-moi), « bye bye », « 再见 » (zaijian/aurevoir), « 明天见 » (mingtian jian/à demain) et puis « non » et très rarement « oui » ou « 不要 » (bu yao/ je ne veux pas). Et puis ces derniers jours, tu dis au moins un nouveau mot par jour…

Et puis tu chantes. Et on reconnais très bien les chansons. Tu adores celles que ta soeur te chantent, les chansons qu’elle a appris à l’école sur le thème des indiens. « Ani Couni » est de loin ta préférée. Mais tu chantes aussi « Nagawika ». La première fois que tu as chanté une chanson, c’était cet été. Et c’était le thème de la Reine des Neiges!?! Bref, on comprendra l’impact de ta soeur sur tes apprentissages! Tu aimes aussi chanter « Joyeux anniversaire », mais ne me demander pas en quelle langue, je suis incapable de comprendre ce qu’il raconte!

Je pourrai encore longtemps continuer cette énumération un peu à la Prévert, tant j’adore t’observer… Mais ce que je veux retenir aujourd’hui, c’est ce beau petit bonhomme blond, avec ses quelques cheveux blonds, qui est avide de tout faire comme un grand.

Joyeux 18 mois mon grand bonhomme!