Les vacances d’été se terminent

Comme chaque année depuis que nous sommes en expatriation et que nous rentrons en France, nous avons l’impression que l’été passe bien vite. Nous voilà déja entrain d’attendre notre premier avion qui nous emmènera jusqu’à Paris, avant de prendre celui qui nous fera traverser presque la moitié du monde pour rentrer chez nous, à Shanghai.

L’été pour les expatriés, c’est toujours une multitude d’émotions et de sentiments qui se bousculent. La joie de retrouver la famille après une longue séparation. Le bonheur de fouler à nouveau le sol du pays qui nous a vu naître ou grandir. L’émerveillement face aux paysages familiers qui nous ont manqué. Et en parallèle, c’est souvent seule avec les enfants alors que le mari travaille encore dans le pays d’expatriation que nous passons l’été. Et ça, c’est vraiment une des choses qui me pèse. Bien sûr, si Papa Lou rentrait plus longtemps, nous n’aurions plus de vacances pour profiter de l’Asie au courant de l’année. Alors le choix est difficile, mais finalement vite fait. Cette année, pour profiter à fond des dernières vacances avant que je ne reprenne le travail, nous avons donc choisi tous ensemble que je rentrerai deux mois complets avec les enfants.

Nous avons très largement profité de notre été. Surtout les enfants. Ils n’ont laissé que peu de répit aux grands-parents. Ils ont voulu tout faire, tout voir et surtout jouer, jouer sans cesse avec eux. De mon côté, j’ai passé près de six semaines à bosser pour la rentrée. Régulièrement. Au moins deux à trois jours par semaine. Papa Lou nous a manqué, beaucoup. Et puis quand il est enfin arrivé en France, au bout de près de sept semaines, il a encore dû travailler. Difficile à comprendre pour les enfants. Et j’avoue que même pour moi, ça n’est pas évident. Il aura donc été deux semaines en France, mais aura tout de même travaillé quatre jours.

En contre partie, nous allons pouvoir profiter à fond de l’Asie cette année, puisque nous avons déja prévu une semaine dans le XiShuangBanna en octobre, ainsi que deux week-ends durant ce même mois (les montagnes du Phénix et les rizières près de Shanghai), une semaine de roadtrip sur l’île de Kyushu au Japon en novembre, une semaine au Japon (lieu exact à définir) avec Nonna et GrandPapa à Noël, une semaine dans le XinJiang avec Papapa et Mamama pour le Nouvel An Chinois et deux semaines de vacances en France en avril à l’occasion du mariage de Parrain et Tata. Devraient encore s’ajouter quelques week-ends supplémentaires en fonction de nos disponibilités, de notre fatigue et de nos finances!

C’est donc le coeur heureux et léger, la tête plein de beaux souvenirs d’été, les valises pleines de livres et la tête déja à la rentrée et à nos prochaines vacances que nous reprenons ce matin l’avion vers Shanghai.

En route vers notre quatrième année d’expatriation! 

Séjour chez l’habitant dans le Sichuan

Depuis hier soir, à l’école de Little Miss Sunshine, ce sont les vacances françaises. Elle n’ira donc pas en classe durant une semaine, par choix, puisqu’un service minimum est maintenu par l’école à l’aide des professeurs chinois.

Ce sont ces vacances du mois de mars que nous avions choisi avec Ayi il y a longtemps déja – ça remonte au mois de septembre, si je me souviens bien, juste avant notre séjour dans le Sichuan avec Nonna et GrandPapa. Quand Ayi et sa famille ont su que nous avions envie de visiter le Sichuan, ils nous ont aussitôt invité. Malheureusement, Papa Lou ayant beaucoup de travail ici à Shanghai et partant d’ailleurs plusieurs jours en déplacement à Pékin durant notre absence, c’est seule avec les enfants que j’effectuerai ce voyage.

L’organisation a été périlleuse. Ayi veut tout nous montrer et tout nous faire découvrir de sa région, et absolument toute sa famille et ses amis veulent nous rencontrer. Nous avons dû jongler pour combler et Ayi et sa famille. Finalement, nous allons normalement passer trois jours dans sa ville natale où habitent la majeur partie de sa famille et ses amis et trois jours dans le parc naturel de JiuZhaiGou, réputé pour être un des plus beaux endroits de Chine.

Je ne sais pas trop à quoi m’attendre. J’ai l’impression que le programme évolue de jour en jour entre les envies d’Ayi et de sa famille. Nous allons donc passé une semaine à vivre à la Chinoise, avec uniquement des Chinois – même le tour réservé à JiuZhaiGou par Ayi est un tour pour les Chinois. Moi qui ai besoin de tout planifier, organiser, qui veut savoir où je vais et quand, qui aime anticiper, il va falloir que je lâche du leste durant cette semaine!

J’espère que cette expérience plaira aux enfants – j’angoisse deja de la réaction de Little Miss Sunshine face aux milliers de photos qu’ils vont vouloir prendre d’elle – et à moi aussi. Je ne pars pas totalement confiante, j’avoue. Entre la crise d’asthme de Little Smiling Buddha il y a quelques jours à peine, la difficulté que j’ai à communiquer avec Little Miss Sunshine ces derniers temps, le fait que Papa Lou ne se joigne pas à nous et ma fatigue, je croise les doigts pour que tout se passe au mieux. Et pourquoi pas que cette semaine à trois ne règle finalement nos soucis à Little Miss Sunshine et moi…

Si vous voulez des nouvelles fraîches, c’est sur le compte Instagram du blog que ça se passera.

À très vite pour le récit de cette expérience hors du commun!

[Expatriation] [Choc culturel] Passer une visite médicale en Chine

Depuis que nous sommes en Chine, j’ai eu l’occasion de passer deux visites médicales. La première, juste après mon arrivée, était celle nécessaire pour l’obtention d’un permis de résidence. La deuxième, que je viens de passer il y a quelques jours, était celle nécessaire avant mon embauche par mon nouvel employeur.

Rien de nouveau sous le soleil, mais les Chinois sont quelque peu nombreux. Et s’il y a bien quelque chose que les Chinois craignent par-dessus tout, ce sont les maladies qui se propagent. Tout est donc fait pour que les Chinois soient le moins malade possible. Et d’ailleurs la Médecine Traditionnelle Chinoise est une médecine qui est avant tout destinée à prévenir les maladies. Quand ils sont malades, les arrêts de travail ou même les fermetures d’école pleuvent. Pour une grippe, c’est trois semaines d’arrêt avec interdiction de sortir de chez soi. Pour six enfants avec une maladie infantile comme pied-main-bouche ou quelque chose d’aussi banal que des poux dans une école, c’est toute l’école qui risque la fermeture (une classe peut être fermée si deux enfants ont la même maladie contagieuse ou des poux). Bref, on ne rigole pas avec la contagion.

Vous pouvez donc bien vous douter que les visites médicales sont assez complètes en règle générale.

Pour la première, j’y étais allée seule. Je prenais d’ailleurs le taxi seule à Shanghai pour la première fois. C’était quelque trois jours après mon arrivée. Un samedi matin. La visite médicale avait lieu dans un hôpital spécialisé. Tous les étrangers qui demandent un permis de résidence y passent. En arrivant, après quelques questions d’ordre administrative, on m’a envoyé vers un numéro de salle. Là-bas, je découvre des vestiaires. On me dit de me mettre en culotte et d’enfiler un peignoir mis à disposition pour l’occasion. Nous sommes nombreuses dans les vestiaires et chacune attend qu’une cabine (avec une porte qui se ferme d’ailleurs à clef, un luxe! Je l’apprendrais plus tard, mais c’est spécial pour les étrangers ça!) En ressortant, en peignoir, on m’envoie vers une autre salle, devant laquelle hommes et femmes en peignoir et chaussons prêtés pour l’occasion attendent déjà. C’est une salle d’examens. Chaque examen a lieu dans une salle différente, et on passe les uns après les autres, à la queue leu leu, la porte grande ouverte, le suivant déjà debout dans la salle et souvent au moins deux ou trois personnes qui passent le même examen côte à côte. À chaque fois que l’on termine un examen, on nous donne un autre numéro de salle. Les médecins et infirmières ne parlent pas. Ils nous examinent machinalement. En fait, en voyant faire le précédent, on sait ce qu’il va falloir faire… j’ai l’impression d’être totalement déshumanisé, cette désagréable impression de n’être qu’un numéro. Et finalement, c’est exactement ce que je suis. Ni homme, ni femme, juste un numéro à examiner.

Les examens sont très rapide. Prises de sang, radio des poumons, auscultation générale, électrocardiogramme, … tout y passe de salle en salle. Et toujours la même attente. Le même schéma.

Papa Lou ayant passé cet examen quelques semaines avant moi m’avait prévenu. Heureusement. Pour un premier contact avec la Chine, il m’a plutôt déstabilisé. Cette impression de déshumanisation, cette impression de devoir faire comme tout le monde, de n’avoir aucun libre arbitre, aucune considération de la part des médecins et infirmières qui ne nous ont jamais ou presque adressé la parole. Et en même temps, cette efficacité dans la gestion du nombre. Nous étions des centaines. Les examens se faisaient à la chaîne, avec une rapidité hallucinante. Ca a été mon premier choc culturel.

Je ne m’attendais pas à revivre une visite médicale en Chine. Je prend toujours grand soin d’accompagner les enfants quand ils doivent faire une visite dans un hôpital chinois ou qu’un médecin chinois vient à l’école pour les vérifications annuelles. J’ai trop peur de les traumatiser, je ne veux pas qu’il ressentent cette impression de n’être qu’un numéro parmi d’autres…

Il s’avère donc que pour se protéger en Chine, l’employeur demande une visite médicale très poussée à celui qu’il emploie. Les examens pratiqués sont à la discrétion de l’employeur, mais demeurent assez standardisés. Il faut vérifier que la personne est apte à travailler, mais surtout qu’elle n’a pas de maladies qui pourrait être transmises à d’autres. Si quoi que ce soit est découvert tout est mis en œuvre, avec l’aide de l’employeur, pour remédier au « problème ». On m’a raconté qu’un jour c’est ainsi qu’un employé a découvert qu’il était atteint de la syphilis lors d’un de ces contrôles et que l’employeur avait été obligé de lui « offrir » trois semaines de traitement dans un centre spécialisé.

Je ne pensais pas remettre les pieds dans un hôpital chinois de si tôt, mais finalement, pour nos dernières années en Chine, j’y aurai le droit tous les ans. Et cette nouvelle expérience ne m’a pas franchement donné envie d’y retourner tous les ans…

C’est avec une grande partie de mes collègues féminines chinoises et étrangères que j’y suis allée. Nous étions plusieurs étrangers pour qui une visite médicale dans le cadre d’un emploi était une première. Mais les blagues et autres allusions des collègues masculins la veille ne nous avait pas rassurées. On se demandait un peu à quelle sauce on allait être mangé.

Nous étions 15 femmes. 4 étrangères et 11 chinoises. Le plus long a été à notre arrivée de faire enregistrer nos noms d’étrangères dans la base de données. Je pense qu’ils y ont bien passé 10 à 15 minutes. Les Chinois ne savent absolument pas faire la différence entre un nom et un prénom (pourtant ils ont la même chose) et je ne vous raconte pas quand il y a deux noms de famille ou plusieurs prénoms sur votre passeport…

Ensuite, nous avons eu droit, dans la file d’attente, à la prise de notre tension avec un appareil électronique. On nous a ensuite donné deux étiquettes avec nos noms et on nous a envoyé vers un autre numéro de salle. Devant la-dite salle, on nous a donné un tube à essai avec un long coton-tige. C’est là qu’on croit comprendre à quel type d’examen on va avoir droit…

Il y a plusieurs femmes qui attendent devant deux portes. Les infirmières nous dispatchent entre les deux portes. Les portes ne sont pas complètement fermées. Dès qu’une femme sort, la suivante entre. C’est à mon tour, j’entre. C’est effectivement un examen gynécologique auquel nous allons avoir droit. Mon premier réflexe, fermer la porte derrière moi. Le médecin me tend une feuille de plastique nouée au milieu. C’est là que je lève les yeux et que je me rend compte qu’en fait nous sommes deux dans la salle, une de mes collègues est juste à côté avec un autre médecin. Les deux portes menaient dans la même salle… Le médecin grommelle. Je suppose que je suis trop lente à son goût. Je lui demande à quoi sert le plastique qu’elle vient de me tendre. Elle me montre qu’il faut que je le pose sous mes fesses pour protéger le siège d’examen. Sans même m’adresser la parole, alors que je viens de lui parler en Chinois. Bref, je ne prend pas le temps d’enlever mes habits, je laisse mon pantalon sur mes chevilles et je m’exécute rapidement, histoire de sortir de là au plus vite. Durant le temps que j’ai passé dans la salle d’examen, qui a duré au plus deux minutes, la porte s’est ouverte au moins trois fois… Je me rhabille en quatrième vitesse, le médecin me râle dessus pour que je jette mon fameux plastique dans la poubelle en sortant, et me rend le tube à essai avec le coton-tige. En sortant, je remarque que la femme suivante ne ferme pas la porte. On m’envoie vers une autre salle.

La salle suivante est en fait le laboratoire où déposer le prélèvement. On m’envoie encore vers une autre salle. J’y retrouve mes collègues étrangères. Deux qui sont entrain de se faire piquer pour prélever leur sang, une autre qui attend comme moi dans la salle. On blague sur l’examen gynécologique qu’on vient de vivre, histoire de détendre l’atmosphère. Une des collègues que l’on vient de piquer crie « Aïe! ». On vient d’en parler, elle a pourtant l’habitude de donner son sang. J’apprendrai plus tard que l’infirmière ne trouvait pas sa veine et farfouillait dans son bras avec l’aiguille. A mon tour. L’infirmière me réclame la deuxième étiquette qu’elle colle sur un tube à essai pour le prélèvement. Elle me pique. Puis me renvoie vers le laboratoire pour déposer mes prélèvements. Et encore vers une autre salle. On est de nouveau ensemble avec mes collègues. Toutes dans la même salle pour l’examen de palpation du médecin. Tour à tour, on se couche sur la table d’examen le temps que le médecin nous tripatouille le ventre. On nous informe que c’était le dernier examen. On se retrouve toutes les quatre dans la grande salle où tout à commencer. On est toutes soulagé que ce soit terminé. Finalement, ce type d’expérience, ça rapproche!

Niveau efficacité par contre, rien à redire. 15 personnes: 30 minutes. Entre notre arrivée et notre départ. Dont facilement 10 minutes de perdues pour écrire nos noms d’étrangers…

Je tiens à souligner que l’expérience n’a pas été traumatisante non plus. Je ne suis pas pudique (heureusement!) et je me doutais de ce qui nous attendait, même si personne ne nous en avait informé. Je commence à connaître un peu le système chinois. Il n’en demeure pas moins que ce ne sont pas des expériences agréables. Et que ma première envie quand je me suis retrouvée dans la salle d’examen gynécologique a été de prendre mes jambes à mon cou et ensuite un sentiment de révolte en me disant que ce n’était quand même pas normal de nous imposer ça. Et quasiment en parallèle un immense sentiment d’impuissance. De toute façon, si je veux l’emploi, pas d’autres alternative… Quand je pense que j’ai toujours refusé de faire pipi dans un pot lors de mes visites à la médecine du travail en France…

Tiens, si j’y pense, je vous parlerai une fois des toilettes en Chine… Sans porte, avec des murets bas… Si,si…

L’expatriation est une merveilleuse aventure, où l’on doit chaque jour repousser un peu ses limites, mais c’est vrai qu’on se passerai bien de certaines expériences! 

[Recette] Bouillon de radis blanc et boulettes de porc au gingembre

Voici une recette chinoise que Little Smiling Buddha adore. C’est certainement son plat chinois préféré avec le bouillon de poisson au tofu. Little Miss Sunshine apprécie aussi tout particulièrement ce plat. Elle aime mettre sa soupe directement dans son bol de riz. Vous avez été plusieurs à me réclamer cette recette plusieurs fois sur Instagram. Je suis donc ravie d’avoir enfin pris le temps de demander la recette à Ayi et de la partager avec vous.

La recette est simple et vous devriez trouver les ingrédients assez facilement en France.

Pour un beau bouillon, il vous faudra:

  • un gros radis blanc (on le trouve aussi sous le nom de daikon)
  • un gros morceau de gingembre frais (6cm environ)
  • une poignée de poivre du Sichuan
  • 300g de porc haché
  • un oignon
  • une botte de ciboulette 
  • une cuillère à soupe de sauce soja
  • une cuillère à café de sauce soja épaisse (qu’on peut remplacer par de la sauce soja classique)
  • une pincée de poudre de poivre du Sichuan
  • une cuillère à soupe de fécule de maïs

Laver, peler le radis puis l’émincer en fines lamelles.

Laver et peler le gingembre à l’aide d’une petite cuillère. Couper le morceau de gingembre en trois morceaux de 2cm environ. Trancher grossièrement un des morceaux, et presser les deux autres morceaux dans un presse-ail.

Eplucher et hacher finement un demi oignon. Laver et hacher finement la botte de ciboulette.

Dans un wok, faire chauffer une louche d’huile. Quand l’huile est bien chaude, y jeter le gingembre en tranche, la moitié du gingembre pressé et une poignée de poivre du Sichuan.

Jeter les radis en lamelles dans le wok. Salé à votre convenance. Faire cuire quelques minutes à feu vif tout en remuant régulièrement avec une cuillère en bois, puis recouvrir d’eau chaude et mettre un couvercle. Continuer la cuisson à feu vif.

Penser à surveiller régulièrement vos radis et à ajouter de l’eau chaude si nécessaire.

Pendant ce temps, préparer les boulettes de porc. Pour cela, mélanger le porc haché avec l’oignon haché, la moitié de la ciboulette, un oeuf, une cuillère à soupe de sauce soja, une cuillère à café de sauce soja épaisse, et un peu de poudre de poivre du Sichuan. Bien mélanger avec des baguettes.

Dans un verre mélanger un peu d’eau et de fécule de maïs. L’ajouter à la viande. Mélanger.

Baisser le feu sous le wok. Façonner des boulettes à la main et à la petite cuillère et les plonger directement dans le bouillon du wok.

Quand toutes les boulettes ont été ajoutées au wok, remettre à feu vif sans couvrir pour une quinzaine de minutes.

Avant de servir, parsemer du reste de la ciboulette.

Servir avec un bol de riz.

Le Nouvel An chinois à Yu Garden

Comme chaque année lors du Nouvel An chinois, le dimanche précédant la fête est un jour travaillé. Les écoles sont ouvertes et les parents travaillent. Papa Lou est donc parti travaillé tôt le matin, comme à son habitude, tandis que je gardais Little Miss Sunshine à la maison pour profiter de ces moments un peu particulier avec elle.

Nous l’avions prévu. Nous voulions allé visiter Yu Garden ensemble, avec Little Smiling Buddha cette fois-ci. Pour éviter le plus gros de la foule, nous avons choisi de partir dès la fin de la matinée. Papa Lou avait prévu de nous rejoindre pour que l’on puisse déjeuner tous ensemble.

Malgré mon appréhension, la date était bien choisie. Une semaine avant le Nouvel An chinois, les touristes ne sont pas encore nombreux à Shanghai et comme les Shanghaiens travaillent encore, la foule était plus que raisonnable! Nous avons largement pu profiter des belles décorations colorées!

Nous avons commencé notre promenade dans l’enceinte de la vieille ville. Comme l’an dernier, sur chaque petite place, des décorations colorées sur le thème de l’animal de l’année: le coq, ou sur le thème des héros légendaires chinois nous en mettent plein les yeux.

 

Peu après midi, nous sommes allés faire la queue dans le fameux restaurant de Xiao Long Bao, ces sortes de raviolis typiquement shanghaien dans lesquels on rencontre un délicieux jus de viande ou de crabe lorsque l’on croque, le NanXiang. Pour déguster des Xiao Long Bao à emporter, l’attente est toujours très longue dans ce restaurant, mais pour manger sur place, le temps d’attente est relativement raisonnable – 15/20 minutes.

Juste au moment où nous avons pu nous installer à table, Papa Lou est arrivé. Pour le plus grand plaisir de tous, et surtout de Little Miss Sunshine qui m’a dit plusieurs fois que c’est la première fois que nous mangions avec Papa Lou alors qu’il travaillait…

En plus des traditionnels Xiao Long Bao, nous avons dégusté quelques autres gourmandises, comme un énorme raviolis dont on ne boit que la soupe de crabe qui est à l’intérieur, du tofu puant ou des shaomai, sorte de raviolis farcis au riz gluant.

En sortant du restaurant, Papa Lou nous a assez rapidement quitté pour retourner au travail. Et avec les enfants, nous avons continué notre promenade…

Sur la grande place principale, qui mène à la jolie maison de thé sur l’eau, c’est le paon qui est à l’honneur cette année.

Pour la promenade autour de la maison de thé sur l’eau, il y avait bien moins de monde que l’an dernier et c’était vraiment très agréable…



Le ciel était d’un beau bleu. Et j’aime toujours autant voir le contraste entre l’univers traditionnel chinois et l’univers moderne qui règne à Shanghai.

On a encore fait quelques photos avec les enfants pour garder de jolis souvenirs de cette journée…

Et pour la deuxième fois, depuis que nous vivons en Chine, Little Miss Sunshine a reçu une barbe à papa en forme de fleur…

Nous avons passé une très belle journée dans l’ambiance du Nouvel An chinois. Et je sais que les enfants en garde également un joli souvenir…

En sortant de la vieille ville pour aller prendre le taxi, j’ai jeté un dernier regard en arrière, vers cet univers que j’aime tant…

[Itineraire] Roadtrip dans le Sichuan 

A l’occasion de la semaine de vacances qui marquent la fête nationale chinoise, du 1er au 7 octobre, nous avons décidé de partir découvrir le Sichuan avec Nonna et GrandPapa.

Comme d’habitude lorsque nous voyageons en Chine, nous avons choisi de nous payer les services d’un guide anglophone, d’un chauffeur et d’une voiture à notre disposition durant tout le séjour. C’est un luxe – qui n’est pas très cher en Chine -, et en même temps avec les enfants, un moyen de nous simplifier vraiment les déplacements.

Voici notre itineraire:

  • Jour 1:  9h15 décollage de Shanghai. 12h25 atterrissage à Chengdu. Rencontre de notre guide et de notre chauffeur pour la semaine. Promenade dans le quartier tibétain de Chengdu. Visite de la magnifique rue ancienne de Jinli. Promenade dans le Parc du Peuple. Installation à l’hôtel. Dîner dans un restaurant aux spécialités du Sichuan.
  • Jour 2: départ matinal pour la base de Panda de Chengdu. Arrivée à 8h30. Visite de la base de panda. 12h retour à Chengdu pour déjeuner. 14h visite du site archéologique de Jinsha. 17h visite du temple impérial QingYangGong. Retour à l’hôtel puis dîner dans un restaurant aux spécialités du Shandong.
  • Jour 3: départ pour le Mont QingCheng. Montée jusqu’au lac. Tour du lac à pied et retour en bateau. Descente. Déjeuner au pied de la montagne dans un petit restaurant de rue. Départ pour la visite du système d’irrigation de Dujiangyan. Visite des trois projets d’irrigation. 19h retour à l’hôtel. Déjeuner dans le même restaurant que le premier soir.
  • Jour 4: 9h départ pour Leshan. Visite d’une plantation de thés pédagogique. 11h ArivÉe à Leshan. Promenade en bateau pour voir le bouddha géant de Leshan. Déjeuner dans un restaurant aux spécialités du Sichuan. Départ pour Emeishan. 15h30 Arrivée à Emeishan. Installation à l’hôtel. Promenade au pied de la montagne. Dîner au restaurant de l’hôtel. Promenade dans la rue commerçante avant d’aller se coucher.
  • Jour 5: départ matinal pour monter au sommet d’Emeishan. 2h de bus. Puis 30 minutes de marche en montagne jusqu’au téléphérique. Montée en téléphérique. Encore 30 minutes de marche jusqu’au pied du temple et de son immense statue dorée. Visite du sommet et du temple. Déjeuner dans un restaurant au sommet. Puis redescente. Visite du temple Baogou avant de rentrer. Dîner dans un restaurant aux spécialités du Sichuan. 19h30 Spectacle de danse et de KungFu. Puis retour à l’hôtel.
  • Jour 6: départ matinal après avoir bouclées les valises pour le milieu de la montagne Emei. 1h Montée en bus. 10 minutes de marche jusqu’au téléphérique. Montée en téléphérique jusqu’au temple Wannian. Visite du temple. 1h de marche en descente. Visite d’un second temple. 1h de marche en descente supplémentaire. 20 minutes de retour en bus. Retour à la voiture. Déjeuner au même restaurant que la veille au soir. Départ pour Ya’an. 2h de route. Arrivée à Ya’an. Tout le monde était très fatigué donc repos à l’hôtel. Puis dîner en ville et promenade autour du pont couvert. Retour à l’hotel.
  • Jour 7: visite de la base de panda de BiFengXia. Visite de la gorge de BiFengXia. Visite de la vieille ville de ShangLi. Retour à Chengdu. Nuit dans le même hôtel que les premières nuits.
  • Jour 8: visite du monastère de Wenshu. 10h30 Départ pour l’aéroport. 13h05 Départ pour Shanghai.

Nous avons passé une superbe semaine dans le Sichuan. Les premiers jours ont été magnifique, mais la température avoisinait les 35 degrés. Puis progressivement, les jours suivants, nous sommes passés sous la barre des 30 degrés, pour terminer aux alentours de 25 degrés et de la pluie, les deux derniers jours. Mais même sous la pluie,  ou peut être d’autant plus, les paysages de montagnes sont grandioses. Nous en garderons de magnifiques souvenirs!

Dans les semaines qui viennent, je vous détaillerai chaque journée et posterai de nombreuses photos! 

[Roadtrip] Fujian – Jour 7: les Tulou et Xiamen

Voici déja arriver notre dernier jour dans le Fujian. Nous nous sommes réveillés tôt pour profiter de la vue magnifique de l’hôtel sur les Tulou, maisons rondes traditionnelles, avoisinantes.

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L’hôtel en lui-même, le Hakka Earth Building Prince Hotel de Yongding, n’était pas extraordinaire. C’est un énorme bâtiment moderne comme tous les grands hôtels chinois. Mais la vue des chambres était magnifique. Et il y avait même des terrasses pour profiter de cette vue. Par contre, en arrivant, j’ai été choqué par cet immense bâtiment qui défigure totalement le décor à mon sens…

Nous avons fait le choix de dormir dans un grand hôtel, et non dans un Tulou, à cause des enfants. Voyager avec des enfants en bas-âge contraint parfois à des choix… A quatre, nous n’aurions pas pu rentrer dans une petite chambre d’un Tulou, et nos enfants étant encore trop jeune pour dormir dans une chambre séparée, le choix a été vite fait… Mais si nous y avions été en amoureux, c’est sûr qu enotre choix aurait été différent!

Pour cette dernière matinée dans le Fujian, nous avions prévu de prendre un peu de hauteur pour observer certains Tulou de haut avant d’aller les visiter.

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Nous avons donc commencé notre matinée par une belle promenade, agrémentée de nombreuses marches, dans la montagne. Et ce jour-là, Little Miss Sunshine était vraiment motivé pour marcher!

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Vous vous en souvenez certainement, mais c’était la période du Nouvel An Chinois. Et cette période de l’année, les Chinois ont pour habitude d’honorer leurs ancêtres. Ils se rendent alors sur les lieux des tombes, toujours situées dans les montagnes, pour claquer des tonnes de pétards et éloigner les mauvais esprits. Durant cette fameuse promenade, nous avons rencontré de nombreuses familles qui rejoignaient les tombes de leurs ancêtres, des paniers pleins de pétards et de nourriture…

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Voici une tombe, avant l’explosion des tonnes de pétards…

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Et puis après… Le sol est rouge des éclats des pétards…

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Dans cette ville, il y avait de nombreux Tulou. Nous avons largement pu les observer, les compter et les photographier de haut, avant d’aller en visiter certains.

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Les Tulou sont construit sur quatre ou cinq étages. Chaque famille possédant une pièce à chaque étage: une cuisine en bas, un garde-manger au dessus et puis ensuite des chambres à coucher. Certains, très touristiques, sont payant et les pièces du bas sont devenus des petites boutiques. D’autres sont beaucoup moins touristiques, ils sont gratuits et on peut encore mieux observer la structure traditionnelle des bâtiments…

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Au centre de chaque Tulou, il y a le temple des ancêtres de la famille.

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Les Tulou peuvent être rond ou carré, plus ou moins grands, mais il s’agit toujours de construction communautaire en terre, en pierre et en bois. Ce sont ces drôles de maisons que les Américains ont pris pour des réacteurs nucléaires suite à leur surveillance par satellite de la Chine il y a quelques années…

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Après ces dernières visites, nous nous sommes encore un peu promener dans la ville, et puis nous avons repris la route…

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Comme souvent, nous avons déjeuner dans un petit restaurant de route…

Milieu de l’après-midi, nous étions de retour à Xiamen pour aller visiter le quartier universitaire de Jimei: les bâtiements des écoles, le jardin, la plage…

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Et on a pu observer le soleil qui se couchait sur la mer

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Pour terminer ce beau voyage, nous sommes retourné dans une des rues très animée de Xiamen.

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Nous avons dîner de streetfood, avant de prendre le chemin de l’aéroport

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La surprise a été l’annulation de notre avion. Alors même que nous avions choisi le dernier avion de la journée. Nous nous voyions déja devoir passer une nuit supplémentaire à l’hôtel, la dame du service client de notre compagnie aérienne faisait semblant de ne pas comprendre notre chinois, on a finalement dû s’énerver et demander à voir quelqu’un qui parle anglais. Heureusement, une solution a été trouvé, nous avons pu monter dans un avion qui était même censé partir avant le nôtre. On nous a prévenu que l’on avait que dix minutes pour rejoindre notre porte d’embarquement! Et on a réussi! Sauf que finalement l’avion a eu plusieurs heures de retard…

Nous sommes rentrés à Shanghai au milieu de la nuit, fatigués mais heureux de ce magnifique voyage! 


Et pour revoir l’ensemble de ce voyage:

[Parentalité] Bébé sans couche

A la naissance de Little Miss Sunshine, nous étions déja convaincu par l’utilisation des couches lavables. Nous avions loué pour tester, puis acheté, notre lot de couches lavables que nous avons utilisé exclusivement jusqu’à ses 13 mois, puis en mixte avec des couches écologiques – de la marque Naty – jusqu’à ses presque 2 ans. Elle a été continente de jour à environ 30 mois. Nous n’avons utilisé que des couches Naty durant ce laps de temps. Une fois à Shanghai, nous avons malheureusement dû utiliser des couches Huggies pour la nuit, alors même que chaque matin ses couches étaient sèchent. Elle a fini par accepter de s’en passer la nuit vers 38 mois. Je dis malheureusement, parce qu’en arrivant c’est tout ce que nous avons été capable de trouver… Depuis, pour son frère, nous avons trouvé d’autres alternative plus écologique.

Avec Little Smiling Buddha, tout a été très différent. J’avais entendu parlé de l’Hygiène Naturelle Infantile lors d’un atelier Signe avec bébé que j’avais réalisé avec Little Miss Sunshine. J’avais de suite accroché à l’idée, mais je ne me voyais pas du tout l’appliquer, à mon niveau de réflexion sur la parentalité à cette époque.

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En Chine, quasiment tous les enfants vivent sans couches. Bien évidement, dans les grandes villes et dans les classes plus aisées les couches ont aussi envahit le quotidien, mais même à Shanghai, une grande partie des enfants vivent encore sans couche.

A la naissance de Little Smiling Buddha, le sans couche avait fait du chemin dans ma tête. Mais je ne savais pas comment l’appliquer au quotidien. J’avais donc en tête de faire quelque chose de mixte entre les couches lavables et le sans couche. Finalement, Little Smiling Buddha a grandit très vite. Le lot de sur-couches lavables que j’avais alors à ma disposition est devenu trop petit dès ces deux mois. En parallèle, les températures étant ici bien différentes d’en France, l’épaisseur des couches et le plastique des sur-couches n’étaient pas agréable à porter pour Little Smiling Buddha. Pour achever de me faire abandonner l’idée des couches lavables, Ayi était totalement réfractaire à cause de la chaleur et du fait que, pour elle, les couches lui semblaient trop serrés.

Little Smiling Buddha est donc rapidement repassé aux couches jetables. Et comme nous ne trouvions pas grand chose d’autres, il a porté des Pampers. Entre temps, nous avons mené notre enquête pour trouver en Chine, des marques de couches écologiques et relativement naturelles. Nous avons trouvé plusieurs marques sur le marché, notamment Bambo Nature. Mais cette marque, bien qu’intéressante, ne nous a aussi bien convenu que les Naty. Depuis, nous avons trouvé un importateur qui reçoit de temps à autre des stocks de Naty invendus et qui nous prévient pour que l’on puisse se réapprovisionner.

En parallèle, nous tentons de pratiquer le sans-couche sur une partie de la journée. Le plus souvent, Little Smiling Buddha se promène sans couche dans la matinée. Après son petit-déjeuner, je le change et je le laisse les fesses à l’air. La plupart du temps, il a fait ses besoins au moment du change – soit juste avant, soit au moment où je lui ai proposé de faire se besoins dans le lavabo au moment du change. La première heure sans couche, c’est assez rare qu’il fasse pipi. Il reste sans couche entre une heure et toute la matinée. Au plus tard, je lui remets une couche au moment du déjeuner.

Le but du sans couche, de l’Hygiène Naturelle Infantile ou Communication Elimination, n’est pas simplement de ramasser les pipis au sol, vous vous en douter. Le but est de reconnaitre les signes qui indiquent que l’enfant va faire. Pour les cacas, je n’ai pas de souci. Je reconnais très bien les grimaces qu’il fait pour me l’indiquer et jusqu’à présent, je n’ai eu qu’un loupé. Pour les pipis, par contre, c’est plus compliqué. J’avoue que je ne les attrape de loin pas tous. Quand il joue, je les loupe le plus souvent. Mais j’ai toujours une bassine et des langes à portée de main, au cas où. J’ai bon espoir d’y arriver un jour plus ou moins systématiquement! D’autant plus qu’Ayi rattrape beaucoup plus facilement que moi les pipis dans la bassine…

Je pense que pour nous, la difficulté réside surtout dans le fait que nous n’avons jamais vu personne pratiquer. Ici, quand nous jouons dans le parc de la résidence, la plupart des enfants sont sans couche. Les Ayi, les grands-parents ou les parents rattrapent tous les pipis. Le plus souvent, ils attrapent leur bébé et les placent au-dessus d’une poubelle. Je trouve ça magique! Je n’ai jamais pratiqué le sans couche à l’extérieur de chez nous. Je ne m’en sens pas capable pour le moment. Peut être pour le prochain bébé? Qui sait…

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Je trouve cette technique vraiment très intéressante. Et finalement, il s’agit juste de communication. Une communication entre une maman et son bébé, dont nous avons oublié qu’elle existait depuis que les couches jetables existent. Mais une communication qui devrait être aussi naturelle que celle que nous pratiquons avec notre bébé lorsque nous décryptons son envie de téter.

Et vous? Avez-vous tester de laisser vos enfants sans couche?