[Recette] Chou-fleur à la chinoise

Voici un des plats préférés de Little Miss Sunshine. Elle en réclame très régulièrement à Ayi. J’ai donc bien observé la recette pour pouvoir lui en refaire un jour…

Pour un plat, vous aurez besoin de:

  • un chou fleur
  • 250g de porc
  • une louche d’huile
  • 3 gousses d’ail
  • une poignée de Poivre du Sichuan entier
  • du poivre
  • du sel
  • une cuillère à café de fécule de maïs
  • 2 cuillères à soupe de sauce soja
  • 1/2 cuillère à café de sucre
  • un bouquet de ciboulette

Pour réaliser cette recette, il vous faudra: 

Emincer le porc en très fine lamelle. Poivrer.

Dans un verre, mélanger la fécule de maïs avec 10cl d’eau. Puis ajouter à la viande et réserver.

Laver et couper grossièrement le chou-fleur. Ne conserver que de « petites fleurs ». Réserver.

Faire chauffer une louche d’huile dans un wok. Quand l’huile est bien chaude y jeter les gousses d’ail que vous aurez préalablement écrasé et pelé et la poignée de poivre du sichuan.

Puis faire cuire le porc émincé dans cette huile à feu vif. Remuer sans cesse pour éviter que ça accroche. Ajouter une cuillère à soupe de sauce soja.

Mettre le chou-fleur dans le wok avec la viande sans cesse de remuer durant quelques minutes. Ajouter une cuillère à soupe de sauce soja, le sucre ainsi qu’un grand verre d’eau chaude. Couvrir 5 minutes. Conserver un feu vif.

Pour terminer salé à votre convenance et jeter la ciboulette émincée dans la casserole. Laisser cuire deux minutes supplémentaires en mélangeant régulièrement.

Servir avec un bol de riz.

Les vacances d’été se terminent

Comme chaque année depuis que nous sommes en expatriation et que nous rentrons en France, nous avons l’impression que l’été passe bien vite. Nous voilà déja entrain d’attendre notre premier avion qui nous emmènera jusqu’à Paris, avant de prendre celui qui nous fera traverser presque la moitié du monde pour rentrer chez nous, à Shanghai.

L’été pour les expatriés, c’est toujours une multitude d’émotions et de sentiments qui se bousculent. La joie de retrouver la famille après une longue séparation. Le bonheur de fouler à nouveau le sol du pays qui nous a vu naître ou grandir. L’émerveillement face aux paysages familiers qui nous ont manqué. Et en parallèle, c’est souvent seule avec les enfants alors que le mari travaille encore dans le pays d’expatriation que nous passons l’été. Et ça, c’est vraiment une des choses qui me pèse. Bien sûr, si Papa Lou rentrait plus longtemps, nous n’aurions plus de vacances pour profiter de l’Asie au courant de l’année. Alors le choix est difficile, mais finalement vite fait. Cette année, pour profiter à fond des dernières vacances avant que je ne reprenne le travail, nous avons donc choisi tous ensemble que je rentrerai deux mois complets avec les enfants.

Nous avons très largement profité de notre été. Surtout les enfants. Ils n’ont laissé que peu de répit aux grands-parents. Ils ont voulu tout faire, tout voir et surtout jouer, jouer sans cesse avec eux. De mon côté, j’ai passé près de six semaines à bosser pour la rentrée. Régulièrement. Au moins deux à trois jours par semaine. Papa Lou nous a manqué, beaucoup. Et puis quand il est enfin arrivé en France, au bout de près de sept semaines, il a encore dû travailler. Difficile à comprendre pour les enfants. Et j’avoue que même pour moi, ça n’est pas évident. Il aura donc été deux semaines en France, mais aura tout de même travaillé quatre jours.

En contre partie, nous allons pouvoir profiter à fond de l’Asie cette année, puisque nous avons déja prévu une semaine dans le XiShuangBanna en octobre, ainsi que deux week-ends durant ce même mois (les montagnes du Phénix et les rizières près de Shanghai), une semaine de roadtrip sur l’île de Kyushu au Japon en novembre, une semaine au Japon (lieu exact à définir) avec Nonna et GrandPapa à Noël, une semaine dans le XinJiang avec Papapa et Mamama pour le Nouvel An Chinois et deux semaines de vacances en France en avril à l’occasion du mariage de Parrain et Tata. Devraient encore s’ajouter quelques week-ends supplémentaires en fonction de nos disponibilités, de notre fatigue et de nos finances!

C’est donc le coeur heureux et léger, la tête plein de beaux souvenirs d’été, les valises pleines de livres et la tête déja à la rentrée et à nos prochaines vacances que nous reprenons ce matin l’avion vers Shanghai.

En route vers notre quatrième année d’expatriation! 

Séjour chez l’habitant dans le Sichuan

Depuis hier soir, à l’école de Little Miss Sunshine, ce sont les vacances françaises. Elle n’ira donc pas en classe durant une semaine, par choix, puisqu’un service minimum est maintenu par l’école à l’aide des professeurs chinois.

Ce sont ces vacances du mois de mars que nous avions choisi avec Ayi il y a longtemps déja – ça remonte au mois de septembre, si je me souviens bien, juste avant notre séjour dans le Sichuan avec Nonna et GrandPapa. Quand Ayi et sa famille ont su que nous avions envie de visiter le Sichuan, ils nous ont aussitôt invité. Malheureusement, Papa Lou ayant beaucoup de travail ici à Shanghai et partant d’ailleurs plusieurs jours en déplacement à Pékin durant notre absence, c’est seule avec les enfants que j’effectuerai ce voyage.

L’organisation a été périlleuse. Ayi veut tout nous montrer et tout nous faire découvrir de sa région, et absolument toute sa famille et ses amis veulent nous rencontrer. Nous avons dû jongler pour combler et Ayi et sa famille. Finalement, nous allons normalement passer trois jours dans sa ville natale où habitent la majeur partie de sa famille et ses amis et trois jours dans le parc naturel de JiuZhaiGou, réputé pour être un des plus beaux endroits de Chine.

Je ne sais pas trop à quoi m’attendre. J’ai l’impression que le programme évolue de jour en jour entre les envies d’Ayi et de sa famille. Nous allons donc passé une semaine à vivre à la Chinoise, avec uniquement des Chinois – même le tour réservé à JiuZhaiGou par Ayi est un tour pour les Chinois. Moi qui ai besoin de tout planifier, organiser, qui veut savoir où je vais et quand, qui aime anticiper, il va falloir que je lâche du leste durant cette semaine!

J’espère que cette expérience plaira aux enfants – j’angoisse deja de la réaction de Little Miss Sunshine face aux milliers de photos qu’ils vont vouloir prendre d’elle – et à moi aussi. Je ne pars pas totalement confiante, j’avoue. Entre la crise d’asthme de Little Smiling Buddha il y a quelques jours à peine, la difficulté que j’ai à communiquer avec Little Miss Sunshine ces derniers temps, le fait que Papa Lou ne se joigne pas à nous et ma fatigue, je croise les doigts pour que tout se passe au mieux. Et pourquoi pas que cette semaine à trois ne règle finalement nos soucis à Little Miss Sunshine et moi…

Si vous voulez des nouvelles fraîches, c’est sur le compte Instagram du blog que ça se passera.

À très vite pour le récit de cette expérience hors du commun!

[Expatriation] [Choc culturel] Passer une visite médicale en Chine

Depuis que nous sommes en Chine, j’ai eu l’occasion de passer deux visites médicales. La première, juste après mon arrivée, était celle nécessaire pour l’obtention d’un permis de résidence. La deuxième, que je viens de passer il y a quelques jours, était celle nécessaire avant mon embauche par mon nouvel employeur.

Rien de nouveau sous le soleil, mais les Chinois sont quelque peu nombreux. Et s’il y a bien quelque chose que les Chinois craignent par-dessus tout, ce sont les maladies qui se propagent. Tout est donc fait pour que les Chinois soient le moins malade possible. Et d’ailleurs la Médecine Traditionnelle Chinoise est une médecine qui est avant tout destinée à prévenir les maladies. Quand ils sont malades, les arrêts de travail ou même les fermetures d’école pleuvent. Pour une grippe, c’est trois semaines d’arrêt avec interdiction de sortir de chez soi. Pour six enfants avec une maladie infantile comme pied-main-bouche ou quelque chose d’aussi banal que des poux dans une école, c’est toute l’école qui risque la fermeture (une classe peut être fermée si deux enfants ont la même maladie contagieuse ou des poux). Bref, on ne rigole pas avec la contagion.

Vous pouvez donc bien vous douter que les visites médicales sont assez complètes en règle générale.

Pour la première, j’y étais allée seule. Je prenais d’ailleurs le taxi seule à Shanghai pour la première fois. C’était quelque trois jours après mon arrivée. Un samedi matin. La visite médicale avait lieu dans un hôpital spécialisé. Tous les étrangers qui demandent un permis de résidence y passent. En arrivant, après quelques questions d’ordre administrative, on m’a envoyé vers un numéro de salle. Là-bas, je découvre des vestiaires. On me dit de me mettre en culotte et d’enfiler un peignoir mis à disposition pour l’occasion. Nous sommes nombreuses dans les vestiaires et chacune attend qu’une cabine (avec une porte qui se ferme d’ailleurs à clef, un luxe! Je l’apprendrais plus tard, mais c’est spécial pour les étrangers ça!) En ressortant, en peignoir, on m’envoie vers une autre salle, devant laquelle hommes et femmes en peignoir et chaussons prêtés pour l’occasion attendent déjà. C’est une salle d’examens. Chaque examen a lieu dans une salle différente, et on passe les uns après les autres, à la queue leu leu, la porte grande ouverte, le suivant déjà debout dans la salle et souvent au moins deux ou trois personnes qui passent le même examen côte à côte. À chaque fois que l’on termine un examen, on nous donne un autre numéro de salle. Les médecins et infirmières ne parlent pas. Ils nous examinent machinalement. En fait, en voyant faire le précédent, on sait ce qu’il va falloir faire… j’ai l’impression d’être totalement déshumanisé, cette désagréable impression de n’être qu’un numéro. Et finalement, c’est exactement ce que je suis. Ni homme, ni femme, juste un numéro à examiner.

Les examens sont très rapide. Prises de sang, radio des poumons, auscultation générale, électrocardiogramme, … tout y passe de salle en salle. Et toujours la même attente. Le même schéma.

Papa Lou ayant passé cet examen quelques semaines avant moi m’avait prévenu. Heureusement. Pour un premier contact avec la Chine, il m’a plutôt déstabilisé. Cette impression de déshumanisation, cette impression de devoir faire comme tout le monde, de n’avoir aucun libre arbitre, aucune considération de la part des médecins et infirmières qui ne nous ont jamais ou presque adressé la parole. Et en même temps, cette efficacité dans la gestion du nombre. Nous étions des centaines. Les examens se faisaient à la chaîne, avec une rapidité hallucinante. Ca a été mon premier choc culturel.

Je ne m’attendais pas à revivre une visite médicale en Chine. Je prend toujours grand soin d’accompagner les enfants quand ils doivent faire une visite dans un hôpital chinois ou qu’un médecin chinois vient à l’école pour les vérifications annuelles. J’ai trop peur de les traumatiser, je ne veux pas qu’il ressentent cette impression de n’être qu’un numéro parmi d’autres…

Il s’avère donc que pour se protéger en Chine, l’employeur demande une visite médicale très poussée à celui qu’il emploie. Les examens pratiqués sont à la discrétion de l’employeur, mais demeurent assez standardisés. Il faut vérifier que la personne est apte à travailler, mais surtout qu’elle n’a pas de maladies qui pourrait être transmises à d’autres. Si quoi que ce soit est découvert tout est mis en œuvre, avec l’aide de l’employeur, pour remédier au « problème ». On m’a raconté qu’un jour c’est ainsi qu’un employé a découvert qu’il était atteint de la syphilis lors d’un de ces contrôles et que l’employeur avait été obligé de lui « offrir » trois semaines de traitement dans un centre spécialisé.

Je ne pensais pas remettre les pieds dans un hôpital chinois de si tôt, mais finalement, pour nos dernières années en Chine, j’y aurai le droit tous les ans. Et cette nouvelle expérience ne m’a pas franchement donné envie d’y retourner tous les ans…

C’est avec une grande partie de mes collègues féminines chinoises et étrangères que j’y suis allée. Nous étions plusieurs étrangers pour qui une visite médicale dans le cadre d’un emploi était une première. Mais les blagues et autres allusions des collègues masculins la veille ne nous avait pas rassurées. On se demandait un peu à quelle sauce on allait être mangé.

Nous étions 15 femmes. 4 étrangères et 11 chinoises. Le plus long a été à notre arrivée de faire enregistrer nos noms d’étrangères dans la base de données. Je pense qu’ils y ont bien passé 10 à 15 minutes. Les Chinois ne savent absolument pas faire la différence entre un nom et un prénom (pourtant ils ont la même chose) et je ne vous raconte pas quand il y a deux noms de famille ou plusieurs prénoms sur votre passeport…

Ensuite, nous avons eu droit, dans la file d’attente, à la prise de notre tension avec un appareil électronique. On nous a ensuite donné deux étiquettes avec nos noms et on nous a envoyé vers un autre numéro de salle. Devant la-dite salle, on nous a donné un tube à essai avec un long coton-tige. C’est là qu’on croit comprendre à quel type d’examen on va avoir droit…

Il y a plusieurs femmes qui attendent devant deux portes. Les infirmières nous dispatchent entre les deux portes. Les portes ne sont pas complètement fermées. Dès qu’une femme sort, la suivante entre. C’est à mon tour, j’entre. C’est effectivement un examen gynécologique auquel nous allons avoir droit. Mon premier réflexe, fermer la porte derrière moi. Le médecin me tend une feuille de plastique nouée au milieu. C’est là que je lève les yeux et que je me rend compte qu’en fait nous sommes deux dans la salle, une de mes collègues est juste à côté avec un autre médecin. Les deux portes menaient dans la même salle… Le médecin grommelle. Je suppose que je suis trop lente à son goût. Je lui demande à quoi sert le plastique qu’elle vient de me tendre. Elle me montre qu’il faut que je le pose sous mes fesses pour protéger le siège d’examen. Sans même m’adresser la parole, alors que je viens de lui parler en Chinois. Bref, je ne prend pas le temps d’enlever mes habits, je laisse mon pantalon sur mes chevilles et je m’exécute rapidement, histoire de sortir de là au plus vite. Durant le temps que j’ai passé dans la salle d’examen, qui a duré au plus deux minutes, la porte s’est ouverte au moins trois fois… Je me rhabille en quatrième vitesse, le médecin me râle dessus pour que je jette mon fameux plastique dans la poubelle en sortant, et me rend le tube à essai avec le coton-tige. En sortant, je remarque que la femme suivante ne ferme pas la porte. On m’envoie vers une autre salle.

La salle suivante est en fait le laboratoire où déposer le prélèvement. On m’envoie encore vers une autre salle. J’y retrouve mes collègues étrangères. Deux qui sont entrain de se faire piquer pour prélever leur sang, une autre qui attend comme moi dans la salle. On blague sur l’examen gynécologique qu’on vient de vivre, histoire de détendre l’atmosphère. Une des collègues que l’on vient de piquer crie « Aïe! ». On vient d’en parler, elle a pourtant l’habitude de donner son sang. J’apprendrai plus tard que l’infirmière ne trouvait pas sa veine et farfouillait dans son bras avec l’aiguille. A mon tour. L’infirmière me réclame la deuxième étiquette qu’elle colle sur un tube à essai pour le prélèvement. Elle me pique. Puis me renvoie vers le laboratoire pour déposer mes prélèvements. Et encore vers une autre salle. On est de nouveau ensemble avec mes collègues. Toutes dans la même salle pour l’examen de palpation du médecin. Tour à tour, on se couche sur la table d’examen le temps que le médecin nous tripatouille le ventre. On nous informe que c’était le dernier examen. On se retrouve toutes les quatre dans la grande salle où tout à commencer. On est toutes soulagé que ce soit terminé. Finalement, ce type d’expérience, ça rapproche!

Niveau efficacité par contre, rien à redire. 15 personnes: 30 minutes. Entre notre arrivée et notre départ. Dont facilement 10 minutes de perdues pour écrire nos noms d’étrangers…

Je tiens à souligner que l’expérience n’a pas été traumatisante non plus. Je ne suis pas pudique (heureusement!) et je me doutais de ce qui nous attendait, même si personne ne nous en avait informé. Je commence à connaître un peu le système chinois. Il n’en demeure pas moins que ce ne sont pas des expériences agréables. Et que ma première envie quand je me suis retrouvée dans la salle d’examen gynécologique a été de prendre mes jambes à mon cou et ensuite un sentiment de révolte en me disant que ce n’était quand même pas normal de nous imposer ça. Et quasiment en parallèle un immense sentiment d’impuissance. De toute façon, si je veux l’emploi, pas d’autres alternative… Quand je pense que j’ai toujours refusé de faire pipi dans un pot lors de mes visites à la médecine du travail en France…

Tiens, si j’y pense, je vous parlerai une fois des toilettes en Chine… Sans porte, avec des murets bas… Si,si…

L’expatriation est une merveilleuse aventure, où l’on doit chaque jour repousser un peu ses limites, mais c’est vrai qu’on se passerai bien de certaines expériences! 

[Recette] Bouillon de radis blanc et boulettes de porc au gingembre

Voici une recette chinoise que Little Smiling Buddha adore. C’est certainement son plat chinois préféré avec le bouillon de poisson au tofu. Little Miss Sunshine apprécie aussi tout particulièrement ce plat. Elle aime mettre sa soupe directement dans son bol de riz. Vous avez été plusieurs à me réclamer cette recette plusieurs fois sur Instagram. Je suis donc ravie d’avoir enfin pris le temps de demander la recette à Ayi et de la partager avec vous.

La recette est simple et vous devriez trouver les ingrédients assez facilement en France.

Pour un beau bouillon, il vous faudra:

  • un gros radis blanc (on le trouve aussi sous le nom de daikon)
  • un gros morceau de gingembre frais (6cm environ)
  • une poignée de poivre du Sichuan
  • 300g de porc haché
  • un oignon
  • une botte de ciboulette 
  • une cuillère à soupe de sauce soja
  • une cuillère à café de sauce soja épaisse (qu’on peut remplacer par de la sauce soja classique)
  • une pincée de poudre de poivre du Sichuan
  • une cuillère à soupe de fécule de maïs

Laver, peler le radis puis l’émincer en fines lamelles.

Laver et peler le gingembre à l’aide d’une petite cuillère. Couper le morceau de gingembre en trois morceaux de 2cm environ. Trancher grossièrement un des morceaux, et presser les deux autres morceaux dans un presse-ail.

Eplucher et hacher finement un demi oignon. Laver et hacher finement la botte de ciboulette.

Dans un wok, faire chauffer une louche d’huile. Quand l’huile est bien chaude, y jeter le gingembre en tranche, la moitié du gingembre pressé et une poignée de poivre du Sichuan.

Jeter les radis en lamelles dans le wok. Salé à votre convenance. Faire cuire quelques minutes à feu vif tout en remuant régulièrement avec une cuillère en bois, puis recouvrir d’eau chaude et mettre un couvercle. Continuer la cuisson à feu vif.

Penser à surveiller régulièrement vos radis et à ajouter de l’eau chaude si nécessaire.

Pendant ce temps, préparer les boulettes de porc. Pour cela, mélanger le porc haché avec l’oignon haché, la moitié de la ciboulette, un oeuf, une cuillère à soupe de sauce soja, une cuillère à café de sauce soja épaisse, et un peu de poudre de poivre du Sichuan. Bien mélanger avec des baguettes.

Dans un verre mélanger un peu d’eau et de fécule de maïs. L’ajouter à la viande. Mélanger.

Baisser le feu sous le wok. Façonner des boulettes à la main et à la petite cuillère et les plonger directement dans le bouillon du wok.

Quand toutes les boulettes ont été ajoutées au wok, remettre à feu vif sans couvrir pour une quinzaine de minutes.

Avant de servir, parsemer du reste de la ciboulette.

Servir avec un bol de riz.

Le Nouvel An chinois à Yu Garden

Comme chaque année lors du Nouvel An chinois, le dimanche précédant la fête est un jour travaillé. Les écoles sont ouvertes et les parents travaillent. Papa Lou est donc parti travaillé tôt le matin, comme à son habitude, tandis que je gardais Little Miss Sunshine à la maison pour profiter de ces moments un peu particulier avec elle.

Nous l’avions prévu. Nous voulions allé visiter Yu Garden ensemble, avec Little Smiling Buddha cette fois-ci. Pour éviter le plus gros de la foule, nous avons choisi de partir dès la fin de la matinée. Papa Lou avait prévu de nous rejoindre pour que l’on puisse déjeuner tous ensemble.

Malgré mon appréhension, la date était bien choisie. Une semaine avant le Nouvel An chinois, les touristes ne sont pas encore nombreux à Shanghai et comme les Shanghaiens travaillent encore, la foule était plus que raisonnable! Nous avons largement pu profiter des belles décorations colorées!

Nous avons commencé notre promenade dans l’enceinte de la vieille ville. Comme l’an dernier, sur chaque petite place, des décorations colorées sur le thème de l’animal de l’année: le coq, ou sur le thème des héros légendaires chinois nous en mettent plein les yeux.

 

Peu après midi, nous sommes allés faire la queue dans le fameux restaurant de Xiao Long Bao, ces sortes de raviolis typiquement shanghaien dans lesquels on rencontre un délicieux jus de viande ou de crabe lorsque l’on croque, le NanXiang. Pour déguster des Xiao Long Bao à emporter, l’attente est toujours très longue dans ce restaurant, mais pour manger sur place, le temps d’attente est relativement raisonnable – 15/20 minutes.

Juste au moment où nous avons pu nous installer à table, Papa Lou est arrivé. Pour le plus grand plaisir de tous, et surtout de Little Miss Sunshine qui m’a dit plusieurs fois que c’est la première fois que nous mangions avec Papa Lou alors qu’il travaillait…

En plus des traditionnels Xiao Long Bao, nous avons dégusté quelques autres gourmandises, comme un énorme raviolis dont on ne boit que la soupe de crabe qui est à l’intérieur, du tofu puant ou des shaomai, sorte de raviolis farcis au riz gluant.

En sortant du restaurant, Papa Lou nous a assez rapidement quitté pour retourner au travail. Et avec les enfants, nous avons continué notre promenade…

Sur la grande place principale, qui mène à la jolie maison de thé sur l’eau, c’est le paon qui est à l’honneur cette année.

Pour la promenade autour de la maison de thé sur l’eau, il y avait bien moins de monde que l’an dernier et c’était vraiment très agréable…



Le ciel était d’un beau bleu. Et j’aime toujours autant voir le contraste entre l’univers traditionnel chinois et l’univers moderne qui règne à Shanghai.

On a encore fait quelques photos avec les enfants pour garder de jolis souvenirs de cette journée…

Et pour la deuxième fois, depuis que nous vivons en Chine, Little Miss Sunshine a reçu une barbe à papa en forme de fleur…

Nous avons passé une très belle journée dans l’ambiance du Nouvel An chinois. Et je sais que les enfants en garde également un joli souvenir…

En sortant de la vieille ville pour aller prendre le taxi, j’ai jeté un dernier regard en arrière, vers cet univers que j’aime tant…

Notre 25 décembre 2016

Comme souvent, mais c’est un peu un hasard, – ou non, c’est du au fait que Parrain, Tata et Petit A étaient aussi parmi nous – nous avons passé cette journée de Noël chez Mamama et Papapa. Nous avons pu profiter de la présence de Parrain, Tata, Petit A, Nonna et GrandPapa, mais aussi de ma propre grand-mère, d’une de mes tantes, du père et de la soeur de ma belle-sœur. Nous étions une grande tablée, joyeuse et vivante, heureuse d’être tous rassemblés pour ce jour de fête autour des enfants

La fête a commencé par l’ouverture des paquets cadeaux. J’aime ce rituel d’ouverture des cadeaux avant toute autre chose. C’est vraiment idéal pour les enfants. Ils peuvent profiter au maximum de leur cadeau, nous,  les parents, pouvons mieux profiter de papoter avec toute la famille car nous sommes aussi moins sollicité, si ce n’est pour ouvrir les boites 😉 Et les enfants ont encore une fois été gâté.

Puis nous avons trinquer tous ensemble. Et pris l’apéritif.

Pour le déjeuner, Mamama s’était surpassée. Cuisiner pour une quinzaine de personnes tout en arrivant à profiter un minimum des invités, ce n’est vraiment pas évident. Elle nous avait concocter en entrée de la sole et du saumon avec une délicieuse sauce, un fleuron et du riz sauvage, en plat de la biche marinée, avec des spaetzle maison et une poire aux airelles et en dessert une buche glacée.

La journée s’est passée tout en douceur, entre papotage et jeux avec les enfants. Little Miss Sunshine en a profité pour fabriquer son magnifique château d’Ariel la petite sirène en légo. La présence de nombreux adultes lui garantissait une aide si nécessaire, qu’elle n’a pourtant presque pas utilisée. J’ai d’ailleurs été impressionné puisqu’elle a construit son château toute seule, comprenant les plans, assemblant les pièces avec dextérité, logique et rapidité. Que d’évolution depuis l’an dernier où GrandPapa devait encore lui expliquer le plan!

Une partie des invités, nous a quitté vers 18h. Mais Nonna et GrandPapa sont restés avec nous, pour le plus grand bonheur des enfants. La journée s’est donc prolongée par un dîner…

Nous avons pu faire le plein de jolis souvenris à ramener dans nos bagages… Et ces doux moments qui font la magie de notre Noël resteront à jamais gravé dans la mémoire des enfants…  

Notre réveillon de Noël 2016

Passer les fêtes de Noël en France est une chose pour laquelle je suis vraiment reconnaissante. Grâce à l’entreprise de mon mari – qui nous offre deux allers-retours par an -, grâce à mon mari – qui malgré ses réticences à cause du caractère « chargé » de la période -, grâce à mes enfants – qui sont toujours extrêmement calme et coopératif durant nos longs voyages – et puis grâce au fait que pour l’instant je suis toujours mère au foyer et que je n’ai pas d’impératif autre que ma famille. Je mesure notre chance. Et je la mesure d’autant plus que l’an prochain, je ne suis vraiment pas sûre que nous puissions rentrer à cette période, alors que j’aurai repris le travail depuis début septembre et que je n’aurai que deux petites semaines de congés – qui se ramènerait à maximum 10 jours en France.

Mais en attendant, laissez-moi enfin vous raconter nos jolies vacances d’hiver en France et surtout notre fête familiale de Noël.

Cette année, pour le Réveillon de Noël, nous étions impatient de voir arriver Parrain, Tata et petit A. Nous ne les avions pas revu depuis notre séjour estival dans la région parisienne au mois d’août. Et quelle joie de pouvoir observer les deux cousins, de même pas deux mois d’écart, dans leurs acquisitions respectives. Les voir évoluer côte à côte d’abord et puis finalement ensemble, les voir interagir, et puis s’entrainer l’un l’autre à s’imiter. Rien que pour ces moments bénis, les fêtes de Noël valent la peine d’être fêter en famille! C’est donc avec leur arrivée dans l’après-midi du 24 décembre que la fête a débuté pour nous!

Après de douces retrouvailles, autour d’un café, d’un thé et de délicieux petits gâteaux de Noël préparés par ma Maman, nous sommes allés nous préparer pour aller à la messe. Nous sommes allés rejoindre Nonna et GrandPapa pour la messe des enfants dans l’église dans laquelle nous avons fait baptiser Little Smiling Buddha cet été. Nonna s’occupant des Confirmants, elle était bien occupée durant la messe, mais Little Miss Sunshine a insisté pour participer avec elle. C’est donc plutôt ému que nous l’avons vu participer aux diverses étapes de la messe de Noël – défilé avec des bougies, chants en groupe dans le choeur de l’église…- avec beaucoup d’entrain. Je pense même que c’est elle que nous avons le plus entendu chanter « Les anges dans nos campagnes » alors que c’était de loin la plus jeune!

Little Smiling Buddha, comme à son habitude, a été relativement coopératif pendant la messe. Lui aussi a entonné plus d’une chanson et a beaucoup fait rire les gens autour de nous, par ses jeux et ses mimiques. Et je ne sais pas si il se rappelait du lieu de son baptême ou si c’est un hasard, mais il a été étonnement coopératif pour réaliser une petite séance photo improvisé dans le choeur de l’église à la fin de la messe!

Et puis, Noël dans la famille Kangourou, ça débute bel et bien le 24 au soir. Comme chaque année au retour de la messe des enfants, nous avons commencé par nous rassembler toute la famille autour du sapin de Noël pour s’offrir nos cadeaux. C’est chez Mamama et Papapa, en compagnie de Parrain, Tata et petit A, que nous avons eu la joie de commencer les festivités.

C’est quand on voit les montagnes de cadeaux au pied du sapin que l’on se dit que finalement ce n’est pas si mal de demander un minimum de cadeaux pour les enfants (un par famille et par enfant) parce que sinon ça serait vraiment trop! Mais quel bonheur de voir les étioles dans les yeux des enfants rassemblés autour du sapin de Noël juste avant l’ouverture des paquets. Ce petit moment où on les sent plein de gratitude et d’impatience, ébahis devant les lumières de Noël dans l’ambiance chaleureuse de cette fête…

Evidement les enfants ont été gâtés! Evidement nous avons été gâtés et nous avons gâtés nos familles. Je vous montrerai progressivement les chouettes cadeaux reçus par les enfants, au fur et à mesure de leur réutilisation, ici à Shanghai. La plupart ont été ouvert en Alsace et déjà utilisé par nos petits Loups impatients! Quel bonheur de se sentir ainsi aimé et important. Et que de beaux souvenirs à ramener dans nos têtes pour les périodes plus difficiles, loin de la famille, à l’autre bout du monde… 

Après la loongue ouverture des paquets cadeaux vient invariablement le temps de l’apéritif! Trinquer à un nouveau Noël, au bonheur d’avoir des enfants, des petits-enfants, à la douceur d’être tous ensemble, à l’amour, …

Mamama avait passé son après-midi en cuisine afin de nous concocter un délicieux repas de Réveillon. Le dîner a été classique – à notre demande, parce que Mamama voulait nous faire des choses plus originales!

Foie gras, pommes rôties et brioche.

Tournedos sur une tranche de pain grillé, sauce aux morilles, purée de céleri et pommes dauphines.

Bûche glacée et bredala.

Les enfants ont joué tard. Nous avons pu profiter de la soirée entre adulte – ou presque – à papoter, refaire le monde, prendre des nouvelles de tout le monde.

Cette soirée de Réveillon a été douce et chaleureuse. Comme je les aime… 

Et chez vous, c’est comment le Réveillon de Noël?