[Activités] La chenille qui fait des trous

Depuis quelques semaines, Little Smiling Buddha est totalement passionné par l’histoire de la chenille qui fait des trous d’Eric Carle, qu’il me fait lire et relire plusieurs fois au cours d’une même journée. C’est un livre que nous avons acquis en anglais, à notre arrivée à Shanghai. Little Miss Sunshine avait donc deux ans et demi. Mais j’ai choisi de lui traduire en français quand nous le lisons – sauf quand nous le lisons avec sa soeur – afin d’approfondir son vocabulaire en français dans un premier temps. Et il a déja intégré pas mal de vocabulaire au travers de cette petite histoire: la chenille, le cocon, le papillon. Sans compter certains aliments qu’ils connaissaient déja en partie. On n’insistera jamais assez sur la lecture pour l’acquisition de vocabulaire. Les livres sont des trésors!

J’aime beaucoup ce livre et nous l’avions déja bien exploité avec Little Miss Sunshine, quand elle avait trois ans et demi pour étudier le cycle du papillon. Je vous en avais d’ailleurs parlé là-bas.

Cette semaine, je me suis replongée dans mon tableau Pinterest consacré aux livres d’Eric Carle. J’y ai allègrement pioché idées et inspiration. Et j’ai commencé, comme j’avais déja dans l’idée à l’époque pour Little Miss Sunshine par créer un bac sensoriel coloré sur le sujet.

Quand nous avions acheté le livre, il y avait une peluche avec. A l’époque, je n’avais pas pensé à son utilité, mais c’est finalement plutôt sympa d’avoir une peluche pour créer facilement de jolis bacs sensoriels. Le bac a eu pas mal de succès. Surtout la feuille et l’oeuf que j’ai créé en feutrine pour l’occasion et le riz coloré qu’il manipulait pour la première fois.

Lors de la deuxième présentation, j’ai ajouté les cartes de nomenclature que j’ai créé pour l’occasion grâce aux scans du livre et au super site C’est pour vous. Après avoir été intéressé uniquement par le riz coloré, il a finalement décidé de donner à manger à sa chenille.

Je re-proposerai régulièrement le bac sensoriel à Little Smiling Buddha tant qu’il montre de l’intérêt pour celui-ci.

J’ai imprimé les jolies cartes de nomenclature en grand modèle afin que Little Smiling Buddha puisse mieux s’en servir. J’ai dans l’optique de les conserver grâce à un anneau de porte-clef pour les ranger facilement, mais aussi pour y revenir aussi souvent que l’envie nous en prend. Mais pour le moment, comme nous nous en servons quasi quotidiennement, je les ai laissé libre.

L’utilité des cartes de nomenclature est très variée. Quand je les donne à Little Smiling Buddha, il cherche spontanément ce qu’il connait pour me dire le nom de l’objet représenté. Ensuite, souvent, on reprend les cartes ensemble en les nommant, chacun notre tour. Mais ce que je préfère, c’est lire le livre et le laisser chercher seul la carte correspondant à ce dont nous sommes entrain de parler. Pour réduire la difficulté, je ne pose jamais toutes les cartes sur la table, je les sélectionne par rapport à son intérêt. Comme je le disais plus haut, on les utilise aussi avec le bac sensoriel. Mais dans ce cas-là, je n’interviens pas le laissant découvrir et jouer à son rythme.

Little Miss Sunshine aussi y trouve son intérêt. Grâce aux trois écritures, elle commence à déchiffrer et même à écrire. Elle a d’ailleurs spontanément cherché un stylo et du papier en m’annonçant qu’elle allait essayer d’écrire les mots en attaché grâce aux cartes de nomenclature.

Je savais que les cartes de nomenclature lui plairait – et ça fait d’ailleurs un long (trop long) moment que je ne lui en avais pas proposé -, mais je ne pensais pas qu’elle les utiliserait spontanément pour écrire en attaché.

J’ai également imprimé un mini jeu de mémory, des images séquentielles et le cycle de la vie du papillon. Little Miss Sunshine a très tôt apprécié les jeux de mémory. Je ne sais pas si ce sera pareil pour Little Smiling Buddha, mais il a l’air de suivre les pas de sa soeur à ce sujet… Pour les images séquentielles, pour le moment, on fait ensemble en parlant de ce qui se passe dans le livre, juste après sa lecture. Quant au cycle de vie du papillon, on l’utilise avec le livre au courant de la lecture pour mettre le doigt sur chaque étape. Little Miss Sunshine est également fière d’utiliser toutes ces ressources, pour elle en feuilletant le livre, ou pour le raconter avec ses propres mots à son frère.

J’ai encore l’intention de faire un peu de bricolage sur le sujet. Je pense notamment faire de la peinture avec des ballons, Little Smiling Buddha aimant beaucoup varier les ustensiles pour peindre. J’ai aussi l’intention de refaire de la pâte à modeler maison et de proposer une invitation à créer sur le sujet de la chenille qui fait des trous, sur le même principe que celle proposée pour l’automne. Ensuite, tout dépend de l’intérêt des enfants pour le sujet. Mais quoiqu’il en soit, j’ajouterai des photos au fur et à mesure de nos créations.

J’adore exploiter les livres pour créer des activités, et vous, qu’en pensez-vous? 

[Livre jeunesse] Réunis

Réunis est un album absolument magnifique qui traite parfaitement de la réalité du Nouvel An Chinois en Chine. Ici pas de stéréotype à l’Occidental.

Lors de la fête du livre de l’école de Little Miss Sunshine l’an dernier, nous avons eu la grande chance de rencontrer l’illustrateur de ce magnifique album. Nous avons échangé quelques mots en Chinois, il a dédicacé le livre à Little Miss Sunshine, mais surtout, il a tenu à faire une photo souvenir avec chacun d’entre nous. Cette anecdote, forte de sens à mes yeux, me fait encore sourire aujourd’hui.

Dans cet album, le dessin est pur et beau. Il retranscrit avec beaucoup de douceur et de couleurs la Chine telle qu’elle est. On y reconnait les canaux et les jolies maisons blanches aux tuiles noires de Suzhou. Les joues joliment rouges de Maomao, typique des enfants chinois en hiver toujours trop couvert. La petite fille qui s’endort paisiblement entre ses deux parents, alors que ceux-ci ne se retrouvent que quelques jours par an.

L’histoire nous raconte ce que vivent la plupart des Chinois chaque année. Malgré le développement des transports en commun, nombre de Chinois, compte tenu du coût ou des contraintes de travail, n’ont pas l’occasion de retrouver leur famille plus d’une ou deux fois par an. Le Nouvel An Chinois est donc la période idéal pour les retrouver. L’autre moment privilégié est la fête nationale chinoise autour du 1er octobre.

C’est le cas d’Ayi par exemple. Elle rentre dans le Sichuan, sa région natale où vit encore une grande partie de sa famille, une ou deux fois par an. Elle privilégie l’été puisque nous sommes absent deux mois complets. Elle voit son fils une fois par an et n’a pas vu son mari qui travaille au Tibet depuis quatre ans. La vie de famille n’est de loin pas identique à la nôtre en Chine.


Ce livre revient donc sur ce phénomène d’éloignement que vivent beaucoup de Chinois, mais également sur les grandes traditions qui rythment les jours qui précèdent et suivent le Nouvel An Chinois. A la fin du livre, comme souvent chez cet éditeur jeunesse de grande qualité, on retrouve des explications plus concrètes sur les traditions du Nouvel An Chinois. Un album d’une grande richesse.

C’est un énorme coup de coeur pour nous! Et nous le lisons toujours avec la même émotions.

Réunis, Yu LiQiong et Zhu ChengLiang, HongFei Cultures, 14,50€

[Atelier lecture] Petit Bleu et Petit Jaune

Après mon premier atelier auprès des CP, j’ai continué mes lectures avec une partie de la classe de Petite Section. Suite à ma proposition, leur maître avait choisi l’histoire de Petit bleu et Petit jaune de Léo Lionni.

Deux semaines plus tard, j’ai relu cette histoire à la classe des Tout-Petits. Ils n’ont beau avoir qu’entre six mois et un an de différence d’âge, entre ces deux sections, l’écart d’éveil est colossal. J’ai donc proposé deux activités totalement différentes à ces deux classes.

Pour la classe des Petits, j’ai pris un risque. J’ai réalisé une activité qui n’était que de l’observation: un arc en ciel de couleurs qui prend forme devant nos yeux avec des colorants. J’ai longtemps hésité avant de le faire. Mais après avoir faire plusieurs fois l’expérience, j’ai réussi à réduire le temps d’attente à 10 minutes et je me suis donc dit que l’expérience pouvait être tentée.

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Pour réaliser cette belle expérience, il vous faudra:

  • six pots transparents (type pot à yaourt ou verre)
  • de l’eau
  • 6 feuilles de papier essuie-tout assez épais
  • des colorants alimentaires (jaune, rouge et bleu)

Pour que l’expérience soit rapide, il faut bien remplir les verres d’eau. Plus ils seront plein et plus rapide sera l’expérience. Placer les six verres en rond. Dans un verre sur deux, verser quelques gouttes de colorants alimentaires des couleurs primaires: rouge, bleu et jaune. Replier chaque feuille de papier essuie-tout, sous forme de boudin que l’on aplatit. Elles servent ensuite à créer des ponts entre les différents verres. Il faut bien veiller à ce que chaque pont trempe bien dans l’eau de chaque côté: un côté dans de l’eau coloré, un côté dans de l’eau claire. Ensuite, il ne reste plus qu’à être patient.

Progressivement on va observer les couleurs remonter le long de chaque petit pont et teinter l’eau claire. Au bout d’un temps, on observera les couleurs qui se mélangent.

Enfin, à la fin de l’expérience, on pourra observer toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

Avec les Petits, j’ai choisi d’effectuer mon expérience au sol dans la bibliothèque de l’école. Il s’agissait d’un groupe de neuf enfants et de leur maître. Nous nous sommes tous assis en rond autour du plateau où j’effectuais l’expérience. J’ai commencé par mettre en place mon expérience, tout en mettant à leur disposition l’arc-en-ciel moyen de Grimms.

Nous avons parlé des couleurs, nous les avons nommé, nous avons parlé d’arc-en-ciel. Je leur ai expliqué ce que je faisais et ce que nous allions pouvoir observer.

Une fois que tout à été mis en place, je leur ai lu l’histoire Petit Bleu et Petit Jaune

J’essai toujours, au cours de mes lectures, de les faire répéter ce qu’ils ont compris de certaines situations clefs, de les faire observer les images et voir ce qu’ils en comprennent, de leur poser des questions sur des mots de vocabulaire que je ne suis pas sûre qu’ils maîtrisent. Ca permet également de garder l’attention d’un maximum de monde…

Et j’ai été bluffé par l’attention qu’ils m’ont porté. Ils ont observé l’évolution des couleurs avec très grand intérêt. ils m’ont posé des tas de questions sur l’histoire, sur les couleurs, les arc-en-ciel. Ils m’ont raconté des tas de choses de leur vie au fur et à mesure que ça leur passait par la tête et moi j’étais juste là pour les écouter et les inciter à continuer à communiquer. J’ai passé un superbe moment avec ce groupe particulièrement attachant! 

Avec la classe des Tout-petits, c’était différent. C’était ma deuxième intervention dans leur classe. Ma première intervention auprès des tout-petits, à la bibliothèque, quelques semaines à peine après la rentrée, ne m’avait pas convenu. Ils avaient été trop chamboulé à mon goût. Ils sortaient de la sieste, avaient été amené à la bibliothèque où ils n’étaient encore jamais allé, m’avaient rencontré pour la première fois… La plupart ont pleuré à un moment où à un autre… Mais cette deuxième intervention à un horaire différent et dans le cocon de leur classe a été beaucoup plus encourageante.

J’ai commencé par leur donner l’arc-en-ciel de Grimms, qui leur a énormément plu. Ils ont beaucoup joué avec. Nous avons énuméré les couleurs. Et je leur ai laissé l’arc-en-ciel à disposition pendant que je leur ai lu l’histoire. Ils sont 6 enfants dans la classe. Leur maîtresse chinoise et leur Ayi étaient également présentent pour les rassurer. Et ils ont été beaucoup plus réceptif dans un univers connu.

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A la fin de la lecture, je leur ai proposé mon activité de peinture propre. J’ai placé de la peinture dans un sac congélation et nous avons essayé de mélanger les couleurs entre elles. Nous avons réalisé trois mélanges: le bleu et le jaune, le rouge et le bleu et enfin le jaune et le rouge. Alors que lors de mon précédent atelier, j’avais eu beaucoup de mal à les faire participer, cet atelier les a bien intéressé. La moitié d’entre eux à accepter de patouiller et mélanger les couleurs. L’autre moitié était dans l’observation.

Cet atelier m’a renforcé dans ma conviction qu’il fallait que je persévère avec les Tout-Petits, qu’il s’agit juste d’une question de temps et d’univers. Nous avions en effet discuté avec leur maîtresse française pour savoir si nous n’allions pas remettre les ateliers au mois de janvier, quand les enfants seraient déja plus à l’aise avec l’école. Nous nous étions donné une séance de plus pour observer dans d’autres conditions et cette séance a porté ses fruits! Je suis ravie!

Je songe de plus en plus sérieusement à ma reconversion professionnelle…

Mon premier atelier lecture à l’école

Fin septembre, je réalisais mon premier atelier lecture avec les enfants de l’école de Little Miss Sunshine. Comme je vous le racontais dans un autre article, depuis deux ans je participe à la manière à la vie de l’école, mais cette année j’avais à cœur de faire quelque chose de plus et la formidable directrice m’a offert cette possibilité.

Après discussion avec les différents professeurs français, pour fixer une date, un horaire et définir un livre et un atelier suite à mes propositions, c’est donc avec la classe des CP que j’ai ouvert la bal. Ils sont un tout petit groupe de 6 dans la classe. Leur maîtresse est restée avec moi durant toute mon intervention et en a profité pour prendre des photos.

Avec la maîtresse, nous avions donc choisi le livre L’arbre lecteur de Didier Levy et Tiziana Romarin aux éditions Sarbacane. C’est un livre de notre bibliothèque que j’aime énormément et qui a été offert par Nonna à Little Miss Sunshine.

 
L’atelier a donc commencé par l’installation des enfants dans le joli coin lecture de leur classe. Ils y ont un grand tapis, quelques coussins, un lecteur CD et une petite bibliothèque composée de livres spécifiques à leur classe et quelques autres empruntés à la bibliothèque.

J’aime tellement cette école. Leur salle de classe si personnelle à chacun, les décors, les réalisations des enfants qui y sont mises en avant, c’est un réel cocon qui est construit tout autour des enfants!

 

Je lis beaucoup à mes propres enfants. Et j’adore lire à haute voix. Mais c’est la premières fois que je lisais un album à un groupe d’enfants. Bizarrement, j’étais un peu angoissé avant de commencer, pas tant pour la lecture que pour l’activité et les questions auxquelles je ne saurais peut être pas répondre ou dont mes réponses ne seraient pas spontanées. Et puis finalement en commençant la lecture, toutes mes craintes se sont envolées. J’étais juste bien. Heureuse et totalement à l’aise dans le moment présent.

Les enfants ont été très réceptifs, ils ont posés des tas de questions, ils ont voulu en savoir plus. Et je trouve ça juste formidable.


A la fin de la lecture, je leur ai proposé une petite activité simple et très rapide à mettre en place et en lien avec le livre lu. Il faut savoir que je n’ai que 30 minutes pour mon atelier lecture. Dans l’idéal, je leur aurai proposé de faire du papier mâché, de construire un arbre en papier mâché, de le décorer avec des feuilles mortes… Mais je ne suis pas leur professeur, je suis une simple intervenante et n’ai donc pas assez de temps à ma disposition pour exploiter les livres autant que je le voudrais.

Mais je leur avais préparé une silhouette d’arbre, et des tampons en forme de feuilles réalisé très simplement en amont par moi-même avec le carton d’un rouleau de papier toilette. Avec de la peinture aux couleurs automnales, couleurs dont nous avons discutés et que nous avons sélectionnés et préparés ensemble avec les enfants, ils ont tamponnés de jolies feuilles d’automne sur leur arbre.


Je dois dire que j’appréhendais un peu face à la simplicité de l’activité que je proposais. Je me demandais si des CP n’allaient pas s’ennuyer. Et finalement, ils ont adoré poursuivre avec une activité sur le thème du livre. Et je crois qu’avec la peinture, j’ai tapé dans le mille!

J’ai passé un magnifique moment avec cette jolie classe. Ils ont été adorables, patients, intéressés, plein de bonnes volontés et de questions…

Ils m’ont conforté dans mon envie de m’engager plus auprès des enfants!

[Education bienveillante] Se découvrir grande soeur

Je n’ai jamais eu d’attente particulière en ce qui concerne la relation entre Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha. Je suis l’aînée et j’ai un petit frère de quatre ans plus jeune. Nous avons toujours eu une bonne relation tous les deux et nous n’avons pas eu trop à souffrir de cette relation (peut être mon jeune frère a-t-il eu à souffrir un peu plus de comparaisons). Mais j’ai eu le cas autour de moi de fratrie qui se déchirait ou de soeurs qui se détestaient. Je ne pensais pas qu’une petite fille de 3 ans et demi et un nourrisson pouvait nouer des liens, surtout pas aussi fort. Que peut-il y avoir de réellement intéressant pour une enfant de même pas 4 ans à un nourrisson qui ne fait que dormir, manger ou pleurer. Il est pourtant évident que je souhaite que mes enfants aient une belle relation.

Première rencontre. On m’avait dit que mon aînée allait me paraître tellement grande face à mon nouveau-né. Mais je ne l’ai pas vu différente de d’habitude quand elle est arrivée. Elle était émue, elle avait besoin de moi après deux jours sans sa maman. Elle avait besoin de savoir que j’étais toujours là, que rien n’avait changé dans notre relation. Je l’ai sentie vulnérable, apeurée, pleine de questions face à son nouveau statut. Et moi aussi j’avais besoin d’être rassuré. Alors nous avons commencé par de longs câlins, avant de lui présenter son frère sereinement quelques dizaine de minutes plus tard.

Répondre à ses besoins le plus rapidement possible, malgré la présence de son frère a été une priorité pour moi les premières semaines. Je voulais qu’elle sache que rien ne changeait, que j’étais toujours là pour elle. Cela n’a rien de facile ou d’évident avec un nouveau-né, mais j’ai réussi a toujours trouvé une solution, une alternative, lorsque j’étais trop occupé pour faire ce qu’elle me demandait. Je continue à prendre du temps avec elle, régulièrement. Nous nous octroyons régulièrement des moments juste toutes les deux, ou nous parlons de nous, de nos attentes l’une envers l’autre, sans jamais mentionner son frère. Ses moments sont nos moments à toutes les deux, nous ne faisons intervenir personne d’autres.

Malgré cela, dans les deux-trois semaines qui ont suivi notre retour à la maison, j’avais du mal à être positive avec Little Miss Sunshine. Je passais une grande partie de la journée à lui dire « attention! » ou « doucement! » ou tout simplement « non! ». Je n’arrivais plus être bienveillante quand elle s’approchait de son frère. Je ne pouvais m’empêcher d’intervenir au point de la frustrer. Je le savais, je le sentais, mais je n’ai pas réussi faire autrement. Et puis j’ai lu quelque part qu’il s’agissait d’une réaction tout à fait naturelle, qu’à la naissance d’un second bébé, on se focalise sur ce nouveau bébé et on chasse instinctivement le premier né. C’est le plus souvent la norme dans le règne animal. Le tout est d’en prendre conscience. Et dès que j’en ai pris conscience, j’ai su lâcher prise.

Inspirée par ma lecture de Frères et soeurs sans rivalité juste avant mon accouchement, j’ai décidé de leur faire confiance. C’est à eux deux, frère et soeur, de construire leur relation. Je n’ai pas à m’en mêler si je ne veux pas créer de déséquilibre dans leur relation. J’ai décidé de prendre Little Miss Sunshine à part, de lui expliquer qu’elle devait prêter attention à son frère, qu’il était particulièrement fragile et vulnérable, qu’il avait besoin d’attention, de douceur et d’amour, que je savais qu’elle saurait bien s’en occuper et que je lui faisais confiance. Et depuis, je n’interviens plus qu’en cas de réel danger.

Je ne dis plus rien. Et ils ont déja tissé une magnifique relation. Il faut voir le regard de Little Smiling Buddha quand il voit entrer sa soeur dans son champs de vision. « Maman, regarde, il a des étoiles dans les yeux! » comme elle me dit. Et je suis fière de voir l’empathie et la bienveillance dans les gestes et les paroles de Little Miss Sunshine.

Bien sûr, parfois elle ne veut plus de son frère, comme elle le dit. Je lui réponds simplement que je conçois tout à fait que ce soit difficile pour elle, qu’elle a le droit de ne pas l’aimer à ce moment précis, que ce n’est pas tous les jours faciles dans une fratrie. Je l’écoute et la rassure sur mes propres sentiments à son égard. Elle repart jouer et quelques minutes plus tard revient rassurée. Je veux qu’elle sache qu’elle a le droit de s’exprimer, qu’elle a le droit de ressentir ce qu’elle ressent, que je suis là pour l’accompagner. Parfois, nous avons besoin de remettre les choses à plat. Parfois, elle se sent un peu frustré et c’est bien normal, alors nous essayons de trouver des solutions toutes les deux. Et pour le moment, ça fonctionne très bien.

En parallèle, je la laisse participer au maximum aux soins que je prodigue à son frère. Elle m’aide à changer les couches – elle a d’ailleurs un tabouret à côté de la table à langer pour être au bon niveau pour m’aider -, à l’habiller, à choisir ses vêtements, à essuyer sa bouche lorsqu’un peu de lait ressort,… Elle a pris goût à ces soins et m’aide avec plaisir. En même temps, cela la responsabilise quelque peu.

Little Smiling Buddha a eu quatre mois. Et on ne cesse de me demander si Little Miss Sunshine est jalouse. Comme si c’était un passage obligé et en même temps inadmissible. Pour moi, Little Miss Sunshine n’est pas jalouse. Elle a simplement le comportement d’un enfant qui voit sa vie bouleversée, et encore grâce à notre écoute et à notre patience, elle gère vraiment très bien ce passage. Alors je réponds simplement que non, elle n’est pas jalouse.

Je suis vraiment fière de la manière dont cette nouvelle relation s’est mise en place. Je suis fière de Little Smiling Buddha et de Little Miss Sunshine. Je suis fière de la manière dont nous avons su accueillir ses émotions et ses craintes. Et tout cela me conforte vraiment dans notre manière de faire grandir nos enfants. La bienveillance porte ses fruits! Et nos enfants ont pour le moment chacun trouvé leur place dans notre nouvelle vie à quatre…

Et chez vous, comment s’est passé l’arrivée du petit frère ou de la petite soeur? 

[DIY] Gâteau château fort

Little Miss Sunshine est actuellement dans une phase où elle adore faire de la pâtisserie. Elle aime casser les oeufs, remuer la pâte, ajouter les ingrédients au fur et à mesure, faire le récapitulatif de tout ce que l’on met dans notre recette. C’est un véritable plaisir de pâtisser avec elle. Parfois, elle préfère regarder et ne pas intervenir, mais prend tout de même beaucoup de plaisir à m’observer et à commenter mes gestes. De mon côté, je m’efforce de lui expliquer ce que je fais dans les détails et de lui fournir un maximum de vocabulaire à cette occasion.

Il me faut donc de l’imagination pour trouver chaque semaine un autre gâteau ou d’autres petits gâteaux à préparer. Et les vacances nous offre l’occasion de nous lancer dans la confection de gâteaux qui prennent plus de temps à être préparé ou décoré alors, on s’amuse…

Cette idée de gâteau château fort, nous l’avions trouvé dans la magazine Pomme d’Api du mois de mai et nous la gardions justement pour les vacances. La recette est très simple, il s’agit de deux quatre-quart.

Pour les préparer, il nous a fallu:

  • 6 oeufs
  • 300g de sucre
  • 300g de farine
  • 300g de beurre
  • 1 paquet de levure chimique
  • 1 paquet de sucre vanillé
  • 1 moule à cake rectangulaire

J’ai commencé par faire fondre le beurre à feu doux. Pendant ce temps, Little Miss Sunshine a cassé les oeufs et les a mis dans un grand bol.

Nous avons ajouté le sucre aux oeufs et nous avons mélangé à tour de rôle jusqu’à faire blanchir l’appareil.

Puis nous avons ajouté la farine, la levure, le sucre vanillé et le beurre. Pendant que je m’assurais que la pâte était bien homogène, Little Miss Sunshine a beurré le moule.

Nous avons divisé la pâte en deux et enfourné les cakes chacun leur tour durant 35 minutes à 180°C.

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A la sortie du four, après les avoir démoulé et laissé refroidir, j’ai coupé une fine tranche du dessous d’un premier cake pour en faire le corps du château. J’ai coupé une fine tranche du dessous du deuxième cake avant de le  couper en deux et de positionner une tour ainsi réalisé de chaque côté du premier gâteau.

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Enfin, nous avons procédé au décor de notre gâteau avec les éléments de décor que nous avons détaché du magazine et avec quelques carreaux de chocolat que nous avons collé au gâteau à l’aide de chocolat noir fondu.

Nous avons eu besoin de:

  • cure dent pour accrocher la bannière et les drapeaux
  • une boite d’oeuf dont nous avons découpé deux toits pour les tours 
  • une demi tablette de chocolat au lait
  • une barre de chocolat noir que nous avons fait fondre
  • les décors à détacher du magazine Pomme d’Api – mais on peut également trouvé des choses à imprimer sur Internet ou les réaliser soi-même.

Le gâteau château fort a eu son petit effet. Nous avons d’ailleurs eu interdiction de le manger durant deux jours où Little Miss Sunshine se contentait de l’observer. Mais finalement nous l’avons entièrement dévoré…

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Et vous, avez-vous des idées de gâteaux originaux, facile à réaliser avec un enfant et qui fait son petit effet? J’ai encore un gâteau à réaliser avec Little Miss Sunshine la dernière semaine d’août et pas d’idées!

[Activité] Sur le thème des papillons

Il y a un peu plus d’un mois, Ayi nous a ramené des vers à soie. J’ai trouvé l’idée vraiment très sympathique et j’ai tout de suite imaginé et réfléchi à toutes sortes d’activités et d’apprentissages que je pouvais mettre en place autour de ce thème pour satisfaire la curiosité de Little  Miss Sunshine .

Nous les avons installé dans un grand bocal. Il y avait une quinzaine de vers à soie. J’ai commencé par me renseigner à leur sujet pour pouvoir en dire un peu plus à Little Miss Sunshine quand elle me poserait des questions. J’ai appris qu’il s’agissait de Bombyx du mûrier, les vers à soie avec lesquels on fabrique ensuite de la soie. Ayi nous avait également ramené des feuilles de mûriers en parallèle pour qu’on puisse les nourrir.

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Et il fallait les nourrir! Nous devions mettre une dizaine de feuilles de mûriers dans le bocal au moins cinq à six fois par jour. Little Miss Sunshine s’en occupait matin et soir, mais je me retrouvais régulièrement à devoir ajouter des feuilles, dans la matinée, dans l’après-midi ou même avant d’aller nous coucher. C’est impressionnant ce que peut manger une chenille!

Nous avons passé de longs moments à les observer… Et puis, un soir, une des chenilles a commencé à avoir un comportement bizarre. Elle se tortillait dans tous les sens, jetait régulièrement sa tête en arrière, et puis nous avons compris qu’elle allait commencer à créer son cocon. Le lendemain en effet, elle était entrain de fabriquer notre premier cocon.

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Une seule chenille est morte sans faire de cocon. Nous avons donc eu treize cocons au total. Les chenilles se sont transformés en cocon chacune à leur rythme, étalées sur une semaine environ. Au bout d’environ dix jours, le premier cocon a éclos. Et nous avons eu la confirmation, qu’il s’agissait bien de Bombyx du mûrier.

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Il s’agit d’un très joli papillon de nuit entièrement blanc. Avec un très joli visage blanc et marron. Des antennes marrons. Il a un aspect un peu fantomatique qui me plaît beaucoup. Malheureusement, les cocons ont tous éclos pendant la nuit, sauf un. Ce dernier, je l’ai vu sortir du cocon, mais le temps d’attraper mon téléphone pour le filmer, c’était trop tard, il était déja sorti… Little Miss Sunshine et Papa Lou n’ont donc pas assisté à la naissance d’un papillon, mais ils ont largement pu observer comment leurs ailes, toutes fripées au départ, se défripaient au fil du temps.

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Les Bombyx du mûrier sont des papillons qui ont été trop domestiqué par l’Homme. On ne les trouve plus dans la nature à l’état sauvage. Ce sont des papillons qui ne savent pas voler. Ils ne font que sautiller plus ou moins bien pour aller rejoindre une femelle et se reproduire. Au bout de quelques jours, une fois que l’accouplement a eu lieu et que la femelle à pondu ses oeufs, le papillon meurt. Nous avons des centaines d’oeufs à présent. Nous allons les conserver. Je ne sais pas si les conditions sont réunis pour que de nouveaux vers à soie voient le jour. Mais nous sommes ravis d’avoir pu observer en direct tout le cycle de vie des Bombyx du mûrier.

Pour approfondir ce que nous observions, j’ai créé à Little Miss Sunshine un cahier d’activités sur le thème des papillons. Vous trouverez sur ma page Pinterest (tableau: Autour des insectes) une grande partie des ressources que j’ai utilisé.

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Nous avons réalisé des jeux de logiques, du graphisme, du coloriage. Nous avons travaillé les chiffres, les lettres, … Nous avons créé un mémory des papillons et nous nous sommes inspirés de fiches que nous avons trouvé pour créer de jolis tangram en forme de papillons ou de chenille. Chaque thème abordé avec Little Miss Sunshine nous permet de voir et revoir de nombreuses notions tout en s’amusant.

Nous nous sommes principalement appuyés sur un petit livre que nous aimons beaucoup The very hungry caterpillar d’Eric Carle pour parler du cycle de vie du papillon.

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Autour de ce livre, il est possible de travailler beaucoup de notions et pas uniquement le cycle de vie des papillons. On trouve beaucoup de parents anglophones qui pratiquent le homeschooling ou pas qui partagent leurs idées de créations et d’activités autour de ce petit livre. Je le trouve vraiment très riche – comme je trouve très riche cet autre album dont je vous ai déja parlé.

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Ce petit livre nous permet notamment de pratiquer l’anglais (que Little Miss Sunshine commence a bien intégrer), mais nous avons également remis dans l’ordre une série d’images séquentielles, nous avons travaillé les chiffres, nous avons colorié le caterpillar, nous l’avons fabriqué à l’aide d’une boite à oeuf,…

Une dernière idée que nous n’avons pas encore mise en place me reste en tête, la création d’un bac sensoriel sur le thème du livre… Mais je vous en parlerai quand nous l’aurons réalisé!

Et vous, comment vous y prenez-vous pour aiguiser la curiosité de vos enfants?

[Abonnement] Les magazines de Little Miss Sunshine 3 ans

Depuis qu’elle a 8 ou 9 mois, Little Miss Sunshine est abonnée à des magazines. La lecture faisant partie intégrante de notre mode de vie, elle est très rapidement devenue elle-même très demandeuse. A l’origine, c’est Nonna qui nous avait proposé de lui offrir un abonnement. En règle générale, je préfère les albums, j’aime pouvoir lire le livre avant de le lire à ma fille afin de savoir exactement de quoi il en retourne et s’il est en adéquation avec nos principes éducatifs bienveillants. Mais je me suis finalement laissé tenter par l’option du magazine: pour la joie qui se lisait sur son visage en ouvrant la boîte aux lettres, pour la diversité de lectures et d’activités que ça nous a apporté, pour les idées que ça à pu me donner… Et ensemble avec Nonna, nous avons choisi Popi.

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D’un point de vu bienveillant, on repassera. Notamment à cause de Petit Ours Brun. Certaines histoires le sont relativement et d’autres pas du tout. Mais l’avantage du magazine, c’est qu’on le feuillète, que les histoires sont courtes, vite lu par Maman et j’avoue je ne me gêne pas de changer la fin d’une histoire ou de modifier quelques expressions pour les rendre plus bienveillantes… Mais dès le départ, nous avons beaucoup joué avec les dernières pages du magazine, puisqu’à chaque numéro, elles sont consacrés à un univers: le petit monde du docteur, le petit monde de la crèche, le petit monde des animaux de la montagne, le petit monde de la ferme, … C’est vraiment très riche pour l’apprentissage de vocabulaire, pour développer le sens de l’observation, pour jouer à « cherche et trouve », pour laisser l’enfant raconter ce qu’il voit, … L’autre partie du magazine que nous aimions beaucoup s’était la surprise. A chaque numéro, il y a un petit bricolage très rapide à faire à créer avec l’enfant et ensuite, on peut découvrir quelque chose de nouveau sur la double page: un petit poussin qui cherche sa Maman (et qui la trouve), des enfants qui construisent un bonhomme de neige (qui apparait comme par magie), un petit bonhomme qui grandit et qui passe du biberon à une assiette de pâte,… Parfois cette page est remplacée par une histoire de Lili Souris avec un petit montage également qui plaisait toujours beaucoup à Little Miss Sunshine. A noter aussi qu’on a adoré le principe des calendriers de l’Avent offert dans le magazine à chaque mois de novembre! Bref, nous avons été abonné à Popi un peu plus de deux ans et malgré ses défauts, nous avons toujours grandement apprécié de le recevoir.

Pour Noël, alors que Little Miss Sunshine allait avoir trois ans, Nonna m’a proposé de lui offrir de nouveaux abonnements plus adaptés à son âge et de nous les faire envoyer directement à Shanghai. J’ai été ravie de constaté que c’était possible! Nous avons pas mal réfléchi avant de trouver les abonnements qui nous convenaient. Et finalement, nous avons opté pour Pomme d’Api – que j’estime dans la suite le Popi -, Les belles histoires, – parce qu’ils nous permettent d’avoir régulièrement de nouvelles histoires pour le soir, ce qui n’est pas forcément évident quand on vit à l’étranger, – et Wakou – pour la passion que Little Miss Sunshine voue actuellement aux animaux et au corps humain.

  • Pomme d’Api

Il faut bien le dire, j’ai été très agréablement surprise par ce magazine. Je m’attendais à quelque chose de très peu bienveillant, plus dans l’esprit de Popi, et finalement j’ai été très agréablement surprise notamment par le petit livret pour les parents qui ces derniers mois à régulièrement fait une belle place à l’éducation bienveillante. Ce n’est malheureusement pas toujours le cas pour les histoires qui sont dans le magazine, mais je continue mon système de pré-lecture/lecture à ma sauce, que j’avais déja mis en place avec Popi et que je réalise d’ailleurs régulièrement dans d’autres livres aussi…

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On aime notamment La question à Zig Zag – très souvent tourné autour de l’environnement ou du quotidien: le vent, les saisons, que sait faire un bébé, … – Les pom’devinettes – que Little Miss Sunshine adore résoudre -, la double page AnimOh! – qui décrit à chaque numéro un animal différent, son lieu de vie, … -, la double page La classe d’Oscar – pour le jeu d’observation, parce que l’enfant peu suivre en partie la lecture de la petite histoire avec les petites images qui se glissent dans le texte – la grande histoire – pour la lecture du soir – et les petits philosophes – qui permettent de réfléchir à des sujets tels que les disputes entre amis, les saisons, qu’est ce qui est beau?, … – ainsi que les pages de jeux et l’atelier Pomme d’Api pour les sympathiques bricolages que nous prenons beaucoup de plaisir à réaliser.

On aime moins SamSam – parce qu’on ne comprend pas toujours bien l’intérêt de l’histoire… – Petit Ours Brun – ça dépend des histoires, mais la plupart du temps la réaction des parents m’horripile! – et Adélidélo – mais là encore, ça dépend des histoires…

Et on a adoré le numéro spécial avec le calendrier de l’Avent et l’histoire à continuer chaque soir du mois de décembre!

En conclusion, on est vraiment content de notre choix et agréablement surpris par ce magazine! 

  • Les belles histoires

Nous avons longtemps hésité entre celui-ci et Histoires pour les petits. Nous avons acheté un magazine de chaque avant de faire notre choix et je dois bien avouer que je ne sais plus vraiment ce qui a fait pencher la balance pour Les belles histoires.

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Quoi qu’il en soit, on aime la grande histoire et la petite histoire– en règle générale, relativement bienveillante ou avec une fin qui remet bien les choses en place ou si vraiment je mets à ma sauce, et on aime également les couleurs et le graphisme des illustrations la plupart du temps, avec quelques fois un vrai coup de coeur! -, et l’histoire sans paroles de Polo le petit aventurier – qui permet à l’enfant d’exprimer ce qu’il voit et d’essayer de raconter l’histoire par lui-même. Parfois, suivant le mois, il y a une double page Les bons moments avec un bricolage à réaliser – c’est notamment le cas à Noël, pour la Fête des Grands-mères ou encore pour la Fête de la musique et vous vous en doutez, on aime beaucoup! J’aime aussi les conseils de lectures pour les enfants dont je m’inspire parfois.

Bref, encore un choix que nous ne regrettons pas, même si nous tenterons certainement Histoires pour les Petits quand notre Petit Poisson sera en âge de l’apprécier! 

  • Wakou

Ce magazine, c’est notre coup de coeur à Little Miss Sunshine et moi. Il correspond exactement à nos attentes à toutes les deux.

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J’avais peur au départ que ce magazine ne soit pas assez adapté à Little Miss Sunshine compte tenu de son jeune âge (3 ans au début de l’abonnement), mais finalement ma petite curieuse s’y retrouve vraiment!

On adore les dossiers  sur la vie animale et la double page de jeux qui y est associé –  dont on s’inspire d’ailleurs régulièrement pour créer ensuite nos propres cahiers d’activités -, la double page de bricolage super rapide à réaliser en toutes circonstances (une paire de ciseaux, un tube de colle ou un rouleau de scotch suffisent!), l’histoire en photos – qui tourne toujours autour d’un animal et de ses habitudes de vie – la partie Ton corps – qui plait énormément à Little Miss Sunshine, très demandeuse à ce sujet actuellement! – et l’aventure de Petit Chaman sur la quatrième de couverture – c’est toujours la première chose que Little Miss Sunshine me demande de lire et le premier sujet dont nous discutons et débattons ensuite!

On aime bien la double page Activité – toujours quelque chose à fabriquer ou une recette à expérimenter -, l’histoire du soir – pas toujours totalement bienveillante, mais quand même – la question – qui tourne souvent autour de l’environnement ou de animaux – énergie renouvelable, comment respirent les poisson,  pourquoi il faut sauver les fôrets, … – le poster – Little Miss Sunshine réclame d’ailleurs régulièrement que je lui accroche sur la porte de son armoire – et Petit reporter – qui nous emmène toujours avec un ou des enfants à la découverte d’une exposition, d’un parc ou d’une école écolo.

On aime moins l’histoire de Wakou en première page – mais sans doute parce que Little Miss Sunshine est encore un peu petite pour comprendre parfois -, la double page Chiens, chats et Compagnie – parce que nous ne sommes pas concerné, mais les conseils pour s’occuper des animaux domestiques sont relativement bien pensé! -, Balez & Malina – mais là encore, c’est peut être plus une question d’âge pour la compréhension de Little Miss Sunshine.

Bref, ce magazine, c’est vraiment notre coup de coeur, celui qu’on attend devant la boite aux lettres avec le plus d’impatience! 

Deux autres magazines ont retenu notre attention. Mais nous n’avons pas franchit le cap de l’abonnement pour le moment. Il s’agit de:

  • Youpi

Ce magazine s’adresse aux enfants un peu plus grands (à partir de 5 ans), mais c’est également un coup de coeur pour toutes les deux. En prenant le temps d’expliquer un petit peu, il n’est finalement pas si compliqué à comprendre pour Little Miss Sunshine.

On adore la première partie Raconte-moi le monde – on apprend toujours quelque chose de vraiment intéressant -, les Animaux du monde – on aime beaucoup le reportage photo! -, la nature près de chez nous – la plupart du temps on découvre une fleur ou une plante de nos contrées (Europe) et son lieu de vie – et enfin le dossier L’expérience – qui donne vraiment de supers idées d’expérience à réaliser avec les petits pour comprendre les sciences!

On aime As-tu tout lu? – qui nous permet de refaire un point sur notre lecture et de voir notre niveau de compréhension des dossiers – , les BD Les riquiquis et Grand-Père sauve la planète.

On aime moins les devinettes – mais parce qu’elles s’adressent à des enfants plus âgés que Little Miss Sunshine -, la page J’apprends à dessiner – qui est encore trop compliqué pour Little Miss Sunshine – et Bambou, Kika et le crayon magique – qui s’adresse également à des enfants plus âgés.

Bref, vous l’aurez compris, un réel coup de coeur également qui viendra certainement un jour remplacer Wakou quand Little Miss Sunshine sera en âge de mieux apprécier. 

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  • Peppa Pig

C’est au travers d’une publicité dans un de nos magazines que nous avons découvert l’existence de ce magazine Peppa Pig. Little Miss Sunshine qui est fan de la petite cochonne a tout de suite demandé à l’avoir. Aussitôt dit, aussitôt fait, ou presque, puisqu’il a fallu attendre l’arrivée de Papapa et Mamama à Shanghai pour le recevoir. Il s’agit du numéro 1. Mais nous avons été conquises toutes les deux.

On a beaucoup aimé l’Histoire – dans la droite ligne des dessins animés avec des conseils de lecture et de description des images pour les parents – l’imagier – notamment parce qu’il fallait coller de nombreux autocollants! – les jeux – qui correspondent exactement à ce que j’attends d’un magazine pour les enfants de cet âge (3 à 6 ans) – les pourquoi de Peppa Pig – qui concerne les animaux de la ferme dans le premier numéro – et Allô docteur – parce que Little Miss Sunshine est très demandeuse en ce qui concerne le corp humain et son fonctionnement!

On a moins aimé la page bricolage – mais surtout parce qu’il faut accumuler une bonne dose de matériel pour le réaliser et que Little Miss Sunshine a été très frustré que nous ne l’ayons pas à disposition – et la recette – qui est au demeurant simple (des cupcakes), mais demande une certaine dextérité pour la réalisation des décors (en forme de Peppa Pig) sans compter que je ne trouve pas de pâte à sucre à Shanghai.

Bref, les défauts que nous avons trouvé à ce magazine n’en sont pas vraiment. A voir si le deuxième numéro tient ses promesses (c’est un trimestriel) et dans ce cas, nous nous abonnerons certainement! 

Et vous, avez-vous des abonnements à des magazines pour vos enfants? Quels sont vos coups de coeur?