Deux ans

J’ai du mal à réaliser que toi, mon tout-petit, mon bébé, tu ais déjà deux ans aujourd’hui.

Quand je te regarde découvrir le monde ces dernières semaines, je vois bien que tu n’es plus le même. Tu n’es plus mon bébé, mais un magnifique petit garçon, charmeur et souriant, dont la soif de connaissance et d’apprentissage n’a que peu de limite. Tu veux tout dévorer. Croquer la vie à pleine dent.

J’aime, autant qu’elle me frustre, ton impatience. Ta capacité à passer du rire aux larmes et aux cris en un quart de seconde.

J’aime nos tétées, autant qu’elles peuvent parfois m’exaspérer. Nos tétées de la nuit – trop nombreuses à mon goût, mais si douce quand je plonge mon nez dans tes cheveux. Nos tétées du jour – qui peuvent être quasi-inexistante quand je ne suis pas à la maison et qui peuvent vite se multiplier sans limite dans le cas contraire. Je me pose actuellement mille questions sur cet allaitement long, des questions que je n’aurai jamais pensé me poser. Mais notre prochaine rentrée scolaire commune me pose question…

J’aime ton sourire et tes grimaces. Ta manière bien à toi de t’exprimer dans un charabia mêlant des intonations françaises et chinoises quand tu joues, alors que tu sais très bien parler français et chinois. J’aime tes grimaces qui en disent long, tes yeux qui se lèvent au ciel, tes sourcils qui se froncent, ton air sérieux ou fâché…

J’aime la belle relation qui te lie à ta sœur. Vous pouvez passer de longs moments à jouer dans une quasi-osmose. Elle, répondant à tes envies et toi, essayant tant bien que mal de suivre ses jeux. J’aime la bienveillance dont elle fait preuve avec toi. Et puis parfois, les cris, les chamailleries… le lot de tous les frères et sœurs!

J’aime te regarder jouer avec Ayi. Elle t’adore. Tu vas lui manquer à la rentrée quand tu vas commencer l’école. Mais vous aurez passé de beaux et longs moments ensemble ces derniers mois! Et vous continuerez de passer du temps ensemble tous les après-midi…

Dans deux mois et demi, tu vas faire ta première rentrée. Ce n’était pas prévu, que tu entres aussi tôt à l’école. Mais ce sera une rentrée un peu particulière, puisque ce sera moi, ta maîtresse… Quoiqu’il en soit, je te sens prêt. Tu seras ravi d’avoir des copains autour de toi, de prendre le bus avec ta sœur le matin et de faire tout un tas d’activités et de jeux. Nous commencerons par la matinée seulement et puis ce sera à toi de nous guider…

À deux ans, tu: 

  • parles français et chinois. Dès qu’un mot est acquis dans une langue, tu l’apprends naturellement dans l’autre langue. J’adore quand tu mêles les deux langues, quand tu appliques au français les tournures chinoises, quand Ayi t’envoie me dire quelque chose en Chinois et que tu me le traduis naturellement en français. Tu manies déjà les pronoms personnels avec beaucoup de conviction, nous répétant des « moi! », « à moi! », « le mien! » ou « toi » sans relâche. 
  • ne fais toujours pas nos nuits. Tu ne fais que peu de sieste. Mais ça fait longtemps que tu n’es plus un gros dormeur!

  • adore chanter. Tu chante en français, en anglais, en chinois. Tu as appris un nombre incalculable de comptines dans les trois langues et il suffit que ta sœur entonne une nouvelle chanson pour que tu la suive.
  • adore les bouillons d’Ayi. Ton plat préféré du moment: la soupe de poisson et de tofu, c’est d’ailleurs ce que tu réclames à Ayi à chaque fois qu’elle te demande ce que tu veux manger. Tu aimes les pâtes aussi. Mais tu ne manges toujours pas grand chose – sans doute en rapport avec les quantités de mon lait que tu avales encore!

  • joue inlassablement aux voitures actuellement. Tu voues une véritable passion aux pelles-mécaniques. Et ça tombe bien parce qu’à Shanghai, on en voit tous les jours!
  • charme tout ton petit monde et même ceux que tu ne connais pas. Un regard, un mot, de ta part suffisent à concentrer tout le monde sur toi. C’est parfois vraiment impressionnant!

  • as découvert de nombreuses contrées: la France, le Japon, le Cambodge, mais aussi Yixing, le Sichuan, Pékin, Hangzhou et les montagnes jaunes en Chine. Tu as déja un nombre de kilomètres en avion incalculable à ton actif et pas mal de voyages en train également. Ton troisième prénom te sied à merveille…

Ce que je veux retenir cette année, ce sont tes regards qui en disent long, ta manière de jouer la comédie quand tu nous racontes quelque chose, ton intérêt pour toutes les activités que je te propose, ta patience et ton impatience.

Joyeux anniversaire mon tout-petit! 

Vacances de printemps

Comme l’an dernier à la même période, Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha ont été malade. Bien malade. Surtout Little Miss Sunshine. Si vous nous suivez sur Instagram, vous le savez, nous avons hésité jusqu’au dernier moment.

Mais c’est aussi ça voyager avec des enfants en bas âge, faire face aux imprévus, quels qu’ils soient.

Il est 16h30. Nous quittons la maison dans une heure pour l’aéroport. Nous venons de décider de partir. Little Miss Sunshine n’a plus eu de douleurs abdominales depuis plus de 24h. Elle n’a plus de fièvre à plus de 40° depuis presque 36h et plus de fièvre du tout depuis 18h.

Ce matin, Little Miss Sunshine s’est réveillée de bonne humeur, avec une folle envie de colorier, dessiner et jouer. Little Smiling Buddha et elle ont passé la journée à jouer. Impossible de lui faire faire une sieste pour qu’elle se repose.

Alors on prend donc le risque. Little Smiling Buddha est guérit depuis plusieurs jours. Little Miss Sunshine est clairement en voie de guérison. On se lance.

Hier soir, on avait décidé de rester à la maison, de ne pas partir. Ce matin, quand on a vu la pêche de Little Miss Sunshine au réveil, on a hésité. On a finalement bouclé les valises tardivement. Juste avant notre départ.

C’est la première fois que nous partons en voyage pour plus d’un week-end sans changer d’hôtel en cours de route, sans partir en vadrouille chaque jour dans un autre lieu.  Pour la première fois, nous n’avons rien d’autre de prévu que visiter à notre rythme les temples d’Angkor et de profiter du soleil et de la chaleur au bord de la piscine. Peut-être avions nous senti que c’est ce dont nous avions besoin à cette période de l’année…

Bref, nous allons passer cinq jours à Siem Reap, entre visites des temples et farniente. On espère qu’on a fait le bon choix!

A bientôt!

Dix huit mois

Il y a deux jours, tu as eu 18 mois.

Il y a tout juste un an, lors de nos vacances de Noël en France, nous discutions du Noël suivant, ce Noël où tu aurais 18 mois, où tu marcherais, où il faudrait certainement t’empêcher de grimper dans le sapin, où tu ferais pour la première fois les 400 coups avec ton cousin, qui tout juste deux mois de moins que toi. Et nous y voilà déjà. Je me souviens pourtant de cette conversation comme si elle avait eu lieu hier, de ma curiosité à savoir quel grand bébé tu serais devenu. Et puis nous y voilà…

Au lendemain de notre arrivée en Alsace cet été, tu te lançais pour faire tes premiers pas seul, avec une agilité phénoménale. Quelques jours plus tard, tu commençais à grimper sur les chaises et sur tout ce qui te permettait de monter plus haut que le sol. La motricité libre que nous avons pratiqué avec toi de manière plus poussé qu’avec ta soeur, a largement porté ses fruits. Tu as un équilibre et une confiance en toi qui sont vraiment exceptionnels.

Tu ne fais toujours pas MES nuits. Et finalement, ça n’a pas grande importance. Mais tu t’endors dans ton lit, avec ta soeur depuis tes 14 mois et demi. Quand tu te réveille la nuit, tu te lèves et tu viens nous rejoindre. Je n’ai même pas besoin de me lever. Tu trouves ton chemin dans la nuit, et tu me demandes juste de t’aider à grimper dans notre lit, avant de te rendormir pendu à mon sein.

Dix huit mois, c’est aussi un magnifique parcours d’allaitement. Tu es toujours allaité à la demande. Tu peux téter trois fois en 24h, comme deux cents fois le lendemain, juste parce que tu l’as décidé ou que tu as mal aux dents. Et je découvre avec délice, et avec quelques douleurs de temps à autre, la joie d’allaiter un bambin!

Avec tout ce lait, tu n’es pas un grand mangeur. Ce que tu préfères, c’est manger seul, à la petite cuillère ou avec les mains. Mais quand c’est Ayi qui s’occupe du repas, tu préfère te laisser nourrir. Ta nourriture préférée actuellement? Le riz sur une petite cuillère trempée dans un verre d’eau quand Ayi te donne à manger. Si je ne suis pas là à l’heure du déjeuner, tu manges. Puisque tu n’as pas eu l’occasion de téter tout ton saoul cinq minutes avant! Ton fruit préféré est la mandarine. Côté légume, je pense que c’est… le riz! Tu manges de tout, mais uniquement quand c’est toi qui le décide.

Tu es de plus en plus indépendant, en dehors de tes crises de « tétous » où tu ne lâches plus mes seins pendant une journée complète. Mais le médecin m’a confirmé que tes dernières dents étaient sur le point de sortir… J’ai donc l’espoir que d’ici peu nos nuits seront plus paisibles et que tu seras encore plus indépendant. Je sais dores et déja que ses jolis moments lactés où tu redeviens mon tout-petit se feront plus rare et je savoure d’autant plus les journées « tétous » actuelles.

Tu voues une passion aux dinosaures, aux animaux et aux petites voitures. Tu adores manipuler toutes sortes de petits objets, remplir et vider. Tu m’as récemment bluffé en peignant avec un pinceau avec une application, une concentration et un bonheur impressionnant. Comme ta soeur, tu aimes bricoler et pas moyen de proposer une activité à ta soeur sans te proposer la même ou une alternative proche pour éviter de te frustrer. Je ne sais pas si c’est parce que tu voues un véritable culte à ta grande soeur ou si c’est juste toi, mais j’ai parfois l’impression d’avoir un petit bonhomme de trois ans devant moi et pas un tout-petit de dix huit mois.

Je sais dores et déjà, qu’en septembre prochain, je reprendrai le travail – je vous en parlerai certainement de manière plus détaillé dans un autre article bientôt. Tu auras 26 mois et demi. Je me pose un millier de question, mais je sais que tu t’épanouira chez les tout-petits en maternelle. Tu adores les autres enfants, tu joues déja avec les autres, tu partages avec une facilité qui m’étonne. Sans doute, l’effet d’avoir une grande soeur. Tu seras ravi de te mêler aux autres enfants et de découvrir le monde de l’école. Tu pleurniche chaque matin quand tu vois le bus de l’école partir sans toi et emporter ta soeur.

Ta relation avec ta soeur est idyllique. Evidement vous vous chamaillez. Evidement parfois elle a juste envie de t’étriper. Mais la plupart du temps, j’observe la douceur de ta soeur dans ses gestes. Je me délecte de tes regards plein de fierté et d’admiration que tu lui jettes. Il suffit qu’elle te chante une chanson une fois, pour que tu la chante. Il suffit qu’elle t’apprenne une chose pour que tu la fasse. Tu bois ses paroles. Tu l’observe avec attention dans l’espoir de l’imiter au mieux. Je n’aurai pu rêver une relation plus apaisée…

Je me dis souvent qu’à ton âge, Little Miss Sunshine avait un vocabulaire déja bien plus développé (et c’est certainement le cas, mais chaque enfant suit un développement bien particulier!). Je mets ça sur le dos des deux langues que tu côtoies au quotidien et de la troisième que tu entends régulièrement. Mais finalement, quand le pédiatre m’a demandé quels sont les mots que tu prononce déja, je me suis rendu compte de la richesse de ton vocabulaire. En plus des mots que tu prononçais déja pour tes un an, tu as bien enrichi ton vocabulaire. Tu dis 阿姨 (Ayi) à longueur de journée, GrandPapa, Papapa. Tu adores les animaux et tu prononces très joliement 猫 (mao/chat), 鱼 (yu/poisson), 狗狗 (gougou/chien) en chinois, et dinosaures (tinoso) en Français. Tout ce qui ce mange est gâteau (tato) et tout ce qui se boit de l’eau (delo). Mais si tu t’adresse à moi pour parler d’un poisson, tu me diras d’abord « de l’eau » avant de me dire « 鱼 ». D’autres mots te servent également beaucoup « assis », « ici », « 帮帮我“ (bangbang wo/aide-moi), « bye bye », « 再见 » (zaijian/aurevoir), « 明天见 » (mingtian jian/à demain) et puis « non » et très rarement « oui » ou « 不要 » (bu yao/ je ne veux pas). Et puis ces derniers jours, tu dis au moins un nouveau mot par jour…

Et puis tu chantes. Et on reconnais très bien les chansons. Tu adores celles que ta soeur te chantent, les chansons qu’elle a appris à l’école sur le thème des indiens. « Ani Couni » est de loin ta préférée. Mais tu chantes aussi « Nagawika ». La première fois que tu as chanté une chanson, c’était cet été. Et c’était le thème de la Reine des Neiges!?! Bref, on comprendra l’impact de ta soeur sur tes apprentissages! Tu aimes aussi chanter « Joyeux anniversaire », mais ne me demander pas en quelle langue, je suis incapable de comprendre ce qu’il raconte!

Je pourrai encore longtemps continuer cette énumération un peu à la Prévert, tant j’adore t’observer… Mais ce que je veux retenir aujourd’hui, c’est ce beau petit bonhomme blond, avec ses quelques cheveux blonds, qui est avide de tout faire comme un grand.

Joyeux 18 mois mon grand bonhomme! 

Notre première soirée pyjama en famille 

Samedi soir dernier, Papa Lou était invité au mariage de sa secrétaire chinoise. Une première pour nous! Nous ne savions pas vraiment si il était le seul invité ou si nous pouvions nous joindre à lui. Et puis le lieu de mariage était assez distant de chez nous – une heure de taxi – et à un horaire pas franchement idéal en soirée avec les enfants – 17h16 (oui, oui ça porte bonheur en Chine!) -, alors on a décidé de le laisser partir seul, non pas sans lui avoir demandé un reportage photo évidemment!

Et avec les enfants, nous nous sommes organisé notre première soirée pyjama en famille!

Tout a commencé avec le choix du repas. Little Miss Sunshine voulait des pâtes. Nous en avions mangé la veille. Et puis finalement, j’ai opté pour la préparation de quelque chose que je n’avais encore jamais préparé jusque là: un plat de macaroni au fromage.  Pour l’apéro, le choix a été vite fait: des chips! Et pour le dessert, il y avait déja notre gâteau test en prévision de l’anniversaire de Little Miss Sunshine (vous avez pu le voir passer sur Instagram si vous nous suivez là-bas aussi!) et évidement, on s’est dit que c’était le jour de s’acheter un paquet de bonbons!

La soirée a donc débuté par notre passage au supermarché du bout de la rue pour acheter le nécessaire. En rentrant, j’ai proposé à Little Miss Sunshine de réaliser notre couronne de l’Avent. Je lui ai donné les quatre bougies, un plateau et des décorations de toute sorte. C’est elle qui a tout préparé.

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Pendant ce temps, avec Little Smiling Buddha, j’ai préparé les bacs sensoriel de Noël. L’an dernier, le bac de décoration de Noël avait eu un sacré succès, j’ai donc renouvelé l’idée cette année, mais je vous en parlerai dans un prochain article.

Ensuite, je les ai laissé découvrir leur nouveau bac de Noël, le temps pour moi de préparer le repas. Une fois le plat de macaronis au four, et toutes les décorations remises dans les bacs, nous avons pris l’apéro. Puis, nous avons dîné à la table du salon.

Et le plat de macaronis au fromage a été apprécié. Juste avant le dessert, nous avons décidé d’installer notre « campement » pour notre soirée pyjama. Tout le monde a mis son pyjama, nous avons rangé les derniers jouets qui trainaient et nous avons installé nos lits pour la nuit.

Nous avons pris les matelas des enfants et j’y ai ajouté un matelas supplémentaire. Nous avons ramené les couettes et les coussins. Même Little Smiling Buddha s’est fait un réel plaisir de nous aider. Et notre petit nid était particulièrement chaleureux! 

Enfin, pour terminer la soirée, nous avons mis un dessin animé. Little Miss Sunshine a choisi Mulan 2. Et nous avons passé une très belle soirée.

Papa Lou n’est pas rentré tard. Vers 22h, il était à la maison. Et il a été ravi de nous rejoindre dans le salon sous la couette! Nous avons donc passé la nuit dans le salon, tous les quatre… Ca nous a rappelé un passé pas si lointain où nous dormions encore chaque nuit tous ensemble!                 

Et le lendemain, tout le monde a fait une belle grasse matinée. C’est vers 8h45 que nous nous sommes réveillés. Un vrai plaisir!

Les enfants ont adoré se réveiller à côté de nous et jouer ensemble dès le réveil. Little Miss Sunshine m’a réclamé une nouvelle soirée pyjama et Papa Lou m’a dit que nous devrions faire ça plus souvent!

Alors on retient cette chouette idée!

Et vous, avez-vous déja organisé une soirée pyjama en famille? 

[Parentalité] Bébé sans couche

A la naissance de Little Miss Sunshine, nous étions déja convaincu par l’utilisation des couches lavables. Nous avions loué pour tester, puis acheté, notre lot de couches lavables que nous avons utilisé exclusivement jusqu’à ses 13 mois, puis en mixte avec des couches écologiques – de la marque Naty – jusqu’à ses presque 2 ans. Elle a été continente de jour à environ 30 mois. Nous n’avons utilisé que des couches Naty durant ce laps de temps. Une fois à Shanghai, nous avons malheureusement dû utiliser des couches Huggies pour la nuit, alors même que chaque matin ses couches étaient sèchent. Elle a fini par accepter de s’en passer la nuit vers 38 mois. Je dis malheureusement, parce qu’en arrivant c’est tout ce que nous avons été capable de trouver… Depuis, pour son frère, nous avons trouvé d’autres alternative plus écologique.

Avec Little Smiling Buddha, tout a été très différent. J’avais entendu parlé de l’Hygiène Naturelle Infantile lors d’un atelier Signe avec bébé que j’avais réalisé avec Little Miss Sunshine. J’avais de suite accroché à l’idée, mais je ne me voyais pas du tout l’appliquer, à mon niveau de réflexion sur la parentalité à cette époque.

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En Chine, quasiment tous les enfants vivent sans couches. Bien évidement, dans les grandes villes et dans les classes plus aisées les couches ont aussi envahit le quotidien, mais même à Shanghai, une grande partie des enfants vivent encore sans couche.

A la naissance de Little Smiling Buddha, le sans couche avait fait du chemin dans ma tête. Mais je ne savais pas comment l’appliquer au quotidien. J’avais donc en tête de faire quelque chose de mixte entre les couches lavables et le sans couche. Finalement, Little Smiling Buddha a grandit très vite. Le lot de sur-couches lavables que j’avais alors à ma disposition est devenu trop petit dès ces deux mois. En parallèle, les températures étant ici bien différentes d’en France, l’épaisseur des couches et le plastique des sur-couches n’étaient pas agréable à porter pour Little Smiling Buddha. Pour achever de me faire abandonner l’idée des couches lavables, Ayi était totalement réfractaire à cause de la chaleur et du fait que, pour elle, les couches lui semblaient trop serrés.

Little Smiling Buddha est donc rapidement repassé aux couches jetables. Et comme nous ne trouvions pas grand chose d’autres, il a porté des Pampers. Entre temps, nous avons mené notre enquête pour trouver en Chine, des marques de couches écologiques et relativement naturelles. Nous avons trouvé plusieurs marques sur le marché, notamment Bambo Nature. Mais cette marque, bien qu’intéressante, ne nous a aussi bien convenu que les Naty. Depuis, nous avons trouvé un importateur qui reçoit de temps à autre des stocks de Naty invendus et qui nous prévient pour que l’on puisse se réapprovisionner.

En parallèle, nous tentons de pratiquer le sans-couche sur une partie de la journée. Le plus souvent, Little Smiling Buddha se promène sans couche dans la matinée. Après son petit-déjeuner, je le change et je le laisse les fesses à l’air. La plupart du temps, il a fait ses besoins au moment du change – soit juste avant, soit au moment où je lui ai proposé de faire se besoins dans le lavabo au moment du change. La première heure sans couche, c’est assez rare qu’il fasse pipi. Il reste sans couche entre une heure et toute la matinée. Au plus tard, je lui remets une couche au moment du déjeuner.

Le but du sans couche, de l’Hygiène Naturelle Infantile ou Communication Elimination, n’est pas simplement de ramasser les pipis au sol, vous vous en douter. Le but est de reconnaitre les signes qui indiquent que l’enfant va faire. Pour les cacas, je n’ai pas de souci. Je reconnais très bien les grimaces qu’il fait pour me l’indiquer et jusqu’à présent, je n’ai eu qu’un loupé. Pour les pipis, par contre, c’est plus compliqué. J’avoue que je ne les attrape de loin pas tous. Quand il joue, je les loupe le plus souvent. Mais j’ai toujours une bassine et des langes à portée de main, au cas où. J’ai bon espoir d’y arriver un jour plus ou moins systématiquement! D’autant plus qu’Ayi rattrape beaucoup plus facilement que moi les pipis dans la bassine…

Je pense que pour nous, la difficulté réside surtout dans le fait que nous n’avons jamais vu personne pratiquer. Ici, quand nous jouons dans le parc de la résidence, la plupart des enfants sont sans couche. Les Ayi, les grands-parents ou les parents rattrapent tous les pipis. Le plus souvent, ils attrapent leur bébé et les placent au-dessus d’une poubelle. Je trouve ça magique! Je n’ai jamais pratiqué le sans couche à l’extérieur de chez nous. Je ne m’en sens pas capable pour le moment. Peut être pour le prochain bébé? Qui sait…

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Je trouve cette technique vraiment très intéressante. Et finalement, il s’agit juste de communication. Une communication entre une maman et son bébé, dont nous avons oublié qu’elle existait depuis que les couches jetables existent. Mais une communication qui devrait être aussi naturelle que celle que nous pratiquons avec notre bébé lorsque nous décryptons son envie de téter.

Et vous? Avez-vous tester de laisser vos enfants sans couche? 

Un an

Il y a tout juste un an, tu posais sur moi tes beaux yeux bleus pour la première fois.

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Et je me suis de suite noyée dans cet océan d’amour. Toutes mes interrogations de maman enceinte d’un second bébé se sont envolés d’un seul coup. Mon cœur de maman s’est agrandit pour toi. Tu t’y ais fait une place, sans que je m’en rende compte… De jour en jour plus grande.

Tu as passé le premier mois collé à moi. Couché sur moi, dans l’écharpe ou dans les bras. Au point que je ne t’ai jamais entendu pleurer. Je savais exactement quand te donner le sein ou quand changer ta couche. De jour comme de nuit. Une véritable osmose… La première fois que nous t’avons entendu pleurer, tu avais un mois et c’était pour une prise de sang.

Depuis, tu t’es bien rattrapé! Tu as besoin de pleurer le soir pour décharger tes émotions de la journée. J’avais connu cela avec ta sœur, mais sur une période plus courte, quelques mois seulement. Toi, c’est depuis tes un mois et ça arrive encore régulièrement aujourd’hui. Et puis, tu t’exprimes haut et fort quand quelque chose ne te conviens pas. Tu as la voix qui porte. Tu t’énerves avec une rapidité déroutante quand quelque chose ne va pas comme tu veux. Tu passes du rire aux larmes en un quart de seconde quand un de tes jouets reste coincé pendant que tu joues!

Tu as été un bon dormeur durant les premiers mois: 13h de nuit quasi-sans réveil et 3 ou 4h de sieste dans la journée. Et puis peu après tes quatre mois, tout a basculé. Les dents ont commencé à te chatouiller les gencives et depuis, elles ne nous ont pas laissé beaucoup de répit. Même si quatre seulement ont pointé leur nez… 3 à 5 réveils par nuit, un réveil définitif aux alentours de 5h que je tente chaque matin de contenir en te donnant le sein le plus longtemps possible, et puis deux fois 30 minutes de sieste dans la journée… Mais tu es un couche tôt. Tu t’es longtemps endormi exténué entre 19h et 20h. Aujourd’hui, tu t’endors vers 21h, au même moment que ta soeur. Et ce rythme nous convient très bien…

Tu as un besoin de mes bras que je n’arrive même pas à assouvir certains jours. Malgré les heures passées couché sur moi sur le canapé, malgré le cododo, malgré le portage, malgré les innombrables tétées…

Et puis en parallèle tu as une indépendance déroutante. Depuis tes 5 mois, tu peux passer plus de trente minutes à jouer seul, sans aucune intervention de ma part… Et aujourd’hui c’est même parfois 45 minutes durant lesquelles tu sais t’occuper seul à la découverte de l’appartement et de tes jouets…

Tu observes le monde et les objets qui t’entourent avec l’envie d’en connaître les moindres recoins. Tu as soif de connaître comment les choses fonctionnent, comment on les utilise. Tu as une sorte d’instinct pour savoir comment faire avec tes jouets. Tu adores les balles. Tu as spontanément commencé à lancer les balles en l’air et à partir à leur recherche vers tes 8 mois… Depuis quelques semaines, on peut jouer à la balle avec toi. On la fais rouler devant toi, tu l’attrapes et tu nous la renvoie. C’est un bonheur de te voir ainsi t’amuser! La première fois que tu as eu une petite voiture en main, tu l’as spontanément fait rouler comme on le fait avec un jouet. Si je te donne un instrument de musique en main, tu vas l’observer et très rapidement trouve comment t’en servir. Tu trouves le moyen de transformer n’importe quoi en instrument de musique actuellement: un tube de papier toilette vide, un couvercle de casserole, un entonnoir,…

Les balles et la musique. Pour tes un an, ce sont les deux choses qui te passionnent.

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A un an:

  •  Tu manges seul, avec tes mains ou ta petite cuillère. Tu as un goût prononcé pour la cuisine chinoise et notamment les soupes d’Ayi. Ton légume préféré est le maïs. Tes fruits préférés le raisin et la banane. Tu adores les raisins secs. On en a toujours sur nous quand on part en promenade en cas de petite faim. Tu ne bois quasiment rien d’autres que mon lait. Mais tu aimes goûter les boissons que nous consommons avec une paille.
  • Tu déteste qu’on te change la couche. Tu ne peux t’empêcher de pleurer et de te tourner sur le ventre. Ni les chansons, ni les jouets ne font diversion. Et tu adores te promener sans couche.
  • Tu rampes depuis tes 4 mois. Tu es parti à quatre pattes, tu t’es assis seul et tu t’es mis debout la même semaine à 7 mois et demi. Aujourd’hui tu pars à quatre pattes à une folle vitesse, tu marches en te tenant aux meubles ou en poussant des objets. Tu t’essaie depuis quelques semaines à te relever sans appui. Et tu parviens de plus en plus régulièrement à tenir debout seul, sans appui.
  • Tu as deja parcouru le monde avec à ton actif plus de 40 000km en avion. Tu t’es baigné dans des bains coréens à 40 degrés, tu as fait quelques pas sur la muraille de Chine, tu as tété sur les bords du Rhin, tu t’es promené contre moi le long de la Marne, tu as bu du thé au coeur des plantations du Fujian, tu as observé attentivement les lumières des marchés de Noël alsacien…
  • Nous avons partagé un an de tétées et je nous en souhaite encore au moins un an. Avec toi, l’allaitement a été tellement facile, tellement naturel. J’ai découvert comment endormir un bébé au sein ou comment il est possible d’avoir plusieurs montées de lait successives sur le même sein, malgré 17 mois d’allaitement celui que j’ai partagé avec ta sœur était totalement différent!
  • Un an de nuits partagées. Partagées avec nous, tes parents, mais aussi avec ta sœur. Et toujours cette certitude d’être sur le bon chemin le matin au réveil…
  • Tu as noué une très jolie relation avec Ayi depuis que vous avez passé huit matinées seuls tous les deux alors que je faisais une formation. Tu l’appelles, tu lui demande de te porter. Tu l’empêche de partir le soir en bloquant la porte et en lui demandant de te prendre encore une fois dans les bras… Elle te fait rire, tu la fait rire. Tu t’endors contre elle quand je ne suis pas là…
  • Tu regarde ta soeur avec un regard plein d’amour, de fierté et d’envie. Tu l’adore. Tu pleurniche chaque matin au départ de son bus et tu l’attend avec une impatience non dissimulé à partir de 15h30 tous les jours. Il faut voir ton visage se décomposer quand elle ne veut pas jouer avec toi et qu’elle ferme la porte de sa chambre. Tu es alors inconsolable pour de longues minutes…
  • Tu parles un langage bébé fait d’onomatopées et des différentes syllabes depuis tes 6 mois. Tu dis très peu de mots en Français: « Maman » et « Papa ». Mais tu dis quelques mots en chinois « Mama » (妈妈)et « Baba » (爸爸)- et il y a une réelle différence entre tes prononciations française et chinoise de ses deux mots! -, de temps à autre « Ayi »(阿姨). Mais surtout « Bao » (抱) pour qu’on te porte, et puis « JieJie » (姐姐)pour ta grande soeur. Le plus souvent quand tu veux attirer notre attention tu pousses de grands « Ahh ». Tu montres avec deux doigts ce que tu veux en disant des « Tah ».

Ce que j’ai envie de retenir aujourd’hui, ce sont tes sourires et tes éclats de rire, ta manière de tout poser sur sa tête depuis quelques semaines, les jours où tu ne veux pas quitter le sein, et où tu me laisses à peine quelques minutes à moi et puis les jours où tu prends ton indépendance et où tu joues des heures seul… Et puis tous ses moments que je savoure à t’observer en

Joyeux premier anniversaire mon bébé!

[Parentalité] Dormir avec ses enfants

Cododo. Ce mot comprend deux réalités proches et tout de même différentes. Deux définitions en quelque sorte. Le cododo ça peut aussi bien vouloir dire, dormir avec son bébé, dans le même lit. Mais aussi dormir avec son bébé, dans la même chambre.

Nous pratiquons le cododo avec Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha. Dans les deux sens du terme. Nous avons pratiquée le cododo avec Little Miss Sunshine et le pratiquons toujours. Nous avons pratiqué le cododo avec Little Smiling Buddha et le pratiquons toujours. Dans les deux sens du terme, pour les deux enfants.

A la naissance de Little Miss Sunshine, je n’avais aucune connaissance du cododo. Et puis la deuxième nuit à l’hôpital, pendant une tétée qui s’éternisait, alors que j’étais dans ma quatrième nuit sans fermer l’œil (les contractions, l’accouchement, un nouveau-né, tout ça…), je me suis légèrement assoupie avec bébé au sein. C’est ce moment qu’a choisi une infirmière (ou une sage-femme, ou une puéricultrice, je ne sais plus) pour faire irruption dans ma chambre (il devait être vers les 4h du matin, je ne comprend pas ce besoin de vérifier la tension et je ne sais quoi d’autres à cette heure! Mais c’est un autre sujet) et me hurler dessus qu’on ne dormait pas avec son bébé. Que c’est dangereux. Qu’est-ce que je cherchais? A l’étouffer? Il pouvait tomber du lit! Je pouvais l’écraser de tout mon poids! Est-ce que j’étais bien consciente du mal que je pouvais lui faire? Un bébé, ça dort dans son lit. Un point c’est tout. Et puis elle allait me fournir une plaquette pour m’expliquer! (Ça me rappelle qu’elle ne me l’a jamais donné sa plaquette et tant mieux) Entre temps, Little Miss Sunshine ne dormait plus. Et moi non plus d’ailleurs. Elle avait vraiment hurlé l’infirmière, je vous le disais. J’étais atteré. Je n’osais plus bouger. Je ne sais même plus si elle a pratiqué les examens qu’elle avait à faire. Je me vois encore figée, glacée par ses paroles. Morte de peur. Morte de culpabilité. Morte de honte.

Little Miss Sunshine a été, et est toujours, une très petite dormeuse. Oui. Ca existe les nouveaux-nés qui dorment 30mn par ci, 30mn par là, 1h ou 2h consécutive la nuit quand tout va bien… Le temps de lâcher prise pour moi. D’être sûre qu’elle dorme, pour qu’elle soit de nouveau réveillé… J’étais épuisée. Traumatisée par les paroles si violentes de cette infirmière en pleine nuit. De retour à la maison, la nuit, à chaque réveil de Little Miss Sunshine, chaque tétée, je me forçais à me lever. J’allais dans le salon. Je m’asseyais sur le canapé. J’allumais la télé pour être sûre de ne pas m’endormir pour fixer quelque chose, et ne pas m’endormir avec mon bébé au sein. Moi, la mauvaise mère qui avait failli écraser son bébé son deuxième jour de vie. Ses paroles résonnaient toujours en moi, nuit après nuit. Trois semaines. J’ai tenu trois semaines à ce rythme. Je n’étais plus que l’ombre de moi-même.

Une nuit, assise sur mon canapé, devant une énième émission hypnotisante, je me suis assoupie. Malgré tout mes efforts. Je me couvrais d’ailleurs un minimum -en plein hiver- pour être sûre d’avoir froid et de me tenir éveillée… Je me suis assoupie. Quelques secondes, quelques minutes, je n’en ai aucune idée. Et puis je me suis réveillée en sursaut. J’ai eu peur. Très peur. J’aurai pu lâcher mon bébé. Il aurait pu tomber du canapé. Je n’arrivais même pas à rester éveillé pour nourrir mon tout-petit! J’étais à bout! J’ai pleuré longuement.

Après une longue discussion avec Papa Lou, nous avons convenu qu’il était bien moins risqué d’allaiter Little Miss Sunshine couchée dans notre lit, avec son petit lit à barreaux contre le nôtre pour éviter qu’elle ne tombe et que si je m’assoupissait, ce ne serait que pour quelques minutes, et je la remettrais aussitôt dans son petit lit. Et que nous allions garder tout ça pour nous. Que ça ne regardait que nous. Et c’est ce que nous avons fait. Et de jours en jours, de semaines en semaines, de mois en mois, nous avons enfin pris confiance en nos capacités de parents. Nous avons compris qu’on n’écrase pas un enfant en dormant avec lui. Nous avons remarqué que nous étions tous les trois bien moins exténué, même les mauvaises nuits. Et Little Miss Sunshine passait une partie de la nuit dans son lit, et puis une autre partie dans le nôtre. Parfois plus dans l’un que dans l’autre. Parfois plusieurs fois dans l’un et plusieurs fois dans l’autre. Notre cohabitation a duré 16 mois. Jusqu’à ce qu’elle fasse ses nuits. Jusqu’à ce qu’elle n’ait plus besoin de moi la nuit par ce qu’elle ne se réveillait plus et s’endormait seule. Elle et son petit lit on alors intégré la pièce juste à côté de notre chambre, la porte toujours ouverte entre les deux pièces. Et nous n’avons jamais parlé à personne (ou si peu) de notre expérience de cododo. Ce n’est qu’à 2 ans et demi qu’elle a véritablement eu sa chambre. Elle y a dormi sans aucun soucis durant 5 mois. Elle s’y endormait. Ne se réveillait que rarement. Et venait rarement nous rejoindre avant le matin. Finalement, elle a eu 3 ans. Et puis elle a eu peur de la nuit. Et puis des monstres. Et puis des ombres. On a accompagné. On a expliqué. On a donné des astuces pour les combatte ces monstres. Pour se rassurer par elle-même. On a combattu avec elle. Rien n’y a fait. On s’est battu, un peu. On a perdu notre bienveillance, un peu. On a eu honte, beaucoup. On s’est excusé. On a négocié. Ca a duré une grosse semaine. Et puis on a lâché prise. On a installé un matelas d’appoint au sol dans notre chambre. On a tout de suite vu la différence. Les endormissement étaient plus doux et les réveils moins fréquents. On s’est de nouveau inquiété pour la naissance de Little Smiling Buddha. Comment allions-nous faire? Et puis elle est restée. Et tout c’est bien passé. Nous dormons tous les quatre. Elle a 4 ans (presque et demi) et elle dort toujours avec nous. Elle n’a plus peur de la nuit. Elle n’a plus peur des monstres (enfin, quand même un petit peu, parfois) mais elle n’est pas encore prête. Alors on lui fait confiance…

A la naissance de Little Smiling Buddha la question ne s’est même pas posé. Il allait dormir avec nous. J’allais le prendre dans le lit pour l’allaiter. Et puis il dormirait là où il dormirait. Dans son lit. Dans notre lit. Après tout, quelle importance? Il a dormi dans notre lit. Beaucoup. Il a dormi dans son petit lit, collé au nôtre. Un peu. Et puis il a fait ses nuits. Et puis il ne les a plus fait. Mais qu’importe. Il a gigoté beaucoup. Et puis je me suis rendue compte que je le gênais à dormir avec lui. Alors j’ai essayé de le remettre plus régulièrement dans son petit lit. Et puis il s’est cogné la tête dans les barreaux. Et puis on s’est dit qu’il serait temps de trouver une autre solution. Il avait 8 mois. On a installé un deuxième matelas au sol. A côté de celui de Little Miss Sunshine. Et la transition a été douce. Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha se cherchent instinctives  la nuit. Ils vont l’un vers l’autre dans leur sommeil. Et c’est beau à voir. Et émouvant.

Finalement, l’Homme n’est pas fait pour dormir seul. A l’époque des hommes de cro-magnons et compagnie, la nuit était pleine de dangers, on se regroupait. Aujourd’hui encore, je n’aime pas dormir seule quand Papa Lou est absent. Et c’est pareil pour lui. Je me vois mal imposer à mes enfants de dormir seul. C’est d’ailleurs une phrase de Little Miss Sunshine qui m’avait fait me remettre en question: « Mais pourquoi Papa et toi vous dormez ensemble et moi je suis TOUTE SEULE? » C’est elle qui m’a ouvert les yeux.

Aujourd’hui j’aime me réveiller la nuit et en un seul coup d’oeil savoir que toute la famille dort bien, est apaisée. J’aime entendre leurs respirations calmes et reposantes. J’aime cet esprit de « meute » que ce cododo implique.

Alors bien sûr ce n’est pas rose tous les jours. Il y a des jours où je donnerai tout pour que Little Miss Sunshine réintègre sa chambre. Il y a des jours où Papa Lou perd patience et insiste pour qu’elle regagne sa chambre. Il y a des jours où j’ai vraiment l’impression de faire du camping en continu. Il y a ses nuits où après un énième réveil, je grogne que j’aimerai dormir alors même que tout le monde dort autour de moi ou presque… Mais finalement, il y a toujours ces moments qui nous crient qu’on a fait le bon choix. Ces moments d’harmonie, le matin au réveil quand on voit leur sourire et qu’on se sent relativement reposé malgré plusieurs réveils nocturnes. Papa Lou et moi, et même Little Miss Sunshine, savons que ces moments sont précieux. Et qu’ils sont provisoires, à plus ou moins longues échelles. Je ne sais pas combien de temps nous allons encore dormir à quatre. 2 mois? 6 mois? 1 an? Plus? Moins? Seul l’avenir nous le dira. Mais j’ai confiance en mes enfants, quand ils seront prêt, ils sauront nous le dire. Et en attendant, je savoure les instants de bonheur familial que cela nous procure…

Belle année 2016!

La famille Kangourou vous souhaite une belle et douce année 2016, riche en découvertes et en petits plaisirs, dans l’amour et la bienveillance…

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Une année se termine, une autre s’ouvre. Les jours, les semaines et les mois s’enchaînent à une vitesse époustouflante depuis que nous sommes arrivé en Chine.

Little Miss Sunshine vient d’avoir 4 ans, Little Smiling Buddha a déja 6 mois révolu. C’est bien la vie des enfants qui a rythmé nos vies en 2015. Je savoure avec toujours autant de délice le fait d’être maman au foyer et de pouvoir m’occuper de Little Miss Sunshine autant qu’elle le demande. Je peux vivre à son rythme à chaque fois que c’est nécessaire, à chaque fois qu’elle le demande. Elle a adoré retourner à l’école et intégrer la classe des moyens après des grandes vacances shanghaiennes… Et puis depuis le solstice d’été, c’est au rythme de Little Smiling Buddha que je vis. Les nuits entrecoupées, les tétées, les changes, les câlins, ont largement rythmé la seconde partie de cette année. Heureusement, nous avons Ayi qui est là pour m’aider. Et c’est un luxe! Un luxe que je mesure chaque jour qu’elle passe auprès de nous…

Côté voyage, nous ne nous sommes pas promené autant que j’aurai eu envie de le faire. Un seul grand et beau voyage au Japon en février cette année. Enceinte de presque 6 mois, ça a été une merveilleuse manière de clôturer notre vie à trois avant de prendre un nouveau départ à quatre. Nous sommes tout de même rentré en France deux fois cette année: en octobre et pour Noël. Little Smiling Buddha du haut de ses 6 mois à deja parcouru quatre fois 10 000km en avion! Et j’ai eu largement l’occasion de me promener dans Shanghai et ses environs et de découvrir cette ville dans laquelle je vis depuis près de 18 mois maintenant.

Cette année, la priorité sera donc donnée aux voyages. Papa Lou et moi rêvons d’au moins un week-end par mois pour découvrir la Chine. Maintenant que la période la plus difficile des tout-petits est passée et que Little Smiling Buddha et moi avons commencé à prendre notre rythme, plus rien ne nous empêche de voyager! Pour le Nouvel An chinois, nous avons déja deux voyages au programme: un week-end à Harbin, dans le Nord de la Chine pour profiter de la neige et de la glace puis une semaine dans le Fujian, pour découvrir le berceau d’une somptueuse famille de thés chinois, les Yan Cha, et nous réchauffer au soleil…

Un autre point important à mon sens, qui marquera surtout le début de cette année, sera la diversification de Little Smiling Buddha. Je m’efforce actuellement de trouver un moyen pour m’approvisionner en produits biologiques. Nous avons trouvé quelques options, je vous en reparlerai donc certainement dans les semaines à venir. En parallèle, j’ai décidé de re-préparer tous les goûters de Little Miss Sunshine moi-même. L’achat d’un robot KitchenAid devrait grandement m’aider dans ce défi!

Cette année s’annonce donc comme une nouvelle année de découvertes et de dépaysement pour nous!