[DIY] Pâte à modeler maison

Voici la recette de la pâte à modeler que je prépare régulièrement pour Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha, et que je prépare au moins une fois par mois pour les enfants de ma classe de TPS depuis la rentrée. J’ai expérimenté plusieurs recettes, plusieurs préparations, plusieurs types de conservation, et on arrive à quelque chose de plutôt pas mal, donc je pose là ma recette.

Ingrédients:

  • Farine
  • Sel
  • Huile
  • Eau chaude
  • Colorant alimentaire

Préparation:

Verser une tasse de farine dans un bol.

Ajouter une demi-tasse de sel et mélanger.

Ajouter une cuillère à soupe d’huile.

Puis une tasse d’eau chaude agrémentée de quelques gouttes de colorant alimentaire

Mélanger pour obtenir une pâte homogène.

Faire une boule grossière avec la pâte ainsi obtenue et la faire cuire à feu doux sans cesser de remuer avec une cuillère en bois durant quelques minutes afin d’assécher au mieux la pâte.

Sortir la pâte du feu, la poser sur la table et la travailler longuement à la main dès que la température le permet, jusqu’à obtenir une boule de pâte lisse et souple.

Par expérience, je trouve que pour la conservation, le mieux est de mettre la pâte à modeler dans un contenant en plastique fermé hermétiquement entre deux utilisations, et de la conserver à température ambiante.

Si au cours de la conservation, la pâte devient un peu trop humide, il suffit d’y rajouter un peu de farine, de refaire chauffer et de retravailler la pâte à la main. C’est courant ici sous l’humidité shanghaienne…

Pour varier les plaisirs, on peut ajouter des épices pour parfumer la pâte à modeler. J’ai ainsi l’habitude d’y mettre deux cuillères à café de cannelle en poudre ou de mettre de l’huile d’olive ou de l’huile de cacahuète dans la pâte. Le résultat est vraiment gourmand!

Voici mon stock pour un mois. Les quatre boules du haut sont celles réalisés avec Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha et que nous utiliserons à la maison. Les deux grosses boules du bas sont celles que j’utiliserai jusqu’à Noël à l’école.

[Itineraire] Roadtrip dans le Sud du Yunnan

Après à peine un mois d’école, en Chine, nous avons la chance de profiter d’une semaine de vacances du 1er au 8 octobre à l’occasion de la Fête nationale et de la Fête de la mi-automne. Et je dois bien dire qu’après le rythme intense de ces dernières semaines, cette déconnexion totale du travail et de l’école nous aura fait le plus grand bien. Nous avons quitté Shanghai dès le samedi soir après la classe pour le Sud du Yunnan.

Pour les curieux, voici notre itinéraire: 

  • Départ de Shanghai en avion pour Kunming en fin de soirée. Arrivée au coeur de la nuit au bord du lac Fuxian. Nuit au bord du lac.
  • Jour 1: promenade au bord du lac Fuxian. Visite de différents points de vue sur le lac. Puis direction JianShui, avec un arrêt dans un très joli village mongol. Visite de la vieille ville de JianShui 
  • Jour 2: visite plus approfondi de JianShui: une fabrique artisanale de tofu, le plus vieux puits de la ville, le temple de Confucius, la rue des potiers, une poterie artisanale et ses fours. Puis direction YuanYang, arrêt sur un marché aux fruits locaux. Arrivée à YuanYang, nuit dans un petit hôtel avec vue sur les rizières.
  • Jour 3: Promenade dans le joli village de Pugao LaoZhai et vue sur les rizières de YuanYang. Visite de différents points de vue sur les rizières. Visite du marché hebdomadaire des minorités Hani et Dai. Puis direction PuEr. Nuit dans un hôtel à PuEr.
  • Jour 4: visite du marché aux thés de PuEr. Dégustation dans différentes maisons de thés. Puis direction Jinhong dans le Xishuangbanna, après un arrêt dans la Wild Éléphant Valley. Visite des marchés de nuit de Jinhong. Nuit à Jinhong, dans un hôtel au bord du Mékong.
  • Jour 5: direction les montagnes Yiwu et leurs petits villages de producteurs pour une journée de visite des théiers sauvages dans la forêt, d’ateliers de production de PuEr et de dégustations. Retour à Jinhong en soirée pour dîner et profiter des marchés de nuit. Nuit à Jinhong au bord du Mékong.
  • Jour 6: Départ pour les montagnes NanNuo. Invités à la fête d’inauguration d’un nouvel atelier de production de PuEr, avec tout le reste du village. Promenade au coeur de la forêt tropicale pour voir les théiers sauvages et le théier de 1000 ans. Visite d’un atelier et fabrication de PuEr. Dégustations de PuEr. Nuit au coeur de la montagne.
  • Jour 7: dégustations de PuEr. Puis retour à Jinhong pour le déjeuner. Dans l’après-midi, direction la montagne JinNuo. Promenade dans un village dédié à l’artisanat de la minorité JinNuo. Visite d’un atelier de PuEr et de thé blanc. Confection de galettes de thés. Dégustation de PuEr. Puis retour à Jinhong. Dîner au bord du Mékong. Départ pour l’aéroport de XiShuangBana.
  • Arrivés tard à Kunming. Nuit dans un hôtel proche de l’aéroport. Départ tôt le lendemain pour Shanghai. Retour à Shanghai à 16h.

J’espère avoir très vite le temps de vous montrer des photos de ce splendide voyage qui était vraiment placé sous le signe du thé et de la dégustation! Nous avons adoré!

[Sortie] Le vaisseau à Strasbourg

La semaine dernière, par une journée pluvieuse, nous sommes allés à Strasbourg avec Nonna et GrandPapa, pour aller visiter un lieu que nous avions envie de visiter depuis longtemps: Le Vaisseau

Le Vaisseau, c’est un chouette endroit totalement dédié aux enfants pour apprendre les sciences en s’amusant. Il y a différents espaces, présentant différents thèmes.

Dans l’espace Être humains, on peut entre autre rechercher quelques unes de nos caractéristiques génétiques avant de les comparer à celles de tout ceux des autres visiteurs qui se sont déja prêtés à l’expérience pour voir à quel point nous sommes tous différents. J’ai trouvé cette expérience vraiment très intéressante.

Dans l’espace Les animaux, on peut entre autre observer une fourmilière, partir à la chasse des traces des petits animaux/bêtes qui peuvent peupler nos maisons ou toucher les plumes, poils ou écailles qui recouvrent les différents animaux.

Dans l’espace Je fabrique, on peut, entre autres, construire un igloo, un escalier avec des cubes ou encore s’amuser sur un chantier à taille d’enfants pour les plus jeunes.

Dans l’espace L’eau, on peut, entre autres, faire des vagues, faire tenir une balle sur un jet d’eau, découvrir comment fonctionne un barrage.

Dans le Lab’Oh, on créé de chouettes oeuvres collectives évolutives au gré des ajouts des visiteurs.

Mais le gros coup de coeur de toute la famille, c’est l’espace Log’Hic. Encore une fois, l’espace est divisé en deux pour les enfants de 3 à 6 ans et pour les + de 7 ans. Nous y avons passé un long moment à nous mettre au défi les uns les autres. Nous avons tenté absolument tous les défis de l’espace. Et même Little Smiling Buddha, 25 mois, a relevé certain défi, dont celui qui était de faire un carré et une croix à base de pièces de toutes formes. Et il l’a réalisé plus vite que moi!

Ce genre de lieu où tout est fait pour les enfants, où tout peut être touché, manipulé, observé de près, où des expériences intéressantes et facilement compréhensibles par tout le monde sont proposées, est juste génial. Nous y avons passé un extraordinaire après-midi, et la prochaine, c’est toute la journée qui nous y irons, c’est certain!

 

[Bac sensoriel] Nourir les oisillons

Cette idée de bac sensoriel, je l’ai eu bien avant de le réaliser, je crois que ça remonte à cet hiver. Mais je le gardais en tête pour une saison qui se prêterait plus à sa création et un moment où les enfants y seraient vraiment sensible. Alors quand j’ai vu qu’à l’école, les enfants s’étaient lancé sur le thème des animaux, qu’en parallèle, j’ai retrouvé des graines de courges, tout s’est enchaîné. J’ai d’abord créé le bac pour Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha. Et puis, comme l’idée collait parfaitement au thème des animaux de l’école, j’ai tenté le même bac, ou presque avec ma classe de TPS.

Avec mes enfants, l’atelier s’est déroulé en deux étapes: la création des oisillons puis la présentation du bac sensoriel. J’avais prévu de faire la même chose avec mes TPS, mais finalement le temps m’a manqué, et c’est finalement mes enfants qui ont également préparé les oisillons pour l’école.

Pour préparer nos oisillons, j’ai donné à chacun des enfants une boule de pâte à modeler auto-durcissante de couleur. Ils ont formé de belles boules pour faire des oiseaux, puis y on placé deux yeux, un bec – découpé dans du papier cartonné orange -, des pattes – découpées dans des pailles de couleurs – et enfin ils ont piqué trois plumes pour faire une belle queue.

Une fois les oisillons prêts, nous les avons laissé sécher deux jours avant de les utiliser dans notre bac sensoriel.

En proposant ce bac sensoriel, j’avais deux idées derrière la tête. Un peu de biologie, en faisant comprendre aux enfants que chez les oiseaux, comme chez tous les animaux, les parents prennent soin de leurs enfants en leur apportant ou donnant à manger le temps qu’ils sont bébés.

Et un peu de motricité fine, en utilisant une pince à linge pour attraper les vers de terre avec lesquels nous allions nourrir les oisillons.

Après leur avoir lu la jolie histoire de l’oiseau de la collection Petite Nature d’Amaterra, je leur ai expliqué qu’ils allaient pouvoir jouer à la maman oiseau qui apporte à manger à ses bébés oisillons. Pour cela, ils pouvaient utiliser la pince à linge, comme un bec, pour aller attraper les vers de terre – des morceaux de filin chenille – et les déposer dans le nid.

Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha ont adoré ce bac sensoriel. C’est le premier bac que je leur ai préparé pour eux deux. D’habitude, je préparai toujours deux bacs pour éviter les disputes et surtout que chacun puisse découvrir à son rythme. Mais compte tenu du succès de ce bac, je vais peut être leur donner un bac commun plus souvent dorénavant. Nous l’avons gardé plusieurs semaines à disposition et pour une fois ils n’y ont rien ajouté. Ils aimaient jouer avec les oiseaux, leur donner des graines ou des vers de terre.  J’ai admiré la façon dont Little Smiling Buddha manipulait sa pince à linge du haut de ses 2 ans.

Le matériel utilisé pour le bac sensoriel de mes enfants:

  • Des graines de courges colorés
  • Des morceaux de filins chenille,
  • Des plumes, 
  • Quatre oiseaux, 
  • Des coquilles d’oeuf vident
  • Deux nids fabriqués avec un sac en carton
  • Deux pinces à linge

Pour poursuivre sur le thème des oiseaux, nous avons lu plusieurs histoires sur le thème. Et puis Little Miss Sunshine a choisi un beau coloriage d’oiseau-mouche pour clore notre thématique.

Quant à Little Smiling Buddha, il a collé des gommettes en toute autonomie pour colorier un oiseau.

Avec ma classe de TPS, le bac sensoriel était moins élaboré. J’avais mis de la paille dans le fond de mon bac et j’ai préparé des nids avec des protections que l’on trouve autour des fruits à Shanghai. Chaque enfant avait son oiseau, son nid et sa pince à linge.

Pour le bac sensoriel mes 7 TPS, j’ai utilisé:

  • 7 oiseaux
  • Des plumes
  • Des morceaux de filins chenille
  • Des protections pour les fruits transformés en nid 
  • 7 pinces à linge

Avant de proposer le bac aux enfants – que j’avais placé dans la cour de récréation pour profiter du beau temps – je leur ai lu l’histoire de l’Oiseau. Comme à mes enfants, je leur ai expliqué l’activité et j’ai précisé à leur maîtresse habituelle que je voulais qu’ils puissent manipuler le matériel sans intervention de notre part.

Malheureusement, ils n’ont pas accroché du tout, ou alors pas du tout de la manière dont je m’imaginais. En cinq minutes, ils avaient détruit tous les nids, tous les oiseaux, ils avaient arrachés tout ce qu’ils pouvaient et étaient entrain de se lancer la paille après. J’ai eu du mal à les faire remettre la paille dans le bac en leur rappelant la règle: « ce qui est dans le bac reste dans le bac ». Et j’ai finalement opté pour aller les défouler au toboggan plutôt que de poursuivre l’activité!

Un succès mitigé donc avec les enfants de la classe, dont il faut bien le dire, la patience est parfois proche de zéro en ce qui concerne une activité! Mais je garde en mémoire la jolie réussite de mon bac de la ferme avec eux Et j’en proposerai rapidement à ma classe l’année prochaine!

[DIY] Table lumineuse

Voilà bien longtemps que j’avais envie de leur créer une table lumineuse. C’est à la fin de l’année dernière que j’ai finalement acheté la grande boîte qui sert de table chez Ikea. J’avais préparé à ce moment-là une première table, avec une guirlande récupérée qui ne faisait que clignoter. Et c’était vraiment pas ça. Après une soirée de jeux, les enfants s’en étaient détournés. Et moi aussi…


Et puis, il y a quelque jours, en prévision de notre absence pour deux mois, j’ai fait un gros rangement et je suis retombée sur la boite. Je l’ai réinstallée dans la salle de jeux, avec l’ancienne guirlande clignotante, mais les enfants ne s’y sont pas intéressés. Le lendemain, Papa Lou me dit qu’il doit commander une guirlande pour la chambre des enfants. J’en profite donc pour lui demander d’en acheter deux.

Et la guirlande qui est arrivée est juste parfaite! Elle ne clignote pas, fait une belle lumière blanche et les leds sont assez nombreuses pour faire une jolie lumière tamisée dans la boite. En plus, c’est une guirlande à pile, qui m’aurait éviter la galère de percer la boîte pour faire passer l’interrupteur à la fin de l’année dernière!

Pour réaliser une table lumineuse facilement, il vous faudra donc: 

  • Une grande boîte en plastique (du type de celles que l’on trouve chez Ikea)
  • Une guirlande lumineuse (pour les peu bricoleurs avec des piles, c’est plus pratique, sinon il faut également penser à avoir une perceuse sous la main)
  • Du papier sulfurisé 
  • Du scotch 

Si vous avez acheté une guirlande à brancher, il vous faudra percer un trou dans le fond de la boîte, assez grand pour y faire passer la prise. C’est l’étape la plus difficile! Sinon, vous pouvez directement passer à l’étape suivante.

Ensuite, il faut recouvrir le plus proprement possible l’intérieur du couvercle de la boîte avec du papier sulfurisé. Ce qui va permettre d’avoir un beau fond et une jolie lumière tamisée. J’ai utilisé du scotch pour cette étape, mais je pense qu’à terme je le collerai proprement sur les bords avec de la colle chaude.

Ensuite, il ne reste qu’à installer la guirlande dans la boite. Veiller à avoir des petites lumières un peu partout dans la boite pour avoir une jolie lumière homogène. Encore une fois, j’ai accroché la guirlande avec du scotch, mais à terme, je pense la coller également avec de la colle chaude.

Refermer la boite, la table lumineuse est prête à être utilisée! 

Pour s’amuser et laisser les enfants créer, les utilisations sont multiples: 

  • Avec des objets transparents colorés (billes, perles de verre, pièces en plastique coloré, formes géométriques, papier vitrail,…)
  • Avec des objets de la nature dont on peut observer les ombres (feuilles, fleurs,…) On peut utiliser un feutre pour tableau blanc pour dessiner sur la table en transparence avant d’effacer.
  • Pour apprendre à dessiner ou à écrire en transparence. Sur la table elle-même ou sur une feuille de papier en décalquant.

Sans compter les idées sorties tout droit de la tête des enfants au cours de leur expérimentation! Il y a de quoi passer de longues heures de jeux!

Je n’ai qu’un seul regret, ne pas l’avoir mis en place plus tôt! 

[Outil d’apprentissage] La poutre du temps

C’est à l’époque de la première rentrée scolaire de Little Miss Sunshine, alors qu’elle n’avait que deux ans et demi, que j’ai découvert la poutre du temps. Je n’en avais jamais entendu parlé auparavant.

Pour ceux qui était comme moi, il s’agit d’un long calendrier linéaire. Dans la pédagogie Montessori, il s’agit d’afficher au niveau des yeux de l’enfant, dans un lieu de passage, tous les jours de l’année, afin de faire prendre conscience à l’enfant du temps qui passe.

Je n’avais malheureusement pas la place d’attacher tous les jours de l’année sur un de nos murs (cela nécessite environ 6m de mur). J’ai réfléchi à le couper par saison. Mais au fur et à mesure de notre utilisation, j’ai finalement opté pour la présentation de quatre semaines consécutives (la semaine en cours, la semaine précédente et deux semaines à venir). C’est ainsi que Little Miss Sunshine le comprenait le mieux. Presque trois ans plus tard, nous l’utilisons toujours plus ou moins de cette manière, mais nous avons finalement opté pour la présentation d’un mois après l’autre.

Le but de la poutre du temps est d’avoir une vision linéaire et globale des événements à venir. Ainsi, dans un premier temps, la poutre ne contenait que l’alternance des jours avec la maîtresse chinoise et la maîtresse française (représentée par une lettre chacune), les anniversaires de la famille, les vacances et les grandes fêtes (que ce soit vacances scolaires, jours fériés français et chinois, les voyages ou l’arrivée de la famille chez nous). Noter l’alternance de la maîtresse française et la maîtresse chinoise sur la poutre du temps nous a été très utile la première année. Quand Little Miss Sunshine nous posait la question de savoir si elle allait devoir parler français ou chinois le lendemain, nous la renvoyions vers son calendrier et ça nous a éviter de nombreuses crises (quand je lui disais moi-même « demain, c’est la maîtresse chinoise », j’avais droit à d’interminables crises de larmes les premiers mois). Le rythme ayant changé l’année suivante, nous n’avons plus noté les alternances chinois-français.

L’utilisation de la poutre du temps au quotidien, nous a beaucoup aidé. Little Miss Sunshine n’est pas une enfant qui aime les surprises. Elle aime savoir où elle va et ce qu’on attend d’elle. Et dans ces cas, tout se passe toujours au mieux. Bien sûr, elle a appris à faire avec les imprévus depuis, mais en première année de maternelle, ce n’est pas vraiment ce que j’attendais d’elle. 

L’année suivante, nous y avons ajouté nos activités régulières (piscine, danse, …) ainsi que les impératifs de travail de Papa Lou et moi qui influaient sur sa vie quotidienne (les déplacements de Papa Lou et ma présence pour les ateliers à l’école).

Et depuis cette année, on y note également les différentes invitations de Little Miss Sunshine ou les fêtes de l’école.

Chaque jour, l’enfant déplace la pastille qui symbolise la journée en cours. A ce moment-là, il peut se projeter dans le temps, savoir ce qui l’attend le lendemain (école ou pas, activités, absence des parents en déplacement,…). Il peut aussi compter les jours qui le sépare de l’événement suivant (particulièrement efficace pour son anniversaire ou Noël!, mais cela permet aussi à l’enfant de savoir quand c’est l’anniversaire de son frère ou de sa maman – Little Miss Sunshine m’a ainsi préparé un cadeau en tout autonomie cette année, puisqu’elle connaissait la date de mon anniversaire!). Quand je change le mois, je prépare le calendrier seule (pour être plus efficace pour le moment, mais quand elle saura lire, elle pourra s’en charger) et Little Miss Sunshine participe à la mise en place des différents événements. C’est un petit rituel bien rôdé en fin de mois maintenant.

J’ai pris le parti de créer une étiquette spécifique pour chacun des événements. Pour faciliter la lecture, ce sont des images que nous avons ensemble sélectionné avec Little Miss Sunshine. Ainsi, depuis plusieurs années, c’est la même image qui symbolise la danse, les vacances ou les déplacements de Papa Lou. Vous pouvez notamment voir les étiquettes symbolisant les vacances scolaire (le parasol), ma présence à l’école (le personnage qui lit une histoire aux enfants), nos déplacements en avion (l’avion) ou la Chandeleur (le plat de crêpes).

Chaque jour, on déplace un bouton pour marquer le jour présent. Nous avions longtemps notre poutre du temps sur notre réfrigérateur américain (oui, il est grand!). C’est donc un aimant rose qui marquait le jour présent. Depuis la fin de l’année dernière, la poutre du temps a intégré la chambre de Little Miss Sunshine (puisqu’elle y dort enfin!) et c’est une pastille à scratch créé de toute pièce avec de la laine et de la colle chaude qui marque le jour présent. 

Au quotidien, la poutre du temps rassure. L’enfant a l’impression d’avoir une certaine incidence sur le temps et les événements, ou au moins d’y participer activement. Pour les événements exceptionnels, nous avons l’habitude d’y ajouter des calendriers de décompte des jours pour aider à patienter. C’est notamment le cas à Noël avec le traditionnel calendrier de l’Avent, mais aussi avant de rentrer en France généralement ou de voir la famille nous rendre visite. Je prépare un calendrier de décompte avec son aide environ trois semaines avant l’événement, quand je sens que c’est nécessaire. 

La jolie poutre du temps que nous utilisons depuis le début est celle du site Hoptoys. Elle est belle, complète, pratique. Vous pouvez la télécharger gratuitement à partir de leur blog: ici. J’ai longtemps ré-imprimé, mois après mois, ma poutre du temps. Bonjour le gaspillage d’encre et de papier. J’ai enfin trouvé une solution plus écologique à la fin de l’année dernière. J’ai tout plastifié. J’ai mis partout où c’était nécessaire du scratch autocollant. Et ce système fonctionne vraiment très bien.

Mon prochain défi à partir de septembre sera d’intégrer les événements spécifiques à Little Smiling Buddha qui va rentrer à l’école à notre poutre du temps…

Et vous connaissez-vous la poutre du temps? Et si vous en utilisez une, comment l’utilisez-vous? De manière traditionnelle ou détournée? 

[Activités] La chenille qui fait des trous

Depuis quelques semaines, Little Smiling Buddha est totalement passionné par l’histoire de la chenille qui fait des trous d’Eric Carle, qu’il me fait lire et relire plusieurs fois au cours d’une même journée. C’est un livre que nous avons acquis en anglais, à notre arrivée à Shanghai. Little Miss Sunshine avait donc deux ans et demi. Mais j’ai choisi de lui traduire en français quand nous le lisons – sauf quand nous le lisons avec sa soeur – afin d’approfondir son vocabulaire en français dans un premier temps. Et il a déja intégré pas mal de vocabulaire au travers de cette petite histoire: la chenille, le cocon, le papillon. Sans compter certains aliments qu’ils connaissaient déja en partie. On n’insistera jamais assez sur la lecture pour l’acquisition de vocabulaire. Les livres sont des trésors!

J’aime beaucoup ce livre et nous l’avions déja bien exploité avec Little Miss Sunshine, quand elle avait trois ans et demi pour étudier le cycle du papillon. Je vous en avais d’ailleurs parlé là-bas.

Cette semaine, je me suis replongée dans mon tableau Pinterest consacré aux livres d’Eric Carle. J’y ai allègrement pioché idées et inspiration. Et j’ai commencé, comme j’avais déja dans l’idée à l’époque pour Little Miss Sunshine par créer un bac sensoriel coloré sur le sujet.

Quand nous avions acheté le livre, il y avait une peluche avec. A l’époque, je n’avais pas pensé à son utilité, mais c’est finalement plutôt sympa d’avoir une peluche pour créer facilement de jolis bacs sensoriels. Le bac a eu pas mal de succès. Surtout la feuille et l’oeuf que j’ai créé en feutrine pour l’occasion et le riz coloré qu’il manipulait pour la première fois.

Lors de la deuxième présentation, j’ai ajouté les cartes de nomenclature que j’ai créé pour l’occasion grâce aux scans du livre et au super site C’est pour vous. Après avoir été intéressé uniquement par le riz coloré, il a finalement décidé de donner à manger à sa chenille.

Je re-proposerai régulièrement le bac sensoriel à Little Smiling Buddha tant qu’il montre de l’intérêt pour celui-ci.

J’ai imprimé les jolies cartes de nomenclature en grand modèle afin que Little Smiling Buddha puisse mieux s’en servir. J’ai dans l’optique de les conserver grâce à un anneau de porte-clef pour les ranger facilement, mais aussi pour y revenir aussi souvent que l’envie nous en prend. Mais pour le moment, comme nous nous en servons quasi quotidiennement, je les ai laissé libre.

L’utilité des cartes de nomenclature est très variée. Quand je les donne à Little Smiling Buddha, il cherche spontanément ce qu’il connait pour me dire le nom de l’objet représenté. Ensuite, souvent, on reprend les cartes ensemble en les nommant, chacun notre tour. Mais ce que je préfère, c’est lire le livre et le laisser chercher seul la carte correspondant à ce dont nous sommes entrain de parler. Pour réduire la difficulté, je ne pose jamais toutes les cartes sur la table, je les sélectionne par rapport à son intérêt. Comme je le disais plus haut, on les utilise aussi avec le bac sensoriel. Mais dans ce cas-là, je n’interviens pas le laissant découvrir et jouer à son rythme.

Little Miss Sunshine aussi y trouve son intérêt. Grâce aux trois écritures, elle commence à déchiffrer et même à écrire. Elle a d’ailleurs spontanément cherché un stylo et du papier en m’annonçant qu’elle allait essayer d’écrire les mots en attaché grâce aux cartes de nomenclature.

Je savais que les cartes de nomenclature lui plairait – et ça fait d’ailleurs un long (trop long) moment que je ne lui en avais pas proposé -, mais je ne pensais pas qu’elle les utiliserait spontanément pour écrire en attaché.

J’ai également imprimé un mini jeu de mémory, des images séquentielles et le cycle de la vie du papillon. Little Miss Sunshine a très tôt apprécié les jeux de mémory. Je ne sais pas si ce sera pareil pour Little Smiling Buddha, mais il a l’air de suivre les pas de sa soeur à ce sujet… Pour les images séquentielles, pour le moment, on fait ensemble en parlant de ce qui se passe dans le livre, juste après sa lecture. Quant au cycle de vie du papillon, on l’utilise avec le livre au courant de la lecture pour mettre le doigt sur chaque étape. Little Miss Sunshine est également fière d’utiliser toutes ces ressources, pour elle en feuilletant le livre, ou pour le raconter avec ses propres mots à son frère.

J’ai encore l’intention de faire un peu de bricolage sur le sujet. Je pense notamment faire de la peinture avec des ballons, Little Smiling Buddha aimant beaucoup varier les ustensiles pour peindre. J’ai aussi l’intention de refaire de la pâte à modeler maison et de proposer une invitation à créer sur le sujet de la chenille qui fait des trous, sur le même principe que celle proposée pour l’automne. Ensuite, tout dépend de l’intérêt des enfants pour le sujet. Mais quoiqu’il en soit, j’ajouterai des photos au fur et à mesure de nos créations.

J’adore exploiter les livres pour créer des activités, et vous, qu’en pensez-vous? 

[Les enfants du monde] Les Inuits 

Voilà un bon moment que Little Miss Sunshine me réclame de voir comment vivent les autres enfants dans le monde. Notre expatriation en Chine lui a clairement fait prendre conscience des différences de culture, d’éducation, de manière de voir le monde qu’il peut y avoir entre deux pays.

J’ai longtemps repoussé le moment d’aborder ce thème, par manque d’inspiration et par manque de support. Mais cet été, avec Nonna, nous avons trouvé quelques livres pour aborder le sujet, alors je m’étais mis cette idée de côté pour l’hiver.

Après une énième demande de sa part, je me suis enfin mise au travail. Avec Noël qui approche, son anniversaire Reine des Neiges qui est en cours d’organisation et le thème des Indiens d’Amérique abordé à l’école, j’ai décidé de commencer notre découverte par les Inuits. Et elle a été ravie de découvrir mes prévisions.

En parallèle, je suis également entrain de rassembler des lectures et de mettre au point des activités d’ordre plus général sur le thème des enfants du monde, thème dont je vous parlerai dans un prochain article.

Voilà une idée de ce que nous avons prévu de faire sur le thème des enfants Inuit, sachant que tout est susceptible d’évoluer en fonction des envies de Little Miss Sunshine:

  • Lectures:
    • Ituko, enfant Inuit chez PEMF
    • L’ours géant et autres histoires des peuples inuit chez Syros Jeunesse
  • Comptines:
    • Dans mon pays d’hiver
    • La danse des esquimaux
      • + inventer une chorégraphie simple
  • Vidéo:
  • Jeu:
    • Mes pantins de Neige chez Mitik
      • Nous les avons assemblé l’hiver dernier, mais nous les ressortirons avec beaucoup de bonheur!
  • Art créatif:
    • Création d’un masque inuit à partir de modèle en pâte à modeler durcissante
    • Création d’un attrape-rêve à partir d’une assiette en carton
    • Création d’un univers du pôle Nord
    • Création d’un flocon de neige en élastique

IMG_9350.JPG

  • Création de personnages inuit en perles Hama
  • Création d’une guirlande de personnages Inuit à accrocher dans la chambre

Il y a aura peut être encore d’autres activités sur le sujet, en fonction de l’intérêt de Little Miss Sunshine. J’ai quelques idées supplémentaires et plus de détails sur le tableau Les enfants du monde: les Inuits sur Pinterest. Un des fils rouge pour passer au thème suivant (les enfants Massaï ou les enfants aborigènes) sera la compréhension de la notion de nomadisme. 

J’en profite pour intégrer Little Smiling Buddha, 18 mois, au projet. Son magazine Kolala est arrivé il y a quelques jours et il traite des phoques, c’est un heureux hasard.

  • Lectures: 
    • Kolala n°16 TocToc le bébé phoque
    • Regarde dans la neige chez Petit Nathan
  • Comptines:
    • Dans mon pays d’hiver (en version signé)
  • Art créatif:
    • Création d’un pingouin en boite à fromage
    • Création d’un igloo en polystyrène

Je sens qu’on va beaucoup s’amuser sur ce sujet et qu’il risque de nous tenir en haleine jusqu’au Nouvel An Chinois! 

Pour ne rien rater de nos avancées sur le thème, n’hésitez pas à nous rejoindre sur la page Instagram du blog!