[DIY] Profils colorés

Il y a bien longtemps, (avant de partir vivre en Chine, c’est dire!) j’avais vu une très jolie idée chez Débobrico, dont le blog m’inspire souvent. Je l’avais mis dans un coin de ma tête. J’y pensais régulièrement, mais jusque récemment, je ne m’étais pas lancé…

Et puis cette année, j’avais vraiment envie que l’on créé de nos propres mains de jolis cadeaux de Noël pour la famille qui nous manque. Alors j’ai ressorti l’idée des jolis profils de ma tête, et je les ai arrangé à ma sauce.

Je savais exactement ce que je voulais pour mes profils. Je les voulais noirs, comme des ombres chinoises. Et pour le fond, je voulais quelque chose de joyeux, de coloré, quelque chose que même Little Smiling Buddha, 2 ans et demi puisse réaliser par lui-même pour que le souvenir reste.

Et puis j’ai décidé de reprendre une activité que j’avais déja réalisé avec Little Miss Sunshine il y a longtemps: peindre une toile de différentes couleurs à l’aide de masking-tape. Et le résultat est vraiment superbe. J’adore!

Pour réaliser ces jolis profils, vous aurez besoin de:

  • une jolie photo de profil de votre enfant que vous imprimer sur une feuille A4
  • un cadre carré de 25x25cm
  • un ciseau
  • du papier épais noir
  • un crayon blanc
  • du masking tape
  • de la peinture

Pour les réaliser, c’est très simple. Vous commencer par découper le profil de votre enfant sur la feuille A4. Ensuite vous reportez au crayon blanc le profil sur le papier épais noir.

Sur le cadre, avec le masking-tape organisez des traits dans tous les sens pour avoir de petits espaces à peindre.

Les formes qui se touchent ne doivent jamais avoir la même couleur, c’est la seule consigne pour peindre.

Ensuite, il suffit de laisser sécher la peinture puis de retirer doucement le masking-tape.

Enfin, coller le profil noir de votre enfant.

Les enfants ont offert ces tableaux à Papa Lou pour Noël, et ils étaient vraiment très fiers de leur travail!

Nous avons réitéré l’expérience pour réaliser le cadeau de Noël de Papapa et Mamama. Mais nous avons utilisé une autre technique. J’ai d’abord reporté les profils des enfants sur un papier blanc que j’ai collé sur la toile avant de peindre au rouleau en utilisant toujours des couleurs de la même nuance (jaune et orange en dégradé de couleurs pour Little Miss Sunshine et vert et jaune en dégradés de couleurs pour Little Smiling Buddha)

Comme il s’agissait là encore d’une technique très simple, même Little Smiling Buddha a pu le faire seul. L’astuce pour limiter les enfants dans leur envie de passer et repasser plusieurs fois sur la toile est de leur proposer d’autres feuilles de papier pour continuer à peindre dès que le résultat attendu est obtenu sur la toile. Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha ont continuer à peindre un long moment sur du papier (que nous avons par la suite utilisé pour faire une mosaïque).

Ensuite, nous avons laissé sécher nos jolis profils à plat et nous avons retiré le profil de la toile pour laisser apparaître le profil blanc…

Et voici les quatre profils juste avant de les offrir.

J’aime beaucoup le résultat! Et vous, qu’en pensez-vous? 

[DIY] Les voeux chinois

Lors du Nouvel An Chinois, les portes de toutes les maisons chinoises se parent de belles phrases de caractères chinois, annonçant la venue du printemps, sur de belles bandes de papier rouge. On y trouve parfois également des illustrations représentant notamment l’animal de l’année ou un des quatre dieux protecteurs, que l’on retrouve aussi à l’entrée des temples.

L’année où nous sommes arrivés en Chine, c’est à l’école, lors de la fête du Nouvel An Chinois, qu’avec Little Miss Sunshine nous avions dû nous amuser à recopier une phrase toute faite au pinceau et à l’encre de Chine. Nous avons gardé ces bandes de papier depuis, que nous remettions chaque année sur notre porte.

Mais cette année, Little Miss Sunshine a vraiment appris à écrire Chinois. Papa Lou également se débrouille de mieux en mieux. Nous avons donc décidé de racheté des bandes de papier rouge vierge et d’y rédiger notre propre poème. C’est ensemble, sur la suggestion de Papa Lou que nous avons choisi un des jolis couplets de  Wang Xizhi.

Depuis quelques temps, Little Miss Sunshine prend vraiment beaucoup de plaisir à faire ses devoirs de Chinois, et est très fière de nous montrer chaque week-end les nouveaux caractères qu’elle sait lire et écrire.

Et je dois bien dire que Papa Lou et Little Miss Susnhine ont pris beaucoup de plaisir à écrire ensemble le couplet que nous avions choisit. Ils ont utilisé un pinceau chinois et une pierre à encrer.

Et quel fierté de l’avoir maintenant accroché à notre porte d’entrée pour souhaiter la bienvenue à tous! 

[Voyage] En famille dans le Kansai – Jour 4: Kyoto

Après une bonne nuit de repos à Nagoya, nous avons directement refait nos bagages et nous avons quitté l’hôtel pour la gare. Arrivés à la gare, nous avons acheté de quoi petit-déjeuner dans le train et nous avons pris le shinkansen pour Kyoto.

Nous sommes arrivés relativement tôt à la gare de Kyoto. Nous sommes d’abord passés par notre hôtel pour déposer nos bagages. Et puis nous avons pris le taxi pour aller voir le temple du pavillon d’or, le kinkaku-ji. C’était notre deuxième visite sur ces lieux. Et je dois dire que j’ai plus apprécié que ma première visite, il y avait moins de monde que dans mon souvenir.

J’ai retrouvé avec plaisir cette mousse si verte et si belle qui orne les deux temples et que les jardiniers prennent soin de peigner et de nettoyer tous les jours.

Il n’y a pas à dire le pavillon d’or est magnifique…

Et les jardins qui l’entourent le sont tout autant...

En sortant de notre visite du pavillon d’or peu après midi, nous sommes allés déjeuner vite fait d’un thé et d’un katsu curry dans un restaurant au pied du temple.

Et puis nous avons pris le bus pour aller visiter le temple du pavillon d’argent, le ginkaku-ji.

Et j’ai largement pu confirmer ma première impression avec cette seconde visite, j’ai une énorme préférence pour ce temple beaucoup plus vert et sobre. Le bois, le sable, la pierre, les arbres, la mousse, l’eau. La nature.

Les enfants aussi ont eu une grosse préférence pour la promenade autour de ce pavillon qui leur permettait de grimper, de voir de haut et qui les a beaucoup inspiré…

Little Miss Sunshine a pris beaucoup de photos avec son appareil photo. Et elle a également montré à Little Smiling Buddha comment se servir d’un appareil photo. Nous avons passé un long moment à les observer dans cette passation de savoir… Un vrai régal!

 Nous avons passé un très beau moment dans les jardins du pavillon d’argent.

Et puis en sortant, nous sommes allés nous réchauffer dans une petite maison de thé. Quel plaisir de se réchauffer en famille autour d’un brasero, d’un bol de matcha et de quelques gourmandises sucrées…

Et puis nous sommes allés faire quelques emplettes. C’est là que nous avons acheté un souvenir pour Ayi, mais aussi quelques tabi pour toute la famille et le jinbei de Little Smiling Buddha.

Et puis nous avons repris notre promenade, direction le chemin de la philosophie…

J’avais un très beau souvenir de cette promenade lors de notre voyage de noces et il s’est confirmé.

Les enfants ont pu se promener librement. Ils ont adoré gambader le long de l’eau, ils ont joué au train sur les « rails ». Bref, encore de beaux moments de complicité entre ces deux-là. Je vous laisse savourer les photos de cette belle promenade…

Quand la nuit est tombée, nous avons pris un taxi pour nous amener dans Gion où nous avons passé le reste de la soirée

Enfin, nous avons trouvé un joli restaurant où nous avons dîner d’un nabé. 

Et puis après une dernière promenade dans ce joli quartier de Kyoto, nous avons repris un taxi pour rentrer dans notre ryokan. Nous avons pris un dernier bain chaud et nous nous sommes tous endormis bien fatigués…


Et pour découvrir le reste de notre voyage en famille dans le Kansai:

[Expatriation] Vivre dans une grande ville polluée

La pollution était une de mes principales craintes quand nous avons emménagé à Shanghai. Je vous en avais parlé dès le mois de mars avant notre départ, mais aussi peu de temps après notre arrivée alors que nous n’avions pas encore vécu de réels pics de pollution.

Alors il faut tout de même le dire, mais depuis que nous sommes arrivés à Shanghai, la situation ne fait que s’améliorer. Nous avons eu le dernier grand pic de pollution l’hiver où nous sommes arrivés: trois semaines à près de 500. Heureusement, c’était les vacances de Noël, nous les avons passé en France et nous n’avons eu à vivre que les quelques derniers jours de ce pic. Depuis, nous avons eu un pic à 500 durant deux jours en janvier dernier et sinon des pics à 250 maximum mais juste sur une journée de temps à autre.

Cet hiver, avec le froid, la pollution stagne au-dessus de Shanghai. Depuis début janvier les taux étaient assez élevés (régulièrement 180), mais depuis près d’une semaine la pollution est vraiment élevée, les taux sont montés à 280 et même la nuit rien n’a changé. Après trois jours au-delà de 250, je commence vraiment à en sentir les effets. 

Les effets de la pollution ne sont pas très agréable: je me sens fatiguée, las, je n’ai envie de rien, j’ai les membres lourds, j’ai mal à la tête, j’ai la tête qui tourne quand les taux sont vraiment élevés et que je dois faire un effort (escaliers, ménage, vélo) même avec un masque, je me sens nauséeuse. Dès que le taux baisse en-dessous de 100, je me sens tout de suite mieux. Le souci est vraiment qu’on ne connaît pas les effets de cette pollution à long terme, ou plutôt qu’on s’en doute compte tenu du taux de cancer respiratoire dans des pays comme la Chine…

Protéger les enfants est une de mes priorités. Quand j’étais encore maman au foyer, j’ai toujours gardé Little Miss Sunshine à la maison les jours de forte pollution. Chez nous, nous avons un purificateur dans chaque pièce qui tourne 24h/24 365 jours par an. Les jours de forte pollution, je les pousse au maximum pour abaisser les taux le plus rapidement possible en-dessous de 100 à l’intérieur de la maison. Le problème est que l’isolation en Chine est vraiment extrêmement mauvaise. On sent l’air qui passe partout au niveau des portes et des fenêtres et c’est partout pareil. Donc dès qu’une porte ou une fenêtre est mal fermée, les taux montent extrêmement rapidement et tardent à redescendre. Je me bats quotidiennement avec Ayi dans ces cas-là pour qu’elle n’ouvre pas les fenêtres, n’accroche pas mon linge à l’extérieur, ferme les portes le plus rapidement possible. Mais malheureusement les Chinois ne se soucient que peu de la pollution. Ils sont relativement défaitistes et pensent que c’est ainsi et qu’ils doivent vivre avec…

Chez nous, la routine est relativement bien réglée en cas de pollution. Nous avons un moniteur qui calcule en temps réel le taux de particules dans la pièce principale. Nous savons donc toujours exactement quel niveau de pollution nous atteignons à l’intérieur de la maison.

Nous allumons les purificateurs à fond, nous évitons au maximum les sorties et nous croisons les doigts pour que les taux baissent rapidement. Le souci étant que depuis septembre je travaille. Je ne peux donc plus simplement garder les enfants à la maison à surveiller les taux de pollution.

Personnellement, je suis obligée d’aller à l’école en vélo pour arriver à l’heure. Je suis donc contrainte de mettre un masque qui filtre les particules fines (ce qui n’est pas le cas de tous les masques) et de rouler dans la pollution et la circulation shanghaienne. J’ai choisi un masque de la marque vogmask, mais nous utilisons également régulièrement les masques avec filtres à particules jetables de 3M. Ces masques sont pour la plupart équipé d’un filtre à charbon et doivent être changé plus ou moins régulièrement en fonction des marques et des modèles. Je dois bien avouer que je n’aime pas porter ce type de masque. Je trouve qu’il est difficile de respirer à l’intérieur, puisque le masque va venir se plaquer contre le visage au moment de l’inspiration ce qui rend plus difficile le remplissage des poumons et se décoller légèrement au moment de l’expiration. Je suis très facilement en hyper-ventilation avec ce type de chose sur le nez…

J’ai les même types de masque pour les enfants. Et ils n’aiment pas les porter. Tout comme moi, je ne vais donc pas leur en vouloir. Et les enfants passent chaque matin et chaque soir 1h10 dans le bus scolaire au milieu de la circulation et donc de la pollution. Et rien n’est fait de la part de l’école dans le bus. Ils ont donc régulièrement un masque (qu’ils perdent ou ne portent pas ou abîment…) ce qui me semble totalement inefficace. Tant que la pollution n’atteint pas des sommets, j’essaie de ne pas trop y penser. Mais depuis quelques jours, ce n’est juste pas possible. J’ai donc apporté mes enfants en taxi (quinze minutes) pour leur éviter ce temps dans le bus. Et nous leur avons acheté un modèle de purificateur d’air portatif qui se porte autour du cou. Il s’agit d’un filtre à charbon et/ou un ionisateur suivant les marques qui va éliminer les particules fines aux alentours des voies respiratoires. J’imagine bien que ce n’est pas magique, mais j’espère que les effets sont assez importants pour au moins abaisser légèrement le taux de pollution. Nous avons acheté une marque chinoise, air angel. Nous attendons de voir si les enfants les portent vraiment et s’ils ne les abîment pas trop rapidement avant d’investir dans quelque chose de plus cher.

A l’école, les normes sont claires, mais parfois difficilement applicables avec le personnel chinois. Ils ne comprennent pas toujours l’intérêt de fermer une porte ou alors sont persuadés que quoi qu’il arrive l’air extérieur est toujours meilleur que l’air intérieur… Nous avons des purificateurs dans tous les salles qui sont allumés dès que la pollution est supérieure à 150. Quand la pollution est supérieure à 180, nous ne sortons plus à l’extérieur, nous avons un espace de jeu souterrain avec de nombreux purificateurs. Mais il n’empêche, les taux de pollution dû au va-et-vient du personnel entre l’intérieur et l’extérieur, à la mauvaise isolation voire à l’absence de portes ou de fenêtres dans certains espaces, demeurent trop élevés à mon sens. Et c’est quelque chose qui m’inquiète parce que j’ai réussi à protéger Little Miss Sunshine jusqu’à présent en la gardant systématiquement à la maison, mais que je ne pourrai pas faire pareil avec Little Smiling Buddha. Et c’est donc un réel combat que je vais essayer de mener de l’intérieur avec les parents d’élèves.

Si vous avez les mêmes problématiques, n’hésitez pas à me donner votre avis, vos idées! 

[Voyage] En famille dans le Kansai – Jour 3: Ise

Le réveil dans les ryokan est toujours matinal. Le petit déjeuner est servi directement dans la chambre. On choisi son horaire et le personnel vient nous réveiller et ranger les futons avant de servir le petit-déjeuner. On peut partir prendre un dernier bain chaud durant ce temps… Ce jour-là, nous avons préféré profiter encore un peu de la magnifique vue sur la mer…

Le petit-déjeuner consiste la plupart du temps en du poisson grillé, un peu de poisson cru, des pickles, de la soupe et du riz. Les premières fois au Japon, ça a été un peu difficile pour moi qui n’avait vraiment pas l’habitude de manger autre chose que du sucré le matin. Mais depuis, je mange beaucoup plus facilement du salé. Et j’apprécie même le petit-déjeuner à la japonaise.

Après un dernier tour dans le ryokan pour prendre quelques photos, il a déjà été temps de reprendre la route.

Le service de transport de l’hôtel nous a ramené à la gare de Toba. Et nous avons pris le train pour Ise.

A Ise, il y a deux principaux sanctuaires. Nous avons commencé par visiter le plus petit, celui qui est le plus proche de la gare. J’aime particulièrement ce sanctuaire, que nous avions déja visité sept ans auparavant durant notre voyage de noces. Ces deux sites sont les sites les plus connus des japonais en ce qui concerne la religion shinto.

J’apprécie vraiment la simplicité de l’architecture des temples shinto. Ils sont totalement intégré au paysage, dans la nature, au coeur de la forêt, il n’y a que du bois, juste quelques touches d’or vraiment discrètes. J’aime l’aspect un peu mystérieux des pierres arrangées en attendant la reconstruction du temple suivant juste à côté. En effet, ces temples sont totalement reconstruit tous les 20 ans et il y a donc deux espaces qui sont dédiés à chaque temple: l’un ou trône le temple actuel, l’autre juste marqué au sol par des pierres et le l’autel sacré, comme on le voit sur la photo ci-dessous.

En ce promenant dans ces sanctuaires, c’est également une sortie au coeur de la forêt que l’on fait. Les Japonais n’hésitent pas à embrasser les arbres sur le chemin. Et nous avons apprécié de noter la présence de petits animaux, d’insectes et de champignons de toute sorte.

Nous avons passé une bonne heure dans le Geku, le sanctuaire le plus proche de la gare. Ensuite, nous avons pris un bus qui nous a emmené jusqu’au second sanctuaire: le Naiku. Mais avant de partir e visite, nous sommes allés nous promener dans la jolie rue commerçante qui borde le Naiku pour trouver à déjeuner.

Nous avons dégusté un délicieux chirashi de saumon.

Les sanctuaires sont très prisés des Japonais au moment du Nouvel An. Il y avait beaucoup de monde.

Mais comme les sanctuaires sont au milieu de la forêt, on n’est finalement pas si dérangé par le monde. Et on se sent presque seul à certains endroits…

Nous avons passé deux bonnes heures dans le grand sanctuaire. Et puis nous avons repris le bus jusqu’à la gare d’Ise pour prendre le train direction Nagoya.

Little Miss Sunshine était ravie de partager du temps avec ses grands-parents dans le train. GrandPapa a dû raconter des dizaines d’histoire qu’il inventait au fur et à mesure. Little Smiling Buddha lui, était tantôt avec ses grands-parents, tantôt avec moi à dessiner ou regarder le paysage. Contrairement à ce que l’on peut craindre, les enfants sont toujours très coopératifs dans le train. Ce n’est pas forcément le moment pour les parents de se reposer, mais les enfants aiment observer les paysages qui défilent et les commenter ou les dessiner.

Nagoya n’est pas une ville particulière. C’est une ville plus ouvrière et même relativement « sale » comparé au reste du Japon. Mais c’est une ville qui est vraiment pratique quand il s’agit de voyager à travers le Kansai et nous y dormons régulièrement durant nos voyages.

Arrivés à Nagoya, nous avons pris le métro pour nous rendre à notre hôtel. Les hôtels APA sont une chaîne d’hôtel que nous utilisons souvent au Japon. Les prix sont raisonnables, les chambres toujours propres et tout à fait correcte et il y a des bains chauds dans la plupart des hôtel de la chaîne. Le seul bémol, les lits sont un peu petit quand il s’agit de dormir avec un enfant.

Nous y avons déposé nos bagages avant d’aller dans le centre-ville pour dîner.

Après une petite promenade dans le coeur de la ville, nous sommes allés dîner d’un barbecue japonais dans une isakaya. 

Ce soir-là, j’étais exténuée. Je me suis endormie très rapidement avec Little Smiling Buddha en rentrant de l’hôtel, alors que Papa Lou, Little Miss Sunshine et les grands-parents sont encore allés faire un tour dans les bains chauds…


Et pour découvrir le reste de notre voyage en famille dans le Kansai:

[Expatriation] Il a neigé à Shanghai

Ayant passé toute mon enfance en Alsace, le souvenir de la neige est omniprésent. De la neige, nous en avions tous les ans. En quantité plus ou moins grande. Je me rappelle d’une année où ma Maman m’avait traîné en luge chez mes grands-parents avant de partir travailler, tellement il y avait de neige. Depuis mon adolescence, il faut bien le dire, il n’y a plus autant de neige, mais il n’empêche qu’il neige tous les ans.

Depuis que nous avons déménagé à Shanghai, la neige fait partie de ces choses qui me manque. J’aime quand les saisons sont marquées. Quand il fait froid, sec et qu’il neige en hiver. Quand le printemps est doux et ensoleillé. Quand l’été est chaud mais pas trop et sec. Quand l’automne à cette luminosité si singulière. Et ici à Shanghai, on est loin de cet idéal…

À Shanghai, on dit qu’on voit quelques flocons (qui tombent du ciel, mais qui ne tiennent pas au sol!) tous les deux ans, et que la neige tient un peu au sol tous les dix ans. Alors imaginez notre surprise, alors que nous avions vu quelques flocons qui ont tenu sur notre balcon l’an dernier, de voir que la neige tenait vraiment cette année.

Il a beaucoup neigé cette année. Mais comme il fait trop chaud en ville, la neige n’a que peu tenu. Mais dans les endroits plus frais et que personne n’a touché, il y avait quand même une dizaine de centimètres de neige. Pas sur la route ou les trottoirs évidement. Même pas dans les parcs – qui ont d’ailleurs été fermé pour la plupart durant ces deux jours.

Mais la neige a suffit à réjouir les plus courageux des Chinois (beaucoup ne sont pas sortis de chez eux durant deux-trois jours, les écoles étaient fermées – mais pas la nôtre!) qui sont sortis faire de drôle de bonhomme de neige.

À l’école aussi, les enfants ont eu la chance de pouvoir jouer un peu dans la neige de la cour de récréation. Avec les P’tits Loups, nous avons expérimenté le froid de la neige avec nos petites mains, nous avons remarqué que la neige se transformait en eau et nous avons lancé des boules de neige sur un mur.

Et puis nous avons aussi fabrique des mangeoires pour les oiseaux.

Heureusement pour moi, les routes étaient dégagées. La neige n’a pas tenu et ils avaient salés les principaux axes de circulation. Mais ça a tout de même été une sacrée expérience de partir au travail en vélo sous la neige. Et surtout de rentrer chez moi sous une véritable tempête de neige vendredi après-midi.

Ca a été un véritable bonheur de voir de la neige à Shanghai. Ayi m’a assuré que c’est la première fois en vingt ans qu’elle voit autant de neige qui tient à Shanghai. Nous avons été chanceux!

[Recette] Onigiri

Les onigiri sont une spécialité culinaire japonaise que nous avons découvert lors de notre premier voyage au Japon il y a presque une dizaine d’année. Quand nous y sommes retournés avec Little Miss Sunshine, 14 mois, les onigiri sont devenu son plat préféré. Elle les appelait « girigiri » et même le riz a eu ce nom avant qu’elle ne réussisse à le prononcer correctement.

C’est donc vraiment un plat que nous réalisons régulièrement à la maison depuis ce temps là. Little Miss Sunshine aime les onigiri aux umeboshi – comprendre aux prunes vinaigrées. Mais on peut les faire nature, au thon, au concombre ou s’inventer toutes les recettes qui nous passent par la tête…

Pour réaliser trois onigiri, vous aurez besoin de:

  • un bol de riz japonais cuit
  • 6 petites feuilles d’algues rectangulaires
  • du sésame (facultatif) 
  • 3 umeboshi (facultatif) (vous les trouverez dans les magasins asiatiques)

Pour les réaliser vous allez utiliser une feuille de film alimentaire. Vous la posez sur votre main et vous y mettez une belle boule de riz. Si vous voulez ajouter quelque chose au coeur de votre onigiri, – comme un umeboshi ou du thon – c’est le moment de l’y mettre, avant de remettre un peu de riz au -dessus. Puis vous refermez le film alimentaire sur la boule de riz et vous allez vous en servir pour façonner l’onigiri en forme de triangle, sans avoir les mains collantes de riz.

Quand votre onigiri est façonné, bien serré, vous allez rouvrir le film alimentaire et placez des feuilles d’algues de deux côtés du triangle. Le troisième côté du triangle peut être trempé dans des graines de sésame par exemple.

Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha en font aussi bien des petits-déjeuners, des déjeuners pique-nique que des dîners. C’est facile, rapide à préparer, les enfants adorent et ça change avec ce petit goût d’algues! 

Notre premier Noël à Shanghai

Après notre premier réveillon de Noël à Shanghai est venu le premier jour de Noël à Shanghai. Pour l’occasion, nous avions invité Ayi à partager le repas de Noël avec nous. Et c’est avec beaucoup de joie qu’elle a accepté.

C’est donc en famille, avec Nonna et GrandPapa, mais aussi Ayi – qui soit dit en passant fait aussi partie de la famille depuis près de trois ans qu’elle partage notre vie – que nous avons vécue cette première fois.

Papa Lou et moi avons passé la matinée à cuisiner, pendant que les grands-parents sont sortis jouer avec les enfants.

Pour l’apéro, nous avons préparé un soleil en pâte feuilletée maison à la tomate et aux herbes et quelques toasts avec de la brioche et du foie gras.

Quel joli moment de partage nous avons passé tous ensemble! Ayi à pu découvrir notre manière de manger à la française, les différents plats qui défilent, à mille lieux de ce qu’ils peuvent faire en Chine…

Les enfants ont ouverts de nouveaux paquets qui s’étaient glissés sous le sapin, essentiellement les livres et les jolis gilets tricotés par BisNonna.

Et ils ont pu profiter de feuilleter leurs livres et de poursuivre la découverte des jeux reçus la veille.

En entrée, Papa Lou avait préparé lui-même du gravlax qu’il a ensuite fumé au romarin. Avec quelques tranches de pain de campagne, c’était un pur délice! 

Entre chaque plat, les enfants continuaient de s’amuser et de découvrir leurs cadeaux reçus la veille. Little Miss Sunshine a beaucoup aimé les craies à la cire d’abeille Stockmar que nous avons offert aux enfants pour leurs futures créations artistiques!

Pour le plat principal, Papa Lou avait préparé un agneau de sept heures et des pommes paillassons maison.

Et puis j’ai terminé de dresser ma bûche, réalisée à la demande de Little Miss Sunshine, je ne pensais pas en être capable… et puis, elle n’était de loin pas parfaite, mais elle était délicieuse pour une première!

Au dessert, nous avons donc dégusté ma bûche citron vert, coco, chocolat et framboises ainsi que quelques schwowabredla que j’avais préparé la veille, avec un thé.

Nous avons passé une douce journée en famille. Et remplit nos têtes de doux souvenirs de ce premier Noël à Shanghai!