[Bac sensoriel] Nourir les oisillons

Cette idée de bac sensoriel, je l’ai eu bien avant de le réaliser, je crois que ça remonte à cet hiver. Mais je le gardais en tête pour une saison qui se prêterait plus à sa création et un moment où les enfants y seraient vraiment sensible. Alors quand j’ai vu qu’à l’école, les enfants s’étaient lancé sur le thème des animaux, qu’en parallèle, j’ai retrouvé des graines de courges, tout s’est enchaîné. J’ai d’abord créé le bac pour Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha. Et puis, comme l’idée collait parfaitement au thème des animaux de l’école, j’ai tenté le même bac, ou presque avec ma classe de TPS.

Avec mes enfants, l’atelier s’est déroulé en deux étapes: la création des oisillons puis la présentation du bac sensoriel. J’avais prévu de faire la même chose avec mes TPS, mais finalement le temps m’a manqué, et c’est finalement mes enfants qui ont également préparé les oisillons pour l’école.

Pour préparer nos oisillons, j’ai donné à chacun des enfants une boule de pâte à modeler auto-durcissante de couleur. Ils ont formé de belles boules pour faire des oiseaux, puis y on placé deux yeux, un bec – découpé dans du papier cartonné orange -, des pattes – découpées dans des pailles de couleurs – et enfin ils ont piqué trois plumes pour faire une belle queue.

Une fois les oisillons prêts, nous les avons laissé sécher deux jours avant de les utiliser dans notre bac sensoriel.

En proposant ce bac sensoriel, j’avais deux idées derrière la tête. Un peu de biologie, en faisant comprendre aux enfants que chez les oiseaux, comme chez tous les animaux, les parents prennent soin de leurs enfants en leur apportant ou donnant à manger le temps qu’ils sont bébés.

Et un peu de motricité fine, en utilisant une pince à linge pour attraper les vers de terre avec lesquels nous allions nourrir les oisillons.

Après leur avoir lu la jolie histoire de l’oiseau de la collection Petite Nature d’Amaterra, je leur ai expliqué qu’ils allaient pouvoir jouer à la maman oiseau qui apporte à manger à ses bébés oisillons. Pour cela, ils pouvaient utiliser la pince à linge, comme un bec, pour aller attraper les vers de terre – des morceaux de filin chenille – et les déposer dans le nid.

Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha ont adoré ce bac sensoriel. C’est le premier bac que je leur ai préparé pour eux deux. D’habitude, je préparai toujours deux bacs pour éviter les disputes et surtout que chacun puisse découvrir à son rythme. Mais compte tenu du succès de ce bac, je vais peut être leur donner un bac commun plus souvent dorénavant. Nous l’avons gardé plusieurs semaines à disposition et pour une fois ils n’y ont rien ajouté. Ils aimaient jouer avec les oiseaux, leur donner des graines ou des vers de terre.  J’ai admiré la façon dont Little Smiling Buddha manipulait sa pince à linge du haut de ses 2 ans.

Le matériel utilisé pour le bac sensoriel de mes enfants:

  • Des graines de courges colorés
  • Des morceaux de filins chenille,
  • Des plumes, 
  • Quatre oiseaux, 
  • Des coquilles d’oeuf vident
  • Deux nids fabriqués avec un sac en carton
  • Deux pinces à linge

Pour poursuivre sur le thème des oiseaux, nous avons lu plusieurs histoires sur le thème. Et puis Little Miss Sunshine a choisi un beau coloriage d’oiseau-mouche pour clore notre thématique.

Quant à Little Smiling Buddha, il a collé des gommettes en toute autonomie pour colorier un oiseau.

Avec ma classe de TPS, le bac sensoriel était moins élaboré. J’avais mis de la paille dans le fond de mon bac et j’ai préparé des nids avec des protections que l’on trouve autour des fruits à Shanghai. Chaque enfant avait son oiseau, son nid et sa pince à linge.

Pour le bac sensoriel mes 7 TPS, j’ai utilisé:

  • 7 oiseaux
  • Des plumes
  • Des morceaux de filins chenille
  • Des protections pour les fruits transformés en nid 
  • 7 pinces à linge

Avant de proposer le bac aux enfants – que j’avais placé dans la cour de récréation pour profiter du beau temps – je leur ai lu l’histoire de l’Oiseau. Comme à mes enfants, je leur ai expliqué l’activité et j’ai précisé à leur maîtresse habituelle que je voulais qu’ils puissent manipuler le matériel sans intervention de notre part.

Malheureusement, ils n’ont pas accroché du tout, ou alors pas du tout de la manière dont je m’imaginais. En cinq minutes, ils avaient détruit tous les nids, tous les oiseaux, ils avaient arrachés tout ce qu’ils pouvaient et étaient entrain de se lancer la paille après. J’ai eu du mal à les faire remettre la paille dans le bac en leur rappelant la règle: « ce qui est dans le bac reste dans le bac ». Et j’ai finalement opté pour aller les défouler au toboggan plutôt que de poursuivre l’activité!

Un succès mitigé donc avec les enfants de la classe, dont il faut bien le dire, la patience est parfois proche de zéro en ce qui concerne une activité! Mais je garde en mémoire la jolie réussite de mon bac de la ferme avec eux Et j’en proposerai rapidement à ma classe l’année prochaine!

[Sortie] La volerie des aigles

Depuis que nous sommes arrivés en Alsace pour les vacances, les enfants profitent à fond. Les grands-parents veulent chaque jour les emmener découvrir autre chose et compte tenu de l’intérêt de Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha pour tout ce qu’on leur propose et de la richesse des activités à faire en Alsace, il y a de quoi faire! Et c’est à chaque fois un bonheur de les accompagner ou de voir les photos à leur retour.

Ce week-end, avec Papapa et Mamama, nous sommes allés visiter la Volerie des Aigles, à Kintzheim, que nous n’avions plus visité depuis que j’avais moi-même l’âge de Little Miss Sunshine. C’était donc une très jolie découverte pour toute la famille.

La volerie des aigles se trouve dans le très beau cadre du château de Kintzheim.

C’est donc à l’intérieur du château qu’on peut découvrir les magnifiques rapaces de la volerie. Plusieurs fois dans l’après-midi, on peut observer le joli spectacle du ballet des rapaces qui tournoient au-dessus du château.

Pour commencer sa visite, on peut se promener tout autour du château et à l’intérieur pour découvrir tous les rapaces de la volerie: aigles, condor, vautours, chouettes, faucons… 

Le cadre est vraiment très joli et très naturel. C’est l’occasion de reparler avec les enfants des châteaux forts, des chevaliers et de la vie au Moyen Age. Un thème qui plaît énormément chez nous!

Little Miss SUnshine aime s’imaginer en princesse au Moyen Age et me pose un tas de question. Little Smiling Buddha parle régulièrement de chevaliers quand il voit un château.

Les oiseaux de la volerie sont magnifiques et on peut les observer de vraiment très près.

Devant chaque oiseau, une pancarte descriptive donne de nombreuses informations, accessible à tous, sur l’oiseau que l’on observe.

Les enfants ont passé de longues minutes à observer les vautours qui les ont beaucoup impressionnés. Nous avons vu ou revu du vocabulaire (charognard, rapace, frugivore,…) et même Little Smiling Buddha a été très intéressé.

Le spectacle a lieu dans la basse cour. Il permet à tous d’en apprendre un peu plus sur les rapaces, ces oiseaux encore souvent mal aimés.

Little Miss Sunshine a même eu l’occasion de porter un faucon sur son bras à l’aide du gant en cuir de la dresseuse. Elle a été très impressionnée!

Et puis un condor de 15kg est passé sur nos pieds, nous avons donc pu l’observer de très très près!

Nous avons pu observer de nombreux rapaces en vol. Ils sont magnifiques quand ils passent juste au-dessus de nos têtes. Au point parfois qu’il faut se baisser pour pas qu’ils nous cognent.

Ce sont vraiment des oiseaux majestueux!  

Nous avons passé un très bel après-midi, riche en découverte sur les rapaces!

Vacances d’été

Ce soir, je prends l’avion seule avec les enfants. Je ne suis pas inquiète. Ils savent comment ça se passe et ils dormiront une grande partie du trajet. En plus, à deux ans, Little Smiling Buddha aura son propre siège et trois sièges à trois, c’est juste le méga luxe! Ces voyages en solo avec les enfants sont fatiguant, mais pas insurmontables.

Nous profitons de la dernière année où je ne travaille pas pour rentrer en France deux mois complets. Comme l’an dernier, Papa Lou ne viendra en France qu’une courte période (deux semaines au mois d’août). Nous avons fait le choix de rentrer à deux à Shanghai pour éviter que je n’ai l’aller-retour à effectuer seule avec les enfants. Mais pour la peine, nous serons séparés cinq semaines.

Nous allons passer une grande partie de l’été en Alsace, logeant alternativement chez Papapa et Mamama ou chez Nonna et GrandPapa. Nous avons également prévu d’aller passer une semaine en région parisienne chez Parrain, Tata et Petit O.

Cette année, je n’ai pas de grand programme. L’année dernière, nous avions envie de faire tellement de choses, nous en avons fait tellement, mais finalement nous n’avons de loin pas fait tout ce que nous avions prévu. Donc pour éviter les déceptions, je ne prévois rien. Ou plutôt si. Je me prévois deux impératifs: une soirée et une nuit en amoureux avec Papa Lou pendant ses vacances et l’organisation de mon année scolaire 2017/2018 en TPS.

J’ai donc prévu de laisser les enfants aux grands-parents tous les matins, pour m’organiser. Evidement je m’autoriserai quelques sorties sur des journées complètes. Et puis, je ne travaillerai pas le week-end, mais j’ai vraiment envie d’en faire un maximum cet été – alors que mes enfants peuvent profiter de leurs grands-parents – afin d’avoir le temps de profiter de mes enfants durant toute l’année scolaire!

J’ai pas mal de billets en attente, comme toujours. Certains devraient rapidement être publié – nos efforts pour réduire nos déchets, la place de la nature dans nos vies citadines, le choc culturel des toilettes en Chine,… – d’autres prendront un peu plus de temps, mais devraient être publié cet été – nos différents voyages de cette année (Angkor, le Sichuan,Hangzhou, Pékin, les montagnes jaunes )-, sans compter les billets plein des nouveautés de cet été que j’espère partager avec vous! N’hésitez pas à me dire si certains billets vous intéressent plus que d’autres!

Je vous souhaite à toutes et tous un bel été!

Deux ans

J’ai du mal à réaliser que toi, mon tout-petit, mon bébé, tu ais déjà deux ans aujourd’hui.

Quand je te regarde découvrir le monde ces dernières semaines, je vois bien que tu n’es plus le même. Tu n’es plus mon bébé, mais un magnifique petit garçon, charmeur et souriant, dont la soif de connaissance et d’apprentissage n’a que peu de limite. Tu veux tout dévorer. Croquer la vie à pleine dent.

J’aime, autant qu’elle me frustre, ton impatience. Ta capacité à passer du rire aux larmes et aux cris en un quart de seconde.

J’aime nos tétées, autant qu’elles peuvent parfois m’exaspérer. Nos tétées de la nuit – trop nombreuses à mon goût, mais si douce quand je plonge mon nez dans tes cheveux. Nos tétées du jour – qui peuvent être quasi-inexistante quand je ne suis pas à la maison et qui peuvent vite se multiplier sans limite dans le cas contraire. Je me pose actuellement mille questions sur cet allaitement long, des questions que je n’aurai jamais pensé me poser. Mais notre prochaine rentrée scolaire commune me pose question…

J’aime ton sourire et tes grimaces. Ta manière bien à toi de t’exprimer dans un charabia mêlant des intonations françaises et chinoises quand tu joues, alors que tu sais très bien parler français et chinois. J’aime tes grimaces qui en disent long, tes yeux qui se lèvent au ciel, tes sourcils qui se froncent, ton air sérieux ou fâché…

J’aime la belle relation qui te lie à ta sœur. Vous pouvez passer de longs moments à jouer dans une quasi-osmose. Elle, répondant à tes envies et toi, essayant tant bien que mal de suivre ses jeux. J’aime la bienveillance dont elle fait preuve avec toi. Et puis parfois, les cris, les chamailleries… le lot de tous les frères et sœurs!

J’aime te regarder jouer avec Ayi. Elle t’adore. Tu vas lui manquer à la rentrée quand tu vas commencer l’école. Mais vous aurez passé de beaux et longs moments ensemble ces derniers mois! Et vous continuerez de passer du temps ensemble tous les après-midi…

Dans deux mois et demi, tu vas faire ta première rentrée. Ce n’était pas prévu, que tu entres aussi tôt à l’école. Mais ce sera une rentrée un peu particulière, puisque ce sera moi, ta maîtresse… Quoiqu’il en soit, je te sens prêt. Tu seras ravi d’avoir des copains autour de toi, de prendre le bus avec ta sœur le matin et de faire tout un tas d’activités et de jeux. Nous commencerons par la matinée seulement et puis ce sera à toi de nous guider…

À deux ans, tu: 

  • parles français et chinois. Dès qu’un mot est acquis dans une langue, tu l’apprends naturellement dans l’autre langue. J’adore quand tu mêles les deux langues, quand tu appliques au français les tournures chinoises, quand Ayi t’envoie me dire quelque chose en Chinois et que tu me le traduis naturellement en français. Tu manies déjà les pronoms personnels avec beaucoup de conviction, nous répétant des « moi! », « à moi! », « le mien! » ou « toi » sans relâche. 
  • ne fais toujours pas nos nuits. Tu ne fais que peu de sieste. Mais ça fait longtemps que tu n’es plus un gros dormeur!

  • adore chanter. Tu chante en français, en anglais, en chinois. Tu as appris un nombre incalculable de comptines dans les trois langues et il suffit que ta sœur entonne une nouvelle chanson pour que tu la suive.
  • adore les bouillons d’Ayi. Ton plat préféré du moment: la soupe de poisson et de tofu, c’est d’ailleurs ce que tu réclames à Ayi à chaque fois qu’elle te demande ce que tu veux manger. Tu aimes les pâtes aussi. Mais tu ne manges toujours pas grand chose – sans doute en rapport avec les quantités de mon lait que tu avales encore!

  • joue inlassablement aux voitures actuellement. Tu voues une véritable passion aux pelles-mécaniques. Et ça tombe bien parce qu’à Shanghai, on en voit tous les jours!
  • charme tout ton petit monde et même ceux que tu ne connais pas. Un regard, un mot, de ta part suffisent à concentrer tout le monde sur toi. C’est parfois vraiment impressionnant!

  • as découvert de nombreuses contrées: la France, le Japon, le Cambodge, mais aussi Yixing, le Sichuan, Pékin, Hangzhou et les montagnes jaunes en Chine. Tu as déja un nombre de kilomètres en avion incalculable à ton actif et pas mal de voyages en train également. Ton troisième prénom te sied à merveille…

Ce que je veux retenir cette année, ce sont tes regards qui en disent long, ta manière de jouer la comédie quand tu nous racontes quelque chose, ton intérêt pour toutes les activités que je te propose, ta patience et ton impatience.

Joyeux anniversaire mon tout-petit! 

[DIY] Table lumineuse

Voilà bien longtemps que j’avais envie de leur créer une table lumineuse. C’est à la fin de l’année dernière que j’ai finalement acheté la grande boîte qui sert de table chez Ikea. J’avais préparé à ce moment-là une première table, avec une guirlande récupérée qui ne faisait que clignoter. Et c’était vraiment pas ça. Après une soirée de jeux, les enfants s’en étaient détournés. Et moi aussi…


Et puis, il y a quelque jours, en prévision de notre absence pour deux mois, j’ai fait un gros rangement et je suis retombée sur la boite. Je l’ai réinstallée dans la salle de jeux, avec l’ancienne guirlande clignotante, mais les enfants ne s’y sont pas intéressés. Le lendemain, Papa Lou me dit qu’il doit commander une guirlande pour la chambre des enfants. J’en profite donc pour lui demander d’en acheter deux.

Et la guirlande qui est arrivée est juste parfaite! Elle ne clignote pas, fait une belle lumière blanche et les leds sont assez nombreuses pour faire une jolie lumière tamisée dans la boite. En plus, c’est une guirlande à pile, qui m’aurait éviter la galère de percer la boîte pour faire passer l’interrupteur à la fin de l’année dernière!

Pour réaliser une table lumineuse facilement, il vous faudra donc: 

  • Une grande boîte en plastique (du type de celles que l’on trouve chez Ikea)
  • Une guirlande lumineuse (pour les peu bricoleurs avec des piles, c’est plus pratique, sinon il faut également penser à avoir une perceuse sous la main)
  • Du papier sulfurisé 
  • Du scotch 

Si vous avez acheté une guirlande à brancher, il vous faudra percer un trou dans le fond de la boîte, assez grand pour y faire passer la prise. C’est l’étape la plus difficile! Sinon, vous pouvez directement passer à l’étape suivante.

Ensuite, il faut recouvrir le plus proprement possible l’intérieur du couvercle de la boîte avec du papier sulfurisé. Ce qui va permettre d’avoir un beau fond et une jolie lumière tamisée. J’ai utilisé du scotch pour cette étape, mais je pense qu’à terme je le collerai proprement sur les bords avec de la colle chaude.

Ensuite, il ne reste qu’à installer la guirlande dans la boite. Veiller à avoir des petites lumières un peu partout dans la boite pour avoir une jolie lumière homogène. Encore une fois, j’ai accroché la guirlande avec du scotch, mais à terme, je pense la coller également avec de la colle chaude.

Refermer la boite, la table lumineuse est prête à être utilisée! 

Pour s’amuser et laisser les enfants créer, les utilisations sont multiples: 

  • Avec des objets transparents colorés (billes, perles de verre, pièces en plastique coloré, formes géométriques, papier vitrail,…)
  • Avec des objets de la nature dont on peut observer les ombres (feuilles, fleurs,…) On peut utiliser un feutre pour tableau blanc pour dessiner sur la table en transparence avant d’effacer.
  • Pour apprendre à dessiner ou à écrire en transparence. Sur la table elle-même ou sur une feuille de papier en décalquant.

Sans compter les idées sorties tout droit de la tête des enfants au cours de leur expérimentation! Il y a de quoi passer de longues heures de jeux!

Je n’ai qu’un seul regret, ne pas l’avoir mis en place plus tôt! 

[Activité] Glaçons fleuris 

Dans la série de nos activités glacées, voici une petite activité très facile à mettre en place et qui occupe un bon moment mes Loulous à chaque fois que je leur propose: les glaçons fleuris.

Chaque jour, nous passons de long moment dans le parc de notre résidence avec les enfants. Et comme tout est prétexte à ramasser et cueillir tout et n’importe quoi, nous revenons toujours à la maison avec les poches pleines de trésors. Et une des manières que j’ai trouvé de récupérer tous ces petits cadeaux de la nature, c’est les glaçons.

En rentrant, on vide nos poches, on dépose les feuilles, bout de bois, fleurs dans un moule à muffins, on recouvre d’eau – de temps à autre on ajoute quelques gouttes de colorants alimentaires – et on congèle pour une journée.

Le lendemain, il suffit de démouler les glaçons et de les déposer dans un grand bac ou un plateau. Ensuite, suivant les envies des enfants, je mets un fond d’eau dans le bac, ou alors je leur donne quelques outils de transvasement (pipettes, seringues, bol de différente taille,…) ou des outils pour casser les glaçons (marteau en bois, pics en bois, cuillères,…). De temps à autre, j’y ajoute une petite assiette de sel. Ce qui est sympa avec le sel, c’est de mettre également à disposition un bol rempli d’eau coloré pour voir des dessins se former sur les glaçons.

Little Miss Sunshine aime y ajouter quelques figurines d’animaux pour s’inventer des histoires. Et elle y passe de très longs moments…

Ce qui est très sympa avec cette expérience, c’est d’observer l’évolution des fleurs et des feuilles. Encore prises dans les glaçons, les fleurs et les feuilles semblent totalement fraîches. Et puis quand les glaçons fondent et que les feuilles et les fleurs sortent enfin, elles sont totalement flétris.

Manipulation, expérimentation, observation, découvertes sensorielles, rafraichissement, les glaçons sont vraiment une source de jeux inépuisable pour les enfants!  

[Peinture] Le bassin aux nymphéas 

Pour la première fois, avec la classe de TPS dont je suis en charge durant mon stage de reconversion, j‘ai eu envie de tenter un atelier « Peindre à la manière de… » Cela fait longtemps que je voulais proposer un atelier de ce type à Little Miss Sunshine, mais je n’en avais pas encore eu l’occasion.

Comme nous étions alors en plein dans le thème du printemps, j’ai eu envie de leur faire peindre des fleurs, mais je voulais aussi qu’ils puissent peindre de différentes manières (avec un pinceau, avec les mains, des éponges ou des tampons) C’est le tableau « Le bassin aux nymphéas » de Claude Monet qui m’a le plus parlé à ce moment-là. Ce n’est pas tout à fait le thème du printemps, les nymphéas fleurissant plutôt à l’été et j’aurai tout aussi bien pu faire cet atelier lors du thème « l’eau et l’été » de ce mois de juin, mais j’avais à coeur de réaliser quelque chose qui me parlait avant tout à moi, pour passer mon enthousiasme plus facilement aux enfants. C’était une première pour moi.

Pour commencer, j’ai fait quelques recherches pour parler de l’auteur, Claude Monet, aux enfants. Il ne faut pas oublier qu’à deux ans et demi – trois ans, leur capacité de concentration est relativement réduite. Je me suis aidé du site Wikimini, écrit par des enfants pour dégrossir le sujet et puis j’ai sélectionné moi-même ce que j’allais leur expliquer. J’ai préparé une photo de l’auteur et une autre photo de l’oeuvre que j’avais prévu de leur faire copier. J’ai plastifier le tout pour qu’ils puissent observer les photos, se les passer, en parler.

J’ai commencé par leur montrer la photo du « Bassin aux nymphéas ». On a parlé des couleurs, de ce qu’on voyait sur la peinture. Puis nous avons parlé du peintre, de son métier, de son époque et de son lieu de vie. Et puis on est revenu sur l’oeuvre. Quelles couleurs allions-nous utiliser? Qu’est-ce qu’on voit quand on se met très très près du tableau? Comment allions-nous pouvoir faire comme le peintre? Ils m’ont paru étonnement intéressé par le sujet (je pensais les perdre beaucoup plus tôt!)

A l’école, nous utilisons beaucoup un matériau super sympa et qui permet de faire vraiment beaucoup de chose, le KT Board, une espèce de tableau de mousse que l’on peut très facilement découper ou peindre.  C’est ce que j’ai utilisé comme toile de fond. Le mien était vert, pour faciliter le travail des enfants. Je l’avais séparé en deux avec du washi tape afin de créer deux espaces de coloriage: un espace bleu et un espace vert. Chacun a pu choisir l’endroit où il avait envie de peindre en me précisant la couleur qu’il allait peindre. Les enfants se sont tous prêtés au jeu. Ils ont peint avec beaucoup d’entrain. Je n’avais fait passer que deux consignes simples: respecter les zones de couleurs et remplir tout le tableau sans laisser de blanc.

Quelques uns ont essayé de peindre par petites touches, comme nous en avions parlé. Mais très vite, face à leur enthousiasme, j’ai laissé tomber cet aspect pour les laisser exprimer leur propre sens artistique. Et ils s’en sont donné à coeur joie. Tout y est passé, le pinceau, les doigts, la main,… Mais ils ont consciencieusement remplis le tableau sans laisser de « blanc ». Et c’était pour moi l’essentiel de cet exercice.

Lors d’une seconde séance, une fois que le fond de notre tableau était bien sec, je leur ai proposé de créer les nymphéas. J’avais prédécoupé les feuilles des nénuphars dans du papier vert cartonné. J’ai commencé la séance en leur redonnant les photos plastifiées de Claude Monet et du tableau. Et puis nous nous sommes rappelés ce que nous avions fait la fois précédente.

Puis nous nous sommes installés à table, je leur ai donné à chacun une feuille de nénuphar et une bouteille de soda vide. Nous avons utilisé le fond de la bouteille pour créer les fleurs. La consigne était de tremper le fond de la bouteille dans la peinture rose puis de la poser trois fois sur la feuille de nénuphar. Ce travail a été très rapide. J’avoue que j’en ai interrompu l’un ou l’autre dans leur élan de remplir la feuille de nénuphar de rose. Une seule a relativement respecté la consigne des trois fleurs.

Pour terminer le travail, j’ai découpé un pont en bois dans du papier mousse marron. Et quand tout a été bien sec, j’ai collé le pont et les feuilles de nénuphars au pistolet à colle chaude. Les enfants ont été ravi de voir le résultat de leur travail, de chercher quelles feuilles de nénuphars est à qui, et depuis, leur oeuvre trône au milieu de la salle de classe.

Je suis ravie de cette première tentative. Elle est loin d’être parfaite, mais j’ai essayé au maximum de ne pas brider les enfants dans leur envie de créer (même si je l’ai un peu moins respecté sur le deuxième atelier). Dans l’idéal, j’aurai aimé qu’ils peignent plus par touche, que je trouve un moyen de les faire participer à la réalisation du pont (mais j’ai eu une idée pour les faire participer après coup: aller ramasser des bâtons dans le parc et les laisser me les passer pendant que je les colle à la colle chaude). Je retenterai l’expérience de la peinture à la manière de … avec ma propre classe l’année prochaine! 

[DIY] Une ferme en carton

En ce moment, Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha sont très inspirés par les thèmes de l’école. En effet, entre Little Miss Sunshine qui lui raconte ses journées et moi qui prépare mes activités à la maison, même Little Smiling Buddha s’y met.

Le mois de mai était placé sous le thème de l’agriculture et des animaux. J’ai donc entre autre préparé plusieurs activités sur les animaux de la ferme aux TPS (dont le bac sensoriel que vous pouvez revoir là-bas) et très spontanément, Little Miss Sunshine m’a demandé de lui fabriquer une ferme avec un carton pendant ses dernières vacances.

Il nous aura fallu:

  • un carton
  • de la peinture rouge et de la peinture blanche
  • un pinceau
  • un pistolet à colle chaude
  • des bâtons de bois 
  • un morceau de tissu jaune (récupéré d’un bouquet)

A la demande de Little Miss Sunshine, nous avons construit une grange/étable. Elle voulait une grande porte et deux fenêtres. C’est la première chose que j’ai commencé par découper dans le carton. Puis, c’est Little Miss Sunshine qui a peint la ferme selon son envie. Sur le balcon, couchée par terre, elle a vraiment apprécié ce moment!

Quand la peinture a été sèche, nous avons découpé la forme du toit et collé le toit à la colle chaude. Ensuite, j’ai découpé le tissu jaune à la taille de l’intérieur de la ferme et je l’ai également collé à la colle chaude. A la demande de Little Miss Sunshine, nous avons récupéré le morceau de carton que nous avions enlevé pour faire la porte, pour en faire un mur et séparer la grange en deux.

Lors de notre sortie quotidienne au parc avec Little Smiling Buddha, nous avons ramassé pas mal de bâton de bois sec. Bâtons que j’ai lavé, laissé sécher puis cassé en petits tronçons de 4cm environ. Pour commencer, je les ai rassemblé sous forme de barrière et je les ai collé à la colle chaude. Puis je leur ai ajouté des pieds au pistolet à colle pour qu’ils tiennent debout seuls. Puis Little Miss Sunshine m’a demandé de créer une mangeoire pour y mettre du foin. Je l’ai créé de la même manière que mes barrières avec des morceaux de bois que j’ai finalement collé directement sur le mur de la ferme.

On est allé faire le tri dans notre énorme caisse d’animaux (parce qu’ici c’est vraiment le jouet coup de coeur n°1 des enfants) et ils ont installé leur ferme.

Voilà plusieurs semaines qu’ils jouent inlassablement avec la ferme, qui trône au milieu de notre salon. Depuis un certain temps, les arc-en-ciel de Grimms sont venus créer des barrières supplémentaires. Et puis de temps à autre, il y a aussi quelques voitures ou des animaux qui n’ont rien à voir dans la ferme qui s’ajoutent…

Et c’est même devenu mon petit plaisir d’aller jeter un oeil à la ferme en rentrant du travail le soir pour découvrir de quelle manière Little Smiling Buddha a joué avec durant la journée