[DIY] Table lumineuse

Voilà bien longtemps que j’avais envie de leur créer une table lumineuse. C’est à la fin de l’année dernière que j’ai finalement acheté la grande boîte qui sert de table chez Ikea. J’avais préparé à ce moment-là une première table, avec une guirlande récupérée qui ne faisait que clignoter. Et c’était vraiment pas ça. Après une soirée de jeux, les enfants s’en étaient détournés. Et moi aussi…


Et puis, il y a quelque jours, en prévision de notre absence pour deux mois, j’ai fait un gros rangement et je suis retombée sur la boite. Je l’ai réinstallée dans la salle de jeux, avec l’ancienne guirlande clignotante, mais les enfants ne s’y sont pas intéressés. Le lendemain, Papa Lou me dit qu’il doit commander une guirlande pour la chambre des enfants. J’en profite donc pour lui demander d’en acheter deux.

Et la guirlande qui est arrivée est juste parfaite! Elle ne clignote pas, fait une belle lumière blanche et les leds sont assez nombreuses pour faire une jolie lumière tamisée dans la boite. En plus, c’est une guirlande à pile, qui m’aurait éviter la galère de percer la boîte pour faire passer l’interrupteur à la fin de l’année dernière!

Pour réaliser une table lumineuse facilement, il vous faudra donc: 

  • Une grande boîte en plastique (du type de celles que l’on trouve chez Ikea)
  • Une guirlande lumineuse (pour les peu bricoleurs avec des piles, c’est plus pratique, sinon il faut également penser à avoir une perceuse sous la main)
  • Du papier sulfurisé 
  • Du scotch 

Si vous avez acheté une guirlande à brancher, il vous faudra percer un trou dans le fond de la boîte, assez grand pour y faire passer la prise. C’est l’étape la plus difficile! Sinon, vous pouvez directement passer à l’étape suivante.

Ensuite, il faut recouvrir le plus proprement possible l’intérieur du couvercle de la boîte avec du papier sulfurisé. Ce qui va permettre d’avoir un beau fond et une jolie lumière tamisée. J’ai utilisé du scotch pour cette étape, mais je pense qu’à terme je le collerai proprement sur les bords avec de la colle chaude.

Ensuite, il ne reste qu’à installer la guirlande dans la boite. Veiller à avoir des petites lumières un peu partout dans la boite pour avoir une jolie lumière homogène. Encore une fois, j’ai accroché la guirlande avec du scotch, mais à terme, je pense la coller également avec de la colle chaude.

Refermer la boite, la table lumineuse est prête à être utilisée! 

Pour s’amuser et laisser les enfants créer, les utilisations sont multiples: 

  • Avec des objets transparents colorés (billes, perles de verre, pièces en plastique coloré, formes géométriques, papier vitrail,…)
  • Avec des objets de la nature dont on peut observer les ombres (feuilles, fleurs,…) On peut utiliser un feutre pour tableau blanc pour dessiner sur la table en transparence avant d’effacer.
  • Pour apprendre à dessiner ou à écrire en transparence. Sur la table elle-même ou sur une feuille de papier en décalquant.

Sans compter les idées sorties tout droit de la tête des enfants au cours de leur expérimentation! Il y a de quoi passer de longues heures de jeux!

Je n’ai qu’un seul regret, ne pas l’avoir mis en place plus tôt! 

[Activité] Glaçons fleuris 

Dans la série de nos activités glacées, voici une petite activité très facile à mettre en place et qui occupe un bon moment mes Loulous à chaque fois que je leur propose: les glaçons fleuris.

Chaque jour, nous passons de long moment dans le parc de notre résidence avec les enfants. Et comme tout est prétexte à ramasser et cueillir tout et n’importe quoi, nous revenons toujours à la maison avec les poches pleines de trésors. Et une des manières que j’ai trouvé de récupérer tous ces petits cadeaux de la nature, c’est les glaçons.

En rentrant, on vide nos poches, on dépose les feuilles, bout de bois, fleurs dans un moule à muffins, on recouvre d’eau – de temps à autre on ajoute quelques gouttes de colorants alimentaires – et on congèle pour une journée.

Le lendemain, il suffit de démouler les glaçons et de les déposer dans un grand bac ou un plateau. Ensuite, suivant les envies des enfants, je mets un fond d’eau dans le bac, ou alors je leur donne quelques outils de transvasement (pipettes, seringues, bol de différente taille,…) ou des outils pour casser les glaçons (marteau en bois, pics en bois, cuillères,…). De temps à autre, j’y ajoute une petite assiette de sel. Ce qui est sympa avec le sel, c’est de mettre également à disposition un bol rempli d’eau coloré pour voir des dessins se former sur les glaçons.

Little Miss Sunshine aime y ajouter quelques figurines d’animaux pour s’inventer des histoires. Et elle y passe de très longs moments…

Ce qui est très sympa avec cette expérience, c’est d’observer l’évolution des fleurs et des feuilles. Encore prises dans les glaçons, les fleurs et les feuilles semblent totalement fraîches. Et puis quand les glaçons fondent et que les feuilles et les fleurs sortent enfin, elles sont totalement flétris.

Manipulation, expérimentation, observation, découvertes sensorielles, rafraichissement, les glaçons sont vraiment une source de jeux inépuisable pour les enfants!  

[Peinture] Le bassin aux nymphéas 

Pour la première fois, avec la classe de TPS dont je suis en charge durant mon stage de reconversion, j‘ai eu envie de tenter un atelier « Peindre à la manière de… » Cela fait longtemps que je voulais proposer un atelier de ce type à Little Miss Sunshine, mais je n’en avais pas encore eu l’occasion.

Comme nous étions alors en plein dans le thème du printemps, j’ai eu envie de leur faire peindre des fleurs, mais je voulais aussi qu’ils puissent peindre de différentes manières (avec un pinceau, avec les mains, des éponges ou des tampons) C’est le tableau « Le bassin aux nymphéas » de Claude Monet qui m’a le plus parlé à ce moment-là. Ce n’est pas tout à fait le thème du printemps, les nymphéas fleurissant plutôt à l’été et j’aurai tout aussi bien pu faire cet atelier lors du thème « l’eau et l’été » de ce mois de juin, mais j’avais à coeur de réaliser quelque chose qui me parlait avant tout à moi, pour passer mon enthousiasme plus facilement aux enfants. C’était une première pour moi.

Pour commencer, j’ai fait quelques recherches pour parler de l’auteur, Claude Monet, aux enfants. Il ne faut pas oublier qu’à deux ans et demi – trois ans, leur capacité de concentration est relativement réduite. Je me suis aidé du site Wikimini, écrit par des enfants pour dégrossir le sujet et puis j’ai sélectionné moi-même ce que j’allais leur expliquer. J’ai préparé une photo de l’auteur et une autre photo de l’oeuvre que j’avais prévu de leur faire copier. J’ai plastifier le tout pour qu’ils puissent observer les photos, se les passer, en parler.

J’ai commencé par leur montrer la photo du « Bassin aux nymphéas ». On a parlé des couleurs, de ce qu’on voyait sur la peinture. Puis nous avons parlé du peintre, de son métier, de son époque et de son lieu de vie. Et puis on est revenu sur l’oeuvre. Quelles couleurs allions-nous utiliser? Qu’est-ce qu’on voit quand on se met très très près du tableau? Comment allions-nous pouvoir faire comme le peintre? Ils m’ont paru étonnement intéressé par le sujet (je pensais les perdre beaucoup plus tôt!)

A l’école, nous utilisons beaucoup un matériau super sympa et qui permet de faire vraiment beaucoup de chose, le KT Board, une espèce de tableau de mousse que l’on peut très facilement découper ou peindre.  C’est ce que j’ai utilisé comme toile de fond. Le mien était vert, pour faciliter le travail des enfants. Je l’avais séparé en deux avec du washi tape afin de créer deux espaces de coloriage: un espace bleu et un espace vert. Chacun a pu choisir l’endroit où il avait envie de peindre en me précisant la couleur qu’il allait peindre. Les enfants se sont tous prêtés au jeu. Ils ont peint avec beaucoup d’entrain. Je n’avais fait passer que deux consignes simples: respecter les zones de couleurs et remplir tout le tableau sans laisser de blanc.

Quelques uns ont essayé de peindre par petites touches, comme nous en avions parlé. Mais très vite, face à leur enthousiasme, j’ai laissé tomber cet aspect pour les laisser exprimer leur propre sens artistique. Et ils s’en sont donné à coeur joie. Tout y est passé, le pinceau, les doigts, la main,… Mais ils ont consciencieusement remplis le tableau sans laisser de « blanc ». Et c’était pour moi l’essentiel de cet exercice.

Lors d’une seconde séance, une fois que le fond de notre tableau était bien sec, je leur ai proposé de créer les nymphéas. J’avais prédécoupé les feuilles des nénuphars dans du papier vert cartonné. J’ai commencé la séance en leur redonnant les photos plastifiées de Claude Monet et du tableau. Et puis nous nous sommes rappelés ce que nous avions fait la fois précédente.

Puis nous nous sommes installés à table, je leur ai donné à chacun une feuille de nénuphar et une bouteille de soda vide. Nous avons utilisé le fond de la bouteille pour créer les fleurs. La consigne était de tremper le fond de la bouteille dans la peinture rose puis de la poser trois fois sur la feuille de nénuphar. Ce travail a été très rapide. J’avoue que j’en ai interrompu l’un ou l’autre dans leur élan de remplir la feuille de nénuphar de rose. Une seule a relativement respecté la consigne des trois fleurs.

Pour terminer le travail, j’ai découpé un pont en bois dans du papier mousse marron. Et quand tout a été bien sec, j’ai collé le pont et les feuilles de nénuphars au pistolet à colle chaude. Les enfants ont été ravi de voir le résultat de leur travail, de chercher quelles feuilles de nénuphars est à qui, et depuis, leur oeuvre trône au milieu de la salle de classe.

Je suis ravie de cette première tentative. Elle est loin d’être parfaite, mais j’ai essayé au maximum de ne pas brider les enfants dans leur envie de créer (même si je l’ai un peu moins respecté sur le deuxième atelier). Dans l’idéal, j’aurai aimé qu’ils peignent plus par touche, que je trouve un moyen de les faire participer à la réalisation du pont (mais j’ai eu une idée pour les faire participer après coup: aller ramasser des bâtons dans le parc et les laisser me les passer pendant que je les colle à la colle chaude). Je retenterai l’expérience de la peinture à la manière de … avec ma propre classe l’année prochaine! 

[DIY] Une ferme en carton

En ce moment, Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha sont très inspirés par les thèmes de l’école. En effet, entre Little Miss Sunshine qui lui raconte ses journées et moi qui prépare mes activités à la maison, même Little Smiling Buddha s’y met.

Le mois de mai était placé sous le thème de l’agriculture et des animaux. J’ai donc entre autre préparé plusieurs activités sur les animaux de la ferme aux TPS (dont le bac sensoriel que vous pouvez revoir là-bas) et très spontanément, Little Miss Sunshine m’a demandé de lui fabriquer une ferme avec un carton pendant ses dernières vacances.

Il nous aura fallu:

  • un carton
  • de la peinture rouge et de la peinture blanche
  • un pinceau
  • un pistolet à colle chaude
  • des bâtons de bois 
  • un morceau de tissu jaune (récupéré d’un bouquet)

A la demande de Little Miss Sunshine, nous avons construit une grange/étable. Elle voulait une grande porte et deux fenêtres. C’est la première chose que j’ai commencé par découper dans le carton. Puis, c’est Little Miss Sunshine qui a peint la ferme selon son envie. Sur le balcon, couchée par terre, elle a vraiment apprécié ce moment!

Quand la peinture a été sèche, nous avons découpé la forme du toit et collé le toit à la colle chaude. Ensuite, j’ai découpé le tissu jaune à la taille de l’intérieur de la ferme et je l’ai également collé à la colle chaude. A la demande de Little Miss Sunshine, nous avons récupéré le morceau de carton que nous avions enlevé pour faire la porte, pour en faire un mur et séparer la grange en deux.

Lors de notre sortie quotidienne au parc avec Little Smiling Buddha, nous avons ramassé pas mal de bâton de bois sec. Bâtons que j’ai lavé, laissé sécher puis cassé en petits tronçons de 4cm environ. Pour commencer, je les ai rassemblé sous forme de barrière et je les ai collé à la colle chaude. Puis je leur ai ajouté des pieds au pistolet à colle pour qu’ils tiennent debout seuls. Puis Little Miss Sunshine m’a demandé de créer une mangeoire pour y mettre du foin. Je l’ai créé de la même manière que mes barrières avec des morceaux de bois que j’ai finalement collé directement sur le mur de la ferme.

On est allé faire le tri dans notre énorme caisse d’animaux (parce qu’ici c’est vraiment le jouet coup de coeur n°1 des enfants) et ils ont installé leur ferme.

Voilà plusieurs semaines qu’ils jouent inlassablement avec la ferme, qui trône au milieu de notre salon. Depuis un certain temps, les arc-en-ciel de Grimms sont venus créer des barrières supplémentaires. Et puis de temps à autre, il y a aussi quelques voitures ou des animaux qui n’ont rien à voir dans la ferme qui s’ajoutent…

Et c’est même devenu mon petit plaisir d’aller jeter un oeil à la ferme en rentrant du travail le soir pour découvrir de quelle manière Little Smiling Buddha a joué avec durant la journée

[Activité] Archéologie glacée

Les activités utilisant de l’eau ou des glaçons ont toujours un énorme succès à la maison. Que ce soit Little Miss Sunshine ou Little Smiling Buddha, ils passent de long moment à jouer, transvaser, toucher, expérimenter et je trouve ça juste formidable de les observer.

A la manière des œufs de dinosaures que j’ai réalisé l’été dernier, j’ai proposé d’excaver des animaux de la forêt (qu’elle venait de recevoir) à Little Miss Sunshine. Little Smiling Buddha a, quant à lui, reçu des dinosaures glacés. Les dinosaures, bien que passés au second plan derrière les engins de chantier et tous les moyens de transport, restent tout de même une de ses grandes passions!

Pour réaliser les glaçons, j’ai utilisé notre moule à muffins. J’y ai glissé les animaux dans l’eau, puis quelques gouttes de colorant alimentaire. J’ai mis au congélateur pour quelques heures.

Au moment de proposer l’activité, j’ai mis les glaçons dans leur bac, je leur ai ajouté un récipient d’eau chaude, une pipette de chez Learning Ressources (qu’on adore!) et une petite assiette de sel. Je ne leur ai pas donné de consignes particulière.

Pour Little Smiling Buddha, c’était une première (ou presque, mais l’été dernier remonte à loin pour lui!). Il a d’abord était désarçonné par le froid de la glace (il ne mange pas de glace!). Mais au fur et à mesure, il s’est habitué et a été de plus en plus tenté de jouer avec les glaçons.

Son étape préféré a été de mettre  tout le sel sur les glaçons – sans doute parce que le sel n’était pas glacé! Ensuite, il y a versé l’eau chaude et a observé les glaçons fondre avec beaucoup de curiosité. Il s’est énervé quand il a vu les dinosaures qui commençaient à sortir, mais qu’il n’arrivait pas encore à les attraper. Il a d’ailleurs fait une pause dans sa découverte. Et est revenu une dizaine de minutes plus tard – alors que les glaçons avaient presque totalement fondu pour jouer avec l’eau colorée et les dinosaures…

Little Miss Sunshine, elle, a l’habitude de ce type d’activités glacée. Elle passe toujours de très long moment à manipuler les glaçons. Elle se souvenait qu’en versant le sel sur les glaçons, on pouvait ensuite voir de drôles de dessins apparaître sur les glaçons. C’est un bonheur de l’observer discrètement.  

On a très rapidement renouvelé les activités glacées. C’est une activité idéale pour se rafraîchir quand il fait chaud! Je vous en parlerai très certainement encore plusieurs fois cet été…

Et vous, que faites-vous comme activité rafraichissante avec les enfants? 

[Bac sensoriel] La ferme 

Voici le premier bac sensoriel que j’ai proposé à l’école à la classe de TPS dont je m’occupe par alternance durant mon stage de reconversion professionnelle. Je pense que c’est le premier bac sensoriel qui leur était proposé de l’année au vu de leur réaction. C’est aussi la première fois, certainement qu’on les laissait jouer avec de la boue! C’est dingue les enfants de la ville! Rien que pour ça je suis ravie de leur avoir proposé!

Je dois bien avouer que je ne savais pas trop comment ils allaient réagir, à 7 autour d’un bac sensoriel. J’ai plutôt l’habitude de préparer deux bacs distincts pour Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha pour éviter les crises et les disputes. De temps à autre, ils ont un seul et même bac sensoriel, comme ça a été avec le bac sensoriel des engins de chantier, mais ça reste assez rare. Comme ils ne patouillent pas à la même vitesse et de la même manière, je préfère qu’ils aient l’opportunité d’expérimenter chacun à leur rythme.

Le thème du mois de mai à l’école, c’est les animaux et l’agriculture. Mon bac sensoriel était donc tout trouvé. Heureusement, niveau bac de transvasement, ils ont de quoi faire à l’école. J’ai donc emprunté un des bacs à sable pour créer mon bac.

La veille, à la maison, j’avais préparé une jolie ferme à l’américaine en bâtonnet à glace que j’ai préalablement peint puis collé à la colle chaude. Je voulais une ferme reconnaissable entre toute, et j’ai eu beau me creuser les méninges, cette ferme à l’américaine est la seule qui me paraissait facilement reconnaissable par tous. J’avais également trouvé quelques dessins de légumes que j’ai plastifié pour que les enfants puissent créer un jardin potager dans la ferme. Ainsi que des barrières pour séparer les différents animaux, que j’ai réalisé avec des morceaux de bâtons que nous avions ramassé avec Little Smiling Buddha pendant notre promenade et de la colle chaude.

Le matin même en arrivant à l’école, j’ai préparé le bac sensoriel avec les animaux de la ferme dont les enfants de TPS disposaient dans leur classe. J’ai utilisé de la paille qu’il restait de la fête de Pâques, de la terre et des graines qu’ils restaient des plantations réalisées par les enfants les semaines précédentes ainsi qu’une assiette avec un peu d’eau pour créer une mare.

J’ai prévenu leur maîtresse habituelle que le but de l’exercice était vraiment de les laisser manipuler ce qu’il y avait dans le bac à leur convenance. Que ma seule consigne serait de garder dans le bac ce qui est dans le bac. J’ai présenté mon activité au cours de notre rituel d’accueil. J’ai commencé par leur parler de la ferme et des animaux de la ferme au travers d’un petit livre documentaire que j’ai trouvé dans la bibliothèque de l’école. Puis, j’ai sorti les cartes de nomenclatures que j’avais créé pour l’occasion. Nous avons nommé les différents animaux, nous avons fait leur bruit. Puis j’ai distribué les cartes et appelé les différents animaux. Les enfants devaient répondre par le cri de l’animal. Ils ont beaucoup aimé ce jeu. Ensuite je leur ai expliqué que j’avais construit une ferme pour eux avec les animaux, le tracteur, la mare, le jardin potager. Je leur ai dit une première fois que ce qui était dans le bac de la ferme devait rester dans le bac et nous sommes descendu dans la cour pour profiter du bac sensoriel. Je leur ai répété une dernière fois la consigne avant qu’ils ne se ruent sur le bac. Et j’ai été très étonné par le fait qu’ils n’ont rien sorti du bac. Je m’attendais à avoir un sacré bazar!

Les enfants se sont beaucoup amusés. Je pense que c’est la première fois qu’ils avaient le droit de faire de la boue. Ils se sont éclatés à mettre la terre dans l’eau puis à tout verser dans le bac sur la paille. L’un d’entre eux nous a re-demandé de l’eau que je lui ai redonné avec plaisir. Et ils ont recommencé. Dans une belle coopération. Ils en ont oublié leurs habituelles chamailleries. J’étais ravie!

L’ayi de la classe était catastrophée. Elle les rappelait régulièrement pour leur nettoyer les mains. Je crois qu’elle n’avait jamais vu d’enfants jouer avec de la boue de sa vie! Un seul n’a pas voulu participé et a préféré observer de loin.

Nous avons terminé cette jolie activité en allant laver les animaux et le tracteur. Et chacun a remonté quelques animaux dans la classe. C’est la première fois que je les voyait aussi spontanément participer au rangement d’une activité. J’étais très fière d’eux.

Cette première expérience m’a vraiment donné envie de retenter un autre bac sensoriel  avec eux d’ici quelques semaines!

[Bac sensoriel] Les engins de chantier

Actuellement, Little Smiling Buddha, 23 mois, voue une véritable passion aux camions, voitures, et autres moyens de transports. Il commence d’ailleurs à avoir un sacré vocabulaire, entre le Chinois et le Français.

Lors des fêtes de Pâques, j’avais repéré chez Maman Nougatine, une recette de sable magique à la poudre de cacao que j’avais mis dans un coin de ma tête. Alors quand j’ai vu Little Smiling Buddha très intéressé par ses petits engins de chantier, je me suis dit que c’était là une très bonne occasion de tester.

Nous avons réalisé cette chouette activité au courant des dernières vacances et je pensais donc réaliser le sable magique avec l’aide de Little Miss Sunshine, mais c’est finalement Little Smiling Buddha, qui adore faire de la pâtisserie, qui m’a aidé à préparer le sable magique. Et il n’a pas pu s’empêcher de goûter, tellement le sable sentait bon! Comme Maman Nougatine, nous avons utilisé:

  • 8 verres de farine
  • 4 verres de poudre de cacao
  • 2 verres d’huile de cacahuète

Et l’huile de cacahuète non raffiné, mêlée à l’odeur du cacao, je ne vous raconte même pas. Moi-même, j’ai eu du mal à ne pas le manger, ce sable! Je pensais même que ça allait être son principal souci à ce sable magique! Est-ce qu’il en resterait assez pour jouer quand il aurait fini d’en manger?!? 😂

Finalement, une fois le sable dans le bac, Little Smiling Buddha s’est mis à jouer et n’a plus pensé à le manger. Ouf!

J’ai commencé par lui proposer le bac, à lui tout seul, alors que Little Miss Sunshine s’occupait avec un joli tableau à gratter des éditions Les deux coqs.

Quand je propose des bacs sensoriels salissant, pour protéger un minimum le sol, je mets toujours une grande nappe blanche, que je peux ensuite facilement secouer et laver. J’énonce la règle au moment de lui proposer le bac: « Le sable reste à l’intérieur du bac. » Et au besoin, je répète de temps à autre. Mais j’évite au maximum d’intervenir. Il y a passé au moins un quart d’heure sans rien mettre dehors. Absorbé qu’il était à sa tâche avec ses engins de chantier.

Et puis d’un coup, comme souvent depuis quelques semaines, il s’est énervé après le sable qui ne sortait pas assez vite de son camion, et a lancé son camion plein de sable à travers la pièce. Sans lever la voix, juste en répétant la règle et en expliquant mes gestes, j’ai rangé le bac et secoué ma nappe. Lui promettant de ressortir ce joli bac quand il serait moins énervé. Puis, je l’ai accompagné dans ses pleurs de frustration. Et il s’est avéré qu’il était finalement surtout fatigué puisqu’il s’est endormi peu de temps après.

Comme promis, je lui ai re-proposé le bac avec ces engins de chantier dès le lendemain, et il a nouveau passé un long moment à jouer, avant de s’en désintéresser et de vouloir se laver les mains…

Et puis, dimanche soir, au retour de notre promenade, Little Miss Sunshine m’a demandé de tester ce sable magique pour la première fois. J’ai donc tout installé pour les deux. Et à part, quelques éclats de voix, ils ont tranquillement joué ensemble pendant une bonne demi-heure avant que Little Miss Sunshine ne se lasse des engins de chantier. Et Little Smiling Buddha y a encore passé de longues minutes seul.

Contrairement, à ce que je craignais, ils ont renversé très peu de sable à l’extérieur de la boite durant leurs jeux. Ils commencent vraiment à avoir l’habitude de ce type de bac et à comprendre la règle. Je ne pensais pas pouvoir conserver ce sable aussi longtemps,  (je pensais qu’on l’aurait mangé avant!), mais au bout d’une semaine, ils s’amusent encore régulièrement avec…

Ca me donne envie de leur en créer d’autres rapidement! 

[DIY] Puzzle botanique: la fleur

Durant le mois d’avril, à l’école, toutes les classes travaillent sur le thème du printemps et du jardinage.

A cette occasion, j’ai créé un puzzle et un dé en papier mousse et en feutrine pour aborder la botanique avec les enfants de la Toute Petite Section (TPS). Ce puzzle me permet d’introduire l’utilisation d’un dé, de poursuivre la compréhension et la réalisation de puzzle, de réviser les couleurs, mais surtout d’introduire le vocabulaire de la fleur. C’est également un jeu sensoriel qui permet de toucher les différences de textures entre le papier mousse et la feutrine.

Ce puzzle est très facilement adaptable pour des enfants plus âgés. On peut utiliser un dé classique et ajouter des autocollants avec un nombre de point ou encore un chiffre sur chaque partie de la fleur. Pour les jeunes lecteurs, on peut ajouter des étiquettes à faire écrire par les enfants avec les noms de chacune des parties de la fleur pour approfondir le puzzle.

 

J’ai tout d’abord commencé par réaliser un dessin, qui m’a servi de gabarit pour réaliser ma fleur.

Ensuite, j’ai découpé partie après partie mon gabarit en prenant soin à chaque fois de dessiner puis découper ladite partie de la fleur dans de la feutrine ou du papier mousse. D’abord la terre, puis les racines, la tige, les feuilles, les pétales et enfin le cœur. J’ai tout fait en double dans le but de réaliser deux puzzles pour créer deux groupes lors de ma présentation du puzzle aux enfants.

Enfin, j’ai cherché un gabarit de dé sur internet. Avec du carton épais, j’ai réalisé le dé, que j’ai ensuite simplement collé au pistolet à colle pour plus de solidité.

Sur chaque face du dé, j’ai collé une des couleurs de la fleur. Le papier mousse rouge pour les pétales, le papier mousse jaune pour le cœur, la feutrine vert tendre pour la tige, la feutrine blanche pour les racines, le papier mousse marron pour la terre et la feutrine verte foncée pour les feuilles.

J’ai actuellement sept élèves dans la classe de TPS où je suis en formation. Erreur de débutante, lors de la première présentation, je n’ai pas laissé assez de temps aux enfants pour toucher, observer, s’approprier le jeu. Résultat, ils ont beaucoup voulu s’approprier les pièces au cours de la partie. Et je pense que c’était d’autant plus flagrant qu’il y avait un aspect sensoriel au jeu… Mais on va dire que c’était une séance de présentation. J’ai évidemment changer ma manière de faire pour la présentation suivante. Mais si la première présentation était à refaire, je présenterai le jeu une première fois sur le temps d’accueil pour qu’ils puissent se l’approprier avant d’essayer de faire le jeu.

Ils ont eu l’air d’apprécier le jeu. Ils ont aimé toucher les différentes textures, essayer de replacer les différentes parties de la fleur. Lors de la première présentation, j’ai hésité à les laisser construire la fleur comme ils le désiraient. Mais j’ai finalement opté pour guider le jeu. A plus y réfléchir, la prochaine fois que je présenterai ce jeu pour la première fois à un groupe, je pense que je plastifierai une photo du jeu complet que je poserai sur la table pour les guider, mais que je les laisserai créer la fleur comme ils le désirent.

Pour la deuxième présentation, c’est ce que j’ai fait. J’ai posé les pièces de puzzles sur la table, en leur demandant si ils se rappelaient de ce jeu (que nous avions vu pour la première fois ensemble une semaine plus tôt). Trois enfants sur les six ont tout de suite voulu jouer avec le dé. Je les ai donc installé ensemble à une table pour réessayer de les faire jouer avec le dé. Ils ont donc lancé le dé tour à tour, mais je ne les ai pas guidé pour placer les pièces. Les autres ont tour à tour essayé de reconstituer la fleur comme ils l’entendaient sans dé. Et c’était plutôt intéressant à observer. Surtout quand ils ont essayé de s’aider les uns les autres pour se corriger. J’ai vraiment beaucoup aimé ce moment. Pour conclure, nous avons bien reformé notre jolie fleur.

Lors de cette deuxième présentation, nous avons vraiment bien pu aborder les différents termes de la botanique de la fleur que je voulais leur apprendre (les pétales, le coeur de la fleur, la tige, les feuilles, les racines), contrairement à la première présentation, où nous étions, comme je le disais, vraiment dans la découverte du matériel en lui-même.

J’au aussi remarqué, que lancer le dé n’a pas été chose facile pour tout le monde. Pourtant j’avais justement créé un grand dé pour leurs petites mains. Ils ne doivent pas avoir eu l’habitude de jouer avec un dé. Ca m’a donc donné l’idée de leur créé un nouveau jeu, différent, pour le thème du mois de mai, les animaux et l’agriculture.