[DIY] Profils colorés

Il y a bien longtemps, (avant de partir vivre en Chine, c’est dire!) j’avais vu une très jolie idée chez Débobrico, dont le blog m’inspire souvent. Je l’avais mis dans un coin de ma tête. J’y pensais régulièrement, mais jusque récemment, je ne m’étais pas lancé…

Et puis cette année, j’avais vraiment envie que l’on créé de nos propres mains de jolis cadeaux de Noël pour la famille qui nous manque. Alors j’ai ressorti l’idée des jolis profils de ma tête, et je les ai arrangé à ma sauce.

Je savais exactement ce que je voulais pour mes profils. Je les voulais noirs, comme des ombres chinoises. Et pour le fond, je voulais quelque chose de joyeux, de coloré, quelque chose que même Little Smiling Buddha, 2 ans et demi puisse réaliser par lui-même pour que le souvenir reste.

Et puis j’ai décidé de reprendre une activité que j’avais déja réalisé avec Little Miss Sunshine il y a longtemps: peindre une toile de différentes couleurs à l’aide de masking-tape. Et le résultat est vraiment superbe. J’adore!

Pour réaliser ces jolis profils, vous aurez besoin de:

  • une jolie photo de profil de votre enfant que vous imprimer sur une feuille A4
  • un cadre carré de 25x25cm
  • un ciseau
  • du papier épais noir
  • un crayon blanc
  • du masking tape
  • de la peinture

Pour les réaliser, c’est très simple. Vous commencer par découper le profil de votre enfant sur la feuille A4. Ensuite vous reportez au crayon blanc le profil sur le papier épais noir.

Sur le cadre, avec le masking-tape organisez des traits dans tous les sens pour avoir de petits espaces à peindre.

Les formes qui se touchent ne doivent jamais avoir la même couleur, c’est la seule consigne pour peindre.

Ensuite, il suffit de laisser sécher la peinture puis de retirer doucement le masking-tape.

Enfin, coller le profil noir de votre enfant.

Les enfants ont offert ces tableaux à Papa Lou pour Noël, et ils étaient vraiment très fiers de leur travail!

Nous avons réitéré l’expérience pour réaliser le cadeau de Noël de Papapa et Mamama. Mais nous avons utilisé une autre technique. J’ai d’abord reporté les profils des enfants sur un papier blanc que j’ai collé sur la toile avant de peindre au rouleau en utilisant toujours des couleurs de la même nuance (jaune et orange en dégradé de couleurs pour Little Miss Sunshine et vert et jaune en dégradés de couleurs pour Little Smiling Buddha)

Comme il s’agissait là encore d’une technique très simple, même Little Smiling Buddha a pu le faire seul. L’astuce pour limiter les enfants dans leur envie de passer et repasser plusieurs fois sur la toile est de leur proposer d’autres feuilles de papier pour continuer à peindre dès que le résultat attendu est obtenu sur la toile. Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha ont continuer à peindre un long moment sur du papier (que nous avons par la suite utilisé pour faire une mosaïque).

Ensuite, nous avons laissé sécher nos jolis profils à plat et nous avons retiré le profil de la toile pour laisser apparaître le profil blanc…

Et voici les quatre profils juste avant de les offrir.

J’aime beaucoup le résultat! Et vous, qu’en pensez-vous? 

[DIY] Créer de la fausse neige

La fausse neige a eu beaucoup de succès par ici. C’est une activité simple à préparer et à mettre en place. Je l’ai réalisé avec Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha cette année, mais aussi l’année dernière, et avec ma classe de TPS cette année, ainsi qu’avec les classes de TPS et MS-GS de l’année dernière.

Pour réaliser de la fausse neige, vous aurez besoin de:

  • une bombe de mousse à raser (mentholé si vous voulez un effet froid)
  • de la fécule de maïs

Pour la réaliser, rien de plus simple. Verser un verre de fécule de maïs, et ajouter un peu de mousse à raser. Mélanger avec les deux mains. Ajouter de la fécule de maïs et/ou de la mousse à raser jusqu’à obtenir la texture de la neige et réussir à faire de belles boules de neige avec.

Ce sont les enfants qui ont fait le mélange ici. Ils ont patouillé jusqu’à avoir la bonne consistance. A l’école également, j’ai laissé mes TPS patouillé jusqu’à l’obtention de la bonne consistance. Mais l’année dernière, je leur avais directement proposé la neige artificielle.

J’avais dans l’idée de leur faire créer des bonhommes de neige, mais que ce soit à la maison ou à l’école, les enfants en ont décidé autrement. A la maison, les enfants sont vite allés chercher des animaux polaires pour les ajouter à leur création. Ils se sont inventé une banquise. Alors qu’à l’école, patouiller leur à suffit. Malaxer et écraser cette fausse neige a été leur petit bonheur de la journée.

La fausse neige se conserve dans un sac hermétique dans le frigo au moins une semaine. Il suffit de rectifier la consistance de la fausse neige à la sortie du frigo, ajouter un peu de mousse à raser si elle est trop sèche ou de fécule de maïs si elle est trop humide.

Encore une chouette activité hivernale! Et vous, réalisez-vous de la fausse neige avec vos enfants? 

[DIY] Les voeux chinois

Lors du Nouvel An Chinois, les portes de toutes les maisons chinoises se parent de belles phrases de caractères chinois, annonçant la venue du printemps, sur de belles bandes de papier rouge. On y trouve parfois également des illustrations représentant notamment l’animal de l’année ou un des quatre dieux protecteurs, que l’on retrouve aussi à l’entrée des temples.

L’année où nous sommes arrivés en Chine, c’est à l’école, lors de la fête du Nouvel An Chinois, qu’avec Little Miss Sunshine nous avions dû nous amuser à recopier une phrase toute faite au pinceau et à l’encre de Chine. Nous avons gardé ces bandes de papier depuis, que nous remettions chaque année sur notre porte.

Mais cette année, Little Miss Sunshine a vraiment appris à écrire Chinois. Papa Lou également se débrouille de mieux en mieux. Nous avons donc décidé de racheté des bandes de papier rouge vierge et d’y rédiger notre propre poème. C’est ensemble, sur la suggestion de Papa Lou que nous avons choisi un des jolis couplets de  Wang Xizhi.

Depuis quelques temps, Little Miss Sunshine prend vraiment beaucoup de plaisir à faire ses devoirs de Chinois, et est très fière de nous montrer chaque week-end les nouveaux caractères qu’elle sait lire et écrire.

Et je dois bien dire que Papa Lou et Little Miss Susnhine ont pris beaucoup de plaisir à écrire ensemble le couplet que nous avions choisit. Ils ont utilisé un pinceau chinois et une pierre à encrer.

Et quel fierté de l’avoir maintenant accroché à notre porte d’entrée pour souhaiter la bienvenue à tous! 

[Voyage] En famille dans le Kansai – Jour 4: Kyoto

Après une bonne nuit de repos à Nagoya, nous avons directement refait nos bagages et nous avons quitté l’hôtel pour la gare. Arrivés à la gare, nous avons acheté de quoi petit-déjeuner dans le train et nous avons pris le shinkansen pour Kyoto.

Nous sommes arrivés relativement tôt à la gare de Kyoto. Nous sommes d’abord passés par notre hôtel pour déposer nos bagages. Et puis nous avons pris le taxi pour aller voir le temple du pavillon d’or, le kinkaku-ji. C’était notre deuxième visite sur ces lieux. Et je dois dire que j’ai plus apprécié que ma première visite, il y avait moins de monde que dans mon souvenir.

J’ai retrouvé avec plaisir cette mousse si verte et si belle qui orne les deux temples et que les jardiniers prennent soin de peigner et de nettoyer tous les jours.

Il n’y a pas à dire le pavillon d’or est magnifique…

Et les jardins qui l’entourent le sont tout autant...

En sortant de notre visite du pavillon d’or peu après midi, nous sommes allés déjeuner vite fait d’un thé et d’un katsu curry dans un restaurant au pied du temple.

Et puis nous avons pris le bus pour aller visiter le temple du pavillon d’argent, le ginkaku-ji.

Et j’ai largement pu confirmer ma première impression avec cette seconde visite, j’ai une énorme préférence pour ce temple beaucoup plus vert et sobre. Le bois, le sable, la pierre, les arbres, la mousse, l’eau. La nature.

Les enfants aussi ont eu une grosse préférence pour la promenade autour de ce pavillon qui leur permettait de grimper, de voir de haut et qui les a beaucoup inspiré…

Little Miss Sunshine a pris beaucoup de photos avec son appareil photo. Et elle a également montré à Little Smiling Buddha comment se servir d’un appareil photo. Nous avons passé un long moment à les observer dans cette passation de savoir… Un vrai régal!

 Nous avons passé un très beau moment dans les jardins du pavillon d’argent.

Et puis en sortant, nous sommes allés nous réchauffer dans une petite maison de thé. Quel plaisir de se réchauffer en famille autour d’un brasero, d’un bol de matcha et de quelques gourmandises sucrées…

Et puis nous sommes allés faire quelques emplettes. C’est là que nous avons acheté un souvenir pour Ayi, mais aussi quelques tabi pour toute la famille et le jinbei de Little Smiling Buddha.

Et puis nous avons repris notre promenade, direction le chemin de la philosophie…

J’avais un très beau souvenir de cette promenade lors de notre voyage de noces et il s’est confirmé.

Les enfants ont pu se promener librement. Ils ont adoré gambader le long de l’eau, ils ont joué au train sur les « rails ». Bref, encore de beaux moments de complicité entre ces deux-là. Je vous laisse savourer les photos de cette belle promenade…

Quand la nuit est tombée, nous avons pris un taxi pour nous amener dans Gion où nous avons passé le reste de la soirée

Enfin, nous avons trouvé un joli restaurant où nous avons dîner d’un nabé. 

Et puis après une dernière promenade dans ce joli quartier de Kyoto, nous avons repris un taxi pour rentrer dans notre ryokan. Nous avons pris un dernier bain chaud et nous nous sommes tous endormis bien fatigués…


Et pour découvrir le reste de notre voyage en famille dans le Kansai:

[DIY] Mangeoire facile pour les oiseaux

Voilà une activité que j’ai réalisé à la fois à l’école, avec ma classe de TPS, et à la maison, avec Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha. C’est une activité très simple à mettre en place et à réaliser. Les enfants à partir de 2 ans peuvent la réaliser en quasi-autonomie.

Pour fabriquer une mangeoire à oiseau, vous aurez besoin de:

  • un rouleau de papier toilette
  • un couteau en plastique/ à bout rond
  • un peu de beurre de cacahuète
  • des graines pour les oiseaux
  • un ciseau
  • un peu de fil

La première étape est, sans aucun doute, la préférée des enfants: tartiner du beurre de cacahuète sur le rouleau de papier toilette à l’aide d’un couteau et se régaler au passage 😉

Ensuite, il suffit de rouler le rouleau dans les graines pour les oiseaux et d’y accrocher un morceau de fil pour le mettre dans un arbre.

A 2 ans, mes TPS ont passé un long moment à tartiner – pas de manière très homogène c’est sûr, mais j’ai enlevé le gros du surplus juste avant de leur montrer comment on roule le rouleau dans les graines. Ensuite, ils ont aimé mettre le rouleau dans les graines. Il a alors fallu bien leur expliquer qu’on ne pouvait plus manger le beurre de cacahuète, que celui-ci était pour les oiseaux et que les graines n’étaient que pour les oiseaux. Ils ont relativement bien intégré le message. Enfin, je les ai aidé à enfiler le fil et à le fermer et les enfants sont allés eux-même accrocher leur mangeoire dans les arbres de la cour de récréation.

Little Miss Sunshine, 6 ans, a évidement été beaucoup plus autonome. Elle a vraiment apprécié de pouvoir tout faire par elle-même sans avoir à demander d’aide.

A l’école, nous avons réalisé cette activité un jour de neige, après voir jouer dans la neige. J’ai donc introduit l’activité en leur expliquant que la neige allait, en grande partie, cacher la nourriture des petits oiseaux et que nous allions leur fabriquer de quoi se nourrir durant ces jours exceptionnels à Shanghai. Que se soit à l’école ou à la maison, la fabrication de ses mangeoires a été l’occasion de parler des oiseaux, de leur alimentation, de leur cycle de vie. Little Miss Sunshine se souvenait très bien de sa construction d’une mangeoire pour les oiseaux en bois en France avec GrandPapa il y a deux ans.

Le but à la maison est de pouvoir observer des oiseaux de près. Ainsi en découlerait de nouvelles activités: dessin d’observation, recherche du nom de l’oiseau,… Mais pour l’instant, les oiseaux n’ont pas encore remarqué nos mangeoires…

Et vous, avez-vous déja construit une mangeoire pour observer les oiseaux? 

[Expatriation] Vivre dans une grande ville polluée

La pollution était une de mes principales craintes quand nous avons emménagé à Shanghai. Je vous en avais parlé dès le mois de mars avant notre départ, mais aussi peu de temps après notre arrivée alors que nous n’avions pas encore vécu de réels pics de pollution.

Alors il faut tout de même le dire, mais depuis que nous sommes arrivés à Shanghai, la situation ne fait que s’améliorer. Nous avons eu le dernier grand pic de pollution l’hiver où nous sommes arrivés: trois semaines à près de 500. Heureusement, c’était les vacances de Noël, nous les avons passé en France et nous n’avons eu à vivre que les quelques derniers jours de ce pic. Depuis, nous avons eu un pic à 500 durant deux jours en janvier dernier et sinon des pics à 250 maximum mais juste sur une journée de temps à autre.

Cet hiver, avec le froid, la pollution stagne au-dessus de Shanghai. Depuis début janvier les taux étaient assez élevés (régulièrement 180), mais depuis près d’une semaine la pollution est vraiment élevée, les taux sont montés à 280 et même la nuit rien n’a changé. Après trois jours au-delà de 250, je commence vraiment à en sentir les effets. 

Les effets de la pollution ne sont pas très agréable: je me sens fatiguée, las, je n’ai envie de rien, j’ai les membres lourds, j’ai mal à la tête, j’ai la tête qui tourne quand les taux sont vraiment élevés et que je dois faire un effort (escaliers, ménage, vélo) même avec un masque, je me sens nauséeuse. Dès que le taux baisse en-dessous de 100, je me sens tout de suite mieux. Le souci est vraiment qu’on ne connaît pas les effets de cette pollution à long terme, ou plutôt qu’on s’en doute compte tenu du taux de cancer respiratoire dans des pays comme la Chine…

Protéger les enfants est une de mes priorités. Quand j’étais encore maman au foyer, j’ai toujours gardé Little Miss Sunshine à la maison les jours de forte pollution. Chez nous, nous avons un purificateur dans chaque pièce qui tourne 24h/24 365 jours par an. Les jours de forte pollution, je les pousse au maximum pour abaisser les taux le plus rapidement possible en-dessous de 100 à l’intérieur de la maison. Le problème est que l’isolation en Chine est vraiment extrêmement mauvaise. On sent l’air qui passe partout au niveau des portes et des fenêtres et c’est partout pareil. Donc dès qu’une porte ou une fenêtre est mal fermée, les taux montent extrêmement rapidement et tardent à redescendre. Je me bats quotidiennement avec Ayi dans ces cas-là pour qu’elle n’ouvre pas les fenêtres, n’accroche pas mon linge à l’extérieur, ferme les portes le plus rapidement possible. Mais malheureusement les Chinois ne se soucient que peu de la pollution. Ils sont relativement défaitistes et pensent que c’est ainsi et qu’ils doivent vivre avec…

Chez nous, la routine est relativement bien réglée en cas de pollution. Nous avons un moniteur qui calcule en temps réel le taux de particules dans la pièce principale. Nous savons donc toujours exactement quel niveau de pollution nous atteignons à l’intérieur de la maison.

Nous allumons les purificateurs à fond, nous évitons au maximum les sorties et nous croisons les doigts pour que les taux baissent rapidement. Le souci étant que depuis septembre je travaille. Je ne peux donc plus simplement garder les enfants à la maison à surveiller les taux de pollution.

Personnellement, je suis obligée d’aller à l’école en vélo pour arriver à l’heure. Je suis donc contrainte de mettre un masque qui filtre les particules fines (ce qui n’est pas le cas de tous les masques) et de rouler dans la pollution et la circulation shanghaienne. J’ai choisi un masque de la marque vogmask, mais nous utilisons également régulièrement les masques avec filtres à particules jetables de 3M. Ces masques sont pour la plupart équipé d’un filtre à charbon et doivent être changé plus ou moins régulièrement en fonction des marques et des modèles. Je dois bien avouer que je n’aime pas porter ce type de masque. Je trouve qu’il est difficile de respirer à l’intérieur, puisque le masque va venir se plaquer contre le visage au moment de l’inspiration ce qui rend plus difficile le remplissage des poumons et se décoller légèrement au moment de l’expiration. Je suis très facilement en hyper-ventilation avec ce type de chose sur le nez…

J’ai les même types de masque pour les enfants. Et ils n’aiment pas les porter. Tout comme moi, je ne vais donc pas leur en vouloir. Et les enfants passent chaque matin et chaque soir 1h10 dans le bus scolaire au milieu de la circulation et donc de la pollution. Et rien n’est fait de la part de l’école dans le bus. Ils ont donc régulièrement un masque (qu’ils perdent ou ne portent pas ou abîment…) ce qui me semble totalement inefficace. Tant que la pollution n’atteint pas des sommets, j’essaie de ne pas trop y penser. Mais depuis quelques jours, ce n’est juste pas possible. J’ai donc apporté mes enfants en taxi (quinze minutes) pour leur éviter ce temps dans le bus. Et nous leur avons acheté un modèle de purificateur d’air portatif qui se porte autour du cou. Il s’agit d’un filtre à charbon et/ou un ionisateur suivant les marques qui va éliminer les particules fines aux alentours des voies respiratoires. J’imagine bien que ce n’est pas magique, mais j’espère que les effets sont assez importants pour au moins abaisser légèrement le taux de pollution. Nous avons acheté une marque chinoise, air angel. Nous attendons de voir si les enfants les portent vraiment et s’ils ne les abîment pas trop rapidement avant d’investir dans quelque chose de plus cher.

A l’école, les normes sont claires, mais parfois difficilement applicables avec le personnel chinois. Ils ne comprennent pas toujours l’intérêt de fermer une porte ou alors sont persuadés que quoi qu’il arrive l’air extérieur est toujours meilleur que l’air intérieur… Nous avons des purificateurs dans tous les salles qui sont allumés dès que la pollution est supérieure à 150. Quand la pollution est supérieure à 180, nous ne sortons plus à l’extérieur, nous avons un espace de jeu souterrain avec de nombreux purificateurs. Mais il n’empêche, les taux de pollution dû au va-et-vient du personnel entre l’intérieur et l’extérieur, à la mauvaise isolation voire à l’absence de portes ou de fenêtres dans certains espaces, demeurent trop élevés à mon sens. Et c’est quelque chose qui m’inquiète parce que j’ai réussi à protéger Little Miss Sunshine jusqu’à présent en la gardant systématiquement à la maison, mais que je ne pourrai pas faire pareil avec Little Smiling Buddha. Et c’est donc un réel combat que je vais essayer de mener de l’intérieur avec les parents d’élèves.

Si vous avez les mêmes problématiques, n’hésitez pas à me donner votre avis, vos idées! 

[Voyage] En famille dans le Kansai – Jour 3: Ise

Le réveil dans les ryokan est toujours matinal. Le petit déjeuner est servi directement dans la chambre. On choisi son horaire et le personnel vient nous réveiller et ranger les futons avant de servir le petit-déjeuner. On peut partir prendre un dernier bain chaud durant ce temps… Ce jour-là, nous avons préféré profiter encore un peu de la magnifique vue sur la mer…

Le petit-déjeuner consiste la plupart du temps en du poisson grillé, un peu de poisson cru, des pickles, de la soupe et du riz. Les premières fois au Japon, ça a été un peu difficile pour moi qui n’avait vraiment pas l’habitude de manger autre chose que du sucré le matin. Mais depuis, je mange beaucoup plus facilement du salé. Et j’apprécie même le petit-déjeuner à la japonaise.

Après un dernier tour dans le ryokan pour prendre quelques photos, il a déjà été temps de reprendre la route.

Le service de transport de l’hôtel nous a ramené à la gare de Toba. Et nous avons pris le train pour Ise.

A Ise, il y a deux principaux sanctuaires. Nous avons commencé par visiter le plus petit, celui qui est le plus proche de la gare. J’aime particulièrement ce sanctuaire, que nous avions déja visité sept ans auparavant durant notre voyage de noces. Ces deux sites sont les sites les plus connus des japonais en ce qui concerne la religion shinto.

J’apprécie vraiment la simplicité de l’architecture des temples shinto. Ils sont totalement intégré au paysage, dans la nature, au coeur de la forêt, il n’y a que du bois, juste quelques touches d’or vraiment discrètes. J’aime l’aspect un peu mystérieux des pierres arrangées en attendant la reconstruction du temple suivant juste à côté. En effet, ces temples sont totalement reconstruit tous les 20 ans et il y a donc deux espaces qui sont dédiés à chaque temple: l’un ou trône le temple actuel, l’autre juste marqué au sol par des pierres et le l’autel sacré, comme on le voit sur la photo ci-dessous.

En ce promenant dans ces sanctuaires, c’est également une sortie au coeur de la forêt que l’on fait. Les Japonais n’hésitent pas à embrasser les arbres sur le chemin. Et nous avons apprécié de noter la présence de petits animaux, d’insectes et de champignons de toute sorte.

Nous avons passé une bonne heure dans le Geku, le sanctuaire le plus proche de la gare. Ensuite, nous avons pris un bus qui nous a emmené jusqu’au second sanctuaire: le Naiku. Mais avant de partir e visite, nous sommes allés nous promener dans la jolie rue commerçante qui borde le Naiku pour trouver à déjeuner.

Nous avons dégusté un délicieux chirashi de saumon.

Les sanctuaires sont très prisés des Japonais au moment du Nouvel An. Il y avait beaucoup de monde.

Mais comme les sanctuaires sont au milieu de la forêt, on n’est finalement pas si dérangé par le monde. Et on se sent presque seul à certains endroits…

Nous avons passé deux bonnes heures dans le grand sanctuaire. Et puis nous avons repris le bus jusqu’à la gare d’Ise pour prendre le train direction Nagoya.

Little Miss Sunshine était ravie de partager du temps avec ses grands-parents dans le train. GrandPapa a dû raconter des dizaines d’histoire qu’il inventait au fur et à mesure. Little Smiling Buddha lui, était tantôt avec ses grands-parents, tantôt avec moi à dessiner ou regarder le paysage. Contrairement à ce que l’on peut craindre, les enfants sont toujours très coopératifs dans le train. Ce n’est pas forcément le moment pour les parents de se reposer, mais les enfants aiment observer les paysages qui défilent et les commenter ou les dessiner.

Nagoya n’est pas une ville particulière. C’est une ville plus ouvrière et même relativement « sale » comparé au reste du Japon. Mais c’est une ville qui est vraiment pratique quand il s’agit de voyager à travers le Kansai et nous y dormons régulièrement durant nos voyages.

Arrivés à Nagoya, nous avons pris le métro pour nous rendre à notre hôtel. Les hôtels APA sont une chaîne d’hôtel que nous utilisons souvent au Japon. Les prix sont raisonnables, les chambres toujours propres et tout à fait correcte et il y a des bains chauds dans la plupart des hôtel de la chaîne. Le seul bémol, les lits sont un peu petit quand il s’agit de dormir avec un enfant.

Nous y avons déposé nos bagages avant d’aller dans le centre-ville pour dîner.

Après une petite promenade dans le coeur de la ville, nous sommes allés dîner d’un barbecue japonais dans une isakaya. 

Ce soir-là, j’étais exténuée. Je me suis endormie très rapidement avec Little Smiling Buddha en rentrant de l’hôtel, alors que Papa Lou, Little Miss Sunshine et les grands-parents sont encore allés faire un tour dans les bains chauds…


Et pour découvrir le reste de notre voyage en famille dans le Kansai:

[Week-end] Team building dans les montagnes Anji

Mi-janvier, j’ai participé à mon premier week-end de team building avec tout le personnel de l’école. Tous les ans, l’école propose à son personnel, deux weeks-ends – l’un avant le Nouvel An Chinois, l’autre à ma fin de l’année scolaire – tout frais payé pour renforcer le lien des équipes et prendre du bon temps tous ensemble. Cette pratique est très courante dans les entreprises chinoises.

Cette année, le premier week-end a eu lieu à la mi-janvier dans les montagnes Anji, à trois heures de bus de Shanghai, et le but était d’apprendre à faire du ski et découvrir les sources chaudes chinoises. Tout le personnel de l’école a été convié: personnel de cuisine, l’équipe enseignante, personnel administratif, les ayis, les gardiens, l’infirmière,… Malheureusement tous n’ont pas pu se joindre à nous, mais nous étions tout de même une cinquantaine de personnes. Evidemment, il y avait beaucoup plus de Chinois que d’étrangers (cinq étrangères seulement pour être exact, les autres ayant d’autres obligations)

La semaine précédente, j’ai cru ne pas pouvoir me joindre à cette expérience. En effet les enfants ont tous les deux eu la grippe et ont été à la maison toute la semaine dans un état de fatigue impressionnant. Je n’avais pas trop espoir d’y réchapper alors que je dormais avec eux, que j’ai passé ma semaine à les câliner, et que ma gorge piquait dès jeudi. Mais… j’ai bouclé mon sac à dos vendredi soir, sans y croire encore. Et samedi matin, après un réveil à 5h45, un petit-déjeuner en solo dans la pénombre, j’ai quitté la maison sur la pointe des pieds à 6h45…

Arrivés devant l’école, un bus nous attendait. Nous avons attendu tout le monde et nous avons pris la route pour trois heures. Nous avons fait une pause pipi après 1h30 de route. Et puis nous nous sommes arrêté pour déjeuner un peu avant midi.

Je vous l’avais déja raconté là-bas, mais les voyages organisés en Chine sont particulier. Les guides adorent parler. Et c’est donc dans un flot constant de paroles que l’on voyage…

Après le déjeuner, nous nous sommes rendus dans la fameuse station de ski. La guide ne cessait de répéter qu’il y avait de la belle neige naturelle là-haut. Et pourtant, nous avions beau grimper la montagne avec le bus, pas la moindre trace de neige… mais de magnifiques paysages brumeux.

Arrivés à la station de ski, nous n’avons que pu constater que la neige ne risquait pas d’être naturelle… La guide a alors consenti à nous révéler (à nous les étarngers dubitatifs) qu’il n’avait effectivement pas neigé le jour précédent (et les autres jours auparavant non plus d’ailleurs, hein!)

J’avoue qu’à ce moment-là, je me suis demandé ce qui nous attendait. J’étais un peu déçue. Le programme avait l’air vraiment chouette, mais finalement à peine arrivé rien ne semblait correspondre…

Et puis au détour d’un chemin, dans un épais brouillard, nous avons découvert la piste de ski. Une petite piste (la moitié était fermée puisqu’il n’y avait pas de neige), avec deux tapis-roulants en guise de tire-fesses.

L’école nous offrait une heure de ski. A nous ensuite de compléter si nous voulions en faire plus. Mais après avoir observer de loin cette piste solitaire dévorée par le brouillard avec de la neige artificielle et une tonne de chinois qui, ne sachant absolument pas skier, tombaient les uns sur les autres au milieu de la piste, je me suis dit qu’une heure allait être largement suffisante.

Nous avons commandé nos chaussures de ski et nos skis et me voilà déja à chausser mes skis pour la deuxième fois de ma vie. En effet, je n’ai fait qu’une seule fois du ski dans ma vie (et encore c’est Papa Lou qui avait insisté pour m’initier à un sport qu’il apprécie beaucoup) et je n’ai jamais réussi à vraiment me déplacer, sans compter que j’avais une peur bleue des tire-fesses.

Première surprise: je ne suis pas tombée dans les premières minutes après avoir chaussé mes skis. J’arrive même à avancer doucement mais sûrement… Et puis j’ai vite remarqué que c’était pareil pour tous mes autres collègues, chinois ou étrangers, nous montions tous sur des skis pour la première fois ou presque.

Deuxième surprise: je me suis vite prise au jeu et j’ai suivi mes collègues sur l’espèce de tapis-roulant qui nous menait au milieu de la piste. Et là encore, je ne suis pas tombée.

Je suis montée sans encombre et j’ai même pris beaucoup de plaisir à descendre doucement en chasse-neige pour la première fois. Et puis de nombreuses fois encore, avec de plus en plus d’assurance. Quel plaisir! Finalement, nous avons oublié l’heure, nous nous sommes éclatés et nous avons largement dépassé l’heure initialement prévue.

Trosième surprise: j’ai passé un excellent après-midi à faire du ski et nous n’avons finalement payé que 60 yuans supplémentaires (moins de 10 euros) alors qu’on nous avait dit 4 yuans par minutes supplémentaires (ce qui n’est déja pas cher à la base!). Bref, une belle expérience!

Après le ski, il a été l’heure d’aller dîner. Le bus nous a conduit dans un restaurant au bord de l’eau.

Enfin, le bus nous a déposé à l’hôtel où nous allions passer la nuit et profiter des sources chaudes. L’hôtel était beau et grand (allez voir là-bas pour plus de photos). Il y avait de nombreux espaces de jeux pour les enfants, de nombreux bains, des piscines, … bref un vrai « resort », ce dont je n’ai pas du tout l’habitude…

Nous étions deux françaises dans l’équipe, nous avons donc eu le droit de nous partager cette jolie chambre…

Après nous être rapidement installée, nous sommes partis à la découverte des sources chaudes à la chinoise. Ayant l’habitude des bains chauds japonais ou coréen, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. La seule chose que je savais c’est que le maillot de bain est nécessaire dans les bains chinois.

Photo empruntée sur Ctrip.com

Il y avait une bonne vingtaine de petits bains qui peuvent accueillir maximum une dizaine de personnes. Les bains sont plus ou moins chauds (je dirai de 35° à 42°C) On se promène dans un joli parc, d’un bain à l’autre avec sa serviette et on se relaxe dans les bains. Les bains chinois sont mixtes. Le lieu était plutôt familial.

Au début tout s’est donc bien passé. Nous étions entre collègues à patauger dans l’eau chaude, à profiter de la nuit et des volutes de vapeur qui dansaient au-dessus de nos têtes. Et puis, un groupe de Chinois éméchés est passé près de notre bain, et un Chinois bien alcoolisé a décidé de nous rejoindre. Et iI n’a plus arrêté de nous suivre de bains en bains et de nous parler dans un mauvais chinois/ mauvais anglais tout en nous crachant la fumée de sa cigarette dessus… C’est assez déçus et passablement saoulés que nous sommes finalement sortis de l’eau peu avant la fermeture des bains (22h). Je n’ai donc de loin pas un avis aussi positif des sources chaudes chinoises que de leurs homologues japonaises, mais j’espère que je pourrai me faire un autre avis à une prochaine occasion.

Le lendemain matin, nous nous sommes régalés d’un grand buffet petit-déjeuner. Moi qui aime manger au petit-déjeuner, j’ai été servi. Sucré, salé, plat chinois ou western style, il y en avait pour tous les goûts.

Et puis nous avons quitté l’hôtel avec nos bagages pour reprendre la route. Une heure plus tard, nous arrivions dans un endroit où nous avons vraiment eu l’impression d’être seuls au monde (ce qui est rare en Chine!): le Zhejiang Grand Canyon Scenic Area. Nous avons eu de la chance, il ne pleuvait pas et finalement le brouillard a donné un aspect un peu magique et très poétique à notre promenade.

Je vous laisse savourer les photos.

Nous avons marché une bonne heure jusqu’à la cascade qui marque la source de la rivière HuangPu et puis nous avons fait demi-tour. Nous avons vraiment passé un très beau moment!

Et puis nous avons déjeuné avant de reprendre le bus pour un peu plus de quatre heures de route pour rentrer à Shanghai. Nous sommes arrivé assez tardivement – vers 18h – à l’école. Je me suis dépêchée de rentrer rejoindre Little Miss Sunshine et Little Smiling Buddha, qui pour la première fois de leur vie avaient passé un week-end sans moi, juste avec leur père. Mais  ils ont eu l’air d’apprécier!

J’ai beaucoup apprécié cette expérience! J’ai passé un bon week-end, le premier en 6 ans, seule et sans enfant. J’ai passé ma première nuit complète en plus de trois ans! Bref, j’ai vraiment pu souffler et ça m’a fait beaucoup de bien!